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Les ennemis de la communauté Ahmadiyya répudient le Messie Promis (a.s), pas en raison de leurs arguments mais à cause de leur entêtement, de leur orgueil et par intérêt personnel. Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) a puisé du Saint Coran, des hadiths et des propos des oulémas du passé des milliers de preuves en sa faveur. Par ce faire il a prouvé qu’il est le Messie et Mahdi dont l’avènement a été prophétisé par Dieu et Son Prophète (s.a.w).
Quant à ceux dont les cœurs ont été scellés par Dieu ils ne seront pas guidés. D'autres par contre recevront la direction en raison de leurs nobles qualités et accepteront le Messie Promis (a.s).
Les soi-disant oulémas et leurs compères sont tombés au plus bas des bas. Dans leur entêtement à persécuter les ahmadis ils n’hésitent pas à outrager le Saint Coran et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ils jettent les pages bénies du Saint Coran dans des caniveaux ou les placent dans des sacs d’ordures pour accuser ensuite les ahmadis. Et ce n’est que quand la police vient les arrêter ou que les infâmes mollahs sortent dans les rues pour protester que les ahmadis découvrent ce dont ils sont accusés.
Des fois ils outragent la mémoire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)en inscrivant son nom dans des endroits inappropriés pour ensuite accuser de pauvres écoliers ahmadis. Ces derniers sont persécutés, malmenés et accusés de blasphème, crimes pour lequel il n’y pas de caution et qui peut conduire à l’échafaud.
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Quand la bassesse morale atteint ce stade et que la crainte de Dieu disparaît des cœurs, les suppliques des croyants commencent à montrer leurs effets. À maintes reprises Sa Sainteté le Calife a évoqué la situation des ahmadis du Pakistan : le but de leurs prières doit être pour la victoire de l’Ahmadiyya, l’Islam véritable et ce afin que Dieu attrape ceux qui commettent ces crimes en Son Nom et au nom de Son Prophète (s.a.w).
Néanmoins il y a ceux qui embrassent la Communauté Ahmadiyya et qui par ce faire transmettent au Messie Promis (a.s) les salutations du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Certains téléphonent en direct au cours des émissions de la MTA pour dirent qu’ils acceptent l’Ahmadiyya.
Tous les musulmans ne participent pas dans ces troubles, mais il y a une grande majorité qui ne désire pas comprendre le message de l’Ahmadiyya. Et même si elle le comprend elle ne veut pas l’accepter par peur des autorités. Les pouvoirs publics [au Pakistan] ont peur quant à eux des mollahs et n’accordent pas aux ahmadis les droits qui leur reviennent.
Les mollahs exacerbent les sentiments des musulmans ignorants en accusant les ahmadis de renier le statut de dernier prophète au Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ceci est faux car nous insistons que le Messie Promis (a.s) est le serviteur dévoué du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et qu’il est venu rallier l’humanité sous la bannière de son Maître (s.a.w). Il s’est placé tel un mur soudé au plomb face aux adversaires de l’Islam et les mis en déroute par la force de ses arguments.
Dans une révélation, Dieu s’adresse à lui en ces termes : « Proclame, la vérité est venu et la fausseté a disparu, en effet la fausseté est destinée à disparaître. Toute bénédiction est de Muhammad (s.a.w). Béni est celui qui a enseigné et celui qui a été enseigné. »
Il affirme à ce sujet :
« Toutes ces révélations constituent une prophétie que, par moi Dieu Tout-Puissant va établir la vérité de l’Islam et la fausseté de toutes les autres religions. Cette prophétie s’est accomplie, car aucun adversaire n’est à même ou n’a le courage de prouver la vérité de sa foi [...] Des signes célestes sont apparus par mon entremise et les vérités et les sens profonds du Saint Coran sont énoncés par ma plume. Parcourez le monde ; y a-t-il quelqu’un parmi les chrétiens, les sikhs les Juifs ou les adeptes de toute autre foi celui qui peut se mesurer à moi en présentant des signes célestes et en énonçant ces vérités ? (Tiryaq-ul-Qulub, Ruhani Khaza’in, vol. 15, p. 265 à 268)
Aujourd’hui la communauté Ahmadiyya, sous la direction du califat, prêche le message de l’Islam partout dans le monde. Le Calife avait demandé aux différentes djama’at d’organiser des expositions sur le Saint Coran afin de répondre aux attaques lancées contre l’Islam et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Par la grâce de Dieu ces événements ont eu des répercussions très positives. De nombreux non musulmans se sont ébahis face aux enseignements sublimes du Saint Coran, affirmant les ignorer jusqu’à ce jour et se demandant pourquoi ils s’y opposaient. Ceux-là repartent en présentant leurs excuses et ayant pris une copie du Saint Coran.
Il y a néanmoins une autre espèce : celle des mollahs qui dans certains pays s’oppose à ces expositions. Certains, accompagnés de fauteurs de troubles avaient contraint les organisateurs de clore leur exposition après deux jours à New Delhi. Une importante personnalité qui l’avait visitée s'était rendue à Qadian pour la première fois afin de rencontrer ceux qui sont en train de rendre ces grands services au Saint Coran.
Une de ces expositions a été annulée ici au Royaume-Uni lors d’un incident fâcheux : des mollahs ont orchestré une protestation et la police a demandé aux organisateurs d’annuler l’évènement. Ces derniers auraient dû rejeter la demande de la police. L’Occident se targue d’accorder la liberté à tous, mais concéder autant d’importance aux mollahs va promouvoir l’extrémisme. Ce fait doit être expliqué aux pouvoirs publics et l’on doit de nouveau organiser cet évènement. D’aucuns disent que tout doit se faire discrètement. Mais quel en sera l’avantage ? D’une part nous clamons que nous sommes là pour faire avancer la mission du Messie Promis (a.s) et d’autre part nous nous comportont en couards. Il incombe aux
autorités d’appliquer la loi et d’accorder à chaque citoyen la protection qui lui est due.
Ainsi même dans ces pays non musulmans ce sont les mollahs et non les autres qui s’opposent à la diffusion du message du Coran. Voilà en somme l’état de ces soi-disant garants de la foi.
