• Index de l'article
    Invitation à l'Ahmadiyya - le témoignage du Saint Prophète Muhammad (saw)
    La seconde venue du Messie : une croyance islamique fondamentale
    Comment interpréter les prophéties et les signes
    Comment interpréter les Traditions du Saint Prophète Muhammad (saw)
    Interprétation synoptique des signes
    Identification de la période de la venue du Messie et du Mahdi
    Condition générale des musulmans
    Indifférence dans la pratique de la Zakat
    Disparition de la prière (Salat)
    Disparition du Saint Coran
    L'Islam et le peuple arabe
    Etat de la moralité
    La consommation d’alcool
    Les jeux de hasard
    Disparition des hommes de conscience
    Absence d’honnêteté dans le commerce
    Connaissance religieuse et oulémas
    Situation sociale et la condition de la femme
    Considération envers les puissants
    Les croyants seront mal considérés
    Déclin de la langue arabe
    La mode féminine
    Les femmes dans la société
    Les hommes ressembleront aux femmes
    Toutes les pages

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    par Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (deuxième Calife de la Communauté Islamique Ahmadiyya)

    « Invitation à l’Ahmadiyya » fut publié pour la première en ourdou en 1926 sous le titre « Dawat-Ul-Amir ». L’ouvrage fut traduit en persan pour être présenté à Amanullah Khan, le roi d’Afghanistan. Deux ans avant la publication de l’ouvrage, Amanullah Khan avait donné l’ordre de lapider trois ahmadis afghans en raison de leurs croyances. Dans cette série d’articles nous allons présenter des extraits de cet ouvrage dans lequel l’auteur, Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmoud Ahmad, explique en détail les croyances et le but de la Communauté Ahmadiyya en Islam à la lumière des préceptes du Saint Coran et des Traditions du Saint Prophète Muhammad (saw).

    Le témoignage du Saint Prophète Muhammad (saw)

    Le premier argument que l’on peut présenter est que l’époque actuelle exige la venue d’un réformateur. Puisque personne d’autre n’a prétendu avoir été choisi par Dieu pour cette mission, nous sommes dans l’obligation d’examiner la déclaration de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (as).

    Toutefois le fondateur de la communauté musulmane Ahmadiyya ne s’est pas présenté comme un simple réformateur ; il s’est dit être le Réformateur divin promis aux musulmans depuis des siècles, le Messie et le Mahdi des prophéties anciennes. Et pour soutenir cette déclaration, nous allons maintenant présenter le témoignage du Saint Prophète de l’Islam (s.a.w), guide de l’humanité et choisi de Dieu ; témoignage le plus grand s’il en est.


     
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  • buddha-statue-or-in-laos-asieSource : Google Images
    Brièvement,
    Alors qu’une première série de débat avait été lancée par Adeel Shah concernant l’Islam, voici venir le tour du Bouddhisme sous la plume du Vénérable Parawahera Chandaratana qui ont pour objet d’écarter les malentendus édifier autour d’une religion, opinion, pensée, philosophie ou croyance. L’idée étant de donner la parole aux acteurs de terrain pour qu’il puisse s’exprimer.
    *Débat rédigé par le Vénérable Parawahera Chandaratana
    De nos jours en Occident, il est de bonne guerre de proclamer que le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie. En fait, les catégories conceptuelles propres aux termes d’origine étymologique hellénique ne sauraient s’appliquer pour définir avec justesse et pertinence les enseignements du Bienheureux, de l’Omniscient et de l’Eveillé. Le Bouddha a plutôt proposé à ses élèves et adeptes moines et laïques une sotériologie positive pour éradiquer la souffrance, qui se démarque de toutes les religions théistes et ne saurait non plus être qualifiée de philosophie au sens grec et spéculatif du terme. Il s’agit plutôt d’un exposé aride et cru de tous les phénomènes de la conscience qui constituent la réalité ainsi que de la réalité ultime qui est la cessation de tous les phénomènes mentaux et matériels, appelée « nibbâna » par le Bienheureux. Le Bouddha a prôné une véritable science médicale du mental humain tout en ne niant jamais l’existence de consciences divines appelées « jhâna » ou divinités appelées « deva ». Il a simplement été insatisfait de ces fameux états d’absorption mentale appelés « jhâna » qu’il a expérimentés en méditant suite aux instructions données par deux grands maîtres de l’époque appelés Alara Kalama et Uddakarama.
    D’après les enseignements de Bouddha, certains êtres renaissent dans les sphères de conscience correspondant aux jhânas, en tant que « Brahma » grâce à leur grande réalisation spirituelle lors de leur renaissance antérieure. Mais pour le Bouddha, le fait d’avoir réalisé « quelque chose » est justement le commencement d’un problème et non sa solution définitive. D’après lui les divinités des sphères de conscience sublimes continuent à entretenir leur ignorance et elles sont victimes de l’illusion d’un Soi éternel appelée « Sakkaya ditthi ». Qu’est-ce qui nous prouve que leur réalisation n’est rien d’autre que le fruit de l’agrégat de la conscience pure qui substitue aux expériences sensorielles grossières des expériences sensorielles mentales subtiles qui font toujours partie du Samsâra ?
    La voie du Bouddha est le « majjhima patipada », la voie du milieu, qui n’est ni celle des éternistes (sasattavâdî), ni celle des nihilistes (ucchedavâdî) et dans ce sens on ne saurait qualifier le Bouddhisme de philosophie ou religion athée. En effet, l’athéisme est le fruit de la négation du Dieu des monothéismes, ce Dieu n’étant simplement jamais conçu dans l’enseignement du Bouddha, qu’il s’agisse des enseignements d’origine appelés Theravâda ou encore du Bouddhisme spéculatif et moderne que constitue le Mahâyâna. On devrait plutôt qualifier le Bouddhisme en général d’enseignement non-théiste.
    Alors, comment expliquer l’accomplissement de nombreux rituels de nature apparemment religieuse au sein de pagodes des pays Theravâda d’Asie du Sud et du Sud Est ou encore le culte rendu à de multiples Bouddhas célestes et bodhisattvas dans les Bouddhismes Mahâyâna et Vajrayâna.
    La voie directe du Satipatthana Vipassanâ Bhâvanâ, de l’établissement de l’attention donnant lieu à l’introspection intuitive dans la réalité, n’est pas une voie religieuse mais le commun des mortels a besoin de consolation sentimentale épousant la forme de rituels religieux. Alors, dans le Theravâda par exemple, on encourage les laïcs et les moines à réciter matins et soirs le Tisarana-tiratana vandanam, la prière de triple refuge dans le triple joyau que constituent le Bouddha (l’Eveillé), le Dhamma (l’enseignement sur la réalité) et le Sangha (la communauté des moines).
    Dans le Theravâda, le statuaire du Bouddha est conçu comme un symbole des qualités spirituelles que l’adepte peut cultiver en lui-même et non comme une divinité extérieure à soi. De nombreux upasâka (laïcs) souhaitent accumuler du mérite en faisant des offrandes de nourritures ou autres choses requises aux moines. C’est pour cela que les bhikkhu par compassion accomplissent des cérémonies appelées « Amisa pûjâ » afin de satisfaire aux besoins des laïcs d’être consolés des tourments de l’existence mondaine et encouragés dans la pratique afin de purifier leur mental de façon progressive. Naturellement, par voie de syncrétisme, certaines pagodes d’Asie du Sud ou du Sud Est, intègrent des images pieuses de divinités hindoues, comme au Sri Lanka, des Nat-s ou esprit de la nature, comme au Myanmar, ou l’image d’un Brahma à quatre têtes bouddhéisé, comme en Thaïlande.
    Le Bouddhisme Mahâyâna, pour sa part, prône la voie du Bodhisattva, la « bodhisattva-mârga » et même si les enseignements ultimes déclarent que tout ne s’inscrit que dans un champ d’interdépendance et de vacuité universelle (« shûnyatâ »), de nombreux adeptes croient, de façon quasiment religieuse, que les Bouddhas célestes et Bodhisattvas peuvent intercéder de façon bienveillante en leur faveur sur le sentier de réalisations mondaines ou spirituelles. Le Bouddhisme tibétain, si cher à de nombreux français et autres occidentaux, propose, entre autres, des rituels à « Mahâkâla », le gardien du Dharma, des retraites méditatives à Chenrezi (le Bodhisattva « Avalokiteshvara » « le Seigneur qui entend les pleurs du monde ») ou encore les Tara verte ou blanche. Concernant l’amidisme qui est très populaire en Corée du Sud, et qui prône la vénération du Bouddha Amitabha de la terre pure de « Sukha-Bhûmî », ce n’est pas une religion théiste non plus mais une religion quand même sous un certain angle de vue.
    Donc, il existe des rites à caractères religieux au sein des diverses écoles bouddhiques, mais leur finalité est une réalisation intérieure informe sans qu’il n’y ait jamais vraiment, de façon ultime, d’êtres surnaturels et de divinités à vénérer. Le Nibbâna du Theravâda ou la Shûnyatâ du BouddhismeMahâyâna, n’y sont jamais conçus comme l’essence divine de l’univers, contrairement à l’Âtman-Brahman des Oupanishads védiques. Le Bouddhisme ne constitue nullement une croyance au sens traditionnel du terme mais une méthode de purification de soi, une manière de vivre selon une hygiène physique et mentale radicale aux fins de parvenir à la libération définitive du cycle des morts et des renaissances appelé Samsâra. Quant à son caractère prétendument philosophique, le Bouddhisme n’enseigne aucunement que la spéculation philosophique est une fin en soi car c’est le silence de la méditation qui répond à nos questions existentielles.
    De toutes manières je voudrais vous dire, le Bouddhisme est un enseignement réaliste. On peut lui donner le nom de religion ou celui de philosophie, l’enseignement  ne changera pas. Il est un processus d’évolution adressé à l’homme.
    *Le Vénérable Parawahera Chandaratana est le fondateur du Centre Bouddhique International en France situé dans la ville du Bourget en Seine-Saint-Denis. Il intervient régulièrement dans le dialogue interreligieux afin, notamment, de présenter le centre, ses activités et ses croyances.
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  • *Deuxième partie du débat initié par Talha Rashid
    Image 1

