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Patience, persévérance et Istighfar - sermon du 13-04-2012 | 22 avril 2012

Patience, persévérance et Istighfar

Sermon du 13 avril 2012 par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 13 avril 2012 Sa Sainteté le Calife a évoqué la patience, la persévérance et le sens de l’honneur des compagnons du Messie Promis (a.s). Celui-ci déclare que la bai’ah (serment d’allégeance) sera incomplet sans persévérance. Le croyant doit se préparer à affronter de grandes tribulations s’il décide de marcher dans la direction de Dieu ; sans quoi il ne pourra pas atteindre sa destination finale. Si l’on vit en plein bonheur tous les jours l’on ne pourra jauger le niveau de sa persévérance. Un moyen pour acquérir la constance est d’invoquer le Durud sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en ayant en mémoire sa beauté et les faveurs qu’il nous a accordées. Ces prières sont importantes afin de rehausser davantage le statut du Prophète de l’Islam et pour qu’il remporte davantage de succès. En conséquence, les prières du croyant seront exaucées. Le Messie Promis (a.s) préconise aussi l’Istighfar comme un moyen pour acquérir la constance et la patience.

Ci-dessous sont quelques récits qui mettent en exergue la persévérance de ses compagnons ainsi que l’amour de Dieu à leur égard et l’exaucement de leurs prières.

Hadrat Nur Mohammad (r.a) rapporte qu’il retourna chez lui au Baloutchistan en 1906. L’Imam de sa mosquée affirma que dans ses livres Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) dit certes de bonnes choses, mais dans en aparté il préconise autre chose à ses suivants. Hadrat Nur Mohammad (r.a) écrivit au Messie Promis (a.s) à ce sujet ; et il reçu une réponse de la plume de Mufti Muhammad Sadiq (r.a) qui déclara que l’enseignement du Messie Promis (a.s) est de préférer la foi au monde et toute personne qui retire ou qui ajoute quoi que ce soit aux paroles ou aux actions du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est vouée à la malédiction. N’ayant pas de réponse, le mollah demanda à Hadrat Nur Mohammad (r.a) s’il recevait lui aussi des révélations. Celui-ci ajouta qu’il pria pour que Dieu lui dévoile la vérité concernant les déclarations du Messie Promis (a.s) et Celui-ci le guida. Les gens se moquèrent de Hadrat Nur Mohammad (r.a) et le traitèrent de tous les noms. Il demanda au Messie Promis (a.s) de prier afin qu’il soit transféré ailleurs et pour qu’il ait une promotion. Sa prière fut exaucée et après son transfert 12 personnes embrassèrent l’Ahmadiyya grâce à lui.

Un certain Shadi Khan, boucher de son état, était l’un d’eux. Et les autres musulmans cessèrent d’acheter de la viande de chez lui. Un jour quelques musulmans le tabassèrent : saignant de la tête il décida de porter plainte. Quelque temps après Hadrat Nur Mohammad (r.a) reçut une révélation que seule la maison de Shadi Khan sera à l’abri. Ce dernier vit un rêve grâce auquel il comprit que Dieu viendra à son secours et il retira sa plainte. Quelque temps après une tempête inonda toute la ville, épargnant uniquement la maison de Shadi Khan, où s’étaient réfugiés 36 ahmadis.

Hadrat Jaan Mohammad (r.a.) rapporte qu’en 1903 l’hostilité à l’encontre des ahmadis de sa région prit de l’ampleur et il fut âprement tourmenté par les gens de son village. Il écrivit au Messie Promis (a.s) l’informant qu’on l’empêchait de prier dans la mosquée et qu’on l’approvisionne plus en eau. Il ajouta que si un certain Maulvi Feroz Din et Chaudhry Nasrullah embrassent l’Ahmadiyya, la communauté fera de grands progrès dans sa région. LeMessie Promis (a.s) répliqua que le progrès de la djama’at ne dépend pas la conversion de telle ou de telle personne et il l’encouragea à prier. Il ajouta qu’un jour toutes les mosquées appartiendront aux ahmadis.

Maulvi Allah Deta (r.a) rencontra le Messie Promis (a.s) après avoir lu les éloges du Maulvi Muhammad Hussain Batalvi en sa faveur. Lors de sa rencontre avec le Messie Promis (a.s) il lui dit que la description de l’Imam Mahdi que l’on trouve dans les ahadith s’appliquent à la lettre à sa personne. Et il demanda au Messie Promis (a.s) d’accepter son allégeance. Celui-ci répliqua qu’il n’avait pas encore reçu l’ordre de Dieu à cet effet. Mais dès que le Messie Promis (a.s) en fit l’annonce, Maulvi Allah Deta (r.a) fut parmi les premiers à lui prêter allégeance. En dépit d’une persécution terrible de la part des autres musulmans, Maulvi Allah Deta (r.a) était inébranlable dans sa foi.

Hadrat Qazi Muhammad Yusuf rapporte qu’après sa conversion il passa par de grandes épreuves. Les membres de sa famille lui traitaient comme les frères du Prophète Joseph (a.s.) avaient traité ce dernier. On l’accusa à tort de blasphème contre la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et on envoya quelqu’un pour l’assassiner. Mais Dieu fit en sorte que le pistolet de son agresseur s’enraya ; celui-ci fut attraper et condamner à neuf ans de prison. L’ennemi échoua dans ses complots et Dieu prouva qu’Il était avec lui. Et la révélation du Messie Promis (a.s) s’est accomplie : « Ne nous effrayez par le feu. Le feu est notre serviteur, voire le serviteur de nos serviteurs. »

Hadrat Nizam Ud Din (r.a) raconte que quand il était à Lahore avec quelques amis, il vit un mollah qui, le Saint Coran dans une main, jurait au nom de Dieu que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad est un lèpreux. Sur ce Hadrat Nizam Ud Din (r.a) décida de partir à Qadian avec deux de ses amis afin que de voir ce qu’il en était vraiment. Arrivés à destination, ils se présentèrent à la mosquée où priait le Messie Promis (a.s). Avant la prière il eut l’occasion de scruter le Messie Promis (a.s) de la tête jusqu’aux pieds et s’étonna de la pudeur qui émanait de sa personne et le fait qu’il n’était point lépreux. Il fut assailli de doutes car il n’arrivait pas à comprendre comment un mollah pouvait proférer de tels mensonges au nom de Dieu alors que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad était bien portant. Il se dit que l’on a peut-être essayé de le tromper et que la personne qui se trouvait à côté de lui n’était pas le Messie Promis (a.s).

Le lendemain Nizam Ud Din se présenta à Hadrat Maulvi Nur Ud Din (r.a) pour lui demander si la personne qu’il avait vue la veille était bel et bienHadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ; il lui montra aussi les tracts des mollahs dans lesquels ils vilipendaient le fondateur de la communautéAhmadiyya. Hadrat Maulvi Nur Ud Din fit sortir de sa poche les mêmes tracts et lui dit : « La personne que vous aviez vu est bien Hadrat Mirza Ghulam Ahmad ; à vous de l’accepter ou de croire à ce que disent vos mollahs. » Nizam Ud Din partit voir le Messie Promis (a.s) pour lui prêter allégeance.

Nizam Ud Din et ses deux compagnons furent persécutés par les non ahmadis. L’un d’eux était un vendeur de sucreries : les musulmans boycottèrent son magasin et n’achetèrent plus sa marchandise. Huit jours après, étant à bout, il renonça à l’Ahmadiyya.

Aujourd’hui encore le boycott des business des ahmadis est monnaie courante au Pakistan. Ainsi le tribunal de grande instance de Lahore a jugé qu’il est interdit de consommer le jus Shezan, car cette compagnie appartient à un ahmadi.

Nizam Ud Din, quant à lui, fut licencié par son employeur et des fois il n’avait rien à manger pendant plusieurs jours. Par la suite, il partit pour l’Afrique après en avoir demandé la permission au Messie Promis (a.s). Celui-ci lui conseilla de prêcher le message de l’Ahmadiyya partout où il se trouverait.

Les adversaires de la communauté Ahmadiyya intentèrent un faux procès à Hafiz Ghulam Rasul, un autre compagnon du Messie Promis (a.s) et celui-ci perdit sa maison. Il en informa le Messie Promis (a.s) qui déclara qu’il ne doit pas s’en faire car il avait donné sa maison pour la cause de Dieu et Celui-ci lui accordera une meilleure. Par la suite il s’établit à Qadian : il y fonda une famille et Dieu lui accorda une plus grande demeure que celle qu’il avait perdue.

Baitul-futuh-mihrab

Hafiz Ghulam Rasul rapporte qu’après le décès du Messie Promis (a.s) Khawja Kamaluddin avança que l’on doit fermer la Madrassah Ahmadiyya, car il n’en sortira que des mollahs ; et que la tâche de la prédication revenait à lui et à ceux de sa catégorie. Sur ce Hadrat Mirza Bashir Ud Din (r.a) répliqua que la Madrassah Ahmadiyya fut fondée par le Messie Promis (a.s), qu’elle ne sera pas fermée et qu’elle produira des érudits qui prêcheront le message de la vérité dans le monde. Khawja Kamaluddin ne savait quoi dire. En tout cas il avait compris que lui et ses compères ne réussiront pas dans leurs complots.

Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) rapporte que son père disait que l’avènement du mahdi était proche et il encourageait les membres de sa famille à l’accepter dès qu’il fera son annonce. Mais son père décéda avant même que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ne se proclama Messie et Mahdi. Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) persécuta son neveu qui accepta le Messie Promis (a.s) avant lui. Celui-ci lui demanda de partir rencontrer le Messie Promis (a.s) pour en avoir le cœur net. A Qadian Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) fut convaincu de la véridicité de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) et il l’informa qu’il avait déjà arrangé le mariage de sa fille avec un non ahmadi. Le Messie Promis (a.s) lui demanda de ne pas aller de l’avant avec ce mariage en disant que ce n’est pas bien de donner une partie d’un être pur à ceux qui le rejettent, car leurs descendants aussi seront de ses adversaires. Par la suite Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) maria sa fille à un ahmadi.