On doit aussi faire les éloges de l’Occident qui généralement fait preuve d’équité. Lors d'un sermon prononcé aux Pays-Bas tout récemment, Sa Sainteté le Calife a condamné les actions de M. Geert Wilders, député et chef d’un parti politique hollandais, et auteur d’une campagne virulente contre l’Islam et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Sa Sainteté avait averti M. Wilders lui demandant de craindre la main de Dieu qui frappe en silence. Ayant lu le communiqué de presse rédigé à cet effet, M. Wilders a envoyé une série de questions au ministre de l’Intérieur [des Pays-Bas]. Aux appréhensions de la Jama’at des Pays-Bas à ce sujet Sa Sainteté le Calife de répondre que c’est M. Wilders qui a lancé cette campagne infâme contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et l’Islam. Ci bas sont les questions de M. Wilders et les réponses du ministre de l’Intérieur :
– M. Wilders : « Etes-vous (le ministre de l’Intérieur) au courant de l’article « Un leader du monde musulman envoi un avertissement à M. Geert Wilders » ?
– Le ministre de l’Intérieur : « Oui »
– M. Wilders : « (Hadrat) M. Masroor Ahmad a dit : « Ecoutez attentivement, vous, votre parti et toute autre personne de votre acabit vous serez finalement détruit... » Quelles mesures le ministère de l’Intérieur compte prendre contre cette organisation Islamique qui invite à la violence ? »
– Le ministre de l’Intérieur : « Selon le communiqué de presse, (Hadhrat) M. Masroor Ahmad a déclaré que de tels personnes ou groupes ne seront pas détruits par la violence ou par d’autres moyens matériels, mais par la prière. Dans ces remarques je ne vois rien qui incite à la violence ; en ce cas je vois peu de raisons de toute action contre le djama’at Islamique Ahmadiyya.
– M. Wilders : « Quelle est la relation entre la communauté Ahmadiyya des Pays-Bas et la Communauté Musulmane Ahmadiyya dans le monde entier et (Hadhrat) Mirza Masroor Ahmad ?
– Le ministre de l’Intérieur : « La communauté Ahmadiyyades Pays-Bas fait partie de la Djama’at Islamique Ahmadiyya [international]. »
Le ministre de l’Intérieur a fait preuve d’équité en répondant à ses questions. Selon les dernières informations, M. Wilders tente de trouver des points compromettants à propos de la Djama’at Ahmadiyya. Il peut remuer ciel et terre mais ne pourra rien contre la communauté de Dieu. Celle-ci ne cessera de transmettre jusqu’aux confins de la terre le message de Dieu.
Le Messie Promis (a.s) a accordé aux ahmadis le savoir nécessaire pour le faire. Loin d’être victimes de complexe d’infériorité ils rencontrent les grands de ce monde pour leur transmettre le message de l’Islam et non pour leurs avantages personnels, chose que les autres n’ont pas le courage d’accomplir.
M. Sharif Odeh, l’Amir de la djama’at de Kababir, faisait parti d’une délégation de dignitaires religieux invités par le Pape. Il a profité de cette occasion pour lui offrir en main propre un message de la part du Calife et pour lui présenter une copie du Saint Coran traduit en italien. La photo de sa rencontre avec le Pape a été publiée dans des journaux italiens et israéliens. Parmi les dignitaires il y avait le grand rabbin d’Israël, des prêtres chrétiens, des responsables musulmans et juifs. M. Sharif a donné une interview à la radio Vatican et a distribué le message du Calife aux journalistes.
S’adressant au Pape, Sa Sainteté le Calife a cité le verset suivant du Saint Coran :
قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْا إِلَى كَلِمَةٍ سَوَاءٍ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَلَّا نَعْبُدَ إِلَّا اللَّهَ وَلَا نُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا وَلَا يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضًا أَرْبَابًا مِنْ دُونِ اللَّهِ فَإِنْ تَوَلَّوْا فَقُولُوا اشْهَدُوا بِأَنَّا مُسْلِمُونَ
Dis : « Ô Gens du Livre ! Venons-en à cette parole qui est commune entre vous et nous : que nous n’adorions qu’Allāh, et que nous n’acceptions personne comme Son associé, et que nous ne prenions pas les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allāh. » Mais s’ils tournent le dos, dites-leur : « Soyez témoins que nous nous sommes soumis à Allāh. » (Le Saint Coran, chapitre trois, verset 65)
Il a ensuite déclaré qu’aujourd’hui l’Islam a mauvaise presse en raison des actions condamnables de quelques musulmans. Des penseurs s’en prennent au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) alors que l’Islam a pour but de rapprocher l’homme de Dieu à l’instar des autres religions. Le Saint Coran enseigne aux musulmans de respecter tous les prophètes de Dieu, y compris ceux sont mentionnés dans la Bible. Nous qui sommes les serviteurs du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), nous sommes profondément attristés lorsqu’on s’attaque à l’honneur de notre bien-aimé. Et nous répliquons en présentant les enseignes sublimes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
Aujourd’hui la paix du monde est en péril. Au nom de la liberté d’expression et de la liberté de conscience on est en train de jouer avec les sentiments des autres. Il y a des guerres à petites échelles et si l’on ne met pas fin à ces conflits une guerre mondiale, dont la destruction sera indescriptible, pourra un jour ou l’autre engouffrer le monde. Les leaders religieux se doivent de protéger le monde de l’inimitié mutuelle qui gangrène les relations entre les peuples. Le Pape doit user de son influence en ce sens.
Il y avait dans cette délégation d’autres musulmans ; mais c’est un serviteur de l’Imam de l’époque qui a pu transmettre le message de l’Islam au Pape.
Tous les jours nous témoignons du succès de l’Islam. De surcroît même des non-ahmadis acceptent le fait que le Messie Promis (a.s) a atteint son objectif.
Un certain docteur Martin Clark avait intenté un procès contre le Messie Promis (a.s) l’accusant de tentative d’assassinat contre sa personne. Il voulait en fait se venger contre Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) pour l’échec que les chrétiens avaient subi lors d’un débat avec celui-ci. Ce débat et le procès ont été évoqués dans les ouvrages du Messie Promis (a.s) qui ont pour titres Jang-e-Muqaddas et Kitabul-Bariyya. Le Capitaine Douglas – à qui le Messie Promis (a.s) a conféré le titre de deuxième Pilate – avait jugé cette affaire et avait clairement innocenté le Messie Promis (a.s).