    Les derniers jours de Jésus(que la paix soit avec lui) à Jérusalem sont probablement les plus étudiés de sa vie. Les quatre évangiles du Nouveau Testament fournissent une pléthore d’informations concernant les événements ayant mené à la crucifixion de Jésus qpsl. Cette étude propose au lecteur un aperçu des derniers jours de Jésus qpsl et lui permettra ainsi de savoir si Jésus qpsl souhaitait-il vraiment se sacrifier de son plein gré pour racheter tous les péchés de l’humanité.

    Avant la visite de Jésus qpsl à Jérusalem, les sacrificateurs s’étaient réunis et avaient décidé qu’il était dans l’intérêt de la nation que Jésus qpsl meurt [i].  Il semble que Jésus qpsl ait été informé de ce plan à travers une révélation divine ou bien via l’un de ses disciples secrets [ii]. Perturbé par cette nouvelle, Jésus qpsl alla prier dans le jardin de Gethsémané afin de rechercher de la tranquillité.

    Jardin de Gethsemani

    Le jardin de Gethsemani, au pied du Mont des Olives, à Jérusalem où Jésus qpsl pria avant la crucifixion.

    Jésus qpsl arrêté dans le jardin de Gethsémané et le procès devant le Sanhédrin

    Etant un prophète de Dieu, Jésus qpsl se tourna surtout et en premier lieu vers Dieu, et pria intensément Dieu, afin qu’Il anéantisse le dessein de ses ennemis : « Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.[iii] » Il était très « accablé et inquiet », il cherchait à être seul, il s’assit sur le sol et pria. Ses prières étaient, en effet, si intenses que certains manuscrits[iv]

    relatent qu’il suait du sang. Il pria Dieu avec ferveur afin qu’Il éloigne cette coupe de lui, la « coupe » étant un terme symbolique désignant le destin[v].

    Jésus qpsl n’était pas inquiet pour sa propre vie, mais plutôt par rapport au plan des sacrificateurs qui avaient tranché en faveur d’une exécution publique, et si un tel plan s’accomplissait, alors cela aurait mis un terme à la mission divine de Jésus qpsl, ses disciples et toutes les personnes qui le considéraient comme étant le Messie, auraient abandonné de telles croyances, car Jésus qpsl serait mort d’une « mort maudite », ébranlant ainsi les fondements de sa revendication messianique. En effet, selon l’Ancien Testament, le châtiment pour de tels criminels était d’attacher leurs corps sur des arbres, ou sur du bois, suivi d’une exécution ayant pour but de dissuader les autres, envoyant ainsi un message clair, que de telles personne sont maudites par Dieu [vi]. C’est pour cette raison que Jésus qpsl pria Dieu, afin qu’Il réduise les plans de l’ennemi à néant, afin qu’il ne meurt pas sur la croix d’une mort maudite.

    Peu après, alors que Jésus qpsl priait encore, des soldats juifs vinrent du Temple pour l’arrêter [vii]. Il se rendit à eux, et fut emmené devant le Sanhédrin (conseil suprême Juif) pour un procès rapide et mensonger, « Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point.», cependant le Sanhédrin était convaincu du blasphème et le condamna à mort [viii]. Mais une telle condamnation ne pouvait être exécutée que par les Romains [ix], Jésus qpsl fut donc apporté devant Pilate, le gouverneur romain de la Judée.