Certains mollahs dirent au beau-père de Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) que le mariage de sa fille était dissous car son gendre était ahmadi. Le beau-père défendit son gendre disant qu’il était un homme vertueux et un suivant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). L’épouse du Hadrat Mian Ghulam Muhammad (r.a) dit à ses frères, qui persécutaient son mari, qu’elle était ahmadie avant lui et qu’elle n’accepte Dieu comme seul Pourvoyeur et qu’elle ne se soucie pas de leur vexation.

Maulvi Khan Malik, un érudit de grande renommée, était d’une grande simplicité. Il ne supportait pas d’entendre des propos injurieux à l’égard duMessie Promis (a.s). Il refusa de servir de précepteur aux fils d’un notable du nom de Muzaffar Shah car ce dernier avait insulté le Messie Promis (a.s).

Hadrat Khalifah Nur-Ud-Din (r.a) rapporte que le Maulvi Muhammad Hussain Batalvi – qui était son ami avant qu’il n’embrasse l’Ahmadiyya – était très content de le voir dans la même mosquée que lui, croyant qu’il avait prié derrière lui. Hadrat Khalifah Nur-Ud-Din (r.a) répliqua que non seulement il ne prie pas derrière un imam non-ahmadi, mais il ne désire même pas que des non-ahmadis prient derrière lui. Car comment pourra-t-il, au cours de la Salat, implorer Dieu pour le pardon de celui qui rejette l’Imam Al-Mahdi et qui l’insulte ?

Hadrat Sheikh Zainul Abidine rapporte que lors d’une visite à Qadian leMessie Promis (a.s) lui demanda s’il s’était déjà marier. Il répondit que ses fiançailles ont été annulées parce qu’il était enclin vers l’Ahmadiyya. LeMessie Promis (a.s) demanda comment cela était donc possible puisqu’il n’était pas encore ahmadi. Hadrat Sheikh Zainul Abidine ajouta que [la famille de sa fiancée] lui avait demandé de dire que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est un mécréant ; il refusa, en ajoutant qu’il n’allait jamais faire une chose pareille même si on lui proposait dix filles en mariage.

A la fin de son sermon, Sa Sainteté le Calife annonça le décès de Mme Amatul Hafeez Khanum, décédée le 8 avril à l’âge de 81 ans. Avant de s’établir au Royaume-Uni, elle avait servi comme Sadr de la Lajna Imaillah de Quetta pour une longue période. Elle était très soucieuse quant au Tabligh et voulait apprendre quelques phrases d’anglais afin qu’elle puisse transmettre le message de l’Ahmadiyya. Elle était très pieuse, passait son temps à servir les démunis. Elle était une Moosia et son lien avec la djama’at et le Califat était un exemple pour beaucoup.

Sa Sainteté le Calife dirigea aussi la prière funéraire de Syed Muhammad Ahmad. Le défunt était le fils d’un compagnon du Messie Promis (paix soit sur lui). Puisse Dieu faire que ses enfants et ses descendants soient toujours fidèles envers la djama’at.

 


Publié par aghilest à 23:14:28 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

La torture atroce et le martyre d'Abdul Quddus - sermon du 6 mars 2012 | 22 avril 2012

La torture atroce et le martyre d'Abdul Quddus

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Sa Sainteté le Calife a cité au tout début de son sermon du 6 avril 2012 les versets ci-dessous du Saint Coran :

« Ne pense pas que ceux qui ont péri pour la cause d’Allāh soient morts. Non, ils sont vivants en la présence de leur Seigneur et reçoivent des présents, se réjouissant de ce qu’Allāh leur a donné de Sa générosité et se réjouissant aussi pour ceux qu’ils ont laissés derrière et qui ne les ont pas encore rejoints, parce qu’ils n’auront ni crainte ni regrets. Ils se réjouissent des grâces d’Allāh et deSa munificence, ainsi du fait qu’Allāh ne permet pas que soit perdue la récompense des croyants. Quant à ceux qui, après avoir été blessés, répondirent à l’appel d’Allāh et du Messager, il y a une très grande récompense pour ceux d’entre eux qui font le bien et qui agissent avec droiture. Ceux à qui l’on disait : « Des hommes se sont massés contre vous, craignez-les donc, » mais cela ne fit qu’accroître leur foi, et ils dirent : « Allāh nous suffit, Il est le Meilleur Protecteur. » (Le Saint Coran, chapitre 3, versets 170-174)

Au Pakistan et dans bien d’autres pays les mollahs et les autorités pensent pouvoir détruire l’Ahmadiyya en édictant des lois visant à priver les ahmadis de leurs droits fondamentaux et en accordant la liberté à n’importe qui de les tuer. Mais c’est là une méprise de leur part, car l’Ahmadiyya est un arbre planté par Dieu ; personne ne pourra le déraciner, car Dieu Lui-même assure son épanouissement.

Le Messie Promis (a.s) avait reçu de bonnes nouvelles quant au progrès de sa communauté alors que ses suivants se comptaient sur les doigts de la main. Aujourd’hui les promesses de Dieu ne cessent de s’accomplir et l’Ahmadiyya s’est implantée dans plus de 200 pays. Sa progression s’est accentuée en dépit des efforts soutenus de ses adversaires et du rôle néfaste joué par certains états ; ceci doit suffire pour prouver son authenticité à ceux doués de discernement et qui ne sont pas aveuglés par leurs préjugés.

Cet argument a été mis de l’avant par le Messie Promis (a.s). Certains disaient à l’époque que Dieu leur avait révélé qu’il était un imposteur. Mais d’aucuns avaient cru en lui après avoir été guidés par Dieu. A cet effet leMessie Promis (a.s) déclara qu’il ne peut y avoir plusieurs dieux qui émettent des déclarations contradictoires ; pour connaître la vérité il suffit de voir l’action de Dieu. Si la djama’at Ahmadiyya progresse sans relâche c’est là un témoignage que Dieu est en sa faveur. De surcroît ses membres sacrifient et leurs biens et leurs vies en toute abnégation. C’est Dieu qui renforce leurs cœurs afin qu’ils perpétuent ces bonnes œuvres en dépit de cette persécution grandissante.

Chaque vie sacrifiée pour cette cause et par amour pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) annonce que les complots des ennemis et leur injustice ne pourront endiguer ce progrès. Ces sacrifices ont débuté avec les martyres du Maulvi Abdul Rahman et de Sahibzada Abdul Latif en Afghanistan. Le Messie Promis (a.s) déclara qu’en donnant sa vie Sahibzada Abdul Latif a laissé un exemple pour sa communauté. Il remercia Dieu des milliers de fois car Celui-ci Lui a accordé des suivants qui ont une foi inébranlable en lui et qui sont prêts à subir toute souffrance pour sa cause. Il priait pour que Dieu accorde la même foi et la même persévérance aux membres de sa communauté. Le Tout-Puissant a exaucé cette prière et des centaines d’ahmadis ont offert leurs vies au moment venu, au Pakistan en particulier.

Chaque martyr était inébranlable dans sa foi et avait un éclat qui lui était propre. Certains sont tombés en Indonésie, d’autres en Inde et sous bien d’autres horizons. Trente à trente-cinq ahmadis sont tombés en martyrs en 1974 lors de la vague d’exactions contre la djama’at au Pakistan. Les fils ont été torturés devant leurs pères et vice-versa pour les contraindre à abandonner l’Ahmadiyya ; d’aucuns ont succombés au terme de longs supplices. Tout cela se faisait au grand jour en présence des autorités et de la police, comme en Indonésie tout récemment. Ces martyrs ahmadis ont accepté tous les coups et sans abandonner leur foi. Mais quand le décret de Dieu entrera en action il sera impossible d’éviter le règlement des comptes. Et aucun mollah ni aucune loi ne pourront protéger les coupables. Et les soi-disant oulémas, ceux qui commettent ces infâmes actions qui visent à discréditer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), seront au premier rang dans le box des accusés.

Et la foi, la patience et la persévérance des ahmadis vont briller davantage. Ils savent très bien que le triomphe leur est réservé. Tous les peuples consentent à des sacrifices, et les leurs ne seront pas vains ni insignifiants.

Au Pakistan l’on est en train d’écrire de nouvelles pages dans l’histoire de la barbarie. Là-bas les fonctionnaires de l’état sont coupables d’actes de terrorisme. Le mois dernier la police de Rabwah avait placé en garde à vue, pour plus d’un mois, M. Abdul Quddus, un ahmadi, sans qu’il ne soit accusé de quoi que ce soit. Par la suite les policiers l’emmenèrent dans un lieu secret pour lui faire subir d’atroces supplices avant de le libérer ; Abdul Quddus succomba à ses blessures quelques jours après.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

En voici les faits : un certain Ahmad Yusuf, vendeur de papier timbré fut tué dans la nuit du 4 au 5 octobre dernier. Le fils de la victime déposa une plainte contre plusieurs ahmadis, qui furent arrêtés, puis libérés. Il accusa par la suite M. Abdul Quddus, président de la djama’at du quartier de Nusrat Abad ; et le 10 février la police l’arrêta à la mosquée lors de la prière de Maghrib. Mais son arrestation ne fut pas formellement enregistrée, la police disant qu’on le savait innocent et qu’il serait bientôt libéré.

Le 17 mars les responsables du poste de police l’emmenèrent dans un lieu se trouvant à cinq heures de route de Rabwah. Et le 26 mars, les policiers demandèrent à un de ses amis de le récupérer au poste, en lui demandant de signer sur un papier blanc. Abdul Quddus, dans un état critique, fut admis aux soins intensifs de l’hôpital Fadl Umar. Il vomissait du sang, et en avait aussi dans ses selles : il avait subit des blessures internes, ses reins et ses poumons étaient dans un mauvais état. Alors qu’il était conscient il rapporta son calvaire.

