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L’acquisition de la Taqwa : le devoir du croyant - sermon du 20 01 2012
Dans son sermon du 20 janvier 2012 Sa Sainteté le Calife s’est appesanti davantage sur la réforme que doit entreprendre le croyant et le fait qu’il doit se rapprocher de son Créateur. Le Calife a cité les versets 115 et 116 du chapitre 3 du Saint Coran :
يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآَخِرِ وَيَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَيُسَارِعُونَ فِي الْخَيْرَاتِ وَأُولَئِكَ مِنَ الصَّالِحِينَ - وَمَا يَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ
يُكْفَرُوهُ وَاللَّهُ عَلِيمٌ بِالْمُتَّقِينَ
« Ils croient en Allāh et au Jour Dernier ; ils enjoignent le bien et interdisent le mal et s’empressent à qui mieux mieux à faire de bonnes œuvres. Ceux-là sont du nombre des justes. Et quelque bien qu’ils fassent, il ne leur en sera pas dénié, et Allāh connaît très bien ceux qui se préservent du mal. » (Le Saint Coran, chapitre 3, versets 115-116)
Dans ces versets Dieu décrit l’état des croyants et les actions qui le feront mériter le succès et le salut. Dieu connaît le visible et l’invisible ainsi que l’intention derrière chaque action : si celle-ci est motivée par la Taqwa l’intéressé sera certainement récompensé. De par Sa grâce Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s), le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), à une époque où règnent les ténèbres et nous a offert l’occasion de l’accepter.
Prodiguant quelques conseils à sa djama’at, le Messie Promis (a.s) dit : « Tout comme il est essentiel de contrôler sa langue pour ne pas exprimer des propos contraires au plaisir d’Allah, de même il sied d’en faire usage afin de dire la vérité. « Enjoindre le bien et interdire le mal » est le privilège des croyants. Mais préalablement il est essentiel pour l’intéressé de démontrer par la pratique qu’il possède en effet cette force. Il est vital que sa condition soit convaincante avant qu’il ne puisse influencer les autres. Ainsi n’empêchez pas la langue d’enjoindre le bien et d’interdire le mal. Néanmoins il est important d’apprécier les exigences de la situation et les propos doivent être indulgents. De même, c’est un grand péché que de dire quelque chose contre la Taqwa (la droiture). » (Malfuzat, vol. 1, p. 424)
En tant qu’ahmadis nos responsabilités sont encore plus lourdes. Chacune de nos paroles et de nos actions doit engendrer le bien sinon notre allégeance au Messie Promis (a.s) ne sera d’aucune utilité. Au contraire il se peut que nous attirions la colère de Dieu.
Notre foi doit nous distinguer des autres dans tous les domaines. Sa connaissance religieuse, avoir une responsabilité au sein de la communauté, les services rendus par ses aïeux ne vont pas absoudre un ahmadi s’il ne respecte pas les préceptes de Dieu. Prêter allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) ne signifie guère que l’on méritera automatiquement les récompenses qui reviennent aux vrais ahmadis.
Aux yeux de Dieu ceux qui Lui sont chers ne sont pas ceux qui portent de beaux vêtements ou qui sont riches. Il aime ceux qui donnent la préférence à la foi sur tout le reste.
Le Messie Promis (a.s) dit : « Allah aime les justes. Ayez tous au cœur la grandeur d’Allah l’Exalté, tout en Le craignant. Sachez que tous sont les serviteurs de Dieu. Ne soyez pas cruels ni sévères à l’égard de quiconque. Ne méprisez personne. S’il y a une personne dans la communauté qui est immonde, elle corrompra le reste. Si vous êtes enclin à la colère, analysez votre cœur pour en connaître la raison, car c’est là
une situation très périlleuse. » (Malfuzat, vol. 1, p. 9)
Le Messie Promis (a.s) dit : « La crainte de Dieu, c’est de voir jusqu’à quel point ses actes et ses paroles sont en conformité. Si l’on constate qu’il y a discordance entre les deux l’intéressé va s’attirer le courroux de Dieu. Le cœur impur n’a aucune valeur aux yeux de Dieu, ô combien même sont purs les propos - au contraire ces paroles vont attiser la colère divine. Les membres de la communauté doivent réaliser qu’ils sont venus vers moi afin que je puisse semer en eux cette graine qui se transformera en arbre porteur de fruits. Chacun doit faire son analyse de conscience pour voir l’état de son for intérieur.