Quelque temps de cela M. Asif Basit de la MTA est entré en contact avec l’arrière-petit-fils de M. Martin Clark au Royaume-Uni. Ce dernier a rencontré Sa Sainteté le Calife qui a évoqué les signes de la véracité du Messie Promis (a.s) et ainsi que le débat entre celui-ci et les chrétiens. L’arrière-petit-fils a déclaré son aïeul est perdu dans le passé alors que son adversaire ne cesse de remporter du succès dans le monde entier. Tout au long de la conversation il était très ému et parlait d’un ton très respectueux à l’égard du Calife. M. Asif lui a fait comprendre que le Messie Promis (a.s) avait utilisé des paroles très dures à l’encontre de M. Clark en raison de l’entêtement de celui-ci en dépit de sa cuisante défaite. Le Messie Promis (a.s) l’avait aussi demandé de prier pour que Dieu manifeste des signes [en faveur du véritable vainqueur].
Sur ce l’arrière-petit-fils s’est exclamé : « Même aujourd’hui Dieu a certainement montré un signe [en faveur du Messie Promis (a.s)]. » Ainsi aujourd’hui même les descendants des adversaires du Messie Promis (a.s) sont en train de témoigner en sa faveur.
Puisse Dieu faire comprendre aux adversaires du Messie Promis (a.s) le message de celui-ci. Que Dieu protège tous les ahmadis.
Après la prière de Jummah Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire des personnes suivantes :
1. Mme Maryam Khatoon qui est tombée un martyr au Pakistan le 5 décembre 2011. Sa famille a été attaquée et elle est décédée sur le coup. L'attaque était due à un différend qui avait sa base dans l'inimitié contre l’Ahmadiyya. Elle était âgée de 25 ans et appartenant à une famille d'agriculteurs. Elle laisse derrière elle son mari et ses trois enfants.
2. Azeem Un Nisa Sahiba est décédé le 3 décembre 2011 à Qadian. Elle était l'épouse d'un darwesh de Qadian et la bru d'un compagnon du Messie Promis (a.s).
3. Salman Ahmad Sahib était un missionnaire en Indonésie. Il est décédé le 1er décembre. Né en 1953 et il avait complété ses études à la Jamia de Rabwah en 1985. Il est ensuite retourné en Indonésie pour travailler comme missionnaire.
4. Al Haj D. M. Kallon Sahib de la Sierra Leone est décédé le 26 novembre 2011, après une brève maladie. Il a grandi dans la pauvreté, mais l'amour de la connaissance lui apporta le succès. Sa veuve est la Sadr Lajna de la Sierra Leone et l'un de ses fils M. Tommy Kallon vit au Royaume-Uni et a servi comme Sadr de la Majlis Khuddam ul Ahmadiyya du Royaume-Uni.
Publié par aghilest à 20:25:35 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
De Ludhiana, le 4 mars 1889, le Messie Promisas publia une autre annonce expliquant les buts et les objectifs de la bai‘ah (serment d'allégeance). Il dit :
L’institution de la bai‘ah a été établie uniquement pour rassembler un groupe important de personnes vertueuses de la Jama‘at de sorte que ces dernières puissent avoir un effet saint sur le monde. L’unité prévalente parmi ces gens pieux devrait être une source de bénédictions, de grandeur et d’effets positifs pour l’Islam. Les bénédictions d’être unis autour d’un seul credo pourraient leur permettre de rendre des services nobles et pieux à l’Islam. Ils ne doivent pas être des musulmans paresseux, avares ou inutiles ; ni ne doivent-ils être comme ces êtres indignes qui ont causé de grands torts à l’Islam de par leurs désaccords et leurs dissensions. De surcroît, ils ne doivent pas être comme ceux qui ont sali le beau visage de l’Islam de par leurs conditions impures ; ni ne doivent-ils être comme ces derviches négligents ou ces ermites qui n’ont aucune connaissance de ce que requiert l’Islam, ni ne ressentent de la sympathie pour leurs frères, ni ne manifestent une enthousiasme quelconque pour agir pour le bien de l’humanité. A l’opposé, ils doivent devenir de tels sympathisants de la nation au point de devenir un refuge pour les démunis et des pères pour les orphelins. En servant l’Islam, ils doivent être prêts à se sacrifier comme celui qui est complètement saturé d’amour. Tous leurs efforts doivent se diriger vers la propagation des bénédictions de l’Islam à travers le monde pour qu’une fontaine pure de l’amour d’Allah et de la sympathie pour l’humanité puisse couler de chaque cœur et se rencontrer à un seul endroit pour ressembler à une rivière courante…
Dieu, le Tout-Puissant, désire manifester Sa Gloire et démontrer Son Omnipotence à travers ce groupe. Ensuite, Il désire lui accorder la possibilité de faire encore plus de progrès pour que le monde puisse être rempli de l’amour d’Allah, du vrai repentir, de la pureté, de la vraie bonté, de la paix, de la réconciliation et de la sympathie pour l’humanité. Ce groupe sera le groupe particulier d’Allah. Il lui accordera le pouvoir
de Son propre Esprit. Il le protègera d’une vie impure et apportera un changement pur dans sa vie. Tout comme Il l’a promis dans Ses bonnes nouvelles empreintes de sainteté, Il fera grandir ce groupe de manière conséquente et des milliers de véridiques se joindront à lui. Il arrosera ce groupe personnellement et le rendra prospère à tel point que son nombre et ses bénédictions susciteront l’émerveillement de tous ceux qui le verront. Telle une lampe placée très haut, il projettera sa lumière sur le monde entier et il sera considéré comme l’exemple des bénédictions de l’Islam. Allah accordera toutes sortes de bénédictions aux suivants parfaits de ce Mouvement, et Il leur accordera la victoire sur tous jusqu’au Jour du Jugement. Il y aura parmi eux des gens qui recevront l’acceptation et l’aide divines. Telle est la volonté de Dieu, le Gracieux. Il est le Tout-Puissant et fait ce qu’Il désire. Toutes forces et toutes puissances Lui appartiennent. (Majmu‘ah Ishtiharat, vol. 1, p. 196-198)
Dans la même annonce, le Messie Promisas déclara que ceux désireux de faire la bai‘ah devaient arriver à Ludhiana après le 20 mars 1889.
Conformément à l’annonce faite plus haut, le Messie Promisas prit le serment d’allégeance le 23 mars 1889, à la maison de Hadrat Sufi Ahmad Jan située à Mahalla Jadid. Hadrat Munshi ‘Abdullahra raconte qu’un registre fut préparé pour enregistrer cet évènement historique, que l’on appela la bai‘ah du repentir et de la recherche de la droiture et de la purification.