Hors de Rabwah, les policiers l’avaient atrocement torturé. Le chef de la police de Rabwah, l’enquêteur et d’autres policiers demandèrent à Abdul Quddus de signer une déposition dans laquelle il accusait plusieurs hauts responsables de la communauté du meurtre de la victime. Les policiers disaient qu’il serait remis en liberté une fois la déclaration signée, ajoutant que c’était la première fois qu’ils avaient mis la main sur un titulaire d’un poste au sein de la djama’at. Abdul Quddus refusa de signer, disant que ce n’était pas sa déposition et que les faits évoqués étaient fausses. Les policiers le jetèrent par terre et le rouèrent de coups. Ils lui firent subir des supplices des plus atroces, passant sur lui un rouleau très lourd, le ligotant, le tabassant et le privant de sommeil. Il y avait aussi un autre criminel notoire en prison ; et si les policiers frappaient celui-ci cinq fois, ils donnaient à Abdul Quddus 25 coups.

Durant tout le calvaire ils proféraient des insultes grossières à l’encontre duMessie Promis (a.s), des Califes et des aînés de la djama’at. Quand l’état d’Abdul Quddus détériora les policiers l’emmenèrent quelque part pour le soigner avant de recommencer ; ils le nourrissaient à peine. Ils lui disaient de faire venir ses supérieurs de Londres ou de Rabwah pour venir le tirer d’affaire. Abdul Quddus rapporte que les injures contre le Messie Promis (a.s) le tourmentaient plus les coups qu’il recevait. Jamais il n’avait vu ou entendu parler d’une telle violence. Pendant tout le calvaire il priait pour que Dieu lui accorde la force de supporter ces supplices. Un responsable de la communauté demanda à Abdul Quddus que les policiers avaient pu le contraindre à écrire quelque chose. Abdul Quddus tout ému répondit qu’il n’avait pas écrit un seul point.

Le martyr avait préservé sa foi et était la personnification du courage et de la vérité. Dieu déclare que le mensonge équivaut au shirk. La première leçon que nous donne le martyr est que nous devons être prêts à donner notre vie pour établir le Tawhid (l’unicité de Dieu). Ainsi le martyr a respecté son serment d’allégeance de manière excellente. S’il avait exaucé les vœux des policiers cela aurait pu se révéler très dangereux pour la communauté.

Dans le passé une organisation terroriste avait monté un coup en essayant d’impliquer un autre ahmadi, feu Mirza Ghulam Qadir, qui lui aussi tomba en martyr. Mais ici ce sont des fonctionnaires de l’État qui étaient impliqués. Les hauts-gradés de la police du district clament leur ignorance de toute l’affaire. Il est tout à fait possible qu’ils aient été court-circuités et que les ordres venaient directement du pouvoir en place dans la province. Dans le passé le Général Zia Ul Haq téléphonait en personne aux postes de police pour donner ses ordres ; cela peut bien se produire aujourd’hui. Maintenant que nous avons décidé d’entamer les procédures judiciaires contre les coupables, le pouvoir en place nous demande de résoudre cette affaire à l’amiable. Ainsi au Pakistan ce sont les criminels qui sont au pouvoir. Même si nous n’avons pas espoir que justice sera faite, nous allons prendre toutes les mesures légales.

Si Abdul Quddus avait signé les déclarations fabriquées par la police de nombreux responsables de la djama’at auraient été arrêtés et accusés à tort d’assassinat. Les autorités auraient placé des restrictions sur les bureaux centraux et auraient essayé de discréditer la djama’at. Cela aurait eu de sérieuses implications à l’échelle nationale [au Pakistan] ainsi qu’au niveau international. Mais Dieu a anéanti leur complot à travers un homme doux et sincère, qui n’aurait même pas pu imaginer pareille torture : « O Quddus, nous te rendons hommage ! Tu as préféré endurer ces supplices sans laisser que l’on touche à l’honneur de la djama’at. En donnant ta vie tu as protégé la djama’at d’une grande tribulation. » Abdul Quddus n’est pas un martyr ordinaire ; il occupe un rang éminent. Certes tout le monde doit quitter ce monde un jour, mais bienheureux est Abdul Quddus, car Dieu dit qu’il est vivant, et qu’Il lui accorde une provision excellente. La leçon qu’il nous donne est : « Allāh nous suffit, Il est le Meilleur Protecteur. »

Abdul Quddus a laissé un autre message pour les ahmadis du Pakistan en général et pour ceux de Rabwah en particulier : sans doute devons nous respecter la loi ainsi que les fonctionnaires de l’état ; mais il n’est point nécessaire de les craindre quel que soit leur statut. Seul Dieu mérite qu’on Le Craigne. Les fonctionnaires de police au Pakistan savent se faire respecter qu’à ceux qui respectent les lois. Ils tremblent de peur face aux mollahs et aux terroristes, qui peuvent à tout moment les faire exploser.

Un non ahmadi avait remarqué que la distinction de la djama’at est que tout ahmadi avait juré allégeance au Calife ; pourquoi donc ne pas prendre des mesures concrètes afin de changer la situation des ahmadis au Pakistan. Sa Sainteté le Calife de lui répondre que nous ne pouvons pas faire parti du processus politique parce que la loi pakistanaise stipule que les ahmadis doivent se déclarer non musulmans avant de pouvoir voter, chose que nous ne ferons jamais. De plus il n’est pas dans nos habitudes de manifester dans les rues pour réclamer nos droits ; nous sommes respectueux des lois voilà ce que nous enseigne le Mahdi à qui nous avons prêté allégeance.

Au Pakistan l’État soutient les extrémistes car ces derniers peuvent à tout moment descendre dans les rues. C’est pourquoi les ahmadis sont privés de leurs droits les plus fondamentaux. Un jour viendra quand ces gens seront tenus de respecter les ahmadis. Certes nous sommes persécutés mais Dieu n’oublie pas. Il accorde du répit à nos adversaires mais nous devons quant à nous nous tourner vers Lui et attendre Son décret.

Certains officiers de police déclarent que la procédure pénale sera entamée, mais d’autre part il y a de la pression pour que l’on laisse tomber toute l’affaire. On avance que bien que les auteurs de ce crime soient des fonctionnaires de l’État, leurs supérieurs et le gouvernement n’en savaient rien. Si justice n’est pas faite dans cette affaire cela signifierait que toute la machinerie de l’État est impliquée dans ces actes de terrorisme parrainé par le gouvernement.

Très certainement les coupables connaîtront une fin ignoble. Jamais les adversaires de la communauté ne pourront assouvir leur désir de voir sombrer la communauté. Plus grand est le sacrifice, plus tôt viendra la grâce de Dieu. Celui-ci déclare :

وَلَا تَهِنُوا وَلَا تَحْزَنُوا وَأَنْتُمُ الْأَعْلَوْنَ إِنْ كُنْتُمْ مُؤْمِنِينَ

« Ne faites pas preuve de faiblesse et ne vous désolez pas ; et vous prévaudrez certainement, si vous êtes croyants. » (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 140). Ainsi tant que l’on sera croyant l’on profitera des faveurs divines. D’aucuns disent que nous devons prendre d’autres mesures en sus de la patience et de la prière. Mais ce sont là nos deux seules armes ; si nous les utilisons les faveurs de Dieu pleuvront avec plus d’ardeur.

Il n’y a donc aucune raison de désespérer. Apparemment les stratagèmes de l’ennemi sont très dangereux. Mais ces complots partiront dans le vent et leurs désirs seront vains ; l’ennemi se trouve acculé, le dos au mur. Et ceux qui sont de nature pieuse continueront à se joindre à nous. Avec chaque martyre nous faisons un bond de plus, qui transforme notre minorité en majorité. Nous sommes en train d’assister à l’accomplissement des promesses faite en faveur du Messie Promis (a.s). Qui peut arracher ce destin que Dieu nous a décrété ? Notre seul souci est de ne pas laisser notre impatience et nos faiblesses éloigner de nous ce succès qui nous est destiné.

Il convient aussi de rappeler le fait que la djama’at a œuvré pour la création du Pakistan. Et aujourd’hui ce sont les prières des ahmadis qui pourront protéger ce pays de la destruction. Si tout en étant victimes nous faisons preuve de Taqwa et de patience, si nous supplions Dieu en toute sincérité nous allons bientôt voir le triomphe.

Le Messie Promis (a.s) nous explique que les prophètes de Dieu ainsi que leurs suivants passent par des épreuves terribles. Ces tribulations ont pour vocation de distinguer ceux qui sont sincères dans leur foi de ceux qui chancellent. Dès qu’un malheur frappe ces derniers ils se séparent de l’envoyé de Dieu. Mais les véritables croyants sont ceux qui se tournent vers Lui quand frappe le malheur. C’est ce que nous explique le Saint Coran :

وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ - الَّذِينَ إِذَا أَصَابَتْهُمْ مُصِيبَةٌ قَالُوا إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

« … mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui persévèrent patiemment, qui, quand un malheur les frappe, disent : « Assurément, nous appartenons à Allāh, et certainement c’est à Lui que nous retournerons. » » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 156 à 157)

La joie et le bonheur permanents mettent à mal notre relation avec Dieu. Quand Celui-ci ressent de l’amour pour Son serviteur Il le fait passer par des tribulations. Ainsi, si le roi de Perse n’avait pas ordonné l’arrestation duSaint Prophète Muhammad (s.a.w), l’on n’aurait pas vu le miracle du meurtre de ce même roi, au moment même où ses soldats étaient sur le point d’exécuter son ordre. Et si les mecquois n’avaient pas expulsé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) de la Mecque, la promesse du triomphe éclatant faite par Dieu n’aurait pas eu la même splendeur. Une vie indolente, bercée de plaisirs ne plaît pas à Dieu. Si les succès se succèdent il n’aura plus, entre Dieu et le croyant, cette relation empreinte d’humilité et de piété.

Avant de terminer son sermon Sa Sainteté le Calife a présenté le profil du martyr. Son arrière-grand-père se prénommait Ahmad Yar Sahib, et était le premier ahmadi de la famille et faisait parti des compagnons du Messie Promis (a.s). Abdul Quddus avait 43 ans et était enseignant de profession. Il était marié et avait quatre enfants. Tous ses collègues évoquent son application au travail ainsi que son honnêteté.