Si, à Dieu ne plaise, [les membres] de notre communauté ont quelque chose sur la langue et autre chose dans le cœur, leur fin ne sera pas bonne. Quand Dieu constate que le cœur d’une communauté est vide et qu’elle se contente de faire des déclarations, Lui qui est indépendant, ne s’en soucie guère. [Dieu] avait promis la victoire à Badr et les signes du triomphe étaient évidents, néanmoins le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), secoué de sanglots, ne cessait d’implorer Dieu. « Pourquoi cette détresse puisqu’on a reçu la promesse de la victoire ? », a demandé Hadrat Abu Bakr. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a répondu : « Dieu est Indépendant ». C’est-à-dire cette promesse dépend peut-être de certaines conditions sous-jacentes. » (Malfuzat, vol. 1, p. 11)
Expliquant l’importance de la Taqwa le Messie Promis (a.s) affirme :
« Il est très important pour les ahl-e-taqwa (les personnes pieuses) de passer leur vie dans l’humilité et la soumission. Ceci est une branche de Taqwa par laquelle nous pouvons nous débarrasser de la colère injustifiée. Le dernier stade, qui s’avère être le plus crucial pour les gens pieux et honnêtes, est d’éviter la colère. L’arrogance et la vanité proviennent de la colère ; et, inversement, la colère est quelques fois une conséquence de l’arrogance et de la vanité. La colère est engendrée lorsque l’homme donne préséance à son nafs (moi) sur celui de l’autre.» (Rapport Jalsah Salanah, 1897, p.49)
Le Messie Promis (a.s) ajoute qu’il ne désire pas que les membres de sa communauté se considèrent inférieurs ou supérieurs les uns par rapport aux autres. Seul Dieu connaît qui est grand et qui est petit. Certains traitent avec grand respect d’importantes personnalités. Mais grand est celui qui écoute en toute humilité les paroles de l’humble et qui accorde de l’importance à ses propos et qui ne blesse pas ses sentiments. Dieu affirme à ce sujet :
وَلَا تَلْمِزُوا أَنْفُسَكُمْ وَلَا تَنَابَزُوا بِالْأَلْقَابِ بِئْسَ الِاسْمُ الْفُسُوقُ بَعْدَ الْإِيمَانِ وَمَنْ لَمْ يَتُبْ فَأُولَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ
« Et ne vous diffamez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas entre vous des sobriquets par sarcasme. C’est en effet très vilain de se faire une mauvaise réputation après avoir professé la croyance ; et ceux qui ne se repentent pas sont du nombre des injustes. » (Le Saint Coran, chapitre 49, verset 12)
Evoquant l’importance de la connaissance le Messie Promis (a.s) déclare :
« C’est en se tournant vers Dieu que l’on obtient le vrai discernement et l’intelligence véritable. C’est pour cette raison qu’il est dit que l’on doit craindre la perspicacité du croyant car il voit grâce à la lumière de Dieu. Mais sans Taqwa l’on ne pourra acquérir cette intelligence éclairée. Si vous désirez le succès usez donc de votre intelligence, réfléchissez ! À maintes reprises le Coran vous enjoint de réfléchir. Méditez et réfléchissez sur le Coran. Et soyez vertueux. Quand vous aurez le cœur pur et que vous userez de votre perspicacité et que vous marcherez sur les voies de la Taqwa c’est là que votre cœur s’exclamera :
رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلًا سُبْحَانَكَ فَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
« Notre Seigneur, Tu n’as pas créé cela en vain : Tu es Saint ; protège-nous donc contre le châtiment du Feu. » (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 192)

C’est là que vous comprendrez que toute cette création n’est pas vaine mais qu’elle prouve la divinité du véritable Créateur. » (Malfuzat, vol. 1, p. 66 à 67)
Le Messie Promis (a.s) déclare : « Soyez purs, usez de votre intelligence et suivez la direction de la parole de Dieu si vous désirez la prospérité en ce monde et conquérir les cœurs des autres. Améliorez votre état personnel et démontrer aux autres vos excellentes valeurs morales ; et c’est là que vous rencontrerez le succès. […] Si vous désirez influencer les cœurs créez en vous cette force pratique. Car sans les actions, les paroles et la force physique ne seront d’aucune utilité. Ils sont légion ceux qui se contentent de faire de vaines déclarations. Ils sont nombreux à
se dire mollahs ou oulémas et qui sur leurs chaires se posent en représentants du Prophète et ses héritiers. Dans leurs discours ils interdisent l’arrogance, l’orgueil et l’immoralité alors qu’ils en sont eux-mêmes coupables. Pour comprendre cela demandez-vous si leurs conseils ont de l’influence sur vos cœurs. » (Malfuzat, vol. I, p. 67)
Le Messie Promis (a.s) dit : « Selon moi ceux des mollahs qui s’opposent à l’enseignement des sciences modernes sont dans l’erreur. Ils agissent ainsi afin de cacher leurs égarements et leurs faiblesses. Ils croient dur comme fer que les recherches dans le domaine de la science sèment le doute concernant l’Islam et détournent [les gens] de cette religion. Selon leur décret l’intelligence et la science sont aux antipodes de l’Islam. Ne pouvant démontrer les fourvoiements de la philosophie, ils interdisent l’étude des nouvelles sciences pour cacher leurs faiblesses. Leurs âmes tremblent face à la philosophie et ils se prosternent devant les nouvelles découvertes.
Ils ne possèdent pas la véritable philosophie, celle qu’engendre la révélation divine, une philosophie dont regorge le Saint Coran. Celle-ci n’est accordée qu’à ceux qui se jettent à la porte de Dieu en toute humilité ; ceux dont le cœur et l’esprit se sont débarrassés de la puanteur des pensées orgueilleuses ; des personnes qui confessent leurs faiblesses tout en reconnaissant la vraie divinité. Afin de servir la foi et d’annoncer la parole de Dieu il est primordial aujourd’hui d’acquérir ces nouvelles connaissances et cela au prix de grands efforts. Mais j’en ai fait une autre expérience et j’annonce ceci à titre d’avertissement : ceux qui se consacrent entièrement à acquérir cette connaissance, qui en sont si absorbés qu’ils ne profitent pas de la compagnie des hommes de Dieu et ne sont pas éclairés de la lumière divine, ceux-là s’égarent et s’éloignent de l’Islam. Au lieu d’asservir ce savoir nouveau à l’Islam ils font le contraire. Et dans leur orgueil ils se posent en serviteurs de la foi et du peuple. Mais seul pourra servir la foi celui qui possède en lui la lumière céleste. » (Malfuzat, volume 1, pages 68 - 69)
Sa Sainteté le Calife de commenter qu’il encourage fortement les étudiants ahmadis à faire de la recherche. Par ce biais ils pourront prêcher le message du bien et accroître leur connaissance.