En ces jours, la pratique du Messie Promisas était d’inviter les gens un par un dans une chambre où il acceptait leur bai‘ah individuellement. La première personne dont la bai‘ah fût acceptée fut Hadrat Maulana Nur-ud-Dinra. Exhortant ceux qui faisaient cette bai‘ah le Messie Promisas déclara :
En vous joignant à cette Jama‘at, vous devez apporter une transformation complète dans votre vie afin que vous ayez une vraie foi en Allah et pour qu’Il puisse devenir votre Aide dans toutes les épreuves. Vous ne devez pas prendre ces injonctions à la légère ; au contraire, vous devez honorer chacun de Ses commandements et le démontrer dans vos actions. Se tourner vers les moyens matériels pour différentes raisons, et mettre sa confiance entièrement en eux au lieu de faire confiance à Allah équivaut à Lui associer des partenaires ; cela équivaudrait à renier Son existence. Vous devez utiliser les moyens matériels uniquement dans la mesure où ils ne se sont pas considérés comme des partenaires d’Allah. Ma pratique est que je ne vous défends pas de vous servir des moyens matériels mais je vous défends de placer votre confiance en eux. Votre main doit être engagé dans le travail mais votre cœur doit être attaché au Vrai Bien-Aimé.’
Il a aussi dit :
Vous qui avez fait la bai‘ah et avez pris un engagement, écoutez ! Il est facile de répéter ces paroles mais il est difficile de les respecter car Satan est toujours en train de faire de son mieux pour rendre l’homme négligent dans sa foi. Satan présente le monde et ses délices comme étant des choses faciles à atteindre et la foi comme une chose difficilement accessible. C’est ainsi que le cœur s’endurcit et chaque action qui suit est pire que celle qui l’a précédée. Si vous voulez faire plaisir à Allah, oeuvrez de toutes vos forces à accomplir cet engagement de vous libérer des péchés.
Il dit également :
Ne proférez pas des mots emplis de méchanceté, ne répandez pas le mal, supportez les réprimandes avec patience et ne confrontez personne ; mais si quelqu’un vous confronte, agissez envers lui avec gentillesse et bonté. Démontrez un excellent exemple de douceur et de conversation plaisante. Conformez-vous à tous les commandements avec un cœur sincère pour qu’Allah puisse être content de vous et que même les ennemis puissent reconnaître les changements survenus en vous après que vous ayez fait la bai‘ah. Donnez des témoignages vrais au tribunal. Tous ceux qui se joignent à ce Mouvement doivent s’établir sur la vérité avec un cœur sincère et de toutes leurs forces pour la vie entière. Dhikr-e-Habib, p. 436–438)
En mars 1903, le jour de ‘Aïd, quelques compagnonsra étaient assis autour du Messie Promisas ; celui-ci déclara :
Ecoutez, vous qui avez fait la bai‘ah aujourd’hui ainsi que tous ceux qui ont fait la bai’ah avant. Je voudrais vous donner quelques conseils. Ecoutez attentivement. La bai‘ah que vous avez faite aujourd’hui est une bai‘ah du repentir. Le repentir est de deux genres : le premier a rapport avec les péchés commis ; c’est-à-dire, se réformer des erreurs perpétrées dans le passé et de faire de son mieux pour redresser les torts commis. Le deuxième est de se protéger dorénavant des péchés et de se protéger du Feu. Allah, le Tout-Puissant, a promis qu’avec le repentir tous les péchés sont pardonnés à condition que le repentir est fait avec un cœur sincère et une intention pure et qu’il n’y ait pas de mauvaises intentions cachées dans le cœur. Allah connaît les secrets que recèle le coeur. Personne ne pourra Le tromper. N’essayez pas de L’induire en erreur. Repentez-vous en Sa présence avec sincérité et non avec hypocrisie. Le repentir n’est pas quelque chose qui soit superflu ou inutile à l’homme. Son effet n’est pas limité uniquement au Jour du Jugement ; plutôt, il redresse les affaires et mondaines et spirituelles. Le repentant acquiert la paix et la prospérité en ce monde-ci et dans l’Au-delà.’ (Malfuzat, vol. 5, p. 187–188)
Publié par aghilest à 22:04:13 dans Islam Ahmadiyya | Commentaires (0) | Permaliens
Ceci est la traduction française du livre Kishti-é-Nuh écrit par le Messie Promis et Imam Mahdi (a.s) et publié en 1902. Il fut essentiellement adressé aux membres de la Communauté Musulmane Ahmadiyya pour leur formation morale et spirituelle. Toutefois, le contenu est de nature à inspirer toute âme recherchant l'élévation spirituelle.
Publié par aghilest à 22:54:58 dans Les livres | Commentaires (0) | Permaliens
Muharram - Karbala - Hussain - Ashoura - Achoura - Kerbala - Sunnites - Chiites
Il en est des musulmans qui emboîtent aveuglement le pas à ces soi-disant « oulémas » qui ont pour seule vocation de fomenter des troubles. Et dans leur égarement ces musulmans se dressent contre la communauté Ahmadiyya.
La foi de la plupart d’entre eux est somme toute superficielle ; ils viennent à la mosquée que pour les prières de la ‘Aïd ou, dans les meilleurs des cas, pour les prières du vendredi.
Il en est d’autres qui, certes, condamnent toute forme d’extrémisme et les fatwas de takfir émies par les oulémas, mais qui gardent le silence par peur [de représailles].
D’autres par contre désirent que les musulmans s’unissent afin qu’ils répondent d’une seule voix aux assauts lancés contre l’Islam. Ces gens, qui veulent voir un Islam dénué de tout sectarisme, condamnent néanmoins la communauté Ahmadiyya, clamant qu’elle a semé la discorde dans un Islam déjà en proie au déchirement. Il faut tout d’abord remercier ceux-là qui considèrent les ahmadis comme musulmans. Mais qu’ils sachent que suite aux prophéties du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s) afin de réunir tous les musulmans sous une seule bannière.
Des musulmans de toute obédience se joignent aujourd’hui à la djama’at du Messie Promis (a.s) ; par ce faire ils abandonnent ces innovations et autres traditions pernicieuses qui sont monnaie courante ailleurs au sein de l’Islam.