Le martyr avait occupé plusieurs postes au sein de la communauté dès son jeune âge. Il était très sportif et était un nageur émérite. Jusqu’au moment de son décès il occupait le poste de président de son quartier. Ceux qui le connaissaient évoquent sa grande courtoisie et son courage. Il était toujours de bonne humeur même envers celui qui utilisait des propos désobligeants à son encontre. C’est là un exemple que tout responsable au sein de la communauté doit suivre.

Le Calife d’ajouter qu’il avait travaillé avec le défunt et qu’il n’y avait pas en lui aucune trace d’ostentation. En dépit d’être un responsable, il mettait toujours de l’avant ses subalternes, n’étant pas comme ceux qui aiment être sous les feux des projecteurs. Le martyr était la personnification de l’obéissance. Son épouse a évoqué sa grande gentillesse et ses égards envers sa famille. Le martyr lui disait souvent qu’elle allait certainement lui manquer : il avait peut-être des prémonitions quant à sa mort. Certainement elle va bien lui manquer, mais les gens de Rabwah ne vont pas l’oublier non plus, compte tenu de ses faveurs sur eux. Certainement la djama’at n’oublie pas ses bienfaiteurs. Les parents du défunt sont encore en vie. Sa Sainteté le Calife a parlé avec son épouse qui fait preuve d’un grand courage. Le martyr a laissé derrière lui trois fils et une fille, âgés de 14, 13, 5 et 10 ans respectivement. Que Dieu soit leur Protecteur.

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L'affaire Mohammed Merah : l'Islam entre mythes et réalités | 22 avril 2012

L’Islam entre mythes et réalités [1]

Le fait est marquant, choquant, indignant, inhumain. Il semblerait même que, pendant un instant, la langue française manque de termes pour définir les contours précis de ce sentiment de profonde indignation. Voici qu’un extrémiste, Mohamed Merah, connu de plusieurs services de police internationaux pour ses penchants extrémistes, a tué, de sang froid, le mardi 20 mars, trois jeunes enfants, un professeur d’une école juive ainsi que trois membres de la caserne du 17e Régiment de Génie Parachutiste (RGP). Activement recherché, il fut retrouvé dans la banlieue de Toulouse puis abattu de plusieurs balles après l’assaut donné par le RAID, le 22 mars 2012.

Mohamed-Merah

L’Islam contrefaçon

« Une idée vraie doit s’accorder avec l’objet qu’elle représente » écrivait Spinoza. Si Spinoza avait mesuré l’importance des piliers fondateurs communs à toutes les religions, il ne semble pas que Mohamed Merah ait mesuré le message ni même la philosophie des enseignements religieux Islamiques dont il se revendique être le martyr ! En abattant, de sang froid, ces trois jeunes enfants, ce professeur et les membres du Régiment des parachutistes c’est l’Humanité toute entière qu’il a heurtée, blessée, indignée. Ne savait-il pas que le Fondateur de l’Islam [2] a affirmé que « tuer un homme revient à tuer l’humanité toute entière » [3] ? Avait-il occulté ce sacro-saint verset du Coran, berceau de l’humanité, qui prévoit qu’il « n’y a pas de violence en religion » [4]? Comment peut-on se revendiquer, après avoir enlevé, au nom de la religion, la plus belle et précieuse lumière que Dieu ait insufflée à l’Homme d’en être son martyr ?

En réalité, ce qu’avait oublié Mohamed Merah c’est qu’il ne suivait pas les enseignements de l’Islam mais d’un islam ; un islam qu’il avait créé de toutes pièces, sans commune relation avec les doctrines laissées par son Fondateur. Pas plus qu’il ne suivait les magnifiques notions d’humanisme et d’absence de distinctions entre les religions ; pensant représenter le véritable courant de l’Islam, il n’en a présenté que le mouvement contrefait, le mouvement teinté de faux et d’inculture où la désinformation et l’absence de véritables connaissances sont les véritables maîtres mots de l’enseignement. Il a vendu l’Islam comme une vulgaire marchandise que l’on vend à la sauvette en la sachant illégale, comme une religion incitant à se parer d’un arsenal d’armes afin de semer la discorde entre les peuples et créer la division, comme une religion ne proclamant aucune égalité entre les peuples, quelles que soient leurs croyances.

Que ces lignes doivent être difficiles à lire pour les musulmans essayant, tant bien que mal, de se comporter comme des fidèles serviteurs de leur religion et vouant une ignominie sans pareil pour cette vulgaire marchandise contrefaite, ces armes et ces différences ; ces musulmans qui, se revendiquant fils d’Abraham, mettent en place des conférences interreligieuses, luttent contre les crimes de « races », les crimes contre l’humanité et contre toutes ces guerres fanatiques au nom des religions. En cette période douloureuse pour l’Islam, toute son attention se tourne vers les familles des parachutistes qui ont perdu leurs proches, vers les familles de ces jeunes enfants et de ce professeur mais également vers la Communauté Juive et le Corps Militaire dans son intégralité pour ces drames qui les traversent et les bouleversent.

Le Fondateur de la Communauté Musulmane Ahmaddiya [5] a affirmé dansson dernier ouvrage intitulé « Message de Paix » : « L’Islam est cette sainte et paisible religion qui n’a jamais attaqué le fondateur d’aucune autre communauté ou religion. Et le Coran est ce livre distingué qui a posé la fondation de la paix parmi les Nations et qui a reconnu les prophètes de chacune d’elles. […] Il n’accuse aucun d’entre eux de menteur ou d’imposteur; au contraire, il soutient que tous les pays, tous les peuples reçurent la visite des prophètes, posant ainsi la première pierre vers la construction d’une paix mondiale. »

Le Djihâd [6] contrefaçon

Au nom de quel principe Mohamed Merah a t-il légitimé ses actes ? Le Djihâd. Cette notion centrale de l’Islam, mal comprise, est devenue le centre de l’exégèse et de l’absurde. Elle est la base qui a permis à un mouvement extrémiste de se construire et de se développer en marge des doctrines classiques de l’Islam. Ces doctrines extrémistes qui consistent simplement à réciter benoîtement des versets, les sortir de tout contexte, pour les interpréter de la manière la plus absurde qu’elle puisse être, ne sont pas contributives à la paix entre les peuples et à la paix sociale. Au contraire, elles exhortent à la division ou à ce que pourrait appeler certains auteurs, le Fitna [7].

Quel est alors le véritable sens du Djihâd ? Est-il le Djihâd de Mohamed Merah qui, semble t- il, est le Djihâd de l’irrévérence et de l’inconnaissance ? Pourquoi devrait-on propager cet islam du sang, cet islam de la malice et des coups bas ? Mohamed Merah aurait t-il oublié de lire, dans sa formation accélérée de l’Islam, le verset [8] suivant : « 127. Et si vous voulez châtiez les oppresseurs, châtiez-les selon le tort qu’il vous a été fait ; mais si vous montrez de la patience, alors assurément cela est mieux pour ceux qui sont patients » « 128. Et, Ô Prophète, endure avec patience ; et en vérité, ta patience n’est possible qu’avec l’aide d’Allah. Et ne t’afflige pas pour eux et ne te désole pas à cause de leurs complots » « 129. En vérité, Allah est avec ceux qui sont justes et qui font le bien » ? Les jeunes enfants et le Professeur de l’école juive avaient-ils attaqué Mohamed Merah ? Avaient-ils fait du tort à ce dernier ? Qu’avaient fait les parachutistes à Mohamed Merah ? En réalité, c’est une lubie que s’est inventée Mohamed Merah pensant ainsi qu’il défendrait l’Islam alors qu’il n’en a que sali les magnifiques enseignements.

Mohamed Merah a agi au nom d’un Prophète qui a toujours été patient, lors même qu’il subissait des injustices. Ainsi en est t-il de l’épisode où le Fondateur de l’Islam qui passait, tous les jours, dans une rue se faisait assaillir d’ordures par une femme. Alors même qu’il avait la possibilité de réclamer justice, celui-ci fit preuve de patience. Le jour où la femme ne lui a pas jeté d’ordures, il s’est avéré qu’elle était malade et le Prophète est allé à sa rencontre et lui a demandé si elle se portait bien, qu’il s’inquiétait car il n’avait pas reçu d’ordures. N’est-ce pas là le véritable Islam, l’Islam de la patience et de la guerre sur soi-même ? N’est- ce pas là le message fondateur de la Tolérance ? Que de beaux messages dont Mohamed Merah s’est affranchi, pensant que le seul Islam est celui de la coercition, celui des armes et de la violence.

En réalité, comme la religion, le Djihâd qui a été présenté par Mohamed Merah est une contrefaçon. Comme l’affirme clairement le Fondateur de la Communauté Musulmane Ahmaddiya [9] « A cette époque, le Djihâd a pris une forme spirituelle qui consiste seulement à diffuser la signification réelle de l’Islam, à donner des réponses construites aux opposants en mettant en exergue les beautés de l’Islam et la véracité de son Fondateur. Voilà en quoi consiste le véritable Djihâd. »

L’Islam n’a jamais été la religion qui consiste à prendre les armes pour imposer sa volonté, son discours ou démontrer la véracité de sa religion. Au contraire, elle est la religion de la plume, du verbe, du débat et des arguments. Comme l’avait affirmé un des représentants de la Communauté Musulmane Ahmaddiya [10] : « l’épée peut faire courber les têtes mais pas les cœurs » ! Enfin, posons-nous cette question essentielle : si l’Homme a reçu l’enseignement de ce qu’il ne savait pas « par la plume » [11 ] comment pourrait-il l’imposer par la force des armes ? La plume a désormais plus de poids que l’épée, l’épée doit donc naturellement s’incliner.

Conclusion

Il est le propre de l’Homme de réaliser des assimilations, de se créer des préjugés. Seulement, concernant l’Islam, on remarque qu’il existe bien plus de contrefaçons que de modèles authentiques ; bien plus de mythes que de réalités. Ainsi que me le rappelait très récemment et à très juste titre Rafla Ben Arous, l’Islam « est la religion de la connaissance. » Elle en prenait pour preuve les premiers versets révélés au Fondateur de l’Islam qui sont « Lis. Lis au nom de ton Seigneur qui a créé l’Homme à partir d’un caillot [12] ».