Le Messie Promis (a.s) déclare : « …préparez vous afin que l’ennemi ne viole pas les frontières pour ainsi nuire à l’Islam. Comme je l’ai affirmé dans le passé si vous voulez souhaiter servir l’Islam générez en vous la Taqwa et soyez purs ; c’est ainsi que vous entrerez dans la forteresse imprenable d’Allah. Et c’est là que vous aurez le privilège et le droit de le servir. Voyez un peu la faiblesse extérieure des musulmans. Les autres nations les regardent avec un haine et mépris. Ce sera votre fin si vous faiblissez de l’intérieur et si votre volonté diminue. Purifiez-vous de telle sorte que la puissance sacrée vous infiltre. Et soyez forts et puissants à l’instar de ces chevaux qui défendent les frontières. La grâce de Dieu accompagne toujours les Muttaqui et les justes. Vos mœurs et votre comportement ne doivent pas ternir l’image de l’Islam. Les corrompus et les musulmans non pratiquants l’ont défiguré. Il en est de ces musulmans qui consomment de l’alcool et qui vomissent sur la voie publique, qui tombent dans les égouts : ils sont tabassés par la police, ils sont la risée des chrétiens et des hindous. Par leurs actes ils ne ridiculisent pas que leurs personnes, ils nuissent aussi à l’Islam.» (Malfuzat, vol. 1, p. 77 - 78)
« Pour l’homme, la Tawbah (repentance) n’est point superflu ou inutile ; et son effet ne se fera pas sentir uniquement au jour de la Résurrection. La repentance sert à embellir la vie de l’homme ici-bas et dans l’au-delà. Le Saint Coran fait mention de la prière :
رَبَّنَا آَتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآَخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
O notre Seigneur accorde nous le confort et l’aisance ici-bas et dans l’au-delà et protège nous du châtiment du feu. « Rabbana » est une indication subtile de la repentance ; cela signifie que l’on doit répudier tout faux dieux et se consacrer à l’Unique Rab. La formule « Rabbana » (Notre Seigneur !) ne peut sortir du cœur de l’homme que s’il est plongé dans une profonde affliction. « Rab » (Seigneur) signifie celui qui fait progresser graduellement jusqu’à la perfection, Celui qui pourvoit aux besoins [des autres]. L’homme fabrique de toutes pièces de nombreux « Rab ». S’il a confiance totale en ses ruses et en ses subterfuges, ceux-là se transformeront en son Rab. S’il fait étalage de son érudition ou de sa force, ceux-là seront ses Rab. Si sa beauté ou ses richesses le poussent à être orgueilleux, ceux-là seront ses Rab.
Il y a donc milles et un artifices qui ne l’abandonnent point ; et tant qu’il ne s’en détourne pas et tant qu’il ne courbe pas l’échine devant Dieu l’Unique et le Véritable Rab et tant qu’il ne prononce pas la formule « Rabana » le cœur emplie de détresse et la voix tremblante d’émotion, il ne reconnaîtra point le Vrai Rab. En grand désarroi, il devra se présenter le cœur contrit devant Son Seigneur, avouant ses péchés et s’adressant à Lui avec ces paroles : « Rabbana » ; c’est-à-dire, c’est Toi l’Unique et le Vrai Rab, mais je me suis fourvoyé et j’ai erré ici et là. De ce fait, j’ai abandonné tous ces dieux fallacieux, et en toute sincérité je proclame ta « Rububiyya » et je me présente à Ton seuil.
Sans une telle démarche l’on ne pourra faire de Dieu son « Rab ». Tant que l’homme vénèrera ses faux dieux, il n’aura pas reconnu le vrai Rab. Certains ont fait du mensonge leur Rab et leur survie dépend de leur larcin. D’autres ont pris pour Rab le vol et l’escroquerie et en ont fait leur métier et leur gagne-pain. Le voleur qui a à sa disposition tout son attirail, l’obscurité de la nuit et l’inattention des gardiens, fera certainement du vol sa seule profession. Ses armes sont pour lui ses dieux. Ceux qui ont confiance aveugle en leurs subterfuges n’ont point besoin d’implorer Dieu. Celui qui prie est celui qui se trouve sans issue, celui qui ne peut frapper qu’à une seule porte, celle de Dieu. La prière « Rabanna atena… » est une formule réservée uniquement à ces personnes qui ont comme Rab Dieu seul ; elles savent que tout autres dieux ne sont que mirages devant leur Unique Rab. » (Tafseer ul Qur’an du Messie Promis (a.s.), volume 1, pages 696 – 697)
Le feu évoqué ici ne concerne pas que l’Au-delà. La peur, les calamités, la famine, la maladie, l’échec, l’humiliation, les déboires familiaux sont autant de feux qui consument l’homme ici même sur terre. Le croyant doit implorer la protection de Dieu afin de s’en protéger.
Après la prière du vendredi Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire des personnes suivantes : M. Sheikh Muhammad Naeem, M. Asim Kamal and M. Irfan Ahmad.
Publié par aghilest à 22:07:54 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Le sermon du 13 janvier 2012 de Sa Sainteté le Calife avait pour thème l’istighfār. D’emblée le Calife a cité les versets suivants, tirés de la Sourate Houd :
أَلَّا تَعْبُدُوا إِلَّا اللَّهَ إِنَّنِي لَكُمْ مِنْهُ نَذِيرٌ وَبَشِيرٌ - وَأَنِ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُوا إِلَيْهِ يُمَتِّعْكُمْ مَتَاعًا حَسَنًا إِلَى أَجَلٍ مُسَمًّى وَيُؤْتِ كُلَّ ذِي فَضْلٍ فَضْلَهُ وَإِنْ تَوَلَّوْا فَإِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ كَبِيرٍ
« Il enseigne que vous ne devez adorer rien d’autre qu’Allāh. En vérité, je suis pour vous un Avertisseur et un Porteur de la bonne nouvelle de Sa part – Et que vous devez demander pardon à votre Seigneur, puis vous tourner vers Lui avec repentir. Il vous accordera une excellente provision jusqu’à un terme fixé. Et Il accordera Sa grâce à toute personne de mérite. Et si vous vous détournez, alors assurément je crains pour vous le châtiment d’un jour colossal. » (Le Saint Coran, chapitre 11 verset 3 à 4)
Force est de constater que chaque coin du monde est aujourd’hui en proie à des agitations ; c'est là la conséquence du fait que l'homme a oublié le but même de sa création, à savoir l’ibādah (l'adoration de Dieu) et le fait qu’il doit se rapprocher de Dieu. L’ibādah ne se limite pas aux cinq prières quotidiennes : c’est une manière de vivre, le fait d’accorder la priorité à Dieu en toute chose, de prendre pour exemple le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et de se conformer aux attributs de Dieu. C’est aussi s'acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers Ses créatures.