Les ahmadis considèrent toute personne qui récite la Kalimah comme musulman. Par contre, les ouvrages des autres pullulent de fatwas de Kufr lancées contre d’autres musulmans. Télecharger la version mp3 du sermon
Une simple étude de la littérature de la communauté Ahmadiyya prouvera qu’elle défend l’Islam contre l’assaut de ses ennemis et qu’elle essaye de mettre fin à tout sectarisme parmi les musulmans. Elle œuvre dans le sens de la paix et de la réconciliation et essaye d’éteindre les braises de la haine. Elle présente au monde le statut des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), des
illustres hommes qui sont autant de guides pour les musulmans.
L’Islam est divisé en deux grands groupes, les sunnites et chiites. Aveuglé par leur antipathie mutuelle ils n’hésitent à abaisser le statut des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et ils se qualifient mutuellement de mécréants. Si certains ont exagéré l’importance de Hadrat Ali (r.a) et de Hadrat Hussain (r.a) ou ont essayé d’amoindrir le statut de certains compagnons, les autres ne sont pas allés de main morte dans leurs répliques.
Face à ce sectarisme et cette inimitié mutuelle il semble que le but de chacun est de présenter l’Islam comme une religion qui prône l’extrémisme. Il serait injuste de placer la communauté Ahmadiyya dans le même panier que les autres alors qu’elle s’efforce de présenter toute la splendeur de l’Islam.
La violence sectaire entre sunnites et chiites prend de l’ampleur tous les ans au cours du mois de Muharram, en particulier au Pakistan, en Irak et ailleurs où cohabitent un nombre important de musulmans appartenant à ces deux obédiences. Face à cette situation il est opportun de présenter les paroles de sagesse du Messie Promis (a.s), des propos dans lesquels il présente le statut véritable des Califes Bien-guidés ainsi que le statut de l’Imam Hussain (r.a). Ce faisant le Messie Promis (a.s) a essayé de mettre fin à ces troubles sectaires.
Il est d’autant plus opportun de présenter les dires du Messie Promis (a.s) afin que les nouveaux ahmadis et les autres comprennent les objectifs de la communauté Ahmadiyya à la lumière des propos de son fondateur.
Le Messie Promis (a.s) nous encourage à suivre les pas des Califes Bien-guidés en disant que pour mériter le titre de véritable musulman et de croyant sincère l’on doit posséder les qualités de Hadrat Abu Bakr (r.a), Hadrat ‘Umar (r.a), Hadrat Uthman (r.a) et Hadrat Ali (r.a). Ces hommes n’étaient pas de ce monde et avaient consacré leur vie à Dieu.
Dans son ouvrage Sirrul-Khilafah, écrit en arabe, le Messie Promis (a.s) décrit ainsi les Califes Bien-guidés : « …par Dieu ils s’étaient placés entre les griffes de la mort afin de soutenir le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Pour la cause de Dieu ils abandonnèrent
parents et enfants, coupèrent toutes relations avec eux et ils combattirent leurs amis. Ayant sacrifié leurs biens et leurs personnes pour la cause de Dieu ils étaient néanmoins pris de remords pour ne pas avoir fait assez. Ils ignoraient le plaisir du sommeil et ne se souciaient guère de leur confort, s’accordant uniquement le peu de repos qui leur revenait de droit. Le luxe et le confort leur étaient inconnus. Comment osez-vous les taxer de tyrannie, les qualifiés d’usurpateurs, d’injustes et des oppresseurs ? Il est avéré qu’ils s’étaient débarrassés de toute convoitise et ils se prosternaient constamment devant le seuil de Dieu et qu’ils s’étaient annihilés [en la personne de Dieu]. » (Ruhani Khazain, Sirrul-Khilafah, Volume 28, page 328)
À propos de Hadrat Abu Bakr (r.a) le Messie Promis (a.s) déclare : « Il possédait un savoir parfait, il était magnanime et clément. Il vivait dans l’humilité et la simplicité. Il était très indulgent, rempli de sollicitude, et bienveillant. On le reconnaissait par la lumière de son visage. Il était très proche du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et son âme s’était fondue en la sienne. Il baignait dans la lumière qui inondait son guide et le bien-aimé de Dieu. Il se cachait sous les rayons de [la sagesse] du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et sous ses grâces immenses.
Il s’était distingué des autres dans sa compréhension du Saint Coran et dans son amour pour le Saint Prophète (s.a.w), celui qui est la fierté des hommes. Quand il eut connaissance de la vie dans l’au-delà et des secrets du divin il cessa toute relation avec ce monde et se para de la couleur de son bien-aimé. Il abandonna tous ses désirs pour l’Objectif Ultime ; il se débarrassa de la turpitude de son âme et se para de la couleur du Dieu véridique et se fondit dans le désir du Seigneur des mondes. Quand l’amour sincère du divin coula dans ses veines pour atteindre les tréfonds de son cœur, et anima ainsi chaque particule de son être et quand cette lumière éclaira chacune de ses actions et ses paroles c’est là qu’on lui conféra le titre de « Siddique ». (Ruhani Khazain, Sirrul-Khilafah, volume 8, page 355)
Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) attribua à Hadrat Abu Bakr (r.a) le titre de « Siddique » en raison de ses excellences et de sa véridicité incomparable. Ainsi toute personne qui veut atteindre le statut de « Siddique » (véridique) doit faire naître en lui les mêmes qualités et se mettre sous l’ombre de Hadrat Abu Bakr (r.a).
L’incident conduisant à la conversion de Hadrat Abu Bakr (r.a) lève un coin de voile sur les qualités de celui-ci. Le Saint Prophète (s.a.w) s’était proclamé prophète alors que Hadrat Abu Bakr (r.a) était en voyage en Syrie. En route vers la Mecque il rencontra un Mecquois qui l’informa que son ami Muhammad (s.a.w) se disait prophète. Sur ce Hadrat Abu Bakr (r.a) répliqua que c’est surement vrai. Il n’avait pas besoin de miracle et avait cru dans le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) uniquement en raison de son honnêteté. Il partit le rencontrer et l’informa qu’il était le premier à croire en lui.
Une fois les ennemis du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) le trouvèrent seul et tentèrent de le tuer par strangulation. Hadrat Abu Bakr (r.a) qui passait par là l’extirpa d’entre les mains de ses agresseurs. Ces derniers tabassèrent violemment Hadrat Abu Bakr (r.a) qui tomba sans connaissance.