L’absence d’éducation, l’absence de connaissances précises de la religion créent des Mohamed Merah tous les jours, chaque minute, chaque seconde. La lutte contre ces personnes et ces doctrines est essentielle et devrait éveiller les convictions de toute personne qui n’a ne serait-ce qu’un atome de sympathie pour l’Humanité. Un des moyens de lutte contre ce phénomène est de l’isoler et de lui faire sentir que l’Islam n’est pas son point d’appui, n’est pas son accroche car, en réalité, l’Islam est et restera toujours la religion de l’Humanité, la religion qui proclame « l’Amour pour tous et la Haine pour personne [13] ».

Asif Arif [14]


  • 1 Pour cette note, je remercie, tout particulièrement, Mahrukh Arif, Audrey Vuillemenot, Rafla Ben Arous et Monsieur le Missionnaire de la Communauté Musulmane Ahmaddiya de France Nasseer Ahmad pour leurs contributions respectives.
  • 2 Prophète Muhammad.
  • 3 Bukhâri, Hadîth.
  • 4 Chapitre 2, verset 257.
  • 5 Mirza Ghulam Ahmad, né en 1835 à Qadian en Inde.
  • 6 Littéralement, la guerre sainte. L’arabe distingue entre la guerre sainte sur soi-même (Djihâd Al-Nafs) et la guerre sainte par l’épée (Djihâd Al-Quital).
  • 7 Gilles Keppel, Fitna. Guerre au cœur de l’Islam.
  • 8 Chapitre 16, versets 127, 128, 129.
  • 9 Mirza Ghulam Ahmad, lettre à Mir Nasseer Nawab Sahib, 14 août 1903.
  • 10 Mirza Tahir Ahmad, Problèmes des temps modernes ; les solutions de l’Islam.
  • 11 Sourate Al-Alaq, chapitre 96.
  • 12 Sourate Al-Alaq, précité.
  • 13 Devise de la Communauté Musulmane Ahmaddiya.
  • 14 Pour tout contact – asif.arif@laposte.net ; www.alislam.org.

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Progrès spirituel et analyse de conscience - sermon du 30 mars 2012 | 22 avril 2012

Progrès spirituel et analyse de conscience

Sermon du 30 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 30 mars 2012 Sa Sainteté le Calife a évoqué un autre aspect de la mission du Messie Promis (a.s) celui de réformer la foi et les actes de ses suivants. Ainsi voulait-il ancrer les valeurs islamiques en sa communauté afin d’augurer un changement révolutionnaire.

Selon le Messie Promis (a.s) Dieu désire rétablir la Taqwa par l’entremise de cette communauté. De nombreuses personnes sont coupables d’une indécence effrontée et se vautrent dans l’immoralité et la turpitude. Elles souillent leurs actions et ignorent qu’une seule goutte de poison suffit pour corrompre un aliment. D’aucuns sont coupables de péchés moins discernables à l’instar de l’ostentation, l’orgueil et bien d’autres délits que l’on ne peut découvrir que grâce au microscope de la dévotion. Ainsi Dieu a établi cette communauté afin qu’elle soit un exemple pour les autres.

Le Messie Promis (a.s) désire que chaque membre de sa communauté utilise ce microscope de la dévotion pour faire l’analyse de son âme afin de se réformer au niveau de ses croyances et afin d’éviter les péchés. Ce microscope grossira les moindres erreurs afin que l’on puisse effectuer une analyse de conscience approfondie. LeMessie Promis (a.s) voulait que tout membre de sa djama’at soit un exemple de Taqwa et de pureté.

Réformer sa foi ne suffit pas tant que l’on n’a pas réformé ses actes. Et leMessie Promis (a.s) nous conseille d’être vigilants concernant nos actes et nous recommande de mettre en pratique la moindre action louable. Il explique en ces termes la foi d’un ahmadis : « Le résumé et le fondement de notre foi est : « La Ilaha Illallaho Muhamadur Rasullulah » c’est-à-dire, nul n’est digne d’être adoré à part Allah et Muhammad est son prophète. La croyance que nous chérissons ici sur Terre et qui, par la grâce de Dieu le Très-haut, nous accompagnera jusqu’à notre départ de ce monde est que notre maître et leader, le Saint Prophète Muhammadsaw, est le Sceau et le meilleur des prophètes. La religion est arrivée à son apogée par son entremise. Et la grâce qui conduit l’homme sur les voies de la vertu pour le mener à Dieu est arrivée à son couronnement. Nous avons la ferme conviction que le Saint Coran est le dernier livre révélé et pas un seul iota ne peut être ajouté ou retiré de ses injonctions, ses commandements et ses enseignements. Il ne peut y avoir de révélations de la part d’Allah qui puissent amender, abroger ou changer quelconque commandement du Coran. Si quelqu’un pense autrement, il s’est, à nos yeux, exclu de la communauté des croyants, il est un apostat, un mécréant. » (Izala-e-Awham, Ruhani Khaza’in, vol. 3, p. 170)

Il explique aussi que sans vouer une obéissance parfaite envers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) l’on ne pourra jouir d’aucun statut ni ne pourra-t-on profiter de la proximité de Dieu.

Il dit : « Nous croyons que nul n’est digne d’adoration sauf Dieu et que notre maître, le Saint Prophète Muhammadsaw, est Son messager et le sceau des prophètes. Nous croyons dans l’existence des anges, dans l’avènement de la Résurrection et du Jour de la rétribution, dans la réalité du Paradis et de l’Enfer. Et nous croyons aussi que toutes les déclarations de Dieu énoncées dans le Saint Coran ainsi que celles du Saint Prophète Muhammadsawsont vraies. Nous croyons aussi qu’il est un renégat et un mécréant celui qui ôtera un seul iota de cette shari’ah ou qui en ajoutera, ou qui répudiera les injonctions islamiques ou qui interdira ce que l’Islam a permis. Nous enjoignons à notre djama’at de porter une foi sincère en la déclaration : « La Ilaha Illallaho Muhamadur Rasullulah » et de mourir en ayant cette croyance au cœur. Et de croire aussi en tous les prophètes et tous les livres qui ont été authentifiés par le Saint Coran ; de respecter les préceptes concernant la prière, le jeûne, la Zakat et le Hajj ; de respecter aussi tout autre obligation ou interdit défini comme tel par Dieu et Son prophète ; en somme, de suivre à lettre les injonctions de l’Islam. Il incombe donc d’honorer toute action ou croyance sur laquelle il y avait le consensus de nos illustres prédécesseurs et qui ont été définies comme Islam par le consensus des Ahl-us-Sunnah. Nous prenons à témoin le Ciel et la Terre que telle est notre religion. » (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 323)

Le Messie Promis (a.s) explique que tout est éphémère sauf Dieu et que le Saint Coran prouve sans nul doute que Jésus-Christ (a.s) est mort. Il n’est de verset qui indique qu’il soit toujours vivant au ciel avec son corps d’argile et qu’il reviendra sur terre. Il n’y a aucune différence entre les ahmadis et les autres musulmans par rapport à leurs doctrines. De surcroît, après l’avènement du Messie Promis (a.s), même s’ils n’ont pas embrasé l’Ahmadiyya nombre d’intellectuels musulmans rejettent le fait que Jésus-Christ (a.s) soit toujours vivant au ciel ou qu’un Mahdi sanguinaire forcera les gens à embrasser l’Islam. Et on ne trouve plus la même véhémence concernant d’autres croyances erronées à l’instar de celle des versets abrogés du Coran. D’autres érudits musulmans condamnent les organisations extrémistes affirmant que le jihad qu’ils sont en train de prôner est tout à fait erroné. Ainsi même s’ils ne sont pas prêts d’embrasser l’Ahmadiyya c’est là une preuve qu’ils sont contraints d’accepter ses croyances. Maintenant la dernière pomme de discorde entre les ahmadis et les autres musulmans est le statut du Messie Promis (a.s), à savoir s’il est un prophète ou pas. Un jour ce débat aussi sera clos.

Les adversaires de la communauté Ahmadiyya ont recours à la violence quand ils ont le dos au mur et sont à cours d’arguments qui reposent sur le Coran et la logique. Les ahmadis doivent comprendre que personne ne pourra, à la lumière des injonctions coraniques, contester leur foi ou leurs doctrines. Il incombe à ceux qui sont faibles de foi d’accroître leur connaissance afin de ne pas être victime d’un quelconque complexe d’infériorité. Le Messie Promis (a.s) nous a offert une littérature foisonnante pour expliquer nos croyances et il a aussi attiré notre attention concernant nos actions. Il souhaitait ardemment nous réformer dans la pratique, car les arguments doctrinaux ne suffisent pas à eux seuls. Ce sont les bonnes œuvres et un changement pur qui attireront les autres ; c’est ce tabligh silencieux qui a plus d’effet sur les cœurs.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Nombre de personnes qui étaient sur le point d’embrasser l’Ahmadiyya s’en sont détournées en raison du mauvais comportement d’un ahmadi. S’éloignant de plus en plus de l’époque du Messie Promis (a.s) il est primordial de protéger et notre foi et nos actions ; si ces dernières ne sont pas en accord aux préceptes islamiques nous allons tout simplement porter l’étiquette d’ahmadis, à l’instar de la grande majorité des musulmans qui ne professent qu’une foi verbale. Le mensonge, la duperie sont monnaie courante parmi eux et l’indécence s’étale au grand jour [dans les pays dits musulmans]. La plupart ne prient pas et même s’ils le font, c’est par pure formalité.

