Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

l'amour pour tous - la haine pour personne

The official website of the Ahmadiyya Muslim Community www.alislam.org

le réformateur des derniers temps



 



 


 



 

  

 


 
 La Revue Des Religions   

 


mosquees_ahmadiyya.jpg
Sharia
(Théocratie ou laïcité)
 

salaat_la_priere_islamique_cover

 

lislam_une_religion_de_paix_cover

  



 

valeurs_morales_universelles 


les_dix_conditions_de_la_bai-at_cover 


 

 

 


 


 



 



 


        

 




     youtube logoYouTube




 


 free counters

 


 


 



 


 


 


archives

www.alislam.org

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

statistique

Depuis le 23-12-2010 :
105380 visiteurs
Depuis le début du mois :
2194 visiteurs
Billets :
214 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Progrès spirituel et analyse de conscience - sermon du 30 mars 2012 | 22 avril 2012

Progrès spirituel et analyse de conscience

Sermon du 30 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 30 mars 2012 Sa Sainteté le Calife a évoqué un autre aspect de la mission du Messie Promis (a.s) celui de réformer la foi et les actes de ses suivants. Ainsi voulait-il ancrer les valeurs islamiques en sa communauté afin d’augurer un changement révolutionnaire.

Selon le Messie Promis (a.s) Dieu désire rétablir la Taqwa par l’entremise de cette communauté. De nombreuses personnes sont coupables d’une indécence effrontée et se vautrent dans l’immoralité et la turpitude. Elles souillent leurs actions et ignorent qu’une seule goutte de poison suffit pour corrompre un aliment. D’aucuns sont coupables de péchés moins discernables à l’instar de l’ostentation, l’orgueil et bien d’autres délits que l’on ne peut découvrir que grâce au microscope de la dévotion. Ainsi Dieu a établi cette communauté afin qu’elle soit un exemple pour les autres.

Le Messie Promis (a.s) désire que chaque membre de sa communauté utilise ce microscope de la dévotion pour faire l’analyse de son âme afin de se réformer au niveau de ses croyances et afin d’éviter les péchés. Ce microscope grossira les moindres erreurs afin que l’on puisse effectuer une analyse de conscience approfondie. LeMessie Promis (a.s) voulait que tout membre de sa djama’at soit un exemple de Taqwa et de pureté.

Réformer sa foi ne suffit pas tant que l’on n’a pas réformé ses actes. Et leMessie Promis (a.s) nous conseille d’être vigilants concernant nos actes et nous recommande de mettre en pratique la moindre action louable. Il explique en ces termes la foi d’un ahmadis : « Le résumé et le fondement de notre foi est : « La Ilaha Illallaho Muhamadur Rasullulah » c’est-à-dire, nul n’est digne d’être adoré à part Allah et Muhammad est son prophète. La croyance que nous chérissons ici sur Terre et qui, par la grâce de Dieu le Très-haut, nous accompagnera jusqu’à notre départ de ce monde est que notre maître et leader, le Saint Prophète Muhammadsaw, est le Sceau et le meilleur des prophètes. La religion est arrivée à son apogée par son entremise. Et la grâce qui conduit l’homme sur les voies de la vertu pour le mener à Dieu est arrivée à son couronnement. Nous avons la ferme conviction que le Saint Coran est le dernier livre révélé et pas un seul iota ne peut être ajouté ou retiré de ses injonctions, ses commandements et ses enseignements. Il ne peut y avoir de révélations de la part d’Allah qui puissent amender, abroger ou changer quelconque commandement du Coran. Si quelqu’un pense autrement, il s’est, à nos yeux, exclu de la communauté des croyants, il est un apostat, un mécréant. » (Izala-e-Awham, Ruhani Khaza’in, vol. 3, p. 170)

Il explique aussi que sans vouer une obéissance parfaite envers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) l’on ne pourra jouir d’aucun statut ni ne pourra-t-on profiter de la proximité de Dieu.

Il dit : « Nous croyons que nul n’est digne d’adoration sauf Dieu et que notre maître, le Saint Prophète Muhammadsaw, est Son messager et le sceau des prophètes. Nous croyons dans l’existence des anges, dans l’avènement de la Résurrection et du Jour de la rétribution, dans la réalité du Paradis et de l’Enfer. Et nous croyons aussi que toutes les déclarations de Dieu énoncées dans le Saint Coran ainsi que celles du Saint Prophète Muhammadsawsont vraies. Nous croyons aussi qu’il est un renégat et un mécréant celui qui ôtera un seul iota de cette shari’ah ou qui en ajoutera, ou qui répudiera les injonctions islamiques ou qui interdira ce que l’Islam a permis. Nous enjoignons à notre djama’at de porter une foi sincère en la déclaration : « La Ilaha Illallaho Muhamadur Rasullulah » et de mourir en ayant cette croyance au cœur. Et de croire aussi en tous les prophètes et tous les livres qui ont été authentifiés par le Saint Coran ; de respecter les préceptes concernant la prière, le jeûne, la Zakat et le Hajj ; de respecter aussi tout autre obligation ou interdit défini comme tel par Dieu et Son prophète ; en somme, de suivre à lettre les injonctions de l’Islam. Il incombe donc d’honorer toute action ou croyance sur laquelle il y avait le consensus de nos illustres prédécesseurs et qui ont été définies comme Islam par le consensus des Ahl-us-Sunnah. Nous prenons à témoin le Ciel et la Terre que telle est notre religion. » (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 323)

Le Messie Promis (a.s) explique que tout est éphémère sauf Dieu et que le Saint Coran prouve sans nul doute que Jésus-Christ (a.s) est mort. Il n’est de verset qui indique qu’il soit toujours vivant au ciel avec son corps d’argile et qu’il reviendra sur terre. Il n’y a aucune différence entre les ahmadis et les autres musulmans par rapport à leurs doctrines. De surcroît, après l’avènement du Messie Promis (a.s), même s’ils n’ont pas embrasé l’Ahmadiyya nombre d’intellectuels musulmans rejettent le fait que Jésus-Christ (a.s) soit toujours vivant au ciel ou qu’un Mahdi sanguinaire forcera les gens à embrasser l’Islam. Et on ne trouve plus la même véhémence concernant d’autres croyances erronées à l’instar de celle des versets abrogés du Coran. D’autres érudits musulmans condamnent les organisations extrémistes affirmant que le jihad qu’ils sont en train de prôner est tout à fait erroné. Ainsi même s’ils ne sont pas prêts d’embrasser l’Ahmadiyya c’est là une preuve qu’ils sont contraints d’accepter ses croyances. Maintenant la dernière pomme de discorde entre les ahmadis et les autres musulmans est le statut du Messie Promis (a.s), à savoir s’il est un prophète ou pas. Un jour ce débat aussi sera clos.

Les adversaires de la communauté Ahmadiyya ont recours à la violence quand ils ont le dos au mur et sont à cours d’arguments qui reposent sur le Coran et la logique. Les ahmadis doivent comprendre que personne ne pourra, à la lumière des injonctions coraniques, contester leur foi ou leurs doctrines. Il incombe à ceux qui sont faibles de foi d’accroître leur connaissance afin de ne pas être victime d’un quelconque complexe d’infériorité. Le Messie Promis (a.s) nous a offert une littérature foisonnante pour expliquer nos croyances et il a aussi attiré notre attention concernant nos actions. Il souhaitait ardemment nous réformer dans la pratique, car les arguments doctrinaux ne suffisent pas à eux seuls. Ce sont les bonnes œuvres et un changement pur qui attireront les autres ; c’est ce tabligh silencieux qui a plus d’effet sur les cœurs.

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Nombre de personnes qui étaient sur le point d’embrasser l’Ahmadiyya s’en sont détournées en raison du mauvais comportement d’un ahmadi. S’éloignant de plus en plus de l’époque du Messie Promis (a.s) il est primordial de protéger et notre foi et nos actions ; si ces dernières ne sont pas en accord aux préceptes islamiques nous allons tout simplement porter l’étiquette d’ahmadis, à l’instar de la grande majorité des musulmans qui ne professent qu’une foi verbale. Le mensonge, la duperie sont monnaie courante parmi eux et l’indécence s’étale au grand jour [dans les pays dits musulmans]. La plupart ne prient pas et même s’ils le font, c’est par pure formalité.

Un musulman pakistanais a informé le Calife qu’il ne comprend pas l’action des extrémistes musulmans au Pakistan. Ces derniers clament qu’ils veulent établir un état islamique et lancent des attaques au nom de l’Islam faisant des victimes parmi les femmes et les enfants innocents. Mais sur une artère principale de la capitale du Pakistan se trouve une usine de boissons alcoolisées ; d’autre part des chaînes de télé « islamiques » diffusent à longueur de journée des émissions où s’étale indécence, mais cela n’émeut personne, même pas les soi-disant défenseurs de l’Islam. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a maudit ceux qui préparent de l’alcool, ceux qui en stockent, ceux qui en vendent, ceux qui en servent et ceux qui en consomment. Ainsi ces autres « musulmans » sont prêts à accepter cette malédiction mais n’endurent pas le fait que les ahmadis récitent la Kalimah.

Puisque nous vivons dans la même société ces maux pourraient fort bien nous affecter. Il est donc essentiel de comprendre le but de l’avènement du Messie Promis (a.s) et de prendre des précautions. Les grands doivent surveiller de près les jeunes et les enfants. Et les jeunes aussi doivent prendre des précautions. L’ennemi a pénétré jusque dans les maisons pour s’en prendre à la moralité et pour pervertir les actions. Les chaînes de télé et Internet ont changé la norme de la vertu. Sans lancer un jihad collectif il se peut fort bien que nous ne puissions pas accomplir ces bonnes œuvres et que nous tombions dans le giron de Satan. Notre protection réside dans le fait de supplier Dieu et d’établir une relation sincère avec Lui ; il n’y a pas d’autre moyen pour se protéger de cette immoralité galopante.

