• Foi, vérité et taqwa (piété) – sermon du 22 avril 2011

    Foi, vérité et taqwa (piété) – sermon du 22 avril 2011

    par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

    Au tout début de son sermon du 22 avril 2011, Sa Sainteté le Calife a cité les paroles suivantes du Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) : « J’ai été envoyé afin de ranimer l’époque de la vérité et de la foi, afin d’inspirer de nouveau la Taqwa dans les cœurs ». Ces propos doivent résonner dans l’esprit d’un ahmadi ; il doit méditer à ce sujet et traduire dans la pratique les préceptes énoncés par le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s). Au cas contraire, son serment d’allégeance se limitera à une déclaration sans valeur.

    Cette vérité, cette foi et cette taqwa évoquées par Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) ne sont pas de nouvelles choses. Ces éléments avaient disparu et il a été envoyé afin de les restaurer. Cette époque a connu toute sa splendeur au temps du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ; Dieu affirme à ce sujet :

     

    الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الْإِسْلَامَ دِينًا

    « …aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai complété Ma Faveur sur vous, et J’ai choisi pour vous l’Islam comme religion. » (Le Saint Coran, chapitre 5, verset 4). Aucun ahmadi ne pense pour un seul instant que le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) a apportée des nouveautés. Conformément aux prophéties du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), il est venu rétablir les valeurs de l’Islam. L’ayant accepté nous devons cultiver les mêmes qualités que les Sahabas du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). C’est au prix de grands sacrifices qu’ils ont acquis la taqwa.

    Par sa présence Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) a lui aussi apporté de grandes révolutions dans la vie de ses compagnons. Il affirme par ailleurs que l’objectif principal de sa vie est de ranimer cette période de vérité, de foi, et de taqwa. Il a aussi qualifié les membres de sa communauté comme les branches verdoyantes de son arbre. Un arbre ne peut donner à la fois des fruits juteux et d’autres empoisonnés. Et le propriétaire de l’arbre ne va jamais y laisser de branches sèches. Les ahmadis doivent saisir la portée réelle des responsabilités que leur impose le serment d’allégeance et se réformer en conséquence.

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    Le récit du parcours de ceux qui embrassent l’Ahmadiyya renforce ma foi, dit Sa Sainteté. Néanmoins, il se dit profondément peiner par le laisser-aller de certains descendants des premiers ahmadis. Être ahmadi de naissance pousse certains au laxisme. Un examen de conscience permanent est requis si l’on veut éviter tout écart de conduite ; dans certains cas l’écart peut être si important qu’il empêcher toute marche arrière. On doit aussi éviter toute contradiction entre le discours et les actions.

    Le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) voulait une distinction claire et nette entre ses suivants et les autres musulmans. Il a déclaré qu’il n’y a pas apparemment de différence entre les ahmadis et les autres musulmans. Ces derniers récitent de la Kalima, proclament qu’ils ont pour guide le Saint Coran et les ahmadis affirment la même chose. Mais Dieu ne se contente pas de simples déclarations ; celles-ci doivent être accompagnées d’actions et de changements positifs.

    Le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s) désirait le progrès pour ses suivants. Tout ahmadi, aussi faible qu’il soit, possède cette lueur de vertu qu’il peut transformer en bonnes œuvres s’il le désire. Dieu est Celui qui aime Ses serviteurs plus qu’une mère aime ses enfants : si son serviteur fait un pas dans sa direction Il court vers lui. Nous devons profiter de cette occasion en or pour nous réformer.

    Le Messie Promis (a.s) avait aussi exprimé sa peine concernant ceux qui n’avaient pas atteint le niveau qu’il désirait. Il parlait de ceux qui profitaient directement de sa présence, des personnes dont nous envions le statut et les sacrifices. Certainement nos faiblesses à nous doivent l’attrister profondément. Même s’il n’est pas présent parmi nous, Dieu peut certainement l’informer de la situation des descendants de ses compagnons. Ces derniers avaient évité l’influence malsaine de la société, avaient abandonné ce bas monde pour le plaisir de Dieu et avaient toujours préféré la foi au monde. Mais malheureusement certains de leurs descendants sont en train de prendre la mauvaise direction sans se soucier des conséquences.

    Parmi les aînés de la communauté il y avait un certain Abdul Moodi Khan qui avait complété sa licence en chimie à l’université d’Aligargh. Compte tenu de ses compétences on lui a proposé un poste à l’université avec la promesse qu’il pourrait poursuivre ses études. Son père a cherché la recommandation d’un ami anglais pour lui trouver du travail et on lui a aussi conseillé de passer le concours de la fonction publique. Mais il se présenta au deuxième Calife en lui disant qu’il préfère balayer les rues de Qadian que d’accepter ces offres d’emploi. Ainsi ces illustres ahmadis rivalisaient d’ardeur et de piété. Mais les déficiences d’une faible minorité attristaient profondément le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s). D’où la nécessité d’une introspection constante, d’un effort soutenu pour rehausser le niveau de notre Taqwa. Les peuples vivants sont ceux qui n’oublient pas les valeurs de leurs aînés.

    Quand les nouveaux venus regardent de près les excellences des anciens, ils essayent de les dépasser, et c’est ainsi qu’on arrive à rehausser le niveau de la vertu au sein de la communauté.

    Un examen de conscience permanent est requis si nous voulons apporter une révolution dans le monde. Les époux doivent se soucier de leurs épouses et de leurs enfants. Selon Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) un époux ne peut rien cacher à son épouse ; celle-ci connaît ses secrets ainsi que les contradictions entre ses actions et ses paroles. Si le mari est bon l’épouse sera vertueuse ; sinon en regardant sa femme il va se voir comme dans un miroir. Pour que les femmes se réforment les hommes doivent se réformer en premier. Si les femmes se transforment pour le mieux on aura la garantie que les prochaines générations seront sur le droit chemin. Par leurs exemples les époux doivent faire comprendre aux enfants que l’objectif de leur vie n’est pas ce monde éphémère mais le plaisir éternel de Dieu.

    L’on ne doit pas croire que quand le Messie Promis (a.s) a évoqué ses soucis concernant ses compagnons cela impliquait que grand nombre d’entre eux étaient fautifs. Il désirait les voir tous au plus haut niveau et ne tolérait aucun laisser-aller de leur part. Là où il a exprimé sa peine et sa tristesse il a aussi déclaré qu’il est profondément étonné par la sincérité et l’amour d’un nombre important de ses compagnons.

    Nous sommes en train de vivre l’époque du Messie Promis (a.s) et de nombreuses prophéties vont se réaliser. Si nous désirons leur accomplissement au cours de notre vie ainsi que le progrès de la communauté, nous allons devoir remettre à niveau notre sincérité, notre foi, et notre Taqwa.

    Beaucoup ont pu insuffler cet esprit en la nouvelle génération. Après les attