• Invocations en Islam - l'efficacité des prières et de la Salat - sermon du 20 mai 2011

     


    Islam - Ahmadiyya - Salat - Invocations - Prières - Muhammad - Mahdi


    Invocations en Islam - l'efficacité des prières et de la Salat

    par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

    Dans son sermon du 20 mai 2011 Sa Sainteté le Calife a présenté les conseils de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) – serviteur dévoué du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) – concernant la Salat, les supplications et la relation avec Dieu. Jamais les ahmadis ne pourront assez remercier Dieu pour avoir envoyé le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) après une longue période d’obscurantisme. La meilleure façon de prouver sa gratitude envers Lui est de lire, de méditer et de traduire dans la pratique les préceptes du Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s).

    Dieu affirme dans le Saint Coran : «... soyez avec les véridiques. » (Chapitre 9, verset 119) et les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) nous présentent le portrait le plus sublime de ce verset : ils ont profité de la présence du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), ont entendu ses conseils et nous les ont transmis. Le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) a, dans ses nombreux ouvrages, évoqué la beauté et la supériorité de l’Islam. Il avait aussi réuni autour de lui ses compagnons auxquels il a prodigué des conseils et il a aussi prononcé des discours durant les Jalsa Salana. Tout cela a été préservé en écrit dans les journaux de la communauté et dans d’autres ouvrages. Les ahmadis doivent être reconnaissants envers ceux qui s’étaient réunis autour du Messie Promis (a.s), qui lui ont posé des questions et qui nous ont transmis ses nombreux conseils.

    Evoquant la prière Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) a déclaré :

    « Dieu a entamé le Saint Coran avec des prières et l’a achevé de la même manière. Ce qui indique que l’homme est si faible qu’il ne peut se purifier sans grâce divine. Hormis le soutien de Dieu son progrès dans le domaine de la vertu est nul. Selon un hadith, tous [les hommes] sont morts exceptés ceux à qui Dieu accorde la vie ; tous sont égarés sauf ceux qui sont guidés par Lui et tous sont aveugles hormis ceux à qui Il accorde la vue.

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    Il est avéré que sans la grâce de Dieu l’homme ne pourra se libérer du joug de l’amour de ce monde. Seuls ceux qui sont récipiendaires des faveurs divines pourront s’en débarrasser. Mais que l’on se souvienne aussi que la grâce de Dieu dépend de la prière. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 62)

    « Peut-on définir comme « prière » l’action de prononcer les paroles « guide-nous sur le droit chemin… » tout en entretenant au même moment des pensées concernant son commerce ou ses affaires ? [Agir ainsi] n’est que perte de temps. Tant que l’homme n’accorde pas prééminence au livre de Dieu et tant que ses actions ne s’y conforment pas, sa Salat ne serait rien de plus que du temps perdu. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, pages 62 à 63)

    «... l’homme doit, avec grande ardeur et passion, supplier Dieu de lui accorder du plaisir dans sa Salat et dans ses pratiques cultuelles, à l’instar de la saveur qu’Il a placée [pour lui] dans des fruits et autres aliments. L’on se souvient [d’un repas] consommé. Si on s’est délecté de la vue de quelque chose de beau, le souvenir sera tenace ; de même, si on a vu un visage laid et dégoûtant son rappel ramènera à l’esprit son apparence. Sans relation le souvenir s’estompe.

    Ceux qui ne prient pas considèrent la Salat comme une amende : car pour l’accomplir il faut se lever à l’aube, abandonner le confort du lit et accomplir les ablutions dans le grand froid. Celui ignore tout du plaisir et de la quiétude qu’octroie la Salat, comment pourra-t-il la savourer ? » (Malfuzat, édition de Londres, volume 9, page 7)

    « Jésus-Christ a brillamment expliqué la prière à travers l’exemple suivant : il avait un juge qui ne rendait point justice et qui matin et soir se contentait d’assouvir ses plaisirs. Une femme dont l’affaire était entre ses mains frappait sans relâche à sa porte afin d’obtenir justice. En fin de compte, le juge, lassé par ses requêtes, fut contraint de prononcer son verdict et rendit à la femme la justice qu’elle réclamait. Dites-moi, votre Dieu n’est-il pas à même d’écouter et d’exaucer vos supplications à l’instar de ce juge ? Celui qui prie doit être persévérant, tôt ou tard sa requête sera certainement exaucée ; la constance en est la condition. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 9, page 41)

    « Accomplir la Salat par habitude et par routine ne compte aucun avantage. Loin d’exaucer ses supplications, Dieu maudit celui qui prie ainsi ; « malheur à ceux qui prient... », annonce-t-Il dans le Coran. Cela concerne ces adorateurs qui ignorent la réalité et les conditions de la Salat. Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) maîtrisaient la langue arabe et comprenaient la Salat. Il est important pour nous de saisir le sens de la Salat et de chercher sa saveur…

    La Salat n’est d’aucun avantage à Dieu, c’est l’homme qui y trouve son compte. Grâce à la prière il a l’occasion de se mettre en présence de Dieu et Celui-ci lui confère l’honneur de présenter ses doléances, ce faisant l’homme se protège de nombreux malheurs. Je m’étonne à propos de ceux qui vivent dans l’insouciance et qui ignorent jusqu’à l’existence de leur Dieu...

    Si seulement le conseil important que je vous prodigue puisse atteindre les cœurs : la vie s’écoule, laissez de côté vos négligences et soyez humbles. Suppliez Dieu dans la solitude pour qu’Il préserve votre foi et afin qu’Il soit satisfait de vous. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 412 à 413)

    « La prière n’est pas exaucée si le cœur n’est pas net. Si vous éprouvez de la rancœur à l’égard de quelqu’un concernant les choses de ce monde votre prière ne sera pas agréée […] Le monde et ce qu’il contient ne méritent pas que vous ayez de l’antipathie à l’égard de votre prochain. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 9, pages 217 à 218)

    « Certains écoutent [les conseils] avec une oreille pour les faire sortir par l’autre et ne font pas de la place pour eux dans leur cœur. Aucune recommandation n’a d’effet sur eux ; mais rappelez-vous que Dieu est Indépendant. Il ne se soucie pas [des supplications] tant qu’on ne L’implore pas constamment tout en étant animé d’une intense sensation de détresse. Grand sera votre désarroi si votre épouse ou votre enfant tombe malade ou si on vous intente un procès. La prière est un exercice inefficace et futile si elle n’est pas accompagnée d’émoi sincère et de détresse. Le désarroi est une condition nécessaire à son exaucement, c’est ce qu’affirme le verset suivant :

    أَمَّنْ يُجِيبُ الْمُضْطَرَّ إِذَا دَعَاهُ وَيَكْشِفُ السُّوءَ

    « Ou, Qui répond à l’appel de celui qui est en détresse lorsqu’il L’invoque, et qui enlève le mal… » (Le Saint Coran, chapitre 27, verset 63) (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 137)

    « L’homme est faible, s’il ne prie pas pour se fortifier et pour mériter le soutien [de Dieu] il ne pourra pas parcourir cette étape ô combien difficile. Dieu évoque les lacunes de l’homme en ces termes :

    وَخُلِقَ الْإِنْسَانُ ضَعِيفًا

    c’est-à-dire, l’homme a été créé faible. Face à cette impuissance il sera insensé de dire qu’il pourra atteindre ce statut élevé par ses propres moyens. Les supplications sont plus que nécessaires s’il veut atteindre cet objectif. La prière est une force extraordinaire qui aide à surmonter de grandes difficultés ; l’homme arrive à parcourir sans peines des étapes ardus par son truchement. Car la prière est l’artère qui conduit les faveurs de Dieu et la puissance qui vient de sa part. Celui qui s’évertue à prier attirera en fin de compte cette grâce ; il jouira du soutien de Dieu et atteindra ses objectifs. Dieu ne désire pas que l’homme se contente de prier ; il doit en premier lieu user de toutes ses forces et faire de son mieux tout en couplant ses efforts de supplications incessantes. Il ignore l’étiquette de la prière et éprouve Dieu celui qui se contente de prier sans faire d’efforts. D’autre part, se fier à sa force et considérer la prière comme un exercice futile est synonyme d’athéisme. La prière est un grand trésor, celui qui s’y accroche protège et sa foi et sa vie terrestre des malheurs. Il se trouve à l’intérieur d’une forteresse défendue jour et nuit par des soldats armés. Celui qui néglige la prière est comme celui qui est sans armes, faible et qui se trouve dans une jungle habitée d’animaux féroces. Il se sait en grand danger et peut à tout instant être la proie des bêtes féroces qui en un instant feront disparaître jusqu’à ses os. Le grand bonheur de l’homme ainsi que sa protection résident dans la prière. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 7, pages 192 à 193)

    « Après s’être réformer moralement l’on doit, par le truchement de la prière, acquérir l’amour immaculé de Dieu, tout en se protégeant des pêchés et en se tenant loin des vices. L’homme doit purifier son for intérieur, se débarrasser de toute crasse interne et se transformer en une goutte limpide. Sans ce processus il sera toujours en danger ; mais l’effort, qui plait à Allah, doit aussi accompagner la prière...