Un maître avait expliqué à son disciple que Satan est comme le chien qui garde la maison de son ami. S’il veut rencontrer ce dernier il lui demandera de retenir son chien pour qu’il ne le morde pas. Satan est le chien de Dieu et pour se protéger de ses attaques on doit implorer l’aide de son Maître. Ainsi l’on ne doit jamais être fier de sa connaissance, de ses bonnes œuvres ou de ses qualités. Le croyant doit à tout instant se prosterner devant Son Seigneur et implorer Son pardon. Et le moyen le plus efficace pour atteindre ce but est la Salat.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a dit que la Salat est le Miraj du croyant, c’est-à-dire, le moyen par lequel il pourra atteindre Dieu. Ainsi, si l’on désire se protéger de Satan tout en évitant les turpitudes de ce monde il est plus qu’important de protéger ses prières. Comme l’affirme le Saint Coran :

إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ

« …assurément, la Prière retient l’homme de l’indécence et de ce qui est répréhensible… » (Le Saint Coran, chapitre 29, verset 46). Le monde d’aujourd’hui regorge de corruption et de vice. Plus qu’auparavant il est important d’encourager les enfants et les jeunes à prier. Mais incombe aux grands d’accomplir leur examen de conscience en premier.

La prière en congrégation est essentielle. Sa Sainteté de faire le constat que le nombre de personnes présentes pour la prière du matin diminue considérablement quand elle est faite plus tôt, en particulier quand la nuit est plus courte [et qu’on passe à l’heure d’été au Royaume-Uni]. Un ahmadi ne doit point être victime de pareille négligence.

Malheureusement de nombreux responsables au sein de la djama’at négligent la prière en congrégation. Si à tout échelle au sein de la communauté les responsables en prennent conscience, d’une part ils embelliront les mosquées par leur présence, d’autre part cela aura un effet positif sur les jeunes et les enfants.

Détenir un poste au sein de la communauté ne confère aucun statut particulier. La chose essentielle est d’attirer l’amour de Dieu. Ainsi les responsables doivent effectuer leur analyse de conscience afin de pouvoir influencer positivement les jeunes et les enfants en particulier. Le succès viendra lorsqu’on sera régulier dans les prières quotidiennes.

Croire que Jésus-Christ (a.s) est décédé ou que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est le Messie Promis et Mahdi ne suffiront pas pour ouvrir la voie du succès. Il faut que nos actions soient conforment aux enseignements que nous prêchons. Ne pas protéger ses Salat signifie que l’on est coupable de polythéisme, car l’on accorde a quelque chose d’autre l’importance que l’on devrait accorder à Dieu.

Il est aussi essentiel de s’acquitter de ses devoirs envers ses semblables. Sa Sainteté se dit fort attristé et embarrassé lorsqu’il reçoit des lettres de la part des non-ahmadis, qui l’informent que tels ou tels ahmadis les ont escroqués. De pareils méfaits entravent la voie du Tabligh et sont des épreuves pour les nouveaux ahmadis. Quelques jours de cela un converti d’origine arabe a déclaré qu’il abandonne la communauté suite à des actions indignes de la part de quelques ahmadis, dont certains ont des responsabilités au sein de la communauté. Sans nul doute c’est une erreur de sa part que d’abandonner la djam’aat pour cette raison, mais ceux qui en sont responsables ont commis un grand péché.

Les membres de la communauté participent pleinement dans les sacrifices financiers mais d’aucuns négligent le paiement de la Zakat, un des piliers de l’Islam. Celles qui ont des bijoux et ceux qui ont des capitaux inutilisés pendant plus d’un an doivent payer la Zakat. Certes il en est ceux qui font leurs comptes avec grande minutie et qui contribuent dans tous les fonds. Mais d’aucuns ignorent l’importance à la Zakat ; ou peut-être que le secrétaire des finances ne fait-il pas de rappel à ce sujet parce qu’il n’a pas saisi, lui non plus, son importance.

Le Messie Promis (a.s) nous enjoint de ne pas enfreindre un seul des 700 commandements du Saint Coran et d’éviter tout péché même celui qui est considéré comme insignifiant. Un des maux invisibles, qui n’est connu que du coupable, est l’ostentation. Seul l’intéressé sait s’il est en train d’accomplir une œuvre pour la cause de Dieu ou s’il désire tout simplement faire étalage de ses actions. La récompense sera méritée quand les bonnes œuvres seront accomplies pour la cause de Dieu.

Le Saint Coran enjoint aux croyants de traiter avec bienveillance leurs parents, leurs épouses et leurs enfants. Mais aujourd’hui l’intolérance a pris de l’ampleur parmi les hommes et les femmes. Nombre de mariages se termine en échecs. Et les époux qui se séparent ne se soucient guère de l’effet dévastateur de la séparation sur leurs enfants. De part et d’autre il y a manque de Taqwa et bien d’autres faiblesses.

Tous les ahmadis doivent embrasser la vérité en toute affaire. Une attitude égoïste dément le serment d’allégeance. Le Coran nous enjoint de témoigner en toute sincérité, même si on doit le faire contre soi-même, ses parents ou ses amis. Si nos actes contredisent ce précepte quel changement révolutionnaire pourrons-nous apporter ? Sa Sainteté le Calife dit qu’il cite souvent ce commandement coranique aux étrangers lorsqu’il est question de justice et affirme que seul l’Ahmadiyya en est l’exemple. Toutefois, si un étranger a fait l’expérience du contraire dans ses relations avec un ahmadi quel effet ce discours aura-t-il sur lui ?

Il n’y a aucune bonne œuvre qui peut être considérée comme importante ou insignifiante. La définition d’une vertu change de personnes en personne. Certains compagnons avaient demandé au Saint Prophète Muhammad(s.a.w) quel est l’acte le plus méritoire qu’ils pourront accomplir et le Saint Prophète a dit à l’un d’accomplir le jihad dans le chemin de Dieu, à l’autre de servir ses parents et au troisième d’accomplir la prière Tahajjud. Ainsi la plus grande vertu de la part de quelqu’un est d’accomplir l’action qu’il néglige. À titre d’exemple, si quelqu’un ne traite pas convenablement ses parents, sa femme et ses enfants, la plus grande vertu de sa part ne sera pas de servir la religion. Il se peut aussi qu’elle soit en train de le faire pour des avantages personnels ou pour se faire une bonne renommée.

Quant à ceux qui ont des responsabilités au sein de la djama’at mais qui font souffrir leurs proches, ces personnes doivent comprendre qu’elles seront récompensées qu’après avoir traité avec bienveillance leurs parents et leurs proches. Si une personne est régulière dans ses contributions financières mais qu’elle néglige la prière, l’acte le plus méritoire de sa part serait d’être régulière dans ses Salat.

La Salat est le Miraj du croyant. Mais celle que l’on accomplit par ostentation sera rejetée. La prière ne sera point une vertu si l’on usurpe dans le quotidien le droit des autres. Il en est de même à propos du Ramadan. Ceux qui jeûnent mais qui n’évitent pas le mensonge, la médisance et les insultes ne seront point récompensés pour leurs jeûnes. Ainsi maintes précautions sont requises avant de faire le moindre pas au cours de la vie.

Il faut que les autres puissent distinguer les ahmadis des autres musulmans. Et pour cela on doit être exemple pour sa femme, ses enfants ou ses collègues. Et l’on doit atteindre le niveau requis dans tout acte méritoire grand ou petit et d’éradiquer du mal qui se trouve en nous. Si les ahmadis ne se réforment pas la graine du mal pourrait au moment venu, germer, pousser et porter ses fruits. D’où l’importance d’être un exemple pratique pour les autres ; et c’est là que Dieu nous accordera la victoire.


Publié par aghilest à 23:09:54 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

Le respect des conditions du serment d'allégeance - sermon du 23-03-2012 | 22 avril 2012

Le respect des conditions du serment d'allégeance

Sermon du 23 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le 23 mars est un jour de grande joie et pleine de bénédictions pour la djama’at Ahmadiyya. Il y a de cela cent vingt-trois ans la prophétie grandiose de la renaissance de l’Islam et du Coran s’est réalisée par l’avènement de l’Imam Al-Mahdi et du Messie Promis. Celui-ci a accepté l’allégeance de ses suivants et a ainsi fondé la communauté des Akhirine, celle qui est liée à la djama’at des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Tout ahmadi doit saisir l’importance de ses devoirs ; le Messie Promis (a.s)a amorcé la renaissance de l’Islam et il attend de ses suivants qu’ils apportent en leurs personnes de grands changements.