    Jésus présenté devant Pilate

    Les seuls qui pouvaient condamner Jésus qpsl à une exécution étaient les officiers romains, pour cette raison le conseil suprême Juif présenta Jésus qpsl  devant Pilate. L’accusation de blasphème à l’encontre de Jésus qpsl  a été transformée en incitation au trouble à l’ordre public [x], mais d’après les évangiles, Pilate n’a trouvé aucune raison pour le mettre à mort : « Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme. » [xi] Il essaya de son mieux pour le libérer, il l’interrogea en personne [xii], essaya de transmettre cette responsabilité à Hérode Antipas [xiii], il alla même jusque libérer un meurtrier dans le but de sauver Jésus qpsl  [xiv]. Mais il est nécessaire de préciser que cela ne doit pas être attribué entièrement au caractère pieux de Pilate, car d’autres textes contemporains, et moins biaisés, en présentent une image plus négative. Le philosophe juif, Philo, qui a vécu à la même époque que Jésus qpsl, énumère les maux répandus sous la gouvernance de Pilate : «corruptions, insultes, vols, des blessures scandaleuses et gratuites, des exécutions constantes sans procès, une cruauté constante et une barbarie continue et très grave. » [xv]

    Pilate avait donc sûrement des raisons solides pour agir de telle sorte, probablement en raison du rêve de sa femme à propos de l’innocence de Jésus qpsl  [xvi]. Mais il ne pouvait rien faire, car les sacrificateurs étaient à la tête d’une foule qui aurait été à l’origine de troubles, de querelles, si jamais il refusait leur demande.  »Et le gouverneur dit : Pourquoi ? Quel crime a-t-il commis ? Mais ils crièrent par dessus tout, scandant, laisse le être crucifié. » [xvii] Sous cette lourde menace, Pilate n’eut d’autre choix que d’ordonner la crucifixion de Jésus qpsl. [xviii]

    La Crucifixion

    Gogoltha
    Gogoltha, l’endroit où il est rapporté que Jésus fut crucifié

    Jésus qpsl  a été emmené à Golgotha où du vin lui fut proposé afin qu’il ressente moins la douleur [xix], mais il refusa d’en prendre car il avait la certitude que ses prières seraient exaucées, et qu’il ne subira pas une mort maudite. Au fil des heures passées sur la croix, Jésus qpsl tombait progressivement dans un état d’inconscience. Ayant peur que Dieu l’ait abandonné, il cria dans un élan de désespoir :  »Eli, Eli, lama sabach-thani ? » signifiant :  »Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ? » [xx]. Mis à mal par ce cri de désespoir, de nombreux exégètes déclarent que Jésus qpsl  ne fait que citer Psaumes 22 : 1. Selon eux, Jésus qpsl  était à la fois entièrement Dieu et entièrement homme, mais Dieu ne peut en aucun cas s’approcher des péchés, or comme Jésus se sacrifiait pour racheter les péchés de l’humanité, et prendre sur lui tous ces péchés, alors la partie divine de Jésus qpsl  devait le quitter, laissant sa partie humaine livrée au désespoir.

    Cette théorie pose un problème majeur : ces mots ont été prononcés par Jésus qpsl en Araméen. En Hébreu, dans les Psaumes on a :  »Eli, Eli, lama ‘azabtani ? » alors que Jésus cria :  »Eli, Eli, lama sabach-thani ? », s’il ne faisait que citer les Psaumes, pourquoi en aurait-il crié la traduction en Araméen ? À cette époque les juifs connaissaient une bonne partie des Psaumes, il en est de même pour Jésus qpsl, alors pourquoi aurait-il récité ce passage dans une autre langue ? Il s’agissait en fait d’un cri de désespoir, car les choses ne se passaient pas du tout comme il le souhaitait.  Il était convaincu que Dieu allait entendre les prières de son Prophète et de son Messie, mais il sentait sa force oscillait, et peut être que ne voyant aucun échappatoire, il cria :  »Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Ceci montre que jusqu’au dernier moment, Jésus qpsl  avait foi en Dieu et il avait espoir que son appel serait entendu par Dieu, le Tout Puissant, et qu’Il y répondra.

    Il est aisé de comprendre par cet événement que Jésus qpsl  ne souhaitait pas se sacrifier pour racheter les péchés de l’humanité, au contraire, toute lueur d’espoir se dissipant, il lança un appel à Dieu pour que sa vie soit épargnée, et en effet Dieu y répondit en sauvant Jésus qpsl  de la mort sur la croix, si nous ne partageons pas cette version véridique, alors l’autre alternative serait, que Dieu nous pardonne, d’accepter que Jésus qpsl  est mort d’une  »mort maudite ».

    Jésus, toujours vivant ?

    La Sabbat devait commencer au crépuscule le Vendredi, pour cette raison, selon la loi juive, les criminels devaient être descendus de la croix, et donc être tués rapidement. Les  soldats romains brisèrent les jambes des deux voleurs qui étaient de part et d’autre de Jésus qpsl, afin que ceux-ci meurent rapidement par asphyxie, mais lorsqu’ils virent que Jésus qpsl  était inconscient, ils pensèrent qu’il était déjà mort »quand ils vinrent auprès de Jésus qpsl  et virent qu’il était déjà mort ils ne brisèrent pas ses jambes. Mais un des soldats perça son flanc avec sa lance et il en sortit du sang et de l’eau. » Ainsi, afin d’être sûr que Jésus qpsl  était bien mort, l’un des soldats perça le flanc de Jésus qpsl  avec sa lance, d’où jaillit du sang et de l’eau [xxi], un signe médical indiquant clairement que son cœur battait encore et qu’il était donc toujours vivant.