Expliquant ce sujet le Messie Promis (a.s) déclare : « N’adorer personne d’autre qu’Allah est le résumé de toutes les injonctions coraniques. L'objectif premier de la création de l'homme est l’ibādah. Ceci a été énoncé en ces termes :
وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ
« Et Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Le Saint Coran, chapitre 51, verset 57). L’ibādah signifie que l’homme doit se débarrasser de toute perversion et aplanir le champ de son coeur à l'instar du jardinier qui prépare sa terre [avant de l’ensemencer] ou à l'instar du khôl qu'on réduit en poussière avant de l’appliquer aux yeux. Quand le champ du cœur sera débarrassé de tout caillou et de toute aspérité et quand il sera immaculé [pour qu'on y voit] que l'âme c'est là que l'on atteindra [le stade de] l’ibādah. Si l’on astique à fond un miroir l'on y verra son visage. Et si l’on cultive une terre l'on récoltera tout type de fruits. L'homme a été créé pour l’ibādah. S'il purifie son cœur de toute perversion, de toute aspérité, et tout cailloux il y verra Dieu. » (Tafsir du Messie Promis, commentaires sur le verset 51 du chapitre 57 - volume 7, page 385)
Nombre de gens ne participent
pas directement dans ces troubles, mais vivant sous l'influence du mal ils en sont les partenaires : inconsciemment ils lèsent les droits des autres et soutiennent l’injustice. Un exemple est le traitement réservé aux ahmadis dans certains pays et au Pakistan en particulier. Ils sont nombreux ceux qui ignorent tout de l’Ahmadiyya mais qui en raison de la loi en vigueur au Pakistan tiennent des propos injurieux à l'égard du Messie Promis (a.s.). Ces personnes ne rendent pas culte à Dieu mais aux gens de ce monde. Quand on combine la foi et les choses de ce monde le vice s'installe et on lèse à la fois les droits de Dieu et ceux des hommes.
L'histoire de la religion démontre que Dieu envoi Ses avertisseurs quand la perversion gangrène la foi. Par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) Il a enseigné aux hommes les principes de l’ibādah. Il était l'homme parfait et les attributs de Dieu s'étaient manifestés en sa personne à la perfection. De surcroît, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est le modèle parfait, le truchement par lequel l'on pourra atteindre Dieu. Les prières de ce prophète, voire chacune de ses actions, était un moyen pour lui de rendre culte à Dieu.
Certes la foi a été parachevée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ; et l'on pourra ni ajouter ni retirer quoi que ce soit de la shariah (loi divine) et du Coran. Mais par l'entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) Dieu annonce aussi que la corruption affectera les musulmans et qu’ils vont s'écarter des principes fondamentaux de la foi.
Quand ce marasme spirituel a atteint son apogée Dieu a envoyé le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) qui a rétabli la foi perdue et qui a présenté de nouveau les principes de l’ibādah. Il a accompli tout cela parce qu'il s'était asservi à son maître, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Mais malheureusement la majorité des musulmans n'ont pas compris cette vérité et se sont éloignés de lui. Ainsi chaque groupe parmi les musulmans préconise ses propres formules et ce qui ne fait qu’accroître la confusion. Et par se faire ils déshonorent le nom de l'Islam. Le ministère du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) durera jusqu'à la fin des temps ; ainsi il sera un avertisseur et un porteur de bonnes nouvelles pour toute époque.
Le Messie Promis (a.s) présente en ces termes le moyen pour se rapprocher de Dieu : « …Il est certes vrai que sans âme pure l'on ne pourra pas parvenir à la destination de ce voyage. Pour l'accomplissement de ce but, Dieu a envoyé le modèle parfait en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), et enverra par la suite ses vrais représentants. Celui qui n'est pas l'enfant d'un jardinier enlèvera les plantes utiles au moment du désherbage. De même, personne ne pourra accomplir cette culture spirituelle sans s’être asservi à l'homme parfait, quelqu'un qui a parcouru les étapes de l'ensemencement, de l'arrosage, du désherbage. Le croyant a besoin d'un guide parfait. Sans précepteur, celui qui croit rendre culte à Dieu ressemblera à l’enfant assis dans un champ en train de déraciner des plantes utiles s’imaginant qu'il est en train de faire du désherbage. Ne croyez pas que l’ibādah viendra tout seul. Tant que le prophète ne l'enseigne pas l'on ne pourra pas se consacrer entièrement à Dieu et l'on ne pourra pas non plus Le reconnaître parfaitement. Mais comment accomplir une tâche aussi ardue ? La solution réside dans l’istighfār. » (Malfuzat, édition en 10 volumes, volume 2, page 67)
L’istighfār a été évoqué ainsi dans le verset précité : « … Et que vous devez demander pardon à votre Seigneur, puis vous tourner vers Lui avec repentir. Il vous accordera une excellente provision jusqu’à un terme fixé. Et Il accordera Sa grâce à toute personne de mérite. » (Le Saint Coran, chapitre 11, verset 4).
Ce verset annonce que nous devons implorer le pardon de Dieu ainsi que Son soutien et Lui demander de débarrasser notre cœur de toute crasse. Le croyant doit être constant dans la pratique de l’istighfār, implorant Dieu de le protéger des sentiments qui Lui déplaisent. L’istighfār ne signifie pas répéter quelques paroles ; il doit être accompagné d’une réforme complète.

Le Messie Promis (a.s) ajoute à ce sujet : « Souvenez-vous, aux musulmans il a été accordé deux choses – l’une pour obtenir la force et l’autre pour la démonstration pratique de ce qui a été obtenu. L’istighfār a pour but d’obtenir de la force. Il est aussi surnommé ‘la recherche de l’aide’. Les soufis ont dit que tout comme la force et la puissance physiques sont renforcées par l’exercice physique, de même l’istighfār est un exercice spirituel. A travers lui, l’âme obtient la force et le cœur acquiert la constance. Celui qui désire obtenir la force doit faire l’istighfār.
Ghafara littéralement signifie couvrir ou réprimer. Avec l’istighfār, l’homme essaie de réprimer et de couvrir ces émotions qui le retiennent loin de Dieu.
Ainsi, la seule signification d’istighfār est que les éléments empoisonnés qui pourraient bien détruire l’homme pourraient être maîtrisés, et que l’on doit mettre en pratique les commandements de Dieu en évitant tous les obstacles.
Souvenez-vous qu’Allah a créé deux types d’instincts en l’homme. Le premier est l’instinct empoisonné, incité par Satan. Le second est l’instinct correctif. Lorsqu’une personne est arrogante et considère qu’elle a de la valeur et ne cherche pas l’aide de cette fontaine curative, l’instinct empoisonné prend le dessus. Or, lorsqu’elle se considère indigne et insignifiante et ressent le besoin de l’aide Divine, Allah crée une fontaine pour elle qui fait couler son âme. C’est cela la signification du terme istighfār, notamment de trouver la force pour maîtriser l’instinct empoisonné. (Malfuzat, nouvelle édition vol. 1, p. 348-349) - (Malfuzat, édition en 10 volumes, volume 2, pages 67 à 68)
Une fois une personne a demandé des prières au sujet de sa dette et le Messie Promis (a.s) lui a conseillé d’implorer le pardon de Dieu abondamment. L’istighfār est un moyen pour éviter les malheurs et pour progresser. Quelqu’un d’autre a demandé au Messie Promis (a.s) de prier pour lui pour qu’il ait des enfants : « Soit régulier dans l’istighfār, » lui a conseillé le Messie Promis (a.s), « il efface le péché et Allah l'Exalté t’accordera par [cette méthode] des enfants. »
Le Messie Promis (a.s) préconise l’istighfār comme un moyen de se protéger contre les faiblesses. Il libère l’homme du châtiment à l’instar d’une rançon que paie le prisonnier pour obtenir sa libérté.
Aujourd'hui, les mauvaises actions des gens de ce monde ont créé des remous. Nous devons beaucoup prier pour que Dieu protège l’humanité de ces agitations. L’istighfār aide à la réalisation des objectifs de l'adoration de Dieu, renforce le lien avec Son envoyé, protége l'homme de Son mécontentement, et comble ses besoins personnels. Afin d’en profiter réellement, l’istighfār doit être une pratique constante.
Publié par aghilest à 21:52:13 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
En effet, une inspection plus approfondie des paroles du Saint Prophète Muhammad (pssl) révèlera qu’il avait en fait décrit DEUX personnages différents, auxquels il donna le même nom. Voici à titre d’exemple un hadith où le Saint Prophète Muhammad (pssl) parle du Jésus (pssl) d’il y a deux millénaires. Dans le Sahih al-Bukhari – le livre considéré le plus authentique après le Saint Coran – nous lisons dans le chapitre intitulé « Le Livre Des Prophètes », dans le hadith numéro 3255 qui a trait au voyage spirituel du
Prophète (pssl), lors duquel il vit des prophètes au ciel: Ibn ‘Umar rapporte que le Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, dit : « J’ai vu Jésus, Moïse et Abraham. Jésus était de teint rosé, aux cheveux bouclés, et à la poitrine large. Quant à Moïse, il était de teint brun et corpulent, aux cheveux droits, et en cela il ressemblait aux hommes d’Al-Zutt. »
Il s’agit évidemment du Jésus, fils de Marie, envoyé aux Enfants d’Israël. Dans un nombre considérable de hadiths, le Prophète (pssl) donne cette description du Messie Jésus né plus de deux mille ans de cela.
Mais il existe une DEUXIEME description d’un homme appelé «Jésus, fils de Marie » qui apparaît, elle aussi, dans un nombre important de hadiths prophétisant la venue d’un Messie à une époque future où apparaîtrait l’Antéchrist. En voici un exemple – il s’agit du hadith numéro 6508, dans le chapitre intitulé « Le Livre des Interprétations » – encore une fois du Sahih al-Bukhari: Ibn ‘Umar rapporte que le Messager d’Allah dit : « Je me suis vu auprès de la Ka’bah hier soir, et j’y ai vu un homme au teint basané – le meilleur que l’on puisse voir parmi les hommes de ce teint – et aux cheveux droits descendant jusqu’aux lobes de ses oreilles – les meilleurs que l’on puisse voir dans ce type de chevelure – et il s’était peigné les cheveux, et de l’eau en dégouttait ; et il faisait le Tawaf (la circumambulation) autour de la Ka’bah tout en s’appuyant sur les épaules de deux hommes. Je demandai : « Qui est cet homme ? » Quelqu’un me répondit : « Le Messie, fils de Marie. » Puis j’aperçus un autre homme aux cheveux touffus, et borgne de l’œil droit ; cet œil ressemblait à un raisin proéminent. Je demandais : « Qui est-ce ? » L’on me répondit : « Le Messie Antéchrist (al-Masih al-Dajjal) »
Ce deuxième Messie est donc de teint basané et a les cheveux droits, alors que le premier Messie avait le teint rosé et les cheveux bouclés. Conclusion : il ne peut s’agir de la même personne.
Pourquoi alors le Prophète (pssl) avait-il appelé ces deux personnages distincts « Messie, fils de Marie » ? En dehors de leurs différences physiques, y avait-il assez de ressemblances entre eux pour justifier cette homonymie ?
Un seul homme de teint basané et aux cheveux droits a juré au Nom d’Allah qu’il a été envoyé en tant que Messie pour contrer le mal de l’Antéchrist : il s’agit de Mirza Ghulam Ahmad, le Messie Promis et l’Imam al-Mahdi (pssl). Voyons à présent les ressemblances entre ce dernier et Jésus (pssl) :
(1) La première similitude entre les Messies des dispensations de Moïse et de Muhammad (paix soit sur eux) est que l'avènement des deux avait été prédit. En Islam, il y a eu des milliers de saints, mais aucun d'entre eux n’était venu en tant que «promis».
(2) La seconde similitude est la perte d'autonomie et de pouvoir politique de leur peuple respectif. Les musulmans de l’Inde étaient sous la domination des britanniques, comme les juifs, à l’époque de Jésus, sous les Romains.
(3) La troisième similitude est que, au moment de l'avènement du premier Messie, les juifs étaient divisés en plusieurs sectes et, par conséquent, avait besoin d'un arbitre pour juger de leurs différends. De la même façon les musulmans, à l'avènement du Messie de l’Islam, sont divisés en plusieurs sectes au sein des sunnites, chiites et soufis.
(4) Le quatrième point est que le premier Messie n'a pas été ordonné de mener des guerres pour la religion. De la même manière, le Messie de l’Islam n'a pas été ordonné de prendre l'épée. Jésus avait prédit que celui qui vivra par l’épée mourra par l’épée, et c’est ainsi que dès lors que les nations chrétiennes se sont mises à user de la violence, ils ont commencé à perdre leur foi, tant et si bien qu’aujourd’hui, la sainteté, la chasteté et l’indifférence au monde matériel disparaît de plus en plus chez eux. Les musulmans qui font la même erreur aujourd’hui subissent défaite après défaite, car ils ont désobéi aux commandements de leur Imam.
(5) Le cinquième point à considérer est que durant le ministère du premier Messie, les chefs religieux des juifs étaient devenus moralement corrompus. De même, les Imams et Mollahs du peuple du Messie Promis sont corrompus et avides d’argent et de pouvoir.
(6) Le sixième point de ressemblance est que Jésus est apparu durant le règne d’un grand empereur européen : César. Le Messie Promis a vécu sous le règne de la plus grande impératrice européenne de tous les temps : la Reine Victoria.
(7) Le septième point à cet égard est que la foi chrétienne a finalement réussi à l’emporter sur les Romains et autres Européens en quelques siècles. De même, le message du Messie Promis a fait des percées chez les Européens malgré leur haine de l’Islam, et cette similitude se renforce de plus en plus avec le temps.
(8) Une autre caractéristique de Jésus est qu’une étoile était apparue pour marquer son avènement. Cette caractéristique est également présente pour le Messie Promis, par une grande chute de comètes, un signe prédit par Jésus lui-même (Matt.24:29).
(9) La neuvième caractéristique de Jésus est l'éclipse solaire qui a eu lieu lorsqu’il fut rejeté par son peuple et mis sur la croix. Lorsque les gens ont rejeté l’appel du Messie Promis et l’Imam al-Mahdi, Dieu manifesta le signe de Son soutien non seulement en provoquant l’éclipse du soleil, mais aussi celle de la lune. Ces deux signes sont survenus durant le mois du Ramadan. Ces deux éclipses sont d’ailleurs prédites dans les Evangiles (Matt.24:29), ainsi que dans le Saint Coran (Premiers versets du Ch 75). Cette prédiction est également mentionnée dans le Dar Qutni, un livre authentique des énonciations du Saint Prophète, paix et bénédictions d'Allah soient sur lui.
(10) La dixième caractéristique partagée est l'apparition de l'épidémie de peste. En raison de la persécution par les Juifs, la peste s’était répandue au temps de Jésus et pour la même raison, elle s'est propagée à l'époque du Messie Promis aussi.
(11) L’onzième caractéristique commune aux deux est que les théologiens ont fait tout en leur pouvoir pour dénoncer Jésus et l’ont accusé de faux crimes en espérant qu'il serait condamné à mort. Le Messie Promis fut lui-aussi dénoncé, puis accusé faussement de meurtre. Des efforts furent faits par les Mollahs de faire accroire au gouvernement qu’il se rebellait contre leur autorité, comme l’avaient fait les rabbins avec Jésus.
(12) Le douzième point est qu’un voleur avait été crucifié avec Jésus. Or, le jour même où le Messie Promis a été acquitté de la fausse accusation de meurtre, un chrétien a été porté devant le même magistrat. Il était membre de l'Armée du Salut et avait détourné de l'argent. Il a reçu trois mois d'emprisonnement, et ne fut pas mis à mort comme le voleur crucifié. La justice britannique était quand même bien moins sévère que celle des Romains de l’époque de Jésus.
(13) La treizième ressemblance entre Jésus et le Messie Promis, est que lorsque Jésus fut amené devant le gouverneur Pilate, celui-ci déclara qu’il ne voyait aucun mal en Jésus. De même, le capitaine Douglas, le magistrat devant lequel le Messie Promis a dû paraître, dit qu’il ne voyait en lui qu’innocence.
(14) La quatorzième ressemblance est que puisque Jésus n'avait pas de père, il n’était Israélite que par sa mère. Il était le dernier prophète et Messie pour les Enfants d'Israël. Il est né dans le quatorzième siècle après Moïse. De la même façon le Messie Promis n'appartient aux Ismaélites qu’à travers sa mère et a été suscité durant le quatorzième siècle de l'Islam en tant que Messie des musulmans.
(15) La quinzième caractéristique est qu'au moment où Jésus est apparu, de grands progrès avaient lieu dans la civilisation de l'Homme. De bonnes routes ont commencé à être construites par les Romains; un système efficace de défense avait vu le jour et des améliorations très nombreuses avaient été faites dans l'organisation et la formation des armées. Les moyens de déplacement avaient été considérablement améliorés et pour assurer le confort des voyageurs les auberges et maisons de repos étaient devenus communs. Aussi, le pouvoir judiciaire avait-il été réformé. De même, il y a eu beaucoup de progrès et de développements remarquables du temps du Messie Promis dans ces domaines, notamment dans l’invention de la locomotive, des routes asphaltées, dans l’organisation des armées et des forces navales, etc.
(16) La seizième caractéristique de Jésus était qu’il a eu une naissance de nature rarissime; et étant né sans père, il était comme Adam. De même, le Messie Promis n'a pas eu une naissance des plus normales, car il est né jumeau ; une fille est née avant lui. Aussi, il a été appelé "Adam" par Dieu dans certaines de ses révélations.
(17) La dix-septième ressemblance entre les deux Messies, et qu'ils ont tous les deux prêché en Inde.
(18) La dix-huitième ressemblance est que Jésus n’avait pas comme langage quotidien la langue de la Torah – l’hébreu – mais parlait un dialecte d’araméen qui comportait des termes persans, grecs et latins, et qui était fortement influencé par l’hébreu. De même, le Messie Promis ne parlait pas au quotidien la langue du Coran, mais parlait l’ourdou, qui comporte des termes persans, grecs, et anglais, et qui est fortement influencé par l’arabe.
Il ne peut, bien entendu, y avoir une parfaite correspondance entre les deux Messies en toute chose, car ils ont eu, ne l'oublions pas, des missions assez différentes à accomplir. Néanmoins, les ressemblances entre eux sont frappantes – et suffisantes pour que le deuxième ait reçu du Saint Prophète Muhammad (pssl) la même épithète que le premier.