Le 23 mars il ne suffit pas de célébrer la journée du Messie Promis (a.s) ou se satisfaire du fait que l’on soit au courant de ses déclarations. C’est un jour qui nous invite à méditer sur les efforts que nous sommes en train d’entreprendre pour mettre en pratique les conditions du serment d’allégeance. De même, en ce jour devons-nous glorifier et louer Dieu pour l’accomplissement de Ses promesses en faveur du Messie Promis (a.s). Aussi devons-nous invoquer des bénédictions sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Sa Sainteté le Calife a rappelé dans son sermon les dix conditions du serment d’allégeance ainsi que les conseils du Messie Promis (a.s) à cet effet. Dans la première condition tout ahmadi promet de s’abstenir du Shirk (attribuer des associés à Allah) jusqu’au jour de sa mort.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « Le Tawhid (l’Unicité de Dieu) ne signifie pas que vous disiez tout simplement lailaha illallah avec votre langue alors que dans votre cœur vous cachiez des centaines d’idoles. Quiconque vénère ses propres plans, ou ses desseins malveillants et ses ruses comme il aurait dû vénérer Dieu, ou dépend d’une autre personne comme il aurait dû dépendre de Dieu Seul, ou vénère son propre ego comme il aurait dû vénérer Dieu Seul, s’avère, dans tous ces cas, être un idolâtre aux yeux d’Allah. Les idoles ne sont pas uniquement faites d’or, d’argent, de cuivre ou de pierres. Elles sont toute chose, toute parole ou toute action qui sont vénérées d’une manière qui sied uniquement à Allah, le Tout-Puissant...

Souvenez-vous que la vraie Unicité de Dieu, celle qu’Il désire que nous affirmions et sur laquelle le salut dépend, est de croire que Dieu, en Son Etre, est libre de tout associé, qu’il soit une idole ou un être humain, le soleil ou la lune, son propre ego, sa ruse ou sa déception. Elle requiert aussi que nous admettions que personne n’a de pouvoir sauf Lui, que nous ne considérions personne d’autre que Lui comme notre Soutien, comme Source d’honneur ou de disgrâce, ou comme Aide et Support. De surcroît, il nous faut accorder, à Lui Seul, tout notre amour, notre adoration, notre humilité, nos espoirs et nos craintes.

Aucune unicité ne peut être complète sans les trois types de catégorisations suivantes : premièrement il y a l’Unicité de l’Être – c’est-à-dire, concevoir l’univers comme étant non-existant par opposition à Lui et de le considérer comme étant mortel et dépourvu de réalité. Deuxièmement, l’Unicité des attributs – c’est-à-dire, la Rububiyyah (Suzeraineté) et la Uluhiyyah (Divinité) sont restreintes à Son Être et que tous ceux qui semblent être des soutiens ou des bienfaiteurs ne sont en fait qu’une partie du système mis en place par Sa main. Troisièmement, l’Unicité de l’amour, de la sincérité et de la dévotion – c’est-à-dire, ne considérer personne comme associé à Dieu par rapport à l’amour et l’adoration et se perdre entièrement en Lui. (Siraj-ud-Din ‘Isa’ike char sawalonkajawab, Ruhani Khaza’in, vol. 12, p. 349–350)

Dans la deuxième condition tout ahmadi promet de se préserver de la fausseté, la fornication/l’adultère, du regard malveillant, de la débauche, la dissipation, la cruauté, la malhonnêteté, la méchanceté et la rébellion, et de se garder de tout emportement passionnel quelle que soit son intensité.

Le Messie Promis (a.s) dit à ce propos : « En fait, aussi longtemps qu’une personne ne renonce pas aux raisons égoïstes qui l’empêchent de dire la vérité, elle ne pourra pas être considérée comme véridique. Lorsqu’une personne dit la vérité uniquement lorsqu’elle n’a rien à perdre mais a recours au mensonge lorsque son honneur, ses biens ou sa vie sont menacés, comment alors peut-elle être considérée meilleure que des enfants ou des nigauds ? Il n’y a pratiquement aucune personne qui mentirait sans raison. Donc, la vérité qui est délaissée lorsqu’on fait face à des pertes possibles ne peut jamais faire partie des vraies morales. La véritable occasion de dire la vérité se présente lorsqu’on a peur pour sa vie, ses biens ou son honneur. Dans ce contexte, l’enseignement Divin est :

فَاجْتَنِبُوا الرِّجْسَ مِنَ الْأَوْثَانِ وَاجْتَنِبُوا قَوْلَ الزُّورِ [1]

وَلَا يَأْبَ الشُّهَدَاءُ إِذَا مَا دُعُوا [2]

وَلَا تَكْتُمُوا الشَّهَادَةَ وَمَنْ يَكْتُمْهَا فَإِنَّهُ آَثِمٌ قَلْبُهُ [3]

وَإِذَا قُلْتُمْ فَاعْدِلُوا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى [4]

قَوَّامِينَ بِالْقِسْطِ شُهَدَاءَ لِلَّهِ وَلَوْ عَلَى أَنْفُسِكُمْ أَوِ الْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ [5]

وَلَا يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآَنُ قَوْمٍ عَلَى أَلَّا تَعْدِلُوا [6]

وَالصَّادِقِينَ وَالصَّادِقَاتِ [7]

وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ [8]

N’adorez pas des idoles et ne mentez pas car le mensonge est aussi une idole. Celui qui dépend du mensonge cesse d’avoir confiance en Allah. Ainsi en disant des mensonges, une personne perd Dieu.

Lorsqu’on vous appelle pour témoigner de la vérité, ne refusez pas.

Ne cachez pas le vrai témoignage ; le cœur de celui qui le cache est assurément méchant.

Lorsque vous parlez, dites uniquement ce qui est absolument vrai. Même lorsque vous témoignez contre un parent proche, accrochez-vous fermement à la vérité et à la justice. De plus, témoignez uniquement pour le plaisir d’Allah. Ne dites jamais de mensonge même si la vérité pourrait mettre en danger votre vie, la vie de vos parents et celle de vos bien-aimés, notamment vos enfants.

Ne laissez pas l’animosité que vous entretenez envers un peuple vous empêcher de donner de vrais témoignages.

Les hommes véridiques et les femmes véridiques auront une grande récompense. Ils ont l’habitude de conseiller les autres à dire la vérité. Ils ne tiennent pas compagnie aux menteurs. » (Islami Usul ki Philosophy, RuhaniKhaza’in, vol. 10, p. 360–361)

Le Messie Promisas dit : « Ne vous approchez pas de l’adultère. C’est-à-dire, évitez toutes les occasions qui créent de telles pensées en vos esprits. Evitez tous les moyens qui risquent de vous entraîner vers un tel péché. Quiconque commet un tel péché est arrivé à la limite du péché. L’adultère est une très mauvaise chose. Elle vous empêche d’atteindre votre véritable objectif et est imprégnée de risques majeurs. » (Islami Usul ki Philosophy, RuhaniKhaza’in, vol. 10, p. 342)

Aujourd’hui des émissions télévisées, des chaînes de télé des sites web invitent à l’adultère. Il y a aussi l’adultère commit par les yeux que l’on doit éviter.

Le Messie Promisas ajoute à ce sujet : Le Saint Coran qui stipule des directions appropriées par rapport aux désirs naturels et aux faiblesses de l’homme a adopté, à ce propos, une excellente stratégie :

قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ [9]

Dis aux croyants de restreindre leur regard et de préserver leurs furuj. Cela est plus pur pour eux. Furuj ne fait pas référence uniquement aux parties privées. Il implique toutes les entrées dans le corps, les oreilles incluses. Il a été défendu d’écouter la chanson d’une femme qui n’a aucun lien de parenté avec vous. Souvenez-vous, des centaines d’expériences l’ont prouvé, que si Dieu a défendu quelque chose, l’homme doit tôt ou tard le délaisser. (Malfuzat, vol. 7, p. 135)

Le Messie Promisas prodigue aussi ces quelques conseils : « L’Islam a enjoint aux hommes de même qu’aux femmes d’observer ces conditions. Tout comme les femmes sont enjointes de porter le voile, de même, les hommes sont enjoints de baisser leur regard. La Salat (la prière obligatoire) le jeûne, laZakat (la charité obligatoire), le Hajj (le pèlerinage à la maison de Dieu à la Mecque), la distinction entre halal (ce qui est permis) et haram (ce qui est défendu), éviter des coutumes non-islamiques pour honorer les injonctions de Dieu, voilà des commandements qui font que la porte de l’Islam soit très étroite et c’est pour cette raison que tout le monde ne peut pas y entrer.(Malfuzat, nouvelle éd., vol. 5. p. 614)

Ensuite il dit: « Lorsque la perversité et l’immoralité avaient dépassé toutes les limites et des gens ont commencé à transgresser les commandements et les signes d’Allah, et s’étaient perdus dans les affaires mondaines et leur éclat Dieu causa leur ruine aux mains de Hulagu et Gengis Khan. Il est écrit qu’à ce moment-là on entendit un cri du ciel : « O incroyants ! Tuez les transgresseurs » Bref, les méchants et ceux qui sont immoraux sont plus bas et plus détestables que les incroyants aux yeux d’Allah. (Malfuzat nouvelle édition, vol. 3, p. 108)

En conseillant les membres de sa djama’at il dit : « Ne vous engagez pas dans des disputes ou des désaccords avec ceux qui vous quittent parce que vous vous êtes joints à un Mouvement établi par Dieu, le Tout-Puissant. Au contraire, priez pour eux en secret pour qu’Allah leur accorde la perspicacité et la connaissance qu’Il vous a données. Avec vos exemples de piété et de bonne conduite, prouvez que vous avez adopté le droit chemin. Ecoutez ! J’ai été chargé de vous conseiller constamment d’éviter toutes les occasions de disputes et de troubles. Soyez patients même si vous entendez des injures. Répondez au mal par le bien.