Le Messie Promis (a.s) nous informe d’une autre faveur de Hadrat Abu Bakr (r.a) : il déduisit du verset 145 du chapitre 3 que tous les Prophètes ayant apparu avant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) incluant Jésus-Christ (a.s), étaient morts. Tous les compagnons étaient unanimes à ce sujet lorsqu’il leur présenta cet argument. Si Jésus-Christ était encore vivant au ciel il n’aurait pu présenter ce verset comme preuve [de la mort du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)].
À la mort du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), Musailama le rebelle, souleva une armée contre les musulmans. Hadrat Abu Bakr (r.a) aurait pris peur s’il n’était pas ferme dans sa foi et s’il n’était pas l’ombre de son maître. Après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) il y a peu d’exemples de ceux qui ont servi ainsi l’Islam. Par son entremise Dieu réalisa la promesse qu’il rétablira la paix après une période de crainte. C’est pour cette raison que Hadrat Abu Bakr (r.a) porte le titre de « Siddique ».
Évoquant le statut de Hadrat ‘Umar (r.a), le deuxième calife de l’Islam, le Messie Promis (a.s) affirme que selon un Hadith même Satan avait peur de son ombre. Nombre de prophéties faites par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) se sont réalisées en sa personne. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) s’était vu qu’on lui remettait les clés des trésors de Chosroês, le roi de perse. Cette prophétie se réalisa bien plus tard après la mort du Saint Prophète (s.a.w) par l’entremise du deuxième calife. En dépit de son éminence Hadrat ‘Umar (r.a) se considérait comme une personne insignifiante. Et c’est pour cette raison que Dieu lui conféra le statut de suppléant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
Evoquant les qualités du quatrième calife de l’Islam, Hadrat ‘Ali (r.a), le Messie Promis (a.s) affirme qu’il était un muttaqui, pur de cœur et brave. Il n’abandonna jamais le champ de bataille même s’il y avait toute une armée face à lui. Il était généreux, toujours prêt à alléger les souffrances des orphelins et des indigents. Il était à la fois un guerrier hors pair et un orateur éloquent, dont les paroles pénétraient jusqu’aux tréfonds du cœur. Ses adversaires possédaient richesses et multitude, mais ils ne remportèrent pas de succès parce qu’ils étaient dénués de la foi que possédait Hadrat ‘Ali (r.a).
Le Messie Promis (a.s) déclare que notre foi nous dicte de respecter ces grands hommes de l’Islam. Mais on doit accorder à chacun le statut qui lui revient. Il ne faut pas outrepasser les limites, commettre des excès et être ainsi coupable de péché. Certains ont porté atteinte à l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et des autres prophètes en disant que leur salut dépend de l’intercession de l’Imam Hussain (r.a). C’est là un outrage que l’on doit éviter.
À propos de l’Imam Hussain (r.a), le Messie Promis (a.s) affirme : « Les croyants sont ceux dont les actions témoignent en faveur de leur foi ; la foi est gravée sur leurs cœurs et ils accordent préférence à Dieu et à Son plaisir sur tout autre chose ; ils marchent sur les voies étroites de la Taqwa pour la cause de Dieu. Ils s’annihilent complètement en Dieu et évitent toute chose qui, telle une idole, entrave leur voie vers Dieu, que ce soit leur état moral, les mauvaises actions, la négligence, ou la paresse. Yazid l’infâme possédait-il ces qualités ? Il fut aveuglé par l’amour de ce bas monde. Mais Hussain (r.a) était pur d’entre les purs ; sans aucun doute il était un de ces illustres personnages purifiés par la main de Dieu, choisi par Celui-ci ; certainement il est un des chefs du paradis. Celui qui aura la moindre rancœur à son encontre mettra sa foi en péril.
La Taqwa, l’amour pour Dieu, la patience et la persévérance, la piété et les Ibadah de cet Imam sont pour nous autant d’exemples. Et nous sommes de ceux qui suivent la direction qui lui a été accordée. Détruit soit le cœur qui est son ennemi. Le cœur qui exprime ouvertement son amour pour lui mérite le succès ; un cœur qui est le reflet parfait de la vertu, de la bravoure, de la Taqwa, de la persévérance, et de l’amour divin que possédait l’Imam Hussain (r.a). Le monde ne reconnaît pas ceux qui appartiennent à cette catégorie. Seul celui qui est des leurs pourra les reconnaître à leur juste valeur. Le monde ne les reconnaît pas parce qu’ils en sont très éloignés.
Voilà la raison du martyre de Hussain
(r.a) ; il n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Le monde avait-il auparavant éprouvé de l’amour pour les vertueux pour qu’il exprime son amour à l’égard de Hussain (r.a) ? Ce sera une infamie, une œuvre d’impie, que de mépriser Hussain (r.a) ; celui qui honnit Hussain (r.a) ou un des Imam Purs ou qui profère des paroles méprisantes à leur égard est en train de nuire à sa foi car Dieu est l’ennemi de ceux qui sont les ennemis de Ses choisis. » (Majmu’a Ishtiharat, volume 2, page 653 à 654)
Sa Sainteté a déclaré que cet enseignement sublime vise à unir les musulmans et à éliminer tout sectarisme en Islam. Ces préceptes nous ont été transmis par celui qui a été envoyé par Dieu, le serviteur dévoué du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Que Dieu fasse que l’Oummah puisse saisir ce message et transmettre jusqu’aux confins de la terre la lumière de l’Islam. Que la paix puisse régner dans le monde partout au cours de ce mois de Muharram.
On doit beaucoup prier en raison des troubles qui secouent les pays musulmans. La situation est en train de s’empirer ; au lieu de progresser la plupart de ces pays sont en train de régresser à grande vitesse. La situation économique mondiale est désastreuse ; l’Europe en est affectée et cela a des répercussions à travers le monde. Le troisième point est qu’il est de plus en plus évident qu’une guerre mondiale est imminente. Que Dieu ait pitié de l’humanité et qui lui accorde le discernement. Durant ces jours on doit prier en ce sens et prendre toues les mesures de précaution nécessaire.
Publié par aghilest à 22:38:03 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Nombre de pays africains célèbrent cette année le cinquantième anniversaire de leur indépendance. Et dans le cadre de ces célébrations, l’association panafricaine de la communauté Ahmadiyya organisera une réception dans laquelle participera aussi Sa Sainteté le Calife.