Un musulman pakistanais a informé le Calife qu’il ne comprend pas l’action des extrémistes musulmans au Pakistan. Ces derniers clament qu’ils veulent établir un état islamique et lancent des attaques au nom de l’Islam faisant des victimes parmi les femmes et les enfants innocents. Mais sur une artère principale de la capitale du Pakistan se trouve une usine de boissons alcoolisées ; d’autre part des chaînes de télé « islamiques » diffusent à longueur de journée des émissions où s’étale indécence, mais cela n’émeut personne, même pas les soi-disant défenseurs de l’Islam. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a maudit ceux qui préparent de l’alcool, ceux qui en stockent, ceux qui en vendent, ceux qui en servent et ceux qui en consomment. Ainsi ces autres « musulmans » sont prêts à accepter cette malédiction mais n’endurent pas le fait que les ahmadis récitent la Kalimah.

Puisque nous vivons dans la même société ces maux pourraient fort bien nous affecter. Il est donc essentiel de comprendre le but de l’avènement du Messie Promis (a.s) et de prendre des précautions. Les grands doivent surveiller de près les jeunes et les enfants. Et les jeunes aussi doivent prendre des précautions. L’ennemi a pénétré jusque dans les maisons pour s’en prendre à la moralité et pour pervertir les actions. Les chaînes de télé et Internet ont changé la norme de la vertu. Sans lancer un jihad collectif il se peut fort bien que nous ne puissions pas accomplir ces bonnes œuvres et que nous tombions dans le giron de Satan. Notre protection réside dans le fait de supplier Dieu et d’établir une relation sincère avec Lui ; il n’y a pas d’autre moyen pour se protéger de cette immoralité galopante.

Un maître avait expliqué à son disciple que Satan est comme le chien qui garde la maison de son ami. S’il veut rencontrer ce dernier il lui demandera de retenir son chien pour qu’il ne le morde pas. Satan est le chien de Dieu et pour se protéger de ses attaques on doit implorer l’aide de son Maître. Ainsi l’on ne doit jamais être fier de sa connaissance, de ses bonnes œuvres ou de ses qualités. Le croyant doit à tout instant se prosterner devant Son Seigneur et implorer Son pardon. Et le moyen le plus efficace pour atteindre ce but est la Salat.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a dit que la Salat est le Miraj du croyant, c’est-à-dire, le moyen par lequel il pourra atteindre Dieu. Ainsi, si l’on désire se protéger de Satan tout en évitant les turpitudes de ce monde il est plus qu’important de protéger ses prières. Comme l’affirme le Saint Coran :

إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ

« …assurément, la Prière retient l’homme de l’indécence et de ce qui est répréhensible… » (Le Saint Coran, chapitre 29, verset 46). Le monde d’aujourd’hui regorge de corruption et de vice. Plus qu’auparavant il est important d’encourager les enfants et les jeunes à prier. Mais incombe aux grands d’accomplir leur examen de conscience en premier.

La prière en congrégation est essentielle. Sa Sainteté de faire le constat que le nombre de personnes présentes pour la prière du matin diminue considérablement quand elle est faite plus tôt, en particulier quand la nuit est plus courte [et qu’on passe à l’heure d’été au Royaume-Uni]. Un ahmadi ne doit point être victime de pareille négligence.

Malheureusement de nombreux responsables au sein de la djama’at négligent la prière en congrégation. Si à tout échelle au sein de la communauté les responsables en prennent conscience, d’une part ils embelliront les mosquées par leur présence, d’autre part cela aura un effet positif sur les jeunes et les enfants.

Détenir un poste au sein de la communauté ne confère aucun statut particulier. La chose essentielle est d’attirer l’amour de Dieu. Ainsi les responsables doivent effectuer leur analyse de conscience afin de pouvoir influencer positivement les jeunes et les enfants en particulier. Le succès viendra lorsqu’on sera régulier dans les prières quotidiennes.

Croire que Jésus-Christ (a.s) est décédé ou que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est le Messie Promis et Mahdi ne suffiront pas pour ouvrir la voie du succès. Il faut que nos actions soient conforment aux enseignements que nous prêchons. Ne pas protéger ses Salat signifie que l’on est coupable de polythéisme, car l’on accorde a quelque chose d’autre l’importance que l’on devrait accorder à Dieu.

Il est aussi essentiel de s’acquitter de ses devoirs envers ses semblables. Sa Sainteté se dit fort attristé et embarrassé lorsqu’il reçoit des lettres de la part des non-ahmadis, qui l’informent que tels ou tels ahmadis les ont escroqués. De pareils méfaits entravent la voie du Tabligh et sont des épreuves pour les nouveaux ahmadis. Quelques jours de cela un converti d’origine arabe a déclaré qu’il abandonne la communauté suite à des actions indignes de la part de quelques ahmadis, dont certains ont des responsabilités au sein de la communauté. Sans nul doute c’est une erreur de sa part que d’abandonner la djam’aat pour cette raison, mais ceux qui en sont responsables ont commis un grand péché.

Les membres de la communauté participent pleinement dans les sacrifices financiers mais d’aucuns négligent le paiement de la Zakat, un des piliers de l’Islam. Celles qui ont des bijoux et ceux qui ont des capitaux inutilisés pendant plus d’un an doivent payer la Zakat. Certes il en est ceux qui font leurs comptes avec grande minutie et qui contribuent dans tous les fonds. Mais d’aucuns ignorent l’importance à la Zakat ; ou peut-être que le secrétaire des finances ne fait-il pas de rappel à ce sujet parce qu’il n’a pas saisi, lui non plus, son importance.

Le Messie Promis (a.s) nous enjoint de ne pas enfreindre un seul des 700 commandements du Saint Coran et d’éviter tout péché même celui qui est considéré comme insignifiant. Un des maux invisibles, qui n’est connu que du coupable, est l’ostentation. Seul l’intéressé sait s’il est en train d’accomplir une œuvre pour la cause de Dieu ou s’il désire tout simplement faire étalage de ses actions. La récompense sera méritée quand les bonnes œuvres seront accomplies pour la cause de Dieu.

Le Saint Coran enjoint aux croyants de traiter avec bienveillance leurs parents, leurs épouses et leurs enfants. Mais aujourd’hui l’intolérance a pris de l’ampleur parmi les hommes et les femmes. Nombre de mariages se termine en échecs. Et les époux qui se séparent ne se soucient guère de l’effet dévastateur de la séparation sur leurs enfants. De part et d’autre il y a manque de Taqwa et bien d’autres faiblesses.

Tous les ahmadis doivent embrasser la vérité en toute affaire. Une attitude égoïste dément le serment d’allégeance. Le Coran nous enjoint de témoigner en toute sincérité, même si on doit le faire contre soi-même, ses parents ou ses amis. Si nos actes contredisent ce précepte quel changement révolutionnaire pourrons-nous apporter ? Sa Sainteté le Calife dit qu’il cite souvent ce commandement coranique aux étrangers lorsqu’il est question de justice et affirme que seul l’Ahmadiyya en est l’exemple. Toutefois, si un étranger a fait l’expérience du contraire dans ses relations avec un ahmadi quel effet ce discours aura-t-il sur lui ?

Il n’y a aucune bonne œuvre qui peut être considérée comme importante ou insignifiante. La définition d’une vertu change de personnes en personne. Certains compagnons avaient demandé au Saint Prophète Muhammad(s.a.w) quel est l’acte le plus méritoire qu’ils pourront accomplir et le Saint Prophète a dit à l’un d’accomplir le jihad dans le chemin de Dieu, à l’autre de servir ses parents et au troisième d’accomplir la prière Tahajjud. Ainsi la plus grande vertu de la part de quelqu’un est d’accomplir l’action qu’il néglige. À titre d’exemple, si quelqu’un ne traite pas convenablement ses parents, sa femme et ses enfants, la plus grande vertu de sa part ne sera pas de servir la religion. Il se peut aussi qu’elle soit en train de le faire pour des avantages personnels ou pour se faire une bonne renommée.

Quant à ceux qui ont des responsabilités au sein de la djama’at mais qui font souffrir leurs proches, ces personnes doivent comprendre qu’elles seront récompensées qu’après avoir traité avec bienveillance leurs parents et leurs proches. Si une personne est régulière dans ses contributions financières mais qu’elle néglige la prière, l’acte le plus méritoire de sa part serait d’être régulière dans ses Salat.

La Salat est le Miraj du croyant. Mais celle que l’on accomplit par ostentation sera rejetée. La prière ne sera point une vertu si l’on usurpe dans le quotidien le droit des autres. Il en est de même à propos du Ramadan. Ceux qui jeûnent mais qui n’évitent pas le mensonge, la médisance et les insultes ne seront point récompensés pour leurs jeûnes. Ainsi maintes précautions sont requises avant de faire le moindre pas au cours de la vie.

Il faut que les autres puissent distinguer les ahmadis des autres musulmans. Et pour cela on doit être exemple pour sa femme, ses enfants ou ses collègues. Et l’on doit atteindre le niveau requis dans tout acte méritoire grand ou petit et d’éradiquer du mal qui se trouve en nous. Si les ahmadis ne se réforment pas la graine du mal pourrait au moment venu, germer, pousser et porter ses fruits. D’où l’importance d’être un exemple pratique pour les autres ; et c’est là que Dieu nous accordera la victoire.


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Le respect des conditions du serment d'allégeance - sermon du 23-03-2012 | 22 avril 2012

Le respect des conditions du serment d'allégeance

Sermon du 23 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le 23 mars est un jour de grande joie et pleine de bénédictions pour la djama’at Ahmadiyya. Il y a de cela cent vingt-trois ans la prophétie grandiose de la renaissance de l’Islam et du Coran s’est réalisée par l’avènement de l’Imam Al-Mahdi et du Messie Promis. Celui-ci a accepté l’allégeance de ses suivants et a ainsi fondé la communauté des Akhirine, celle qui est liée à la djama’at des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Tout ahmadi doit saisir l’importance de ses devoirs ; le Messie Promis (a.s)a amorcé la renaissance de l’Islam et il attend de ses suivants qu’ils apportent en leurs personnes de grands changements.