Si vous rencontrez des désaccords, éclipsez-vous de la situation ou répondez avec des mots gentils… Je ne suis pas content lorsque j’apprends que quelqu’un s’est querellé en dépit du fait d’être un membre de ma djama’at. Allah, le Tout-Puissant, n’aime pas que la djama’at destinée à devenir un modèle pour l’humanité adopte des manières qui ne soient pas conformes aux normes de cette Djama’at. Certainement, je vous dis qu’Allah, le Tout-Puissant, a tellement mis l’accent dessus que si quelqu’un – qui se déclare être de ma Djama’at – ne démontre pas de la patience et la persévérance, il n’appartient pas à cette Djama’at. Le sommet des provocations que vous pourrez subir serait d’entendre des gens m’injurier. Laissez Dieu décider de cette affaire. Vous ne pouvez pas le juger. Laissez ma cause entre les mains d’Allah. Vous devez être patients même devant de telles injures. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 4, p. 157)

« Acceptez ce qui est admis par l’intelligence et la conscience humaine et qui est attesté par les livres de Dieu. Ne croyez pas en Dieu de manière à créer des discordes entre les livres de Dieu. Ne commettez pas l’adultère. Ne mentez pas. Evitez le mauvais regard. Protégez-vous du mal, de l’immoralité, de la cruauté, de la malhonnêteté et de toute forme de rébellion. Ne vous laissez pas emporter par vos désirs charnels. Restez établis sur les cinq prières quotidiennes car la nature humaine est soumise à cinq types d’épreuves. Soyez reconnaissants envers votre noble Messager et invoquez des bénédictions sur lui, car il est celui qui vous a montré le moyen de reconnaître Dieu en cette ère d’obscurité. Ce sont là les traits distinctifs de ma communauté. Cette façon qu’ont les gens de ma communauté de démontrer la sympathie aux autres tout en évitant de s’opposer à ceux qui sont en autorité, ne peut être vu chez les autres musulmans. Leurs erreurs de jugement les amènent à avoir des principes différents ; ceci ne requiert pas d’explication pour le moment.(Damimah Tiryaq-ul-Qulub, Ruhani Khaza’in, vol. 15, p. 524-526)

Dans la troisième condition tout ahmadi promet d’offrir les cinq prières quotidiennes, selon les commandements d’Allah et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et, aussi régulièrement que possible, d’offrir la prière de Tahajjud, d’invoquer le Durud sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), de faire sienne l’habitude de demander quotidiennement le pardon de ses péchés, de se souvenir des faveurs d’Allah et de Lui rendre louange et gloire.

A cet effet le Messie Promis (a.s) dit : « Ô vous qui vous considérez adhérents à ma djama’at (communauté) ! Vous ne serez pas reconnus comme tels au ciel tant que vous n’emprunterez pas la voie de la vraie droiture. Observez vos cinq prières quotidiennes avec une telle crainte révérencielle de Dieu, comme si vous Le voyiez réellement. Observez fidèlement le jeûne pour Son amour. Si selon la Loi, vous êtes dans l’obligation de payer la Zakāt, alors acquittez-vous en. Si vous êtes capables d’effectuer le pèlerinage à la Mecque, et s’il n’y a aucun empêchement, alors, accomplissez-le. Faites le bien par amour pour le bien; renoncez au mal par dégoût pour le mal. Sachez que l’acte dépourvu de droiture ne s’élève pas jusqu’à Dieu, et ne trouve point grâce devant Lui. La droiture est la source de toute vertu. Si la source n’a pas tari, l’acte fleurira.

À l’instar des fidèles qui vous ont précédés, il est indispensable que vous passiez à travers diverses épreuves, afflictions ou adversités. Gare aux trébuchements ! Le monde ne pourra vous infliger aucun mal si vos liens avec le ciel sont solides. Ce sont vos propres mains, et non pas celles de vos ennemis, qui vous infligent des pertes. Si, à cause de Dieu, vous perdez tout votre honneur en ce monde, Il vous gratifiera d’une gloire éternelle au ciel. Ne L’abandonnez donc pas. Il est nécessaire que vous enduriez diverses afflictions, et que vous soyez privés de certaines choses désirées depuis longtemps, mais n’en soyez pas affligés, car c’est votre Dieu Qui vous met à l’épreuve pour tester la fidélité de votre cœur sur Sa voie. Si vous souhaitez que les anges chantent vos louanges au ciel, alors réjouissez-vous lorsque l’on vous persécute, et rendez grâces à votre Seigneur lorsqu’on vous insulte, et ne rompez pas le lien établi même en cas d’échec. Vous êtes la dernière djama’at (communauté) de Dieu. Faites donc des actes pieux qui atteignent les plus hauts niveaux de l’excellence. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol.19, p. 17)

baitul-futuh-inside-dome

Le Messie Promis (a.s) dit encore : « La Prière est tellement puissante qu’à travers elle les cieux s’inclinent vers l’homme. Celui qui rend pleinement justice à la Prière sent comme s’il était mort ; son âme, fondant et tombant devant le seuil d’Allah… Une maison où la Prière est offerte de cette façon ne sera jamais détruite. Il est rapporté dans un hadith que si la Prière avait été prescrite au peuple de Noé, il n’aurait pas été détruit. Le Hajj est obligatoire mais avec certains préalables, tout comme le jeûne et la Zakat. Cependant l’ordre d’offrir la Prière est inconditionnel. Toutes les autres obligations doivent être respectées une fois l’an mais la Prière est prescrite cinq fois par jour. Tant que la Prière n’est pas observée en accord avec toutes ses conditions, elle ne portera pas les bénédictions qui lui sont attachées. Une telle allégeance [sans respecter ces conditions] est futile. (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 3, p. 627)

Le Messie Promis (a.s) dit aussi : « Réveillez-vous la nuit et suppliez qu’Allah, le Tout-Puissant, vous guide sur Son chemin. Les compagnons duSaint Prophète Muhammad (s.a.w) avaient reçu leur formation petit à petit. Dans quel état avaient-ils été auparavant ? Ils étaient comme la graine semée par un planteur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), à son tour, l’a arrosée et a prié pour elle. La semence était bonne et le sol fertile. Suite à l’arrosage, il a produit un fruit excellent. Ils ont marché sur la voie duSaint Prophète Muhammad (s.a.w) sans aucune hésitation. Ils n’ont pas attendu le jour ou la nuit. Vous devez vous repentir avec un cœur sincère. Réveillez-vous pour le tahajjud. Redressez vos cœurs. Délaissez vos faiblesses et faites que vos paroles et vos actes soient conformes à la volonté d’Allah, le Tout-Puissant. » (Malfuzat, nouvelle édition, vol. 1, p. 28)

« L’homme est soit serviteur soit esclave. Un esclave est celui qui obéit à tous les ordres de son maître. De même, si vous voulez atteindre la grâce à travers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est primordial que vous deveniez son esclave. Allah, le Tout-Puissant, dit dans la Saint Coran :

قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنْفُسِهِمْ

Ici, esclave signifie un serviteur obéissant et non une création. Pour devenir un esclave du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est essentiel d’invoquer les bénédictions d’Allah sur lui, de ne désobéir à aucun de ses commandements et d’accomplir toutes ses instructions. (Al-Badr, vol. 2, No.14, 24 avril 1903, p.109)

A propos de l’Istighfar le Messie Promis (a.s) ajoute : « …Si quelqu’un recherche de la force d’Allah – c’est-à-dire, fait l’istighfār – ses faiblesses peuvent être enlevées avec l’aide du Saint Esprit et il peut être protégé des péchés à la manière des Prophètes et des Messagers. De plus, si quelqu’un est déjà pécheur, l’istighfār peut le sauver des conséquences de ses mauvaises actions, c’est-à-dire, de la punition. Car, aucune obscurité ne peut durer en présence de la lumière. Or, ceux qui font le mal et qui ne font pas l’istighfār, devront subir les conséquences de leurs mauvaises actions. » (Kishti-e-Nuh, Ruhani Khaza’in, vol. 19, p. 34)

Dans la quatrième condition tout ahmadi promet de ne pas nuire, surtout sous l’influence de ses passions, aux créatures d’Allah en général, et aux musulmans en particulier, que ce soit avec sa langue ou avec ses mains ou autrement.

A ce sujet le Messie Promis (a.s) dit : « Parmi ces vertus, la première qualité morale est le pardon, c’est-à-dire, pardonner les fautes d’autrui. Puisque la personne qui commet une erreur fait du tort à son prochain et devient sujette à la punition, ou à l’emprisonnement, ou à l’amende, ou encore à la punition immédiate, le pardon constitue une qualité morale. Ainsi, lui pardonner, si le pardon est approprié, serait une bonne action. A ce propos, l’enseignement du Saint Coran est :

وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ [10]

وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ[11]

C’est-à-dire que les vertueux sont ceux qui réfrènent leur colère lorsque c’est approprié et pardonnent lorsqu’il est approprié de pardonner les péchés. La punition d’une faute doit être proportionnelle à cette dernière. Dans les situations où le pardon des péchés apporterait la réforme sans que cela puisse causer du tort – c’est-à-dire où le pardon est accordé lorsqu’il apportera la réforme et non pas pour encourager le péché – elle mérite alors une récompense. (Islami Usul ki Philosophy, Ruhani Khaza’in, vol.10, p. 351)

Il a déclaré plus loin : « Un homme ne doit être ni arrogant, ni indécent, ni grossier envers les autres. Il doit agir avec amour et bonté et ne doit pas entretenir de mauvais sentiments envers quiconque pour des raisons personnelles. Il doit agir fermement ou gentiment selon les occasions ou conditions. » (Malfuzat nouvelle édition, vol. 5, p. 609)

A propos de la docilité et de l’humilité, le Messie Promis (a.s) dit : « …Recherchez le pardon d’Allah avant que la punition de Dieu n’arrive auprès de la porte du pardon. Alors que les lois mondaines sont craintes, pourquoi les lois de Dieu ne le sont-elles pas ? Lorsque les calamités surviennent, on doit les endurer. Tout le monde doit essayer de se lever pour le tahajjud et d’inclure le qunut dans ses cinq Prières quotidiennes. Repentez-vous de toutes choses qui puissent vous faire encourir le courroux d’Allah.

