• La pratique de la vérité - sermon du 9 septembre 2011

     


    Islam - Ahmadiyya - Vérité - Intégrité


    La pratique de la vérité

    par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

    Dans son sermon du 9 septembre 2011 Sa Sainteté le Calife a souligné l’importance de la vérité, une vertu qui est louée par tous mais qui est vite oubliée lorsque les intérêts personnels sont en jeu. La vérité est souvent bafouée dans les relations entre époux, partenaires commerciaux ou États.

    Cette qualité n’est pas uniquement enjointe par la religion, ceux qui n’ont aucune foi la recommande avec la même vigueur mais lorsque des intérêts sont en jeu d’aucuns mentent sciemment.

    Ainsi donc on met à mal la Qawli Sadid, cette vérité franche qui n’est entachée d’aucune ambiguïté. Les relations au sein de la société ou entre partenaires commerciaux sont émaillées de contrevérités. En politique on assassine commodément la vérité et les relations internationales reposent sur le mensonge.

    La religion ne fait pas figure d’exception. Ceux qui se disent en être les défenseurs travestissent la réalité quand ils se sentent en danger.

    Cette situation existe à tous niveaux parce que les gens n’ont pas de certitude en l’existence de Dieu. Le recours au mensonge met à mal les relations entre époux et lorsque les enfants en font le constat, ils prennent le plus souvent le mauvais chemin. Consciemment ou inconsciemment, au lieu d’inspirer le respect de la vérité, les parents poussent leurs enfants vers la destruction.

    Le mensonge est une maladie qui gangrène les sociétés dans des pays dits « musulmans ». Dans la pratique les musulmans rejettent la vérité avec la même vigueur qu’ils l’encouragent. La politique des pays musulmans repose entièrement sur le mensonge alors que Dieu et Son Prophète (s.a.w) demande aux musulmans d’honnir ce péché.

    Quelque temps de cela un politicien pakistanais a dévoilé toute la vérité concernant les incidents qui ont secoué Karachi et la région du Sind. Ses pairs ont répliqué que ce n’est pas la tâche d’un politicien que de dire la vérité, et que ce faisant celui-ci met en jeu sa vie politique et les avantages qui y ont trait. Ainsi, dire la vérité sera la cause de sa déchéance, car selon eux la politique et le pouvoir ont prééminence sur Dieu. Et ils se targuent d’être des musulmans, alors que selon eux les ahmadis ne le sont pas. Ces mêmes ahmadis sont prêts à mettre en jeu leurs vies et leurs biens rien que pour la vérité et pour avoir accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), celui qui a déclaré que la racine de tout mal est le mensonge.

    Les contrevérités émaillent les relations entre états, en Occident et dans le monde musulman. Généralement les états occidentaux se disent la vérité mais leur comportement est tout autre lorsqu’il est question des pays musulmans. L’invasion de l’Irak en est un exemple : ils l’ont détruit pour chasser Saddam Hussein et pour faire main basse sur les ressources de ce pays. Ils ont ensuite avoué que c’était là une erreur de leur part et qu’ils avaient reçu de fausses informations concernant les armes de Saddam Hussein, la persécution qu’il avait infligée à sa population ou le danger qu’il représentait pour les pays voisins.

    On dit aujourd’hui la même chose concernant la Libye. La presse occidentale joue le jeu en lançant une campagne de propagande mensongère pour accorder une certaine légitimité aux attaques. Ensuite par le biais de ces mêmes médias les gouvernements se disent s’être trompés et que les faits reprochés n’étaient pas avérés. Mais leurs « vérités » cachent d’autres mensonges car le but était tout simplement de faire main basse sur les ressources de ces pays. Et dans la plupart des cas ce sont les musulmans qui leur offrent l’occasion. Si les dirigeants de ces états avaient dépensé les richesses de leurs pays sur leurs populations la situation serait tout autre et les étrangers n’auraient pas osé s’immiscer dans leurs affaires.

    Les adversaires de la communauté Ahmadiyya jouent le même rôle des ennemis de l’Islam en colportant des mensonges sur le Messie Promis (a.s). Les mollahs empoisonnent les esprits des masses concernant Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) alors que d’autre part ils profitent des ouvrages de la communauté pour préparer leurs discours et leurs émissions. Dans sa riche littérature le Messie Promis (a.s) a répondu aux attaques des ennemis de l’Islam. Mais ses détracteurs n’en profitent pas pour prouver la grandeur de l’Islam mais par intérêt personnel, parce qu’ils n’ont personne d’autre vers qui tourner. Leur seul souci est de préserver leur chaire et leur influence sur les masses.