    D’aucuns se leurrent en priant un jour pour abandonner la prière le lendemain ; ils se lamentent par la suite que leurs supplications n’ont pas été exaucées en dépit de leur ardeur. N’ayant pas respecté les exigences de la prière s’attendent-ils qu’elle soit agréée ? Acceptera-t-on les jérémiades de celui qui, ayant faim ou soif, s’est contenté d’une miette ou d’une goutte, pour ensuite dire qu’il n’est pas rassasié ? Tant qu’il ne mange pas à sa faim il n’y aura pas pour lui quelque bienfait. Les modalités de la prière sont similaires. Si l’homme prie constamment tout en respectant les conditions stipulées il atteindra un jour ses objectifs. Des centaines de personnes se sont égarées pour avoir abandonné la voie en cours de route....

    ... Les bonnes œuvres sont celles qui ne sont pas ternies par les vices, [des œuvres] qui sont exemptes d’orgueil, d’arrogance, et de désirs personnels...

    Ceux qui établissent un lien avec le divin afin de s’enrichir, ou pour avoir des enfants ou pour leur réussite temporelle n’ont qu’une relation éphémère avec Dieu et leur foi est en péril. Leur foi sera ébranlée le jour où ils seront frustrés dans leurs desseins. Le véritable croyant est celui qui ne rend pas culte à Dieu en s’accrochant à quelque chose. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 10, page 62 à 63)

    « Nombreux sont ceux qui affirment croire en Dieu, mais qui, après examen, se révèlent être des athées : lorsqu’ils s’affairent en ce monde ils oublient complètement la puissance et la grandeur de Dieu. Il est essentiel que vous demandiez à Dieu de vous accorder ce savoir qui engendrera la certitude parfaite. Cette certitude sera acquise quand on comprendra que couper toute relation avec Dieu signifie la mort. Tout en priant pour éviter les péchés il faudra aussi s’évertuer en ce sens. Proscrivez toute réunion qui incite au péché.

    Sachez aussi que sans le soutien de Dieu l’homme ne pourra éviter les malheurs du destin. Accomplir la prière prescrite cinq fois [par jour] indique que si elle n’est pas protégée des passions charnelles et autres pensées elle ne sera pas considérée comme Salat. La Salat n’est pas que postures et mouvements ou accomplir [quelque chose] par routine. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 7, page 123)

    Kaaba la Maison de Dieu

    « …pour ce qui est de la prière l’homme doit examiner son cœur pour voir s’il se penche plus vers la foi ou vers le monde : dans ses supplications demande-t-il les conforts terrestres ou [l’occasion] de servir la foi. Il devra se lamenter sur son sort si matin et soir il est assailli de soucis concernant ce monde et si la foi n’est pas son but. Souvent les hommes se brisent l’échine pour acquérir ce monde, ils prient même en ce sens, mais au final ils sont affectés par toutes sortes de maladies, certains sont même frappés de folie. Mais s’ils avaient tout consacrer pour la foi Dieu n’aurait pas causé leur perte. » (Malfuzat, édition de Londres, volume 7, page 117)

    À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a enjoint les ahmadis de prier pour la protection des membres de la Jama’at, car l’hostilité des les ennemis de l’Ahmadiyya ne cesse de croître ; que Dieu retourne contre eux leurs complots et qu’Il nous protège.

    اللهم إنا نجعلك في نحورهم ونعوذ بك من شرورهم

    « O Allah ! Nous Te prenons comme bouclier contre leurs attaques frontales et nous cherchons refuge auprès de Toi contre leur malveillance »

    رب إني مظلوم فانتصر

    « Mon Seigneur ! J’ai été injustement traité, viens à mon secours ! »

    رب كل شيء خادمك ربّ فاحفظني وانصرني وارحمني

    « Mon Seigneur ! Toute chose est à Ton service, mon Seigneur protège-moi, aide-moi et aie pitié de moi !»

    رب توفني مسلمًا وألحقني بالصالحين

    « Mon Seigneur ! Fais-moi mourir soumis à Toi et réunis-moi avec les justes ! »


    www.islam-ahmadiyya.org

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