Le repentir signifie, d’une part, abandonner toutes les mauvaises actions ainsi que toute chose qui va à l’encontre du plaisir d’Allah et, d’autre part, subir un changement complet tout en faisant des progrès et en adoptant la voie de la droiture. En ceci aussi réside la miséricorde d’Allah. Faites que vos vêtements soient décents. Evitez la colère en la remplaçant par la gentille

Publié par aghilest à 23:06:05 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

La prédication des compagnons du Messie Promis (2e partie) - sermon du 16-03-2012 | 22 avril 2012

La prédication des compagnons du Messie Promis (2e partie)

Sermon du 16 mars 2012

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 16 mars 2012 Sa Sainteté le Calife a cité d’autres expériences des compagnons du Messie Promis (a.s.) quant aux efforts qu’ils ont accomplis pour diffuser le message de l’Islam et de l’Ahmadiyya. Ces récits doivent pousser les ahmadis à prier pour ces illustres compagnons car sans eux nombreux seraient privés des faveurs divines aujourd’hui. Leurs bonnes œuvres, leur bravoure et leur sens de l’honneur pour leur foi doivent insuffler un nouvel esprit dans la vie de leurs descendants. Un lien spirituel unit aussi ces premiers ahmadis et ceux qui ne leur sont pas apparentés directement. Cette relation doit engendrer en ces derniers une ardeur à servir la foi.

Nombre d’ahmadis informent le Calife qu’ils sont apparentés avec tel ou tel compagnon qu’il a évoqué dans ses sermons. La nouvelle génération pourra s’acquitter de ses devoirs quand elle marchera sur la voie de ses illustres aïeux.

Mian Jamal Uddin rapporte que les habitants d’un village organisèrent un débat entre lui et un mollah qui avait la prétention de vouloir ramener les ahmadis sur le droit chemin. Avant la rencontre Mian Jamal Uddin supplia Dieu de lui venir en aide car, disait-il, il ne prétendait pas être un érudit. Le mollah, se vantant de ses études et de ses diplômes, affirma que 20 versets du Saint Coran et des ahadith attestent que Jésus Christ (a.s) est vivant au ciel et que celui qui croit le contraire est un mécréant. Mian Jamal Uddin répliqua qu’il n’avait pas fait d’études formelles et que selon le Coran, Jésus-Christ le fils de Marie est mort et Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est le Messie et Mahdi de cet Oumma. Il ajouta qu’il est prêt à se repentir si le mollah prouvait à la lumière du Coran que Jesus-Christ (a.s.) est vivant au Ciel, avec son corps d’agile. Il signa une déclaration à cet effet et le remit au mollah. Celui-ci ne cessa de tergiverser évitant de soulever le point crucial du débat, posant des questions non pertinentes à Mian Jamal Uddin, dans le but de jauger, selon lui, sa connaissance du Coran.

Lassé par les faux-fuyants du mollah, le chef du village, qui était un hindou, le somma de présenter une fois pour toute un verset qui prouve que Jésus-Christ (a.s) fut élevé physiquement au Ciel. Acculé, le mollah fit apporter une copie de la traduction du Coran. L’ayant entre ses mains il prétendit que c’était le Coran du « Mirza » c’est-à-dire du Messie Promis (a.s.) pour ensuite demander qui en était l’auteur. Mian Jamal Uddin répliqua qu’il commettait là un outrage et lui demandait s’il n’acceptait pas Dieu comme l’Auteur. Le mollah se rétracta et passa une vingtaine de minutes à feuilleter le Coran pour trouver le verset en question. Ses recherches étant infructueuses et subissant les critiques de Mian Jamal Uddin il se résolut à citer le verset 56 du chapitre 3 de mémoire en le traduisant ainsi : « Quand Dieu dit : « O Jésus Je prendrai ton corps et ton âme et Je les placerai au Ciel… ». Mian Jamal Uddin lui demanda de lui montrer le texte du verset dans le Coran. Et il passa encore du temps à chercher. Ceux qui assistaient au débat vilipendèrent le mollah, affirmant que lui qui se vantait tant de sa connaissance n’était en fait qu’un incapable. C’est ainsi que Dieu accorda la victoire à Mian Jamal Uddin.

Munshi Mahboob Alam raconte que l’on d’une discussion avec un certain Mohammad Ali, celui-ci insulta le Messie Promis (a.s.) en utilisant le terme « dayyus » pour sa personne ; terme que l’on applique à une personne qui pousse sa femme ou sa fille à la prostitution. Ceci blessa profondément Munshi Mahboob Alam qui regrettait d’avoir tenu cette conversation. La nuit il vit en rêve le Messie Promis (a.s.) qui l’informa que Mohammad Ali était lui-même un « dayyus ».

Quelque temps après la police arrêta la fille de ce dernier en compagnie d’un homme. Lors de l’interrogatoire elle confessa que son père l’avait contraint de partir avec cet homme chez un notable et ajouta que son père était un « dayyus », et qu’il ne veut pas qu’elle se marie. La police demanda à Mohammad Ali une caution de cinq mille roupies pour garantir la sécurité de sa fille ; et il fut qualifié de personnage sans vergogne et de « dayyus » par le commissaire de police. Toute la ville eu vent de l’affaire et on utilisait l’épithète insultante pour Mohammad Ali. Plus tard sa fille abandonna la maison de ses parents pour se convertir au christianisme.

Chaudhry Abdur Rashid rapporte qu’un mollah, qui outrageait le Messie Promis (a.s.), jouissait d’une grande renommée dans sa région et avait une grande influence sur sa mère. Les parents d’Abdur Rashid avaient menacé de le déshériter s’il n’abandonnait pas l’Ahmadiyya. Son père était contre cette idée et disait que depuis que leur fils est ahmadi il prie régulièrement cinq fois par jour et accomplit aussi la prière surérogatoire. Le mollah en question avait émis une fatwa affirmant que les Hadith annonçant l’avènement du Mahdi sanguinaire ont été fabriqués de toutes pièces. Sur ce le Messie Promis (a.s.) envoya Mohammad Ismael Saheb chez tous les Oulémas pour leur demander leurs fatwas sur cette affaire. Mohammad Ismael rapporta auMessie Promis (a.s.) qu’il n’avait qu’à offrir quelques fruits ou friandises aux mollahs pour qu’ils émettent le décret de son choix. Sa Sainteté d’ajouter que la situation est la même aujourd’hui sauf que le taux a augmenté.

Sheikh Mohammad Ismael rapporta qu’un mollah faisant grand bruit sur le hadith dans lequel le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) disait « La Nabiya Ba’di » (il n’y a pas de prophète après/à part moi). Il haranguait la foule en disant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w)avait annoncé clairement qu’il n’y aura pas de prophète après lui, comment donc Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) pouvait-il se proclamer prophète ? Sheikh Mohammad Ismael répliqua en lui demandant d’expliquer le hadith « Je suis le dernier des prophètes et ma mosquée est la dernière mosquée » en ajoutant que l’interprétation que le mollah présente concernant la mosquée s’appliquera aussi dans le premier cas. Il ajouta que celui qui abroge la Sharia du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ne peut venir de Dieu, car il n’y aura pas de nouvelle religion après l’Islam.

Aujourd’hui les mollahs attisent les masses musulmanes en disant que les ahmadis ont accepté un autre prophète après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Telle est la raison de l’hostilité que subissent les ahmadis aujourd’hui au Pakistan.

Maulvi Jalal Ud Din était un ardent serviteur de la foi tant et si bien qu’il dépassait les jeunes dans ce domaine. Il vit dans un rêve que le Messie Promis (a.s) lui offrit une plume. Quelques temps après il partit à Qadian, offrit quelques présents au Messie Promis (a.s) et lui demanda l’interprétation de son rêve. Le Messie Promis (a.s) lui dit qu’il prêchera le message de l’Ahmadiyya et par la parole et par la plume. Par la suite Maulvi Jalal Ud Din redoubla d’ardeur et Allah fit fructifier ses efforts. Ses deux frères, dont l’un était un érudit considéré, embrassèrent l’Ahmadiyya. Leurs conversions accablèrent les mollahs.

En dépit de son âge avancé Maulvi Jalal Ud Din parcourait village après village afin de transmettre le message de l’Ahmadiyya. Portant de vieux vêtements et ses affaires il rencontrait les autorités qui étaient forts impressionnés de voir ce vénérable personnage qui invitait les gens vers l’Islam et l’Ahmadiyya.

Hafiz Ghulam Rasul rapporte qu’un jour le Messie Promis (a.s) déclara que ceux qui étudient dans l’école qu’il avait fondée se consacrent aux affaires de ce monde une fois leurs études terminées, au lieu de prêcher le message de Dieu tout comme il le désirait. Il demanda à ceux présents d’offrir leurs enfants pour servir la cause de Dieu. Hafiz Ghulam Rasul lui confia tout de suite son fils Obeidullah, âgé alors de sept ou huit ans. Après ses études supérieures, le deuxième calife envoya Hafiz Obeidullah comme missionnaire à l’île Maurice. Il décéda après sept ans de service et fut inhumé là-bas.