    Lorsque Dieu envoie un prophète, les ennemis de la vérité essayent d’entraver sa route. Mais le décret de Dieu a toujours prééminence et Il soutien Son prophète jusqu’à leur victoire. Cette promesse faite en faveur du Messie Promis (a.s) est en train de s’accomplir. Au Pakistan la persécution contre les ahmadis ne cesse de s’intensifier et les mollahs soulèvent çà et là les masses contre la communauté. Au nom de la protection de la Khatmun Nubuwwah ils ont récemment organisé une conférence à Rabwah au cours de laquelle ils n’ont rien fait qu’injurier le Messie Promis (a.s) et les ahmadis ; chose qu’ils ont accomplie au nom de Dieu et de Son Prophète (s.a.w). En dépit de leurs efforts le décret de Dieu est en train de s’accomplir et à tout instant Il montre des signes afin de renforcer la foi des croyants.

    Les mecquois avaient conféré au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) le titre de « véridique » en raison de son intégrité. Un jour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) rassembla les chefs de la Mecque ainsi que ses proches sous une colline et leur dit : « Si je vous dis que derrière cette colline il y a une armée prête à vous attaquer, me croirez-vous ? » Tous répondirent à l’unisson : « Certainement cela doit être vrai car tu n’as jamais menti ! » Mais quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) leur informa qu’il était un prophète de Dieu ils le rejetèrent.

    Le Saint Coran évoque ainsi l’argument du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) :

    فَقَدْ لَبِثْتُ فِيكُمْ عُمُرًا مِنْ قَبْلِهِ أَفَلَا تَعْقِلُونَ

    « Avant ceci, j’ai certainement passé toute une vie parmi vous. Ne voulez-vous donc pas comprendre ? » (Le Saint Coran chapitre 10, verset 16). Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) fait comprendre à ses détracteurs que jamais il n’a menti au cours de sa vie comment se peut-il donc qu’il ose leur mentir au nom de Dieu ?

    Chaque aspect de la vie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) brille de vérité. Le Messie Promis (a.s) a dit la même chose concernant sa personne. Il affirme qu’aucun de ses détracteurs ne pourra prouver qu’il a été coupable de quelque méfait. Maulvi Muhammad Hussain Batalvi, qui sera plus tard son farouche adversaire, avait fait à plusieurs reprises les éloges du Messie Promis (a.s) dans son journal.

    Il n’y a pas de doute que l’Islam est la seule religion à présenter ses enseignements dans son état originel. Le Saint Coran a été préservé intact et est la source de vérité jusqu’à la fin des temps. La tâche du musulman est d’éclairer le monde avec cette vérité. Mais puisque la majorité d’entre eux se sont empêtrés dans le mal ils ne pourront guère guider les autres vers la vérité.

    Lors d’une rencontre le Calife avait informé des chrétiens que le Messie Promis (a.s) est venu pour la réforme de l’humanité toute entière. Un de ses interlocuteurs chrétiens a répliqué qu’on doit en premier réformer les musulmans avant de se tourner vers les chrétiens. C’est là une vérité indéniable et c’est à cause des musulmans que l’on doit faire face à de pareils embarras. Aujourd’hui il incombe aux ahmadis de transmettre le message du Messie Promis (a.s) au monde mais ils vont devoir en premier prouver qu’ils sont véridiques à l’instar des prophètes qui l’ont fait par leur exemple.

     
    hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
              Hadrat Mirza Masroor Ahmad
                        Cinquième Calife
                  de la Jama'at Ahmadiyya

    À la maison comme à l’extérieur nous devons servir d’exemples dans le domaine de la vérité c’est là que nos paroles et nos actions seront bénies par Dieu et c’est là aussi que nous pourront influencer les autres. Mais un effort constant et soutenu est requis. Si l’on commence à mentir pour de petits avantages financiers, ces déclarations n’auront aucune valeur. Si l’on ment pour avoir des aides de l’État ou si l’on ne paye pas ses impôts selon le taux requis on va se déshonorer soi-même et on va ternir l’image la communauté. Tout le monde connaît les ahmadis et s’ils ont mauvaise réputation ils ne pourront pas prêcher le message de l’Ahmadiyya. Ainsi il faut être très vigilant concernant chaque aspect de sa vie et les ahmadis doivent se réformer afin de préserver la bonne réputation de la communauté.

    Dans certains cas les disputes entre époux prennent des proportions si graves que la police doit intervenir ; et l’une des deux parties concernées a recours au mensonge pour se tirer d’affaire. Toutes ces situations portent atteinte à la réputation de la communauté, influencent négativement la société et entravent les efforts pour le Tabligh.