Publié par aghilest à 16:51:40 dans Islam Ahmadiyya | Commentaires (0) | Permaliens
Toute personne qui vient sur terre doit un jour la quitter. Le Saint Coran affirme que toute âme goûtera à la mort : ce rappel constant aide l’homme à se tourner davantage vers Dieu. Celui-ci déclare que seule Sa personne subsistera et que toute chose créée est éphémère. Ainsi le croyant doit se consacrer entièrement à l’Au-delà ; car c’est là-bas qu’il jouira de la vraie vie.
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Et s’il respecte les préceptes de Dieu il méritera Ses faveurs, au cas échéant le châtiment l’attend.
Chanceux sont ceux qui préfèrent la vie de l’Au-delà à celle d’ici bas et qui s’évertuent à acquérir le plaisir de Dieu ; chanceux sont ceux qui préfèrent la foi à ce bas monde et qui sont prêts à tout sacrifice pour leur avancement spirituel. D’aucuns servent la foi en toute abnégation et sont désintéressés par tout autre chose.
Ils s’acquittent de leurs devoirs envers autrui, car c’est une partie intégrante de la foi ; et ils respectent leurs engagements pour plaire à Dieu et ne se soucient guère des obstacles qui entravent leur voie. Dans le malheur comme dans le bonheur, dans l’adversité comme dans la prospérité, malades ou jouissant d’une bonne santé, leur seul but est de respecter leur engagement avec Dieu et de s’acquitter de leurs charges. Ils ont le visage radieux et sont à l’image de la Nafs-i-Mutmainnah (l’âme qui est en paix).
Le Saint Coran les décrit en ces termes :
وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَشْرِي نَفْسَهُ ابْتِغَاءَ مَرْضَاةِ اللَّهِ
« Et parmi les hommes, il y a aussi celui qui vendrait son âme pour obtenir le plaisir d’Allāh… » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 207)
Quelques jours auparavant la communauté Ahmadiyya a perdu un de ses illustres serviteurs en la personne de Sayyed Abdul Haye Shah, un exemple des qualités évoquées plus haut. Qu’Allah lui accorde une place parmi Ses élus et qu’Il comble cette perte en accordant à la communauté d’autres personnes qui possèdent les mêmes qualités.
Sayyed Abdul Haye Shah naquit le 12 janvier 1932 au Cachemire. En 1941 il vint à Qadian et partit ensuite au Pakistan après la partition. Il ne rencontra sa mère qu’après 40 ans de séparation ; une séparation qu’il endura pour la cause de Dieu.
En 1945 il dédia sa vie pour la cause de l’Islam et en 1955 il obtint son diplôme de Shahed de la Jamia-tul-Mubashirine ainsi que sa maîtrise en langue arabe. Il travailla pour une longue période au sein de la Majlis Khuddam Ul Ahmadiyya. Et il fut le rédacteur du mensuel Ansarullah et du magazine de la Jamia. Pendant 13 ans il fut l’imprimeur du journal Tashizul Azhan et le directeur de l’imprimerie Diya Ul Islam. Il fut aussi président de plusieurs comités, le premier directeur de la MTA au Pakistan ainsi que le suppléant du Nazir-i-‘Ala et l’Amir de Rabwah.

Il travailla sur la correction de la traduction du Saint Coran en langue cachemiri, sur les index de plusieurs ouvrages ainsi que la traduction du Saint Coran en langue ourdou du quatrième Calife ainsi que sur l’ouvrage de celui-ci sur l’homéopathie. En tant que Nazir-i-Isha’at il fut responsable de la composition de la nouvelle édition de la série Ruhani Khazain, qui comprend tous les ouvrages du Messie Promis (a.s).
Le défunt était un très bon conseiller, était une grande simplicité, et d’une gentillesse exemplaire. Ses propos étaient toujours mesurés, et puisqu’il avait un très bon bagage intellectuel il abordait tout sujet avec une grande minutie.
En préparant la nouvelle édition de la série Ruhani Khazain il fit en sorte que les pages correspondent aux éditions précédentes. A plusieurs reprises feu le quatrième Calife lui rendit hommage pour ses œuvres, mais ses éloges non fait qu’accroître son humilité.
Le quatrième Calife lui demanda de réduire les dix volumes des Malfuzat du Messie Promis (a.s) en cinq volumes. Sur ce Sayyed Abdul Haye Shah prépara un index complet des versets du Saint Coran, des toponymes et des patronymes qui s’y trouvent. Mais par la suite le cinquième Calife lui demanda de revenir au format originel des dix volumes. Sayyed Abdul Haye Shah obtempéra sans broncher n’évoquant pas l’effort considérable mis en œuvre pour préparer l’index des cinq volumes.
En tant qu’éditeur de plusieurs journaux de la communauté on lui avait intenté plusieurs procès et il avait même été emprisonné pour la cause de Dieu. Un mandat d’arrêt fut émis contre lui à l’époque du troisième Calife. Pendant qu’il priait pour Sayyed Abdul Haye, les vers suivants virent à la bouche du Calife : « Dieu ne détruit jamais Ses pieux serviteurs. » Et il fit dire à Sayyed Abdul Haye de ne pas se soucier de l’affaire et que tout irait pour le mieux. Et après quelques jours en dépit des accusations graves portées contre lui l’affaire fut annulée. Ainsi par l’entremise du Calife Dieu lui conféra le titre de « pieux serviteur ».
Sayyed Abdul Haye Shah rapporta qu’au début il lui était difficile de joindre les deux bouts en tant que Waqf-i-Zindagi (quelqu’un ayant dédié sa vie pour la cause de Dieu). Sur ce son beau-père lui conseilla de se faire une carrière en ce monde puisqu’il avait fait de grandes études. Sayyed Abdul Haye Shah répliqua qu’il avait fait deux promesses : la première était celle de se marier avec sa fille et la deuxième était de consacrer sa vie au service de Dieu ; il lui demanda laquelle des deux devrait-il briser. C’était tout à fait humain de la part du beau-père que de se soucier pour son gendre. Mais lorsqu’il entendit la réponse de celui-ci il fut bouche bée car il savait qu’un ahmadi respecte toujours ses engagements. Sayyed Abdul Haye Shah affirme que par la suite il ne fut jamais en difficulté financièrement.