En 1924 Hafiz Ghulam Rasul partit chercher sa belle-fille et ses deux petits-enfants. Deux ans après, la veuve, qui était une oratrice éloquente, décéda elle aussi, laissant la charge de son fils et de sa fille à son beau-père. Celui-ci envoya son petit fils à la madrassah Ahmadiyya avec l’espoir qu’il allait suivre les pas de son défunt père. Après ses études le deuxième Calife l’envoya à l’Ile Maurice pour servir la cause de l’Ahmadiyya.

Mian Sharafat rapporte que feu son père, le Maulvi Jalal Udid, partait pour la prière du vendredi par un jour de grand chaleur quand il attrapa une insolation. En dépit de l’aide apportée par des passants il décéda ayant fait preuve d’obéissance envers son maître qu’il allait consacrer sa vie à servir la religion. Il n’y avait pas d’ahmadis dans la région et des non ahmadis organisèrent ses funérailles et son enterrement. Quand la nouvelle parvint au deuxième Calife, il dirigea sa prière funéraire, et affirma que Maulvi Jalal Udid était un martyr. On plaça une plaque à sa mémoire dans le Bahishti Maqbarah.

Baitul-Futuh-Arriere

Le Messie Promis (a.s.) dit : « Selon moi les mollahs qui s’opposent à l’enseignement des sciences modernes se trompent. Ils agissent ainsi afin de cacher leurs égarements et leurs faiblesses. Ils croient dur comme fer que les recherches dans le domaine de la science sèment le doute sur l’Islam et détournent [les gens] de cette religion. Selon leur décret l’intelligence et la science sont aux antipodes de l’Islam. Ne pouvant démontrer les fourvoiements de la philosophie, ils interdisent l’étude des nouvelles sciences pour cacher leurs faiblesses. Leurs âmes tremblent face à la philosophie et ils se prosternent devant les nouvelles découvertes.

Ils ne possèdent pas la véritable philosophie, celle qu’engendre la révélation divine, une science dont regorge le Saint Coran. Celle-ci n’est accordée qu’à ceux qui se jettent à la porte de Dieu en toute humilité ; ceux dont le cœur et l’esprit se sont débarrassés de la puanteur des pensées orgueilleuses ; des personnes qui confessent leurs faiblesses tout en reconnaissant la vraie divinité. Afin de servir la foi et d’annoncer la parole de Dieu, il est primordial aujourd’hui d’acquérir ces nouvelles connaissances et cela au prix de grands efforts. Mais j’en ai fait une autre expérience et j’annonce ceci à titre d’avertissement : ceux qui se consacrent entièrement à la quête de cette connaissance, qui en sont si absorbés qu’ils ne profitent pas de la compagnie des hommes de Dieu et ne sont pas éclairés de la lumière divine, ceux-là s’égarent et s’éloignent de l’Islam. Au lieu d’asservir ce savoir nouveau à l’Islam ils font le contraire. Et dans leur orgueil ils se posent en serviteurs de la foi et du peuple. Mais seul pourra servir la foi celui qui possède en lui la lumière céleste. » (Malfuzat, volume 1, pages 68 - 69)

Le Messie Promis (a.s.) dit : « Vous vous êtes liés à moi et de ce fait vous êtes les membres [de mon corps] ; suivez mes conseils et usez de votre raisonnement et profitez de la parole de Dieu afin que vous puissiez engendrer en vous la vraie connaissance et la certitude et pour que vous puissiez faire naître en vous la lumière ; ainsi vous pourrez faire sortir les gens des ténèbres pour les amener à la lumière. Les objections d’aujourd’hui sont fondées sur les questions ayant trait à la nature, à la médecine et à l’astronomie. Il est essentiel d’être conscient de la valeur intrinsèque de ces sciences afin que vous ayez une compréhension claire des objections avant d’y répondre.

…Vos propos n’auront pas d’effet s’ils ne sont pas sincères et s’ils contredisent vos actions. C’est ce qui prouve l’authenticité de notre bien-aimé maître le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Le succès et l’effet qu’il a eu sur les cœurs sont sans pareils dans l’histoire de l’humanité. Il en fut ainsi parce que ses paroles et ses actions étaient en conformité. (Malfuzat, volume 1, pages 68 - 69)

Qu’Allah fasse que nous puissions être à la hauteur des attentes du Messie Promis (a.s) afin que nous puissions diffuser le message de l’Ahmadiyya. Que nous soyons les membres du corps du Messie Promis (a.s) et qu’il n’y ait pas de contradictions entre nos actions et nos paroles.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife évoqua le décès d’El Hajj Oumarou Ibrahim, Sultan d’Agadez. Il a rendu l’âme à l’âge de 74 ans à Niamey au Niger. Le Sultanat d’Agadez existe depuis le 15e siècle et le défunt était sur son trône depuis 1960 ; il avait joué un rôle prépondérant pour ramener la paix dans le nord du Niger. Il était aussi le président des chefferies traditionnelles de ce pays et était membre d’un comité spécial attaché à la présidence de la république.

Feu le Sultan avait embrassé l’Ahmadiyya en 2002 après avoir assisté à la Jalsa Salana du Bénin. Là-bas il eu tout le loisir de regarder de près l’Ahmadiyya et la vue de milliers de musulmans en prière le toucha profondément. Il était présent pour la Jalsa Salana du Royaume Uni en 2003 et Sa Sainteté le Calife le rencontra au Bénin lors de son passage à Parakou. Le défunt était d’une grande amabilité et d’une grande humilité. Le missionnaire en charge du Niger évoque aussi son sens de l’hospitalité et sa considération pour le progrès de la Communauté. Qu’Allah exalte son statut et que son âme repose en paix.


Publié par aghilest à 22:55:09 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

La prédication des compagnons du Messie Promis (a.s.) - sermon du 09-03-2012 | 22 avril 2012

La prédication des compagnons du Messie Promis (a.s.)

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Les prophètes ont pour tâche de rapprocher les hommes de Dieu et d’entre tous le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a apporté la religion parfaite. Il s’est acquitté de son devoir comme personne d’autre. Il a transmis le message de la vérité aux bédouins, aux chefs de la Mecque ainsi qu’aux grands souverains. Ses compagnons ont à leur tour diffusé son message dans le monde.

Suite à Ses promesses, Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s) afin de renouveler cette tâche grandiose : celui-ci affirme que seul l’Islam pourra menez les hommes vers Leur Créateur. Dans un de ses vers il dit : « Venez tous ! C’est bien ici que vous trouverez la lumière de Dieu ! »

Le Messie Promis (a.s) ajoute : « Une étude des religions du monde révèle, qu’hormis l’Islam, elles comportent toutes des erreurs. Il n’en est pas ainsi parce qu’elles sont toutes fausses à l’origine, mais parce qu’après l’avènement de l’Islam, Dieu a cessé de les soutenir. Elles sont à l’instar de ces jardins abandonnés, sans personne pour les irriguer et sans entretien, de sorte que peu à peu elles sont tombées en décrépitude. Leurs arbres fruitiers se sont asséchés pour être remplacés par des épineux et des mauvaises herbes. La spiritualité, qui est la racine même de toute religion, a disparu, pour être remplacée par des paroles vides de sens. » (Lecture Sialkot, Ruhani Khaza’in, Vol 20, p. 203)

Puisque l’Islam est la dernière sharia Dieu n’a point laissé ses préceptes se tarir ; au cours de chaque siècle et sous des horizons différents, Il a envoyé des jardiniers afin de maintenir la vivacité de ce jardin. Et en fin de compte Il a envoyé le Messie Promis (a.s), le Mujaddid du dernier millénaire. Celui-ci a transmis le message de l’Islam en Inde et même au-delà de ses frontières ; il a insufflé en ses suivants la même ferveur afin qu’ils puissent, à leur tour, inviter les hommes vers Dieu. Parmi les premiers suivants du Messie Promis (a.s) il y avait ceux qui étaient d’origine modeste aussi bien que des nantis, des érudits ainsi que des illettrés. Chacun a essayé de comprendre le message du Messie Promis (a.s) selon ses aptitudes, avait profité de sa compagnie et transmis aux autres le message de l’Islam véritable. Ci-dessus sont quelques récits de ses compagnons à ce sujet.

Hadrat Imam Din Sahib (r.a) raconte qu’il reçut une lettre de quelqu’un lui demandant de venir avec un Maulvi de Qadian, car une discussion allait avoir lieu dans leur région au sujet des croyances des ahmadis. Dès le début du débat la partie adverse refusa de soulever la question de la mort de Jésus-Christ insistant que les ahmadis doivent prouver d’abord que le nom du Messie Promis (a.s.) est inscrit dans le Coran en ces termes : « Mirza Ghulam Ahmad, le fils de Mirza Ghulam Murtaza ». Le représentant des ahmadis répliqua que puisque les prophètes antérieurs ne sont pas évoqués dans le Coran avec leur filiation, pourquoi faire une telle exigence à propos du Messie Promis (a.s.) ? La partie adverse étant sans réponse, celui qui présidait le débat les vilipenda disant que les mollahs ne sont que des ignares. Ainsi Dieu accorda la victoire aux ahmadis. Lorsque cet incident fut rapporté au Messie Promis (a.s.) il ajouta : « Pourquoi le Maulvi Sahib n’a-t-il pas dit qu’Allah a évoqué mon nom dans le Coran en disant : «…son nom sera Ahmad…» (Le Saint Coran, chapitre 61, verset 7) » ?