    Certains ont recours au mensonge au sein même de la djama’at et cela a un effet pernicieux sur la jeunesse. Nombre de jeunes informent le Calife que leurs pères ont bonne réputation dans la société, qu’ils sont loués pour leur intégrité ou pour les services qu’ils rendent à la communauté. Mais ces mêmes pères n’hésitent pas à recourir au mensonge à la maison. Ces parents ont une influence malsaine sur leurs enfants ; comment pourront-ils donc réformer les autres à l’extérieur ?

    Si cette situation s’aggrave nous serons de ceux qui prêchent ce qu’ils ne pratiquent pas. Nous aurons beau clamé que l’Islam est synonyme de vérité, nous aurons beau annoncé « amour pour tous, haine pour personne » mais toutes ces déclarations seront creuses et sans effets.

    La tourmente va sévir dans nos maisons tandis que nous invitons les autres vers cette vérité afin qu’ils puissent sortir de leur désarroi. Nous allons prêcher le respect dû autres alors que nous ne sommes pas en bons termes avec nos voisins. D’ailleurs l’Islam accorde à ces derniers un statut éminent et le Messie Promis (a.s) d’affirmer que nos frères dans la foi sont nos voisins. Dieu condamne sévèrement la duplicité en ces termes :

    يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لَا تَفْعَلُونَ

    « Ô vous qui croyez ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » C’est-à-dire, si vos actions contredisent vos paroles ce sera de l’hypocrisie de votre part. Le Messie Promis (a.s) a aussi demandé à ceux qui s’associent avec lui de ne pas déshonorer son nom en étant coupable de malfaisance.

    Si nous voulons faire parti du progrès de l’Ahmadiyya nous devons assumer nos responsabilités et vivre selon les préceptes que nous prêchons. Nous devons à chaque instant faire notre analyse de conscience et voir jusqu’à quel point sommes-nous véridiques au sein de notre famille, dans nos affaires et dans la société.

    La victoire de l’Ahmadiyya est une certitude qui s’affirme davantage de jour en jour. Mais celui qui n’est pas véridique dans ses paroles et ses actions va s’en priver. Les ahmadis continuent à faire des sacrifices pour exprimer cette vérité. Ils le font afin de débarrasser le monde du polythéisme et pour établir le royaume de Dieu sur terre. Ils consentent à ces sacrifices en refusant de suivre les mollahs qui leur demandent d’abandonner la vérité. De ce fait les ahmadis qui vivent à l’extérieur et qui ne subissent pas ces persécutions doivent respecter au mieux les exigences de la vérité.

    Après la conquête de la Mecque, Abu Sufyan avoua que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) était véridique, et que le pouvoir des mecquois et leurs idoles ne leur furent d’aucun recours. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) avait quitté la Mecque comme un fugitif et en dépit des efforts de ses ennemis il y retourna en conquérant. Par ses actions et ses paroles il prouva que sa mission était vraie et que Dieu existe.

    Il incombe aujourd’hui aux ahmadis d’exprimer cette vérité car c’est ce qu’ils ont promis dans leur serment d’allégeance. Et dans le Saint Coran Dieu affirme qu’on sera questionné concernant ses engagements.

    À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a annoncé qu’il allait diriger la prière funéraire de M. Naseem Ahmed Butt Shahid de Faisalabad (Pakistan). Dans la nuit du 3 au 4 septembre des assaillants ont fait irruption dans sa maison et lui ont tiré dessus. Il est décédé à l’hôpital. Dans le passé il y a eu d’autres martyres dans la famille du Shahid. Naseem Butt Sahib avait 54 ans et travaillait dans une usine. Il était un homme de très bon caractère et était très impliqué dans les œuvres de la djama’at.

    Il laisse derrière lui une veuve, trois filles mariées, une jeune fille et un fils. Il avait perdu son fils aîné l’an dernier de suites d’une maladie. Puisse Dieu élever son statut et accorder patience et persévérance à la famille endeuillée.

    Dans un autre incident l’un de nos secrétaire ‘Amur-i-am’ah de Faisalabad a essuyé des tirs. Il a subi quatre blessures par balles et est actuellement à l’hôpital. Son état était critique mais par la grâce de Dieu il est en train de se rependre des forces. Sa Sainteté a demandé des prières pour sa guérison complète.

    Dans un autre incident à Lahore, on a arrêté la voiture d’un ahmadi et on a tenté de lui tirer dessus. L’animosité contre les ahmadis s’est intensifiée au Pakistan et Sa Sainteté a demandé des prières pour que Dieu protège tous les ahmadis de ce pays.


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