Le 23 mars il ne suffit pas de célébrer la journée du Messie Promis (a.s) ou se satisfaire du fait que l’on soit au courant de ses déclarations. C’est un jour qui nous invite à méditer sur les efforts que nous sommes en train d’entreprendre pour mettre en pratique les conditions du serment d’allégeance. De même, en ce jour devons-nous glorifier et louer Dieu pour l’accomplissement de Ses promesses en faveur du Messie Promis (a.s). Aussi devons-nous invoquer des bénédictions sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Sa Sainteté le Calife a rappelé dans son sermon les dix conditions du serment d’allégeance ainsi que les conseils du Messie Promis (a.s) à cet effet. Dans la première condition tout ahmadi promet de s’abstenir du Shirk (attribuer des associés à Allah) jusqu’au jour de sa mort.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « Le Tawhid (l’Unicité de Dieu) ne signifie pas que vous disiez tout simplement lailaha illallah avec votre langue alors que dans votre cœur vous cachiez des centaines d’idoles. Quiconque vénère ses propres plans, ou ses desseins malveillants et ses ruses comme il aurait dû vénérer Dieu, ou dépend d’une autre personne comme il aurait dû dépendre de Dieu Seul, ou vénère son propre ego comme il aurait dû vénérer Dieu Seul, s’avère, dans tous ces cas, être un idolâtre aux yeux d’Allah. Les idoles ne sont pas uniquement faites d’or, d’argent, de cuivre ou de pierres. Elles sont toute chose, toute parole ou toute action qui sont vénérées d’une manière qui sied uniquement à Allah, le Tout-Puissant...

Souvenez-vous que la vraie Unicité de Dieu, celle qu’Il désire que nous affirmions et sur laquelle le salut dépend, est de croire que Dieu, en Son Etre, est libre de tout associé, qu’il soit une idole ou un être humain, le soleil ou la lune, son propre ego, sa ruse ou sa déception. Elle requiert aussi que nous admettions que personne n’a de pouvoir sauf Lui, que nous ne considérions personne d’autre que Lui comme notre Soutien, comme Source d’honneur ou de disgrâce, ou comme Aide et Support. De surcroît, il nous faut accorder, à Lui Seul, tout notre amour, notre adoration, notre humilité, nos espoirs et nos craintes.

Aucune unicité ne peut être complète sans les trois types de catégorisations suivantes : premièrement il y a l’Unicité de l’Être – c’est-à-dire, concevoir l’univers comme étant non-existant par opposition à Lui et de le considérer comme étant mortel et dépourvu de réalité. Deuxièmement, l’Unicité des attributs – c’est-à-dire, la Rububiyyah (Suzeraineté) et la Uluhiyyah (Divinité) sont restreintes à Son Être et que tous ceux qui semblent être des soutiens ou des bienfaiteurs ne sont en fait qu’une partie du système mis en place par Sa main. Troisièmement, l’Unicité de l’amour, de la sincérité et de la dévotion – c’est-à-dire, ne considérer personne comme associé à Dieu par rapport à l’amour et l’adoration et se perdre entièrement en Lui. (Siraj-ud-Din ‘Isa’ike char sawalonkajawab, Ruhani Khaza’in, vol. 12, p. 349–350)

Dans la deuxième condition tout ahmadi promet de se préserver de la fausseté, la fornication/l’adultère, du regard malveillant, de la débauche, la dissipation, la cruauté, la malhonnêteté, la méchanceté et la rébellion, et de se garder de tout emportement passionnel quelle que soit son intensité.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « En fait, aussi longtemps qu’une personne ne renonce pas aux raisons égoïstes qui l’empêchent de dire la vérité, elle ne pourra pas être considérée comme véridique. Lorsqu’une personne dit la vérité uniquement lorsqu’elle n’a rien à perdre mais a recours au mensonge lorsque son honneur, ses biens ou sa vie sont menacés, comment alors peut-elle être considérée meilleure que des enfants ou des nigauds ? Il n’y a pratiquement aucune personne qui mentirait sans raison. Donc, la vérité qui est délaissée lorsqu’on fait face à des pertes possibles ne peut jamais faire partie des vraies morales. La véritable occasion de dire la vérité se présente lorsqu’on a peur pour sa vie, ses biens ou son honneur. Dans ce contexte, l’enseignement Divin est :

فَاجْتَنِبُوا الرِّجْسَ مِنَ الْأَوْثَانِ وَاجْتَنِبُوا قَوْلَ الزُّورِ [1]

وَلَا يَأْبَ الشُّهَدَاءُ إِذَا مَا دُعُوا [2]

وَلَا تَكْتُمُوا الشَّهَادَةَ وَمَنْ يَكْتُمْهَا فَإِنَّهُ آَثِمٌ قَلْبُهُ [3]

وَإِذَا قُلْتُمْ فَاعْدِلُوا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى [4]

قَوَّامِينَ بِالْقِسْطِ شُهَدَاءَ لِلَّهِ وَلَوْ عَلَى أَنْفُسِكُمْ أَوِ الْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ [5]

وَلَا يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآَنُ قَوْمٍ عَلَى أَلَّا تَعْدِلُوا [6]

وَالصَّادِقِينَ وَالصَّادِقَاتِ [7]

وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ [8]

N’adorez pas des idoles et ne mentez pas car le mensonge est aussi une idole. Celui qui dépend du mensonge cesse d’avoir confiance en Allah. Ainsi en disant des mensonges, une personne perd Dieu.

Lorsqu’on vous appelle pour témoigner de la vérité, ne refusez pas.

Ne cachez pas le vrai témoignage ; le cœur de celui qui le cache est assurément méchant.

Lorsque vous parlez, dites uniquement ce qui est absolument vrai. Même lorsque vous témoignez contre un parent proche, accrochez-vous fermement à la vérité et à la justice. De plus, témoignez uniquement pour le plaisir d’Allah. Ne dites jamais de mensonge même si la vérité pourrait mettre en danger votre vie, la vie de vos parents et celle de vos bien-aimés, notamment vos enfants.

Ne laissez pas l’animosité que vous entretenez envers un peuple vous empêcher de donner de vrais témoignages.

Les hommes véridiques et les femmes véridiques auront une grande récompense. Ils ont l’habitude de conseiller les autres à dire la vérité. Ils ne tiennent pas compagnie aux menteurs. » (Islami Usul ki Philosophy, RuhaniKhaza’in, vol. 10, p. 360–361)

Le Messie Promisas dit : « Ne vous approchez pas de l’adultère. C’est-à-dire, évitez toutes les occasions qui créent de telles pensées en vos esprits. Evitez tous les moyens qui risquent de vous entraîner vers un tel péché. Quiconque commet un tel péché est arrivé à la limite du péché. L’adultère est une très mauvaise chose. Elle vous empêche d’atteindre votre véritable objectif et est imprégnée de risques majeurs. » (Islami Usul ki Philosophy, RuhaniKhaza’in, vol. 10, p. 342)

Aujourd’hui des émissions télévisées, des chaînes de télé des sites web invitent à l’adultère. Il y a aussi l’adultère commit par les yeux que l’on doit éviter.

Le Messie Promisas ajoute à ce sujet : Le Saint Coran qui stipule des directions appropriées par rapport aux désirs naturels et aux faiblesses de l’homme a adopté, à ce propos, une excellente stratégie :

قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ [9]

Dis aux croyants de restreindre leur regard et de préserver leurs furuj. Cela est plus pur pour eux. Furuj ne fait pas référence uniquement aux parties privées. Il implique toutes les entrées dans le corps, les oreilles incluses. Il a été défendu d’écouter la chanson d’une femme qui n’a aucun lien de parenté avec vous. Souvenez-vous, des centaines d’expériences l’ont prouvé, que si Dieu a défendu quelque chose, l’homme doit tôt ou tard le délaisser. (Malfuzat, vol. 7, p. 135)

Le Messie Promisas prodigue aussi ces quelques conseils : « L’Islam a enjoint aux hommes de même qu’aux femmes d’observer ces conditions. Tout comme les femmes sont enjointes de porter le voile, de même, les hommes sont enjoints de baisser leur regard. La Salat (la prière obligatoire) le jeûne, laZakat (la charité obligatoire), le Hajj (le pèlerinage à la maison de Dieu à la Mecque), la distinction entre halal (ce qui est permis) et haram (ce qui est défendu), éviter des coutumes non-islamiques pour honorer les injonctions de Dieu, voilà des commandements qui font que la porte de l’Islam soit très étroite et c’est pour cette raison que tout le monde ne peut pas y entrer.(Malfuzat, nouvelle éd., vol. 5. p. 614)

Ensuite il dit: « Lorsque la perversité et l’immoralité avaient dépassé toutes les limites et des gens ont commencé à transgresser les commandements et les signes d’Allah, et s’étaient perdus dans les affaires mondaines et leur éclat Dieu causa leur ruine aux mains de Hulagu et Gengis Khan. Il est écrit qu’à ce moment-là on entendit un cri du ciel : « O incroyants ! Tuez les transgresseurs » Bref, les méchants et ceux qui sont immoraux sont plus bas et plus détestables que les incroyants aux yeux d’Allah. (Malfuzat nouvelle édition, vol. 3, p. 108)

En conseillant les membres de sa djama’at il dit : « Ne vous engagez pas dans des disputes ou des désaccords avec ceux qui vous quittent parce que vous vous êtes joints à un Mouvement établi par Dieu, le Tout-Puissant. Au contraire, priez pour eux en secret pour qu’Allah leur accorde la perspicacité et la connaissance qu’Il vous a données. Avec vos exemples de piété et de bonne conduite, prouvez que vous avez adopté le droit chemin. Ecoutez ! J’ai été chargé de vous conseiller constamment d’éviter toutes les occasions de disputes et de troubles. Soyez patients même si vous entendez des injures. Répondez au mal par le bien.