La liberté de conscience et s’être libérer de la servitude sont de grandes faveurs. Il est important pour ces pays africains, qui ont vécu longtemps sous la domination, de célébrer leur indépendance ; c’est un droit qui leur revient. Que Dieu fasse que cette liberté soit absolue et qu’ils ne soient pas asservis de nouveau. Si les intentions sont sincères, si l’honnêteté est là et que l’on profite à bon escient de cette indépendance, le continent africain pourra, un jour, jouer le rôle de leader dans le monde.
Les prophètes viennent libérer les hommes de la servitude des tyrans et du joug des traditions pernicieuses imposées par les soi-disant garants de la religion. Mais dans nombre de cas, les hommes ne comprennent pas cette vérité et rejettent les porte-drapeaux de la liberté. Ils préfèrent la servitude aux souverains de ce monde au lieu de se soumettre à Dieu, le plus grand des rois.
Sans nul doute le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a présenté, dans toute sa plénitude, le sens de la liberté : il a délivré les hommes de la servitude et des traditions. Dieu lui a conféré le statut de sceau des prophètes et toute excellence est arrivée à son apogée en sa personne.
La délivrance de la servitude est considérée comme une œuvre de
grand mérite en Islam. Le Saint Coran en fait mention à maintes reprises et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) nous sert de modèle. Le verset suivant encourage par exemple l’affranchissement des esclaves :
وَآَتَى الْمَالَ عَلَى حُبِّهِ ذَوِي الْقُرْبَى وَالْيَتَامَى وَالْمَسَاكِينَ وَابْنَ السَّبِيلِ وَالسَّائِلِينَ وَفِي الرِّقَابِ
« …et qui, pour l’amour d’Allāh, dépense de l’argent sur les proches parents et sur les orphelins et sur les nécessiteux et sur le voyageur et sur ceux qui demandent de l’aumône et pour affranchir les esclaves ; » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 178)
Le Saint Prophète (s.a.w) déclare par ailleurs que Dieu protégera du feu de l’enfer le musulman qui affranchira un esclave. Le Saint Coran préconise aussi la libération des esclaves comme expiation suite à certains délits. Il est dit que si un croyant a tué, par mégarde, un autre croyant il doit libérer un esclave. Cette sanction est aussi préconisée dans le cas où l’on a tué une personne – musulmane ou pas – appartenant à un peuple avec qui l’on a signé un pacte. La même expiation est aussi prescrite si l’on a violé un serment dans lequel on avait invoqué le nom de Dieu. Ainsi grâce à ces sanctions, l’Islam voulait graduellement mettre fin à toute forme d’esclavage.
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L’asservissement était monnaie courante avant l’avènement de l’Islam, mais le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) profitait de toute occasion pour encourager les croyants à y mettre fin. Par exemple lorsqu’il y avait des éclipses du soleil il demandait à qui pouvait d’affranchir des esclaves.
Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) faisait tout pour protéger l’honneur et la dignité des captifs. Il y avait sept frères qui en possédaient un et un jour l’un d’entre eux le frappa. Sur ce le Prophète (s.a.w) leur ordonna de le libérer en raison de leur mauvais traitement.
De nombreux compagnons du Saint Prophète (s.a.w) en avaient aussi libérés selon leurs moyens. Il est dit que ‘Uthman Bin ‘Affan (r.a), le troisième calife de l’Islam avait affranchi 20 000 esclaves en une occasion.
Afin de rehausser le statut de cette couche de la société le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) disait que l’on doit traiter son esclave comme son frère, le vêtir des mêmes vêtements que l’on porte et le nourrir avec ce qu’on consomme soi-même.
Après son mariage, Hadrat Khadidja (r.a) confia au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) tous ses biens et ses esclaves. Le Prophète les affranchit tous, mais Zaid Bin Harith, qu’il avait pris comme fils adoptif refusa de le quitter, même quand ses parents vinrent le reprendre. Il plaça au-dessus
de l’amour parental sa relation avec le Saint Prophète (s.a.w), et préféra s’asservir à lui en raison de sa bienveillance. Ceux qui vilipendent le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) peuvent-ils présenter ne serait-ce qu’un exemple d’une si grande magnanimité ?
Le Saint Prophète (s.a.w) a aussi enjoint aux maîtres d’aider leurs esclaves s’ils ont des tâches difficiles à accomplir. En somme le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a changé la définition même de l’esclavage.
À ce propos une orientaliste italienne, le professeur Laura Vaglieri, écrit que l’esclavage existe depuis l’aube de la société humaine, mais ceux qui étaient dans les familles musulmanes étaient mieux traités que les autres. Elle déclare que ce sera le comble de l’injustice que de comparer l’esclavage qui existait en Orient avec celui qu’a connu les Amériques il y a 100 ans de cela. Elle ajoute que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) débordait de compassion humaine : par exemple, il enjoignait de ne pas dire « celui-ci est mon esclave » mais « c’est mon fils » ou « c’est ma fille ». Elle affirme que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a apporté des changements révolutionnaires dans ce chapitre de l’histoire. À l’époque quelqu’un pouvait être réduit à l’esclavage s’il n’arrivait pas à payer ses dettes. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) n’a pas uniquement réduit l’esclavage mais il a donné des directives qui allait aboutir jusqu’à son abolition.
L’ouvrage du professeur Vaglieri a été traduit et publié en langue anglaise par la Communauté Ahmadiyya des Etats-Unis. Si le livre est libre de droits d’auteur la djama’at doit le publier de nouveau, car il suffit pour clouer le bec aux adversaires de l’Islam.
Le Saint Coran et les Hadith regorgent de préceptes à propos de la liberté et de l'affranchissement des captifs. Et les ahmadis d’origine africaine doivent les présenter à leurs concitoyens, afin qu’ils puissent s’asservir au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et saisir ainsi le sens réel de la liberté.
Dans une société musulmane il ne peut y avoir d’esclaves – musulmans ou pas. Avant son décès le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a demandé aux membres de son Oummah de ne pas oublier ses directives concernant la prière et le bon traitement des esclaves. Mais la grande majorité des musulmans, en particulier ceux qui détiennent les rênes du pouvoir, les ont oubliés : ils négligent les prières, ne ressentent aucune crainte de Dieu et traitent leur peuple comme esclaves.
Voilà en somme les raisons derrière les agitations populaires qui secouent le monde arabe. Untel prend le pouvoir au nom de la démocratie ; il essaye de se faire président à vie pour ensuite léguer cette charge à ses enfants. Il s’entoure de ceux qui l’adulent et qui sont à la recherche de leurs avantages personnels. Ces derniers changent les priorités et les valeurs de ce dirigeant, qui essaye de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Et pour cela il n’hésite pas à faire tuer son peuple.