Tous ses subordonnés évoquent sa gentillesse, son aménité et sa grande simplicité. Quand il aidait l’un d’entre eux les autres ne le savaient pas. Ceux qui lui demandèrent conseil évoquent sa perspicacité, sa grande modestie, son dévouement, la pertinence de ses arguments et sa promptitude à répondre à leurs questions.
Lors d’une cérémonie de remise de prix, le principal de la Jamia Ahmadiyya de Rabwah présenta en ces termes Sayyed Abdul Haye Shah : « Il en est certains qui travaillent d’une main et qui frappent de l’autre – ils se vantent de leurs accomplissements. Il en est d’autres qui ne font rien mais qui frappent des deux mains – ils ne font que de la propagande sans rien accomplir. Il en est d’autres par contre qui travaillent des deux mains sans fanfare ni trompette et ce en toute abnégation – ils ne désirent pas que les autres les voient ou qu’on fasse leurs éloges ; Sayyed Abdul Haye Shah est de cette dernière catégorie. »
Il n’y avait en lui aucune trace d’ostentation ; il était toujours réservé, circonspect, un travailleur infatigable et faisant toujours preuve d’une grande minutie. Dès qu’il entrait au bureau il commençait à travailler et il ignorait l’heure de la fermeture. Il dépensait toujours à bon escient les biens de la communauté et évitait tout gaspillage.
Quand il était tout jeune le deuxième Calife l’envoya au Cachemire indien pour transmettre un message. Arrivé à Rawalpindi, Sayyed Abdul Haye Shah constata qu’il n’avait pas de moyen de transport mais décida de partir à pied afin d’exécuter immédiatement l’ordre du Calife. Il fit le voyage retour à pied.
Qu’Allah exalte le statut de ce pieux serviteur de la communauté.
Publié par aghilest à 15:56:36 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Le Messie Promis (a.s) déclare :
« Faites attention à ne rien faire qui contreviendrait les enseignements de Dieu et les directives du Saint Coran. En vérité je vous le dis, quiconque enfreint un seul des sept cents commandements du Saint Coran, ferme de ses propres mains la porte de son salut. Le Saint Coran est le seul Livre qui a éclairé de manière parfaite pour le monde la véritable voie conduisant au salut; les autres livres n’en sont que ses pâles reflets. Lisez attentivement le Saint Coran, et aimez-le plus que toute autre chose au monde, car dans une des révélations que j’ai reçues, Dieu m’a dit: « Tous les bienfaits sont contenus dans le Coran. »
Voilà la vérité. Malheur à celui qui préfère autre chose au Saint Coran. Votre seule chance de salut et de prospérité réside dans le Saint Coran; il est la seule source d’où coulent toutes les bénédictions. Il n’y a pas un seul de vos besoins spirituels ou religieux qui ne soit pas satisfait par le Saint Coran. C’est le
Saint Coranqui rendra témoignage de votre foi ou de votre incroyance le Jour du Jugement. Sous le firmament, il n’existe aucun livre si ce n’est le Saint Coran qui peut à lui seul vous guider sur le droit chemin. Par Sa Grâce infinie et Sa Bonté, Dieu le Tout-Puissant vous a fait cadeau d’un Livre comme le Saint Coran. En vérité je vous le dis, si un tel Livre avait été donné aux chrétiens, il les aurait sauvés de la ruine; et si la lumière directrice et les bénédictions dont vous avez été comblés, avaient été offertes aux juifs au lieu de celles de la Torah, jamais certaines sectes d’entre eux n’auraient nié la résurrection. Appréciez-le donc, car c’est un cadeau inestimable. C’est une faveur de valeur inégalable, un trésor des plus précieux. Sans le Saint Coran, l’univers n’aurait été qu’un cadavre putréfié. Le Saint Coran est un tel livre que, par comparaison à lui, tous les autres livres envoyés à l’humanité ne sont que peu de chose. » (L’arche de Noé, Kishti Nuh)
« Surtout, n’abandonnez pas le Saint Coran, car votre vie s’y trouve. Ceux qui honorent le Saint Coran seront honorés au ciel. Ceux qui le préfèrent aux Hadiths ou autres traditions, seront préférés au ciel. Pour l’humanité tout entière, il n’y a qu’un seul Livre pour la guider : le Saint Coran; et pour tous les descendants d’Adam, il n’y a qu’un seul Messager et intercesseur: Muhammad, l’élu (sur lui bénédictions et paix !). Efforcez-vous donc de cultiver un amour sincère pour ce très distingué et majestueux Prophète, et ne lui préférez personne, afin qu’au ciel vous soyez du nombre de ceux qui jouissent du salut.

Sachez que le salut n’est pas un privilège réservé à l’autre monde seulement. Le véritable salut manifeste sa lumière en ce monde même. Savez-vous à qui est destiné le salut ? A celui qui croit avec certitude que Dieu existe, que Muhammad (sur lui bénédictions et paix !) est l’intercesseur des hommes
auprès de Dieu, et qu’il n’y a pas, sous le firmament, de Messager égal à lui en rang, ni de Livre aussi excellent que le Saint Coran.
Dieu n’a voulu rendre personne immortel, mais ce prophète élu vit à jamais. Dieu le Tout-Puissant, lui a accordé ce privilège en perpétuant jusqu’au Jour de la Résurrection les bienfaits de sa loi et de sa spiritualité (ceux du Prophète), et c’est grâce à ses bienfaits spirituels qu’Il a finalement béni le monde en y suscitant le Messie Promis dont l’avènement était plus que nécessaire pour compléter l’édifice islamique.
Il est d’importance capitale qu’avant la fin des temps, un Messie spirituel soit suscité parmi les musulmans, semblable à celui qui le fut dans la lignée de Moïse, tel que le laissent comprendre ces versets du Saint Coran : « Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux à qui Tu as accordé Tes faveurs… »(L’arche de Noé, Kishti Nuh)
Publié par aghilest à 22:41:03 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
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