Si vous rencontrez des désaccords, éclipsez-vous de la situation ou répondez avec des mots gentils… Je ne suis pas content lorsque j’apprends que quelqu’un s’est querellé en dépit du fait d’être un membre de ma djama’at. Allah, le Tout-Puissant, n’aime pas que la djama’at destinée à devenir un modèle pour l’humanité adopte des manières qui ne soient pas conformes aux normes de cette Djama’at. Certainement, je vous dis qu’Allah, le Tout-Puissant, a tellement mis l’accent dessus que si quelqu’un – qui se déclare être de ma Djama’at – ne démontre pas de la patience et la persévérance, il n’appartient pas à cette Djama’at. Le sommet des provocations que vous pourrez subir serait d’entendre des gens m’injurier. Laissez Dieu décider de cette affaire. Vous ne pouvez pas le juger. Laissez ma cause entre les mains d’Allah. Vous devez être patients même devant de telles injures. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 4, p. 157)

« Acceptez ce qui est admis par l’intelligence et la conscience humaine et qui est attesté par les livres de Dieu. Ne croyez pas en Dieu de manière à créer des discordes entre les livres de Dieu. Ne commettez pas l’adultère. Ne mentez pas. Evitez le mauvais regard. Protégez-vous du mal, de l’immoralité, de la cruauté, de la malhonnêteté et de toute forme de rébellion. Ne vous laissez pas emporter par vos désirs charnels. Restez établis sur les cinq prières quotidiennes car la nature humaine est soumise à cinq types d’épreuves. Soyez reconnaissants envers votre noble Messager et invoquez des bénédictions sur lui, car il est celui qui vous a montré le moyen de reconnaître Dieu en cette ère d’obscurité. Ce sont là les traits distinctifs de ma communauté. Cette façon qu’ont les gens de ma communauté de démontrer la sympathie aux autres tout en évitant de s’opposer à ceux qui sont en autorité, ne peut être vu chez les autres musulmans. Leurs erreurs de jugement les amènent à avoir des principes différents ; ceci ne requiert pas d’explication pour le moment.(Damimah Tiryaq-ul-Qulub, Ruhani Khaza’in, vol. 15, p. 524-526)

Dans la troisième condition tout ahmadi promet d’offrir les cinq prières quotidiennes, selon les commandements d’Allah et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et, aussi régulièrement que possible, d’offrir la prière de Tahajjud, d’invoquer le Durud sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), de faire sienne l’habitude de demander quotidiennement le pardon de ses péchés, de se souvenir des faveurs d’Allah et de Lui rendre louange et gloire.

A cet effet le Messie Promis (a.s) dit : « Ô vous qui vous considérez adhérents à ma djama’at (communauté) ! Vous ne serez pas reconnus comme tels au ciel tant que vous n’emprunterez pas la voie de la vraie droiture. Observez vos cinq prières quotidiennes avec une telle crainte révérencielle de Dieu, comme si vous Le voyiez réellement. Observez fidèlement le jeûne pour Son amour. Si selon la Loi, vous êtes dans l’obligation de payer la Zakāt, alors acquittez-vous en. Si vous êtes capables d’effectuer le pèlerinage à la Mecque, et s’il n’y a aucun empêchement, alors, accomplissez-le. Faites le bien par amour pour le bien; renoncez au mal par dégoût pour le mal. Sachez que l’acte dépourvu de droiture ne s’élève pas jusqu’à Dieu, et ne trouve point grâce devant Lui. La droiture est la source de toute vertu. Si la source n’a pas tari, l’acte fleurira.

À l’instar des fidèles qui vous ont précédés, il est indispensable que vous passiez à travers diverses épreuves, afflictions ou adversités. Gare aux trébuchements ! Le monde ne pourra vous infliger aucun mal si vos liens avec le ciel sont solides. Ce sont vos propres mains, et non pas celles de vos ennemis, qui vous infligent des pertes. Si, à cause de Dieu, vous perdez tout votre honneur en ce monde, Il vous gratifiera d’une gloire éternelle au ciel. Ne L’abandonnez donc pas. Il est nécessaire que vous enduriez diverses afflictions, et que vous soyez privés de certaines choses désirées depuis longtemps, mais n’en soyez pas affligés, car c’est votre Dieu Qui vous met à l’épreuve pour tester la fidélité de votre cœur sur Sa voie. Si vous souhaitez que les anges chantent vos louanges au ciel, alors réjouissez-vous lorsque l’on vous persécute, et rendez grâces à votre Seigneur lorsqu’on vous insulte, et ne rompez pas le lien établi même en cas d’échec. Vous êtes la dernière djama’at (communauté) de Dieu. Faites donc des actes pieux qui atteignent les plus hauts niveaux de l’excellence. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol.19, p. 17)

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Le Messie Promis (a.s) dit encore : « La Prière est tellement puissante qu’à travers elle les cieux s’inclinent vers l’homme. Celui qui rend pleinement justice à la Prière sent comme s’il était mort ; son âme, fondant et tombant devant le seuil d’Allah… Une maison où la Prière est offerte de cette façon ne sera jamais détruite. Il est rapporté dans un hadith que si la Prière avait été prescrite au peuple de Noé, il n’aurait pas été détruit. Le Hajj est obligatoire mais avec certains préalables, tout comme le jeûne et la Zakat. Cependant l’ordre d’offrir la Prière est inconditionnel. Toutes les autres obligations doivent être respectées une fois l’an mais la Prière est prescrite cinq fois par jour. Tant que la Prière n’est pas observée en accord avec toutes ses conditions, elle ne portera pas les bénédictions qui lui sont attachées. Une telle allégeance [sans respecter ces conditions] est futile. (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 3, p. 627)

Le Messie Promis (a.s) dit aussi : « Réveillez-vous la nuit et suppliez qu’Allah, le Tout-Puissant, vous guide sur Son chemin. Les compagnons duSaint Prophète Muhammad (s.a.w) avaient reçu leur formation petit à petit. Dans quel état avaient-ils été auparavant ? Ils étaient comme la graine semée par un planteur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), à son tour, l’a arrosée et a prié pour elle. La semence était bonne et le sol fertile. Suite à l’arrosage, il a produit un fruit excellent. Ils ont marché sur la voie duSaint Prophète Muhammad (s.a.w) sans aucune hésitation. Ils n’ont pas attendu le jour ou la nuit. Vous devez vous repentir avec un cœur sincère. Réveillez-vous pour le tahajjud. Redressez vos cœurs. Délaissez vos faiblesses et faites que vos paroles et vos actes soient conformes à la volonté d’Allah, le Tout-Puissant. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 1, p. 28)

« L’homme est soit serviteur soit esclave. Un esclave est celui qui obéit à tous les ordres de son maître. De même, si vous voulez atteindre la grâce à travers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est primordial que vous deveniez son esclave. Allah, le Tout-Puissant, dit dans la Saint Coran :

قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنْفُسِهِمْ

Ici, esclave signifie un serviteur obéissant et non une création. Pour devenir un esclave du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est essentiel d’invoquer les bénédictions d’Allah sur lui, de ne désobéir à aucun de ses commandements et d’accomplir toutes ses instructions. (Al-Badr, vol. 2, No.14, 24 avril 1903, p.109)

A propos de l’Istighfar le Messie Promis (a.s) ajoute : « …Si quelqu’un recherche de la force d’Allah – c’est-à-dire, fait l’istighfār – ses faiblesses peuvent être enlevées avec l’aide du Saint Esprit et il peut être protégé des péchés à la manière des Prophètes et des Messagers. De plus, si quelqu’un est déjà pécheur, l’istighfār peut le sauver des conséquences de ses mauvaises actions, c’est-à-dire, de la punition. Car, aucune obscurité ne peut durer en présence de la lumière. Or, ceux qui font le mal et qui ne font pas l’istighfār, devront subir les conséquences de leurs mauvaises actions. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 34)

Dans la quatrième condition tout ahmadi promet de ne pas nuire, surtout sous l’influence de ses passions, aux créatures d’Allah en général, et aux musulmans en particulier, que ce soit avec sa langue ou avec ses mains ou autrement.

A ce sujet le Messie Promis (a.s) dit : « Parmi ces vertus, la première qualité morale est le pardon, c’est-à-dire, pardonner les fautes d’autrui. Puisque la personne qui commet une erreur fait du tort à son prochain et devient sujette à la punition, ou à l’emprisonnement, ou à l’amende, ou encore à la punition immédiate, le pardon constitue une qualité morale. Ainsi, lui pardonner, si le pardon est approprié, serait une bonne action. A ce propos, l’enseignement du Saint Coran est :

وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ [10]

وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ[11]

C’est-à-dire que les vertueux sont ceux qui réfrènent leur colère lorsque c’est approprié et pardonnent lorsqu’il est approprié de pardonner les péchés. La punition d’une faute doit être proportionnelle à cette dernière. Dans les situations où le pardon des péchés apporterait la réforme sans que cela puisse causer du tort – c’est-à-dire où le pardon est accordé lorsqu’il apportera la réforme et non pas pour encourager le péché – elle mérite alors une récompense. (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol.10, p. 351)

Il a déclaré plus loin : « Un homme ne doit être ni arrogant, ni indécent, ni grossier envers les autres. Il doit agir avec amour et bonté et ne doit pas entretenir de mauvais sentiments envers quiconque pour des raisons personnelles. Il doit agir fermement ou gentiment selon les occasions ou conditions. » (Malfuzat nouvelle édition, vol. 5, p. 609)

A propos de la docilité et de l’humilité, le Messie Promis (a.s) dit : « …Recherchez le pardon d’Allah avant que la punition de Dieu n’arrive auprès de la porte du pardon. Alors que les lois mondaines sont craintes, pourquoi les lois de Dieu ne le sont-elles pas ? Lorsque les calamités surviennent, on doit les endurer. Tout le monde doit essayer de se lever pour le tahajjud et d’inclure le qunut dans ses cinq Prières quotidiennes. Repentez-vous de toutes choses qui puissent vous faire encourir le courroux d’Allah.

Le repentir signifie, d’une part, abandonner toutes les mauvaises actions ainsi que toute chose qui va à l’encontre du plaisir d’Allah et, d’autre part, subir un changement complet tout en faisant des progrès et en adoptant la voie de la droiture. En ceci aussi réside la miséricorde d’Allah. Faites que vos vêtements soient décents. Evitez la colère en la remplaçant par la gentille

Publié par aghilest à 23:06:05 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

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