Hadrat Pir Iftikhar Ahmad Sahib (r.a.) raconte que son père avait accepté Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) comme Mujaddid (Réformateur), avant même que celui-ci ne se proclame Messie et Mahdi, et il en informa nombre de ses amis. Il avait préparé une grande affiche à cet effet. Il contribua financièrement pour la cause du Messie Promis (a.s.) et encourageait ses disciples à faire de même. Il passa la dernière partie de sa vie à propager son message et en essayant d’exceller dans ses contributions financières.

Sa Sainteté le Calife d’ajouter qu’aujourd’hui en sus des livres, la diffusion du message de l’Islam se fait à travers la MTA. Au début, les émissions ne duraient que quelques heures et étaient transmises sur un seul satellite ; aujourd’hui, avec par la grâce de Dieu, dix satellites diffusent les émissions de la MTA et ce en plusieurs langues. Des efforts sont en cours en Inde pour que les gens puissent recevoir la MTA via des antennes paraboliques plus petites.

Hadrat Nazir Ahmad (r.a.) raconte qu’il aimait prêcher le message de l’Ahmadiyya dès son jeune âge. Un jour un visiteur ahmadi, voyant son enthousiasme, lui enseigna quelques preuves et arguments au sujet de la vie et la mort de Jésus (paix soit sur lui). Nazir Sahib raconte qu’il visita des imams de différentes mosquées leur présentant ses arguments et leur demandant des réponses. Un imam lui dit qu’il répondra à ses questions si un jour de grand vent Nazir Ahmad ne voit pas de poussière sur le visage du Messie Promis (a.s.) alors que les visages de tous ceux qui sont en sa compagnie en sont recouverts. Après avoir assisté à cela, il devrait revenir à l’imam, l’en informer et celui sera alors prêt à lui répondre. 

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Nazir Sahib rapporte qu’il partait souvent à Qadian et que lors d’une de ses visites il accompagna le Messie Promis (a.s.) pour une promenade matinale. Par coïncidence un vent poussiéreux et sablonneux soufflait au cours de la marche. Au retour de la promenade les compagnons firent un cercle autour du Messie Promis (a.s). Nazir Sahib raconte qu’il dévisagea tous ceux présents et grand était son étonnement quand il constata qu’il n’y avait aucune trace de poussière sur le visage du Messie Promis (a.s.) alors que les visages des autres en étaient recouverts. Plus tard il mentionna ces faits à Hadrat Mawlana Nuruddin (r.a.) qui lui dit que l’absence de poussière sur son visage était un signe qu’il était le messie promis. A son retour à Lahore Nazir Sahib raconta cela à l’imam qui, tout incrédule, ajouta : « Nuruddin t’a raconté toute cette histoire. ».

Hadrat Sher Muhammad Sahib (r.a.) raconte qu’il vit dans un rêve qu’il y avait un puits rempli de lait, et qu’il en offrait à ses amis dans des sceaux tant et si bien que le puits s’est asséché. Lors de sa visite à Qadian, il en fit part à Maulvi Abdul Karim Sahib (r.a.) qui lui dit que le lait représente la connaissance. Sher Muhammad Sahib (r.a.) répondit qu’il n’avait même pas fait d’études élémentaires comment pourrait-il enseigner aux autres ? Maulvi Abdul Karim Sahib ajouta que c’est le savoir qui vient de Dieu et que ses amis seront guidés grâce à lui. L’assèchement du puits signifie que ceux qui l’empêchent de prêcher ce message mourront devant lui. Sher Sahib rapporte que ces trois faits se sont réalisés au cours de sa vie : en dépit de l’opposition qu’il avait subit, son village tout entier embrassa l’Ahmadiyya par la grâce de Dieu.

Hadrat Qazi Muhammad Yusuf Sahib (r.a.) raconte qu’il avait beaucoup voyagé en Inde. Après sa conversion il évoqua l’Ahmadiyya autour de lui ; et dès ce jour les termes « Ahmadiyya », « Qadian » et « Qadiani » étaient sur les lèvres de tout le monde dans sa région. Il organisa plusieurs rencontres afin de prêcher le message de l’Ahmadiyya et grâce à lui 250 personnes embrassèrent l’Ahmadiyya directement ou indirectement.

Hadrat Ahmad Din Sahib (r.a.) raconte qu’il entendit le Messie Promis (a.s) dire que même les illettrés de sa communauté auront le dessus sur les autres. Ahmad Din Sahib affirme, qu’en dépit de son ignorance, il triomphait des Mollahs lors des débats, tant et si bien que ces derniers disaient qu’il mentait quand il se disait analphabète.

Hadrat Abdul Rasheed Sahib (r.a.) raconte qu’un jeune musulman succomba à l’influence de l’hindouisme et abandonna le giron de l’Islam. Ses parents l’emmenèrent chez un mollah et quand le jeune lui présenta les objections des Aryas [sur l’Islam], le mollah n’eu pas d’autre réaction que de tabasser le jeune homme. Celui-ci prit ses jambes à son cou, une foule à ses trousses. Par la suite Abdul Rasheed Sahib tenta de gagner sa confiance ; mais le jeune homme refusait de discuter avec lui disant qu’il s’était converti à l’hindouisme et qu’il ne consommait plus de la viande et qu’il assistait aux cultes des Aryas (hindous de la communauté Arya Samajiste). Toutefois, Abdul Rasheed Sahib persévéra et le persuada de l’accompagner à Qadian pour les vacances de Pâques. Celui-ci refusait d’abord, disant qu’il ne voulait plus parler aux mollahs. Abdul Rasheed Sahib le rassura disant qu’il sera sous sa responsabilité lors de son séjour.

A Qadian, Hadrat Maulana Nuruddin (r.a.) demanda au jeune homme de soulever toutes les objections qu’il souhaitait. Sa réponse sur la consommation de la viande l’impressionna beaucoup. Il accompagna aussi Rasheed Sahib à la mosquée et assista à plusieurs réunions en présence du Messie Promis (a.s). Durant ces jours, le Messie Promis (a.s) répondait aux objections soulevées par les Aryas et le jeune homme fut fort touché par ce qu’il entendit. Il assista à plusieurs assemblées tenues par le Messie Promis (a.s.) et par Hadrat Maulana Nuruddin (r.a.). Après deux jours il fit ses ablutions et accomplit sa prière de Zuhr et le troisième jour il prêta allégeance au Messie Promis (a.s). Abdul Rasheed raconte que ce jeune musulman ressentait par la suite un grand amour pour l’Islam. C’est ainsi que ce compagnon du Messie Promis (a.s) fit tout pour sauver un musulman de l’égarement.

A la fin de son sermon, Sa Sainteté le Calife a annoncé le martyre d’un autre ahmadi au Pakistan. Maqsood Ahmad Sahib, qui habitait Rabwah, est tombé en martyr à Nawabshah [Pakistan]. Sa famille était originaire d’un village tout près de Qadian et son grand-père était le premier ahmadi de la famille. En 1966, il est lui aussi tombé en martyr alors que Maqsood Sahib n’avait que douze ans ; ce dernier a était témoin de son assassinat. Feu le quatrième Calife avait fait mention de son décès dans sa série de sermons sur les martyrs ahmadis.

Maqsood Sahib avait déménagé à Rabwah du Sindh en 1983 et travaillait pour une entreprise de vente de médicaments homéopathiques. Il était en voyage d’affaires lorsque deux inconnus à moto lui ont tiré dessus à Nawabshah le 7 mars dernier. C’est le deuxième martyr ahmadi dans cette ville en dix jours. Selon sa femme il avait reçu des menaces récemment. Le défunt était régulier dans ses prières en congrégation. Il avait complété toutes ses contributions et celles de sa femme avant de partir. Il avait hérité de son grand-père l’enthousiasme pour Tabligh ; en voyage il avait toujours sur lui de la littérature sur la djama’at et en offrait aux autres. Certainement il s’est fait des ennemis dans la région et on savait très bien qu’il était ahmadi. Des extrémistes avait menacé le médecin hindou à qui le défunt fournissait des médicaments disant qu’ils les tueraient tous deux si jamais le « qadiani »venait le voir.

Le martyr était une personne très amicale, toujours désireux de servir les autres, avait un lien ferme avec le Califat et un amour ardent pour le Saint Coran. Quand sa femme lui a demandé s’il y aura un martyr dans la famille et il avait répondu, « Pourquoi pas, si Allah le veut ? ». Il laisse derrière lui trois fils et deux filles. Puisse Dieu élever son rang au Paradis et châtier l’ennemi.

Sa Sainteté le Calife a aussi évoqué le décès de 
Hajra Begum Sahiba, épouse d’un darwesh de Qadian ; elle est décédée dans la nuit du 4 au 5 mars à l’âge de 79 ans. Qu’Allah pardonne les défunts et qu’Il accorde patience et persévérance aux familles endeuillées.


Publié par aghilest à 22:48:09 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

La bravoure des compagnons du Messie Promis (a.s.) - sermon du 02-03-2012 | 09 mars 2012

La bravoure des compagnons du Messie Promis (a.s.)

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 2 mars 2012 Sa Sainteté le Calife a présenté des récits relatant la conversion des compagnons du Messie Promis (a.s), leur courage après avoir embrassé l’Ahmadiyya ainsi que leur endurance face à la persécution.