    Les exégètes défendent l’idée que Jésus qpsl  était mort avant ce coup de lance et s’il ne l’était pas, alors c’est ce coup qui l’a tué. Il est intéressant de remarquer que  lorsque l’auteur grec des évangiles décrivait l’action du soldat il utilisa le verbe « ηΰσσω » (nussow) signifiant : piquer, donner un coup de couteau, ou percer [xxii], ce qui implique une petite entaille, ou percer, le but de cet acte était simplement de s’assurer que Jésus qpsl  était bien mort, car s’il ne l’était pas alors ce coup l’aurait fait réagir. Mais Jésus n’eut aucune réaction, ce qui convaincu les soldats de sa mort. Certains commentateurs ont présenté des théories et des conditions médicales exceptionnelles qui pourraient expliquer  que  »du sang et de l’eau » aient jaillis de l’entaille, mentionnant notamment la possibilité qu’un flux de fluide s’est formé dans les poumons ou autour du cœur. Cependant il ne faut pas oublier qu’il s’agissait d’un petit coup de lance superficielle et non d’un coup profond qui aurait pu endommager les organes vitaux de Jésus qpsl  . Le chercheur et écrivain Holger Kersten, auteur de nombreux ouvrages dont Jesus lived in India, et The Jesus Conspiracy : The Turin Shroud and the Truth about Resurrection, écrit. :
     »L’expression  »du sang et de l’eau » est un idiome traditionnel de la langue arabe, utilisé pour mettre l’accent sur un événement. Aujourd’hui on peut dire de quelqu’un qu’il transpire jusqu’au sang. En allemand, on dit de quelqu’un qu’il  »transpire du sang et de l’eau » – Blut und Wasser schwitzen – lorsqu’il travaille dur ou est très anxieux, sans pour autant signifier que du sang sort littéralement de ses pores. La même expression est utilisée lorsqu’on observe une plaie, et peut signifier simplement que beaucoup de sang en sort. Les témoins ont sûrement dû être très étonnés de voir autant de sang sortir d’une petite entaille faite sur le corps d’un prétendu mort, et ils ont simplement exprimés cet étonnement.[xxiii]
    Comme les soldats romains ne remarquèrent aucun mouvement sur le corps de Jésus qpsl , il le considérèrent comme étant mort, et rapportèrent cela à leurs supérieurs. Le corps de Jésus qpsl  fut ensuite remis à ses disciples, Joseph d’Arimathie et Nicodème, « Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. »[xxiv] Nicodème appliqua 100 livres (environ 45 Kg) de myrrhe et d’aloès sur le corps de Jésus qpsl. L’utilisation de ces deux plantes est  très significative et cruciale, car cela fournit davantage de preuves qui montrent que les disciples savaient que Jésus qpsl  était encore vivant, car ces deux plantes ont entre autres comme propriétés d’accélérer la cicatrisation des plaies et étaient utilisées comme médicaments.

    L’Aloe est un genre contenant plus de 500 espèces, la plus connue étant l’Aloe Vera qui pousse en Afrique, et au Moyen-Orient. Elle est très recherchée pour ses propriétés, tant et si bien que, le grand penseur Aristote, connaissant les propriétés de cette plante notamment celle d’accélérer la cicatrisation, et persuadé par le fait qu’elle serait très efficace pour soigner les blessures des soldats, ordonna à son élève Alexandre le Grand de conquérir toutes les terres où cette plante poussait, notamment l’île de Socotra et les côtes de l’Afrique de l’Est.

    De même, Pedanius Dioscoride, un médecin de l’armée romaine, mentionne l’aloès médicinale dans son encyclopédie Greek herbal de Materia de Medica (environ 75 avant JC)[xxv]. La myrrhe est aussi une plante médicinale très efficace : « Dans le passé, la myrrhe était utilisée pour des cérémonies religieuses, et comme agent cicatrisant. Dans la Bible elle est mentionnée comme un cadeau offert à la naissance du Christ. Les Égyptiens étaient convaincus par ses propriétés cicatrisantes, ils en brûlaient tous les jours au cours de leurs rituels d’adoration. Lorsque les soldats grecs partaient au combat, la myrrhe faisait partie de leurs provisions, car elle possède des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires, elle était utilisée pour soigner les blessures et prévenir ainsi les infections, elle était aussi utilisée pour limiter la gangrène dans les parties du corps qui étaient déjà infectées. »[xxvi]

    De nombreux exégètes ont débattu sur ce sujet, ils avancent l’explication que ces plantes étaient utilisées afin d’embaumer le corps du défunt, ou qu’elles étaient appliquées sur le corps du défunt conformément la tradition juive.[xxvii] Il est important de préciser ici que l’embaument ne fait pas partie de la tradition juive, cela impliquant la découpe du corps et le retrait des organes internes, or cela est totalement étranger aux coutumes juives. Il est vrai que dans les traditions juives des huiles sont appliquées sur le corps du défunt, mais seulement dans le but de le parfumer, et  à des fins hygiéniques. Pendant la toilette du corps, des pommades et des plantes étaient utilisées, mais jamais de l’aloès ou du myrrhe, qui n’étaient pas utilisées lors des toilettes en raison de leurs coûts importants, mais uniquement comme médicament. Les seules raisons qui expliquent l’utilisation d’une telle quantité de ces plantes médicinales sont celles de cicatriser rapidement les plaies de Jésus qpsl  et d’arrêter les saignements.

    Les deux disciples, à qui le corps de Jésus qpsl  a été remis, étaient convaincus qu’il était encore vivant, c’est pour cette raison qu’ils ont essayé de guérir ses plaies en y appliquant une grande quantité de plantes médicinales, dans le cas contraire, il serait insensé d’appliquer une quantité si importante de ces plantes si chères sur les plaies d’une personne morte.

    Jésus placé dans la sépulture 

    Une fois que le problème des saignements fut résolu, Jésus qpsl  fut placé dans une large sépulture dont Joseph était le propriétaire[xxviii]. Le lendemain, les sacrificateurs et les pharisiens rendirent visite à Pilate et lui demandèrent de poster des gardes devant la sépulture[xxix], car Jésus qpsl  de son vivant avait dit : « Après trois jours, je ressuciterai. », par conséquent ils craignaient que les disciples ne dérobent le corps et ensuite proclament que Jésus qpsl  a été ressuscité.  Mais cette raison est absurde car même si les disciples avaient pris le corps qu’en auraient-ils fait avec ? Et s’ils avaient ensuite proclamé que Jésus qpsl  a été ressuscité alors la simple question « Où est-il ? » les auraient mis à mal. La raison pour laquelle les sacrificateurs demandèrent que des gardes soient postés devant la sépulture, est qu’ils avaient un doute quant à la mort de Jésus qpsl. C’était un homme en pleine santé et jeune, il était mort beaucoup trop rapidement pour eux, ils avaient donc un doute quant à sa mort, et c’est ce doute qui les conduisit auprès de Pilate pour lui demander une surveillance, dans le cas où  les disciples reviendraient et aideraient Jésus qpsl  à sortir. Pilate accepta finalement de poster des gardes, sans que cela n’ait pu compromettre le plan de Dieu, qui était de sauver Jésus qpsl.

    Joseph

    Jospeh d’Arimathie, par Le Périugin
    Conclusion

    Les faits qui se sont déroulés avant l’événement de la crucifixion, lors de la crucifixion, ainsi que les évènements qui l’ont suivie, rapportés dans le Nouveau Testament, montrent que Jésus qpsl  n’a pas été crucifié de son plein gré. Au contraire il pria dans le jardin de Gathsémané afin d’être sauvé du supplice que les sacrificateurs préparaient pour lui, et il démontra une foi ferme au cours de ces épreuves. Ses prières furent exaucées. Le plan de Dieu se déroula comme décrit les évangiles.  Jésus qpsl  présentait des signes de vie, il fut ensuite soigné à l’aide de pommades faites à base de plantes médicinales, et fut ensuite placé dans une sépulture où il a pu récupérer.

    Bien qu’il ait été mis à rude épreuve par les sacrificateurs : « Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! »[xxx], finalement ses prières furent entendues. Sa survie au supplice de la croix prouve qu’il était le Messie envoyé par Dieu, comme l’atteste le Saint Coran :

    « Et qu’ils ont dit : « Nous avons en vérité tué le Messie, Jésus, fils de Marie, Messager d’Allah » ; alors qu’ils ne l’ont ni tué, ni crucifié, mais il leur a été fait apparaître comme crucifié ; et ceux qui ne s’accordent pas là-dessus sont assurément dans le doute à ce sujet ; ils n’en ont aucune connaissance sûre, mais ne font que poursuivre une conjecture, et ils ne l’ont certainement pas tué. »

    Tout au contraire, Allah l’a exalté à Lui. Et Allah est Tout-Puissant, Sage. »[xxxi]

    Comme Hadhrat Mirza Ghulam Ahmadqpsl l’écrit dans son traité révolutionnaire Jesus in India :

    « […] le fait que Jésus rencontre les disciples après la crucifixion, voyage jusque Galilée, qu’il mange du pain et de la viande, les marques de blessures sur son corps,  le fait qu’il est resté une nuit à Emmaus avec l’un de ses disciples, le fait qu’il réussisse à échapper à la juridiction de Pilate, et à émigrer de cette endroit, comme le faisaient les prophètes précédents, et qu’il voyage sous l’ombre de la peur ; l’ensemble de ces événements prouvent qu’il n’est pas mort sur la croix, il resta un mortel et ne changea pas. »[xxxii]

    *Après des études de médecine, Talha Rashid s’est orienté vers une licence de biologie. Il est actuellement en Master Biologie – Biotechnologies, spécialité Neurophysiologie intègrée et homéostasie métabolique, à l’Université Lille 1 et stagiaire dans un laboratoire de recherche qui travaille sur les maladies métaboliques dont le diabète et l’obésité, au Pôle Recherche de la Faculté de Médecine de Lille. Talha a toujours voulu jouer un rôle dans la défense de son pays et est engagé, à ce titre, en tant que réserviste dans la Marine Nationale, en tant que guetteur sémaphorique. 

    Talha est également une des personnes à l’origine de la conception de Cultures & Croyances. Il contribuera régulièrement au sein des colonnes « Sciences » de Cultures & Croyances.

    Pour citer l’étude :

    Talha Rashid, « La crucifixion de Jésus :  Une lecture alternative des quatre évangiles », in : www.cultures-et-croyances, rubrique Christianisme – Religions & Spiritualités, avril 2014.


    [i] Jean 11 : 49-50

    [ii] Marc 14:18-21, Jean 13:21-30

    [iii] Matthieu 26 : 36-46

    [iv] Codex Sinaiticus and Bezae

    [v] Matthieu 20:22

    [vi] Deutéronome 21:22

    [vii] Jean 18: 2-4, 10-12

    [viii] Marc 14: 53-55, 61-64

    [ix] Jean 18:31

    [x] Luc 23:2

    [xi] Luc 23:4

    [xii] Marc 15:2-5

    [xiii] Luc 23: 6-12

    [xiv] Matthieu 27: 15-23

    [xv] Philo, On The Embassy of Gaius Book XXXVIII, pp.299-305

    [xvi] Matthieu 27:19

    [xvii] Matthieu 27: 24-26

    [xviii] Jean 19: 16

    [xix] Marc 15:22-27

    [xx] Marc 15: 34

    [xxi] Jean 19: 31-34

    [xxii] Friberg, Miller. Analytical Lexicon of the Greek New Testament

    [xxiii] Kersten, Holger, The Jesus Conspiracy: The Turin Shroud & The Truth About The  Resurrection, (1995),  p.251

    [xxiv] Jean 19: 38-42

    [xxv] www.aloe-spectrum.com/body_aloes.htm — Aristotle’s view on Aloe

    [xxvi] mdmd.essortment.com/whatismyrrh_riss.htm — myrrh properties explored

    [xxvii] Jean 19:40

    [xxviii] Jean 19: 41-42

    [xxix] Matthieu 27:62-66

    [xxx] Marc 15: 17-32

    [xxxi] Le Saint Coran, Ch.4:V.158-159

    [xxxii] Hadhrat Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, Chapitre


  • DEBAT – Jésus, un Noble Prophète de Dieu, au cœur des divergences interconfessionnellesDEBAT – Jésus, un Noble Prophète de Dieu, au cœur des divergences interconfessionnelles11 février 2014
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  • Pourquoi j’ai été appelé Messie Promis

    Pourquoi j’ai été appelé Messie Promis


     

    Au nom d'Allah, le Gracieux,le Miséricordieux

    Nous Le louons et nous invoquons Ses bénédictions sur Son noble et grand Prophète

    Mon but en publiant cet opuscule est de donner une réplique complète et parfaite à ceux qui me combattent et me rejettent et afin qu'au Jour du Jugement il serve de preuve en ma faveur auprès d'Allah que j’ai accompli le travail qui m'avait été assigné.

    C'est en toute humilité et très respectueusement que j'envoie ce message aux grands ulémas, aux dignitaires chrétiens et aux frères hindous pour les informer que j'ai été envoyé en ce monde afin de corriger les erreurs et les faiblesses qui se sont glissées dans la foi et les croyances des gens, et qu'en cela je suis les pas du prophète Jésus (p.s.s.l.). C'est la raison pour laquelle j'ai été appelé Messie Promis, car j'ai reçu l'ordre de propager la vérité dans le monde entier par un enseignement pur et par des signes extraordinaires.

    Je suis contre l'usage de l'épée et le fait de tuer les Créatures de Dieu à des fins religieuses. J'ai été suscité afin de corriger autant que possible les défauts des musulmans, et de les inviter sur le chemin de l’ humilité, de la moralité, de la bonté, de la justice et de la vérité. Je voudrais que ce soit clair aux musulmans, chrétiens et hindous, que je ne suis l'ennemi de personne. L'amour que je porte aux hommes surpasse même l'amour que porte une mère à son enfant. Je me soulève seulement contre les croyances erronées qui sont des obstacles à la vérité. Mon devoir est d'être bon envers les hommes. Combattre le mensonge, le polythéisme, la cruauté, l'injustice et l'immoralité est le but principal de ma vie.