Les grandes puissances – toujours à la recherche de leurs intérêts – ont ainsi le champ libre pour faire main basse sur les ressources du pays et attisent davantage ces agitations populaires. Ils volent au secours du peuple au nom de « l’aide humanitaire » ; c’est ainsi que débute un nouveau cercle vicieux qui fait reculer le pays 100 ans en arrière et qui transforme cette quête de liberté en servitude.
Les grandes puissances maintiennent au pouvoir les dirigeants de leur choix tant que ces derniers servent leurs intérêts ; les droits bafoués du peuple sont le cadet de leurs soucis. Mais quand leurs vassaux deviennent trop encombrants, ils les renversent au nom de « la liberté du peuple ».
Ces temps-ci les déboires des grandes puissances peinent à disparaître ; ils sont incertains concernant leurs nouveaux « représentants ». Le peuple, quant à lui, nage dans l’incertitude ; il s’est débarrassé d’un tyran pour se placer sous le joug d’un autre. Il ne profite guère des ressources du pays pour avoir une vie meilleure, une bonne éducation, ou pour retrouver ses droits. Il serait fallacieux de croire que cet état des choses va changer bientôt ; car ceux qui prennent les rênes du pouvoir ne cherchent que leurs intérêts.
Les dirigeants « musulmans » font fi des préceptes de l’Islam. Ils bâtissent des palais en or alors que le peuple ne mange pas à sa faim deux fois par jour. On est très loin de l’époque du deuxième calife Hadrat ‘Umar (r.a). Quand les musulmans ne pouvaient plus maintenir leur présence dans les contrées chrétiennes il rappela son armée et remboursa aux chrétiens la taxe qu’ils avaient payée pour leur protection. Mais ces derniers étaient en larmes de voir partir les musulmans car leurs dirigeants ne les avaient jamais traités avec tant d’équité et ils priaient pour que les musulmans reviennent.
Mais aujourd’hui les chefs d’états musulmans spolient les richesses de leur peuple. La justice n’existe plus, la vie et les biens de personnes sont à l’abri. Ces révolutions n’auraient pas secoué ces pays si le pouvoir en place avait garanti la liberté et avait été juste et équitable.
Les « oulémas » ont, quant à eux, fait de la religion leur fond de commerce. Ils profitent de l’ignorance des populations pour imposer des innovations et autres rituels pernicieux. Ils font ainsi porter au peuple un carcan des traditions et les réduisent à l’esclavage. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) était venu rétablir, quant à lui, les valeurs humaines, comme l’affirme Dieu :
وَيَضَعُ عَنْهُمْ إِصْرَهُمْ وَالْأَغْلَالَ الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهِمْ
« … et leur ôte leurs fardeaux et les entraves qui pesaient sur eux… » (Le Saint Coran, chapitre 7, verset 158).
Les pays musulmans auraient dû servir d’exemple de justice d’équité aux autres. Mais nous voyons le contraire. Cette situation va perdurer tant qu’on n’acceptera pas celui qui été envoyé par Dieu, celui qui est venu libérer les hommes de ces chaînes et de ces boulets. Le seul moyen pour que les musulmans retrouvent leur dignité et pour qu’ils se protègent de tous ces troubles c’est d’accepter le Messie Promis (a.s), ce serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
Le Messie Promis (a.s) déclare que le musulman doit être toujours prêt à s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers ses congénères. Il doit traiter ces derniers avec bienveillance et aménité. Tant que sa relation avec autrui ne sera pas saine, sa relation avec Dieu ne le sera pas non plus. Traiter avec bienveillance les créatures de Dieu est le reflet de cette relation que nous avons avec le divin.
L’on doit considérer l’autre comme son frère. Si on le méprise l’on ne pourra jamais être juste envers lui. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) avait fondé une communauté de gens qui avaient sacrifié leur vie pour leur foi et qui n’étaient point hypocrites.
Mais aujourd’hui il n’y a pas un seul
leader musulman de cette envergure ; il n’en n’est pas seul qui pourra être juste et équitable, ce qui sert bien les intérêts des grandes puissances. Au nom de la justice on écrit de nouveaux chapitres dans l’histoire de l’injustice. Au nom de la liberté on s’extirpe d’une servitude pour tomber dans une autre. Nombre de ces nations africaines et musulmanes se sont libérées du joug du colonialisme pour se retrouver esclaves de leurs dirigeants. Si les leaders, les oulémas et l’armée – qui de temps en temps prend le pouvoir au nom de la révolution – ne cessent d’usurper les droits des autres ils tomberont à coup sûr sous le coup du châtiment divin.
Et ces chefs d’État citent souvent l’Islam, Dieu et Son Prophète. Mais assument-ils leurs responsabilités ? Ils prêtent serment au nom de Dieu en affirmant qu’ils protégeront les intérêts de la nation, qu’ils seront justes et équitables. Mais dans la pratique on en est bien loin. Ces agitations populaires sont la conclusion logique de tout cela. Le marasme économique, le terrorisme et ces troubles augurent un futur désastreux.
Le Pakistan est indépendant depuis une soixantaine d’années. Mais c’est un pays en déliquescence et l’on ne peut attendre de lendemains meilleurs. S’étant libéré du joug des Britanniques, ce peuple s’est asservi à ses leaders ; et ce nouvel esclavage est encore plus lourd que le précédent.
Le fondateur du Pakistan avait annoncé que les citoyens de toute confession seront égaux et que l’état garantira la liberté de culte. Mais aujourd’hui on accuse à tort les ahmadis en disant qu’ils ont porté atteinte à l’honneur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ils pourront nous priver de tous nos droits mais ne pourront jamais nous séparer du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Nos oppresseurs affirment que nous aurons le droit de vote et serons considérés comme citoyens à part entière du Pakistan si nous annonçons que nous ne sommes pas musulmans. Mais tout ahmadi préfère être dépecé en 1000 morceaux que d’accepter une aussi vile liberté.
Tôt ou tard cette humilité et cette servitude montreront les voies de la liberté à ceux qui portent ces chaînes et ces boulets. Que Dieu fasse que le monde puisse saisir cela ; qu’Il le protège des conséquences désastreuses du rejet des prophètes. Qu’Il nous accorde à tous patience et persévérance au cours de cette période difficile.
Publié par aghilest à 22:50:38 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
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