Mian Abdul Aziz (r.a.) rapporte que Mirza Ayyub Beg (r.a.) et lui demandèrent à un certain mollah Abdullah Taunki pourquoi il avait attribué le titre de Kafir (mécréant) à Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) et à ses suivants. Le mollah répondit qu’il avait apposé son sceau sur le décret émis par d’autres adversaires du Messie Promis (a.s) sans avoir étudié les ouvrages de ce dernier et confessa que c’était là une erreur de sa part. Sur ce Mirza Ayyub Beg (r.a.) et Mian Abdul Aziz (r.a.) lui remirent les ouvrages du Messie Promis (a.s) publiés à l’époque, lui donnant un délai de trois mois pour les étudier.

Passé cette période ils revinrent voir le mollah, qui rétorqua qu’ils n’étaient que des enfants et qu’ils n’avaient rien compris [concernant les déclarations du Messie Promis (a.s)]. Mirza Ayyub Beg (r.a.) répondit : « Si vous croyez que nous ne sommes que des enfants alors sachez que nous n’aurons pas de comptes à rendre [à Dieu]. » Les deux jeunes le rencontrèrent une troisième fois, en compagnie de Khalifa Rajbud Din, un aîné de la communauté, pensant que ce dernier pourra influencer le mollah. Mais celui-ci se contenta de parler de la pluie et du beau temps. Mirza Ayyub Beg lui prit la main et dit : « Au jour de la résurrection je vais m’adresser à Dieu en disant que nous étions partis voir mollah Abdullah Taunki à trois reprises mais il ne nous a pas dit pourquoi il nous qualifie de mécréants. » Le mollah répondit que cela ne l’émeut guère. Et Mirza Ayyub Beg (r.a.) d’ajouter que s’il en est ainsi jamais plus il ne le saluera.

Aujourd’hui les soi-disant érudits musulmans font preuve du même entêtement ; ils ne lisent pas les ouvrages du Messie Promis (a.s.) mais ils citent ses propos hors contexte. Cet antagonisme aveugle est aussi présent dans les pays arabes où les gens disent que puisque les mollahs du Pakistan ont décrété que les ahmadis sont des mécréants ce n’est pas la peine pour eux de réfléchir davantage à ce sujet.

Munshi Qadhi Mahboob (r.a.) embrassa l’Ahmadiyya quand il était étudiant. Il en informa un certain mollah Zainul Abidine, un de ses enseignants. Celui-ci le rabroua et le tourmenta tous les jours à l’école. Le mollah lui disait de se repentir mais quand Munshi Qadhi Mahboob (r.a.) lui parlait de la mort de Jésus (a.s), il n’avait pas de réponse. Son hostilité avait pris une telle ampleur que quand il entrait dans la classe il demandait à Munshi Qadhi de se mettre debout sur le banc, lui disant que sa seule faute était d’être ahmadi. Le jeune Munshi Qadhi en informa le principal, qui émit une circulaire interdisant tout enseignant de persécuter un élève en raison de son appartenance religieuse. Sur ce les brimades cessèrent.

Ces vexations que subissent les étudiants ahmadis sont monnaie courante aujourd’hui au Pakistan. On leur refuse l’admission dans des institutions en raison de leur appartenance religieuse et cela en dépit de leurs brillants résultats. Au Pakistan cette injustice à l’aval de la loi ; beaucoup de jeunes ahmadis en sont affectés et mais cette persécution ne fait qu’accroitre leur foi.

Mehr Ghulam Hassan Sahib (r.a.) écrit que quelqu’un lui informa que Shah Hamad, une personne estimée par les hindous et les musulmans, avait commit une grave erreur, car il refusait de prier derrière son oncle parce que ce dernier disait que Jésus, fils de Marie (a.s) était toujours vivant au ciel. Shah Hamad disait que cette croyance équivalait à associer des partenaires à Dieu et que c’était insulter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) car celui-ci était mort et enterré, tandis que Jésus (a.s) vivait au ciel. Mehr Ghulam Hassan (r.a.), quoique n’étant pas encore ahmadi, reconnut la justesse de l’argument du Messie Promis (a.s) et en informa tous ses proches. Son père et son frère se mirent dans une colère noire. Et Mehr Ghulam, sachant qu’il allait subir la foudre des mollahs demanda à un ahmadi si le Messie Promis (a.s) avait présenté des arguments tirés du Coran. L’ahmadi lui dit que celui-ci avait présenté trente versets du Coran prouvant la mort de Jésus Christ (a.s.) et lui cita le verset 118 de la sourate Al Mai’dah : «... mais quand tu m’as donné la mort...».

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis

Le lendemain Mehr Ghulam Hassan informa les mollahs que selon le Coran, Jésus Christ (a.s.) lui-même avait reconnu sa mort. Ils lui demandèrent s’il l’avait tiré du Coran écrit par Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s). Quand Mehr Ghulam Hassan présenta le verset 118 de la sourate Al Maidah, les mollahs répliquèrent que la seule solution était de ne pas discuter avec les ahmadis et ni d’établir de contact visuel avec eux. Mehr Ghulam Hassan répliqua que leur aveu était un signe en faveur du Messie Promis (a.s) ; lui ainsi que son épouse, son père et son frère embrassèrent l’Ahmadiyya.

Mille quatre cents ans de cela on disait la même chose du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). On rapporte que lorsque Tufail Bin Amr Dausi, chef de tribu et poète renommé, visita la Mecque les Quraychites lui recommandèrent vivement de ne pas écouter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) disant qu’il avait semé la zizanie parmi son peuple par ses paroles ensorcelantes, séparant les pères de leurs fils et les époux de leurs épouses. Sur ce Tufail Bin Amr Dausi, tout inquiet, décida de se boucher les oreilles avec du coton. Un jour il vit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en prière dans l’enceinte de la Ka’aba ; et les propos de celui-ci atteignirent ses oreilles. Tufail, se disant assez intelligent pour distinguer le bien du mal, décida d’écouter davantage. Il suivit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w)jusqu’aux portes de sa maison et lui demanda de l’informer sur ses revendications. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) lui parla de l’Islam et lui présenta quelques versets du Saint Coran. Tufail Bin Amr dit que jamais auparavant il n’avait entendu de paroles aussi justes et embrassa l’Islam. Ainsi les prophètes de Dieu n’ont jamais recours aux sortilèges ; si leurs paroles influencent les autres et que leurs adversaires n’en peuvent rien, c’est parce que la vérité triomphe toujours.

Hakim Abdus Samad de Delhi tomba sur le verset « Ô Jésus, Je te ferai mourir et Je t’élèverai à Moi… » alors qu’il étudiait les commentaires de l’exégète Jalalain. Celui-ci disait que Jésus Christ (a.s.) fut élevé au ciel sans passer par la mort. Abdus Samad se demanda si ce commentaire était en accord avec l’original et s’en enquit auprès du mollah qui lui servait de précepteur. Celui-ci lui répondit que tous les érudits sont unanimes à ce sujet que ce n’était pas la peine d’en discuter davantage. Abdus Samad lui dit qu’il n’étudierait pas tant qu’il n’avait pas compris cette question. Sur ce le mollah répliqua qu’Abdus Samad et Mirza Ghulam Ahmad étaient tous deux frappés de la même folie. Abdus Samad n’avait jamais entendu parler du Messie Promis (a.s) auparavant mais sentit qu’il avait trouvé quelque chose d’important et que d’autres avaient tiré les mêmes conclusions que lui. Il partit rencontrer un autre mollah qui lui dit la même chose. Mais en fin de compte il tomba sur un certain Abdul Wahab, qui avait embrassé l’Ahmadiyya en secret. Il l’informa à propos du Messie Promis (a.s) et du Mawlana Nouroudine (r.a), le premier Calife. En 1905 le Messie Promis (a.s) visita Delhi et Abdus Samad accompagné d’autres mollahs vinrent le rencontrer.

Le Messie Promis (a.s) présenta à Mushtaq Ali, le chef de leur délégation un article, lui demandant de le lire à voix haute et de présenter sa réponse en écrit. Mushtaq Ali ayant lu l’article était sans réponse. Il fut rabrouer par ses compagnons, qui le qualifièrent d’incapable et il eut une échauffourée entre les mollahs. Les ahmadis entourèrent le Messie Promis (a.s) pour le protéger et Hakim Abdus Samad, qui quoique n’étant pas encore ahmadi, se sentit de plus en plus proche du Messie Promis (a.s) et réprimanda un mollah qui insultait celui-ci.

Le Messie Promis (a.s) conseilla à ceux qui étaient présents de supplier Dieu en toute sincérité en répétant les paroles de la prière « guide nous sur le droit chemin » pendant 40 jours afin que Dieu leur dévoile la vérité sur ses déclarations. Hakim Abdus Samad suivit ce conseil et après une semaine il vit le Messie Promis (a.s) en rêve. Il rapporta cela à un ahmadi qui lui recommanda d’écrire au Messie Promis (a.s) l’informant qu’il lui prêtait allégeance.

À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Chaudhry Mohammad Akram qui est tombé en martyr au Pakistan. Le défunt avait 80 ans et vivait en Australie depuis 2005 ; il était au Pakistan depuis novembre dernier. Le 29 février 2012 il était accompagné de son petit-fils quand deux personnes à moto leur tirèrent dessus. Chaudhry Mohammad Akram est décédé lors de son transfert à l’hôpital. Munib Ahmad, son petit-fils, a été touché à la hanche et aux intestins. Il est toujours aux soins intensifs à l’hôpital. Prions qu’Allah lui fasse recouvrir la santé et qu’Il accorde au défunt son pardon et sa proximité. Chaudhry Mohammad Akram avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la djama’at ; c’était une personne noble qui passait son temps dans la prière et qui oeuvrait tout le temps en faveur des démunis.


 

                

Publié par aghilest à 23:24:41 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) |

<< |1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... 42 | 43 | >>