    Mon zèle pour tant de sympathie est motivé par le fait que j'ai découvert un diamant si précieux et si brillant et de si grande valeur que si les hommes se le partageaient cela les enrichirait plus que s'ils possédaient tout l'or et tout l'argent du monde. Quel est ce diamant ? C'est Allah, L'atteindre, Le reconnaître, avoir une foi sincère en Lui et établir avec Lui une relation fondée sur un amour total et sur une jouissance de Ses faveurs. Je possède cette fortune et ce bonheur. Je serais cruel si je ne les partageais pas avec l'humanité entière. Je ne veux pas que les gens en soient privés ou laissés sur leur faim, alors que moi j'en jouisse. Je ne peux supporter cela. Leur faim et leur pauvreté me blesseront le cœur et je souffre quand je médite sur la condition déplorable dans laquelle ils se trouvent. Je voudrais que leurs maisons soient remplies de ce divin trésor et qu'ils soient comblés de ces joyaux de vérité.

    Il est clair que l’on préfère la compagnie de celui avec qui on a une certaine affinité, tout comme les fourmis préfèrent la compagnie d'autres fourmis, sauf là où il y a l'égoïsme. Ainsi celui qui appelle sur le chemin d’Allah ne peut qu'aimer ses semblables au dessus de tout. J'aime l'humanité plus que tout sur terre. En fait je ne nourris aucune rancœur à l’égard des hommes, mais je déteste leur méconduite, leur immoralité, leur mensonge et leur désobéissance.

    Le trésor que j'ai trouvé est la clé de toutes les richesses et de tous les bienfaits du Paradis, aussi je l'offre à l'humanité avec amour. Ce n'est pas un objet artificiel ni un faux, c'est quelquechose d'authentique et de vraie, facilement reconnaissable à son cachet divin tout comme la monnaie porte le cachet du souverain. Je possède ce cachet divin que personne ne possède. Il m'a été montré que de toutes les religions, l'islam est la seule vraie. J'ai été informé que de tous les livres sacrés le Coran est le plus authentique, inviolé par la main d'homme. J'ai appris que de tous les Prophètes, Hadrat Mohammad (s.a.w) est le plus grand, car c'est lui qui nous a donné cet enseignement, qui est le meilleur, le plus complet, le plus sage et le plus pur, enseignement qui mène à la perfection et dont il fut un modèle vivant.

    Dieu m'a révélé que je suis le Messie Promis et Mahdi, l'arbitre de toutes divergences. C'est le Prophète d'Allah (s.a.w) qui m'a honoré par ces deux noms « Masih et Mahdi », et c'est par ces deux noms qu'Allah m'a adressé directement. La situation qui prévaut à notre époque a nécessité que je porte ces noms.

    Mon seigneur Allah, Maître de l'univers, est mon témoin. Je jure que je viens en Son Nom et Il le prouve par des signes. Je serais un menteur si quiconque pouvait me rivaliser avec un de ses signes. Je serais un menteur si quelqu'un pouvait rivaliser avec moi dans l’exaucement de ses prières par Allah. Je serais un menteur si quiconque arrivait à produire un commentaire du Saint Coran meilleur que le mien. Si on pouvait trouver mon égal pour connaître à l'avance les choses cachées et obscures, comme je le fais par la volonté et le pouvoir de Dieu, alors je ne viens pas d'Allah.

    Où sont-ils ces prêtres qui prétendaient, à Dieu ne plaise, que le Saint Prophète Mohammad (s.a.w) ne recevait pas de révélations de Dieu et ne pouvait montrer de miracles ? Je déclare solennellement et en toute vérité que de tous les êtres humains qui ont vécu en ce monde, il [le Saint Prophète Mohammad (s.a.w)] est le seul dont les prophéties et les prières ont été acceptées d’une façon si extraordinaire que ses vrais disciples en profitent jusqu'à ce jour.

    Où sont-ils les gens qui peuvent rivaliser avec les bénédictions et les manifestations de l'islam ? Existent-ils ? Les adeptes de ces religions sont privés de respect divin et ne font que corrompre leur foi. La religion vivante est celle qui est en rapport avec Allah et qui donne des signes de vitalité. Je déclare que celui qui me suit purifie son cœur est s'attache sincèrement à Dieu et ce Prophète. Mais souvenez-vous que cette porte est fermée à ceux qui se dressent contre moi ; s'ils pensent le contraire, qu'ils viennent de l'avant et me confrontent avec un signe céleste quelconque, mais ils ne le feront jamais ; et cela montre que seul l'islam possède ce privilège et ce droit.

    Hazrat Mirza Ghulam Ahmad de Qadian

    Le Messie Promis et l'Imam Mehdi

    23 Juillet 1900

     

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  • Ahmadiyya - La Renaissance de l'Islam.

     La mort de Jésus


    La renaissance de l’Islam, selon les prophéties du Coran et du Hadith dépend de l’arrivée du Messie Promisas et l’Imam Mahdias. Les musulmans croient fermement que cet Imam les réformera et établira la justice absolue ainsi que la réunification de l’humanité  entière.
    Dans notre époque Mirza Ghulam Ahmad de Qadian, Inde, annonça que Dieu lui révéla : « Jésus fils de Marie, le messager d’Allah est mort et selon la promesse vous êtes venu en sa qualité». Il a également annoncé que Dieu l’avait choisi, par Sa Grâce immense et par les bénédictions de son bien aimé Maître saw, comme l’Imam Mahdias et le Messie Promisas. A cause de cette déclaration, il a été déclaré infidèle et menteur parce que, selon les musulmans, Jésus fut élevé au ciel avec son corps terrestre et il en reviendrait physiquement à la fin des temps pour réformer le monde. Mais l’étude du Coran et des hadiths met en relief très clairement que jésus est mort et qu’il n’est point monté au ciel. Comment son retour est-il possible alors ? 
    Hadhrat Ahmad présenta trente versets coraniques qui mettent en évidence la mort de Jésus. Voyez avec quelle certitude, il en parle : « Si l’on demande quelle est la preuve que Jésus-Christ est monté au ciel avec son corps terrestre, personne ne peut montrer un verset du Coran ni même produire une parole du Prophète saw. Seul avec le mot « Nozoul » (descente) le mot ciel est ajouté pour tromper le public. Mais que l’on se rappelle que dans aucun hadith venant directement de la bouche du Prophètesawil n’y a le mot ciel ! Le mot « nozoul » dans
    Index de l'article
    La mort de Jésus-Christ (a.s) selon le Saint Coran
    La loi naturelle ; on ne peut monter au ciel avec un corps d’argile
    On ne revient plus sur terre après la mort
    Les Prophètes sont des êtres humains, donc mortels
    La mort du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)
    Explications sur le mot Al-Rusul – tous les prophètes
    Jésus-Christ (a.s) était un prophète comme les autres
    Décret et promesse de Dieu concernant Jésus-Christ (a.s)
    Le sens du verbe « tawaffa » et le dilemme des traducteurs
    La mort et l'élévation de Jésus-Christ
    L’explication du terme Rafa' - élévation
    L'usage du verbe Rafa' par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w)
    Le terme Rafa‘ expliqué par un érudit de l'université d'Al-Ahzar
    Jésus-Christ (a.s) admet que la promesse de sa mort a été accomplie
    Le verdict du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)
    Personne n'a pris la place de Jésus sur la croix
    Explications sur le verbe crucifier
    La crucifixion et le doute des juifs
    Mais Allah l’a élevé vers Lui
    Croyances des juifs et des chrétiens à propos de Jésus-Christ
    Jésus-Christ, reviendra-t-il?
    Toutes les pages
    ARGUMENT N°1: Allah dit : « O Iça je te ferai mourir de mort naturelle et je t’élèverai à Moi… »2. Il y a deux mots clés utilisés dans ce verset. Nous devons donc les comprendre selon le Saint Coran, le Hadith et la langue arabe. Le premier est : Mota-waffi-ka. Ce mot est dérivé du verbe Tawaffa /Yata-waffa du groupe des verbes Tafâ’oul. Selon l’usage arabe, si Allah est sujet de ce verbe et un être humain est complément d’objet et il n’y a pas mention de sommeil, cela ne signifie que ‘‘ saisir l’âme et la mort naturelle’’.
    Par exemple : Tawaf-fallâho folânan signifie Qabadha Rouha-hou3. C’est à dire : « Allah a saisi son âme ». Selon un autre dictionnaire4, lorsqu’on dit « Tawaffa houllâ-ho », cela signifie : « Amâta houllâ-ho », c’est à dire : « Allah l’a fait mourir ». Et lorsqu’on dit : « Towouffiya folanoun, cela signifie: « Qoubidhat Rouho-hou wa mâta», c’est à dire: « Son âme fut saisie et il mourut ».  Ce mot est utilisé 25 fois, en différentes formes, dans le Saint Coran. Deux fois5 pour Jésus, trois fois6 pour le Saint prophètesaw et 20 fois pour les autres dont certaines sont 2 : 235 et 241, 3 : 194, 7 : 127 et 10 : 105. A part Jésus christas, ce mot est traduit, même par les non-ahmadis, par mort y compris pour le Saint Prophètesaw. Puis ce mot est utilisé au moins 346 fois dans les Hadiths et chaque fois dans la signification de mort.
    En outre, après la mention de sa mort, Dieu dit : « Râfio-ka ilayya », «  Je t’élèverai à Moi ». Que signifie « son élévation à Allah », surtout lorsque cela est mentionné après sa mort ? Est-ce qu’après la mort, le corps d’argile s’élève vers Allah ou est-ce que c’est l’âme qui s’élève vers Lui ? Est-ce que, dans le verset susmentionné le mot ciel existe ? Allah n’est-il pas partout ? Quel est l’état de votre foi, lorsque vous croyez en l’ascension physique de Jésus vers Allah ? Jésus ne sera-t-il donc pas omniprésent comme Allah ? N’attribuez-vous pas la divinité à Jésus comme les chrétiens ? Sinon, pourquoi certains insèrent, dans le cas de Jésus, le  mot ciel dans leur traduction et commentaire ? Pourquoi croient-ils si fermement que Jésus est toujours vivant au ciel avec son corps d’argile ? Ne commettent-ils pas la même erreur que les juifs dans le domaine de l’interpolation du livre divin ?  Il faut savoir que si la vie prolongée de quelqu’un avait été plus utile pour l’humanité, elle aurait été la vie de notre Maîtresaw.
    Un point très intéressant : Certains non ahmadis, après avoir écouté l’explication susmentionnée, disent que le mot Rafi-ouka ilayya7 et le mot bal rafa-ahoullaho ilaihi8 signifient qu’Allah l’a élevé au ciel. Et ils également disent qu’Allah est en haut alors Jésus est au ciel. Je veux leur présenter très fraternellement la parole suivante du Saint Prophètesaw : « Lorsqu’un serviteur de Dieu s’humilie et s’abaisse, Allah l’exalte jusqu’à septième ciel »9. Dans ce hadith le mot ciel est utilisé avec rafa-a mais personne ne peut dire qu’Allah a jamais élevé et exalté quelqu’un physiquement au septième ciel. Si quelqu’un ose dire que rafa-a ne signifie que l’élévation physique au ciel nous avons certainement le droit de lui demander de mentionner au moins deux ou trois musulmans qui sont au ciel. Tout le monde comprend ce hadith dans le sens spirituel. 
    ARGUMENT N°2: Allah dit: « Mohammad n’est qu’un Messager. En vérité, tous les Messagers avant lui sont morts »10. Est-ce que Jésus n’était pas avant le Saint Prophète Mohammadsaw. Le verbe « khala » signifie la mort11. Hadhrat Abou Bakrra avait récité  ce verset au décès du Saint Prophètesaw comme un  argument de sa mort lorsque Hadhrat Oumarra avait refusé d’accepter qu’il était mort12. Il est très intéressant de noter un autre verset similaire du Coran dit : « Le Messie fils de Marie n’est qu’un Messager. En vérité, tous les Messagers avant lui sont morts »13. Il parait que seulement pour établir la mort de Jésus, Allah révéla le premier verset. Comme Il savait qu’il y aurait des musulmans qui soutiendraient les chrétiens en croyant que Jésus est vivant au ciel.
    ARGUMENT N°3: Nous lisons ceci : « … J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux, mais depuis que Tu m’as fait mourir, c’est toi Qui as été le Gardien »14 Veuillez savoir que ‘‘tu m’as fait mourir’’ est la traduction de ‘‘Tawaffai-tani’’. Ce sera la réponse de Jésus à la question de Dieu concernant l’égarement de ses suivants. Selon Jésus, ils n’ont pas été égarés durant sa vie. Ici une question se pose à ceux qui ne veulent pas accepter cette réalité : Si le même Jésus israélite revient au monde et il trouvera certainement les chrétiens égarés, comment, au jour du jugement, pourra-t-il ignorer leur égarement ? Est-ce qu’il mentira ? Et si, malgré ce verset, Jésus est vivant au ciel quelle sera l’explication du hadith selon lequel, le Prophètesaw dit:«…je répondrai à la manière de l’homme vertueux  qu’était Jésus fils de Marie : « J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux, mais depuis que ‘‘Tawaffaitani’’ Tu m’as fait mourir, c’est toi Qui as été le Gardien et tu es Témoin de toutes choses… »15,  Est-il de l’honnêteté de croire que Jésus est vivant au ciel et le Saint Prophète saw est mort ? Il est intéressant de noter que ce hadith est rapporté par Ibn Abbasra qui a aussi dit : « ‘‘Mota-waffi-ka’’ signifie ‘‘Momito-ka’’c-t-dire ‘‘Je te donnerai la mort’’ »16.
    ARGUMENT N°4: Selon Sahih Bokhari le Saint Prophète saw avait mentionné deux descriptions d’Issaas. Une, de celui qui fut envoyé  aux Israélites et la deuxième, de celui qui viendra pour lutter contre l’Antéchrist. En mentionnant Moïseas, Abrahamas, à propos d’Issaas israélite, il dit : « Il est rouge, ses cheveux sont bouclés/crépus et sa poitrine est large ». Puis en mentionnant le « Dadjjal » (Antéchrist) et Issaas, il dit : «  Il est de teint basané et ses cheveux sont longs et lisses »17. Il est à noter que la deuxième description est exactement celle de Hadhrat Ahmad de Qadian, le Messie Promisas. Iça israélite ne reviendra donc pas. A quoi sert son ascension au ciel alors ?
    ARGUMENT N°5: Le Saint Prophète saw dit :   « Iça vécut jusqu’à l’âge de 120 ans »18. ‘‘Il en  a été informé par l’ange Jibril’’19. « En ce qui concerne l’ascension de Jésus à l’âge de 33 ans, c’est la parole des chrétiens. Et le hadith du Saint Prophètesaw est que ‘Içaas vécut 120 ans’ »20. Il dit à sa fille Fatimahra avant son décès : « Le prophète vie la moitié de la vie du prophète précédent. Et Jibril m’a informé que Issa fils de Marie vécut 120 ans et je pense que je partirai du monde à l’âge de 60 »21.
    ARGUMENT N°6: Djâbir ben Abdullahra rapporte qu’environ un mois avant son décès, le Saint Prophètesaw dit : « Nul ne sera encore vivant après cent ans de parmi ceux qui vivent aujourd’hui »22. Même si Jésus était vivant à ce moment-là, après cent ans de cela, il mourut certainement.   
    ARGUMENT N°7: Il semble pertinent maintenant de citer quelques savants musulmans. Hadhrat Imam Hassanra dit au martyre de Hadhrat Alira : « Il est décédé la même nuit, le 27eme de Ramadhan, où l’âme d’Iça fils de Marie a été élevée »23. Imam Malikra a aussi dit : « Jésus est mort »24. Imam Ibn Hazm25 croyait également en la mort de Jésus. Ibn Arabi dit : « L’arrivée de Jésus à la fin du temps aura lieu par un autre corps »26.
    Le Doyen du Grand Azhar, le professeur Cheikh Mahmoud Chaltoute, membre du Sénat des savants professeurs, dit : « Il n’y a rien dans le Saint Coran, ni dans les Saintes Traditions du Saint Prophètewas, pour appuyer de façon satisfaisante la croyance que Jésus fut enlevé au ciel physiquement, qu’il y est vivant même maintenant, et qu’il en descendra dans les derniers temps.
    Les versets coraniques sur Jésus indiquent que Dieu lui avait promis une mort naturelle, qu’Il l’élèverait ensuite et le sauverait des intrigues des incroyants. Cette promesse fut sans aucun doute tenue. Ses ennemies ne purent ni le tuer ni le crucifier, mais Dieu compléta le terme de sa vie, après quoi Il lui donna la mort27 ».
    UN ÉCLAIRCISSEMENT : Il est pertinent ici d’éclaircir une confusion créée par les non ahmadis à cause de « wa-la-kin choub-biha la-houm»28. Ils disent que Jésus n’est ni tué et ni crucifié et pour le sauver Dieu donna son apparence à quelqu’un d’autre qui fut crucifié, alors Il l’éleva au ciel. Y a-t-il une logique quelconque? Il y a millions des gens qui ne sont ni tués ni crucifiés mais ils ne sont pas montés au ciel. Sans entrer dans le débat nous demandons aux non ahmadis si cette interprétation est faite par le Saint Prophètesaw ou par l’un de ses Califes ou bien par l’un de ses compagnons ? En plus le mot ciel n’existe pas dans le coran avec rafa (ascension) de Jésus.
    En réalité ‘‘ Wala-kin choubbiha la-houm’’ signifient‘‘ mais il leur a été fait apparaître comme crucifié et mort’’. Il faut savoir que Dieu n’élève jamais un prophète au ciel pour le sauver de ses ennemies.
    Je termine par les mots de Hadhrat Ahmad : « Rappelez-vous que personne ne descendra du ciel. Nos adversaires qui sont encore vivants mourront tous mais personne ne verra Jésus fils de Marie descendre du ciel. Leurs enfants qui les suivront mourront eux aussi et personne d’entre eux aussi ne verra Jésus fils de Marie descendre du ciel. Les enfants de leurs enfants mourront et eux aussi ne verront pas Jésus fils de Marie descendre du ciel. Alors Dieu mettra l’incertitude dans leurs cœurs tandis que l’époque de la supériorité de la croix se sera aussi écoulée, que le monde aura changé, mais Jésus fils de Marie ne sera toujours pas descendu du ciel ! Alors les gens sensés commenceront à en avoir assez de cette idée. Trois siècles ne se seront pas écoulés depuis aujourd’hui que ceux qui  attendent Jésus, que ce soit des musulmans ou des chrétiens, dégoûtés et désespérés, abandonneront cette fausse notion »28.

     
    REFERENCES: 1-Kitâboul-Bariyyah. 2-Ch.3: 56.  3-Aqraboul-Mawarid & Al-Quamouçoul-Mohite.  4-Al-Mondjad.  5-Ch.3:56 & 5:118. 6-13: 41, 10: 47 & 90: 78. 7- Ch. 3 : 56. 8- Ch.4 :159. 9- Kanz- –oul-Oummâl vol.3. 10- Ch. 3 : 145. 11- Liçânoul-arab, Aqraboul-Mawarad & Tadjoul-Orouce. 12- Bokhari. 13- Ch.5 :76. 14- Ch.5 :118  15- Bokhari Kitaboul-Ambiya. 16- Boukhari. 17- Bokhari Kitâboul-Ambiya. 18-Kanzoul-Oummal.  19- Al-Mawahiboul-la-dounya.       20-Zarquani & Fat-houl-Bayan.  21- Al-Mawahiboul-la-dounya & Kachfoul-Ghoumma.  22- Boukhari & Mouslim.  23- Tabakat-é-Kabir. 24-Ikma-loul-Ikmal. 25-Djalalain ma-a Kamalain.  26-Tafseer Araïçoul-Bayan.  27-Al-Réçala, Le Caire, No.462 p515 vol.10 du mai1942.  28-Ch. 4 :158-159.  29-Tazkira-touch-Chahâdataine.
     
    La Mort du Prophète Jésus (as) - Emission n°17 (2)
    La Mort du Prophète Jésus (as) - Emission n°18 (3)
    La Mort du Prophète Jésus (as) - Emission n°20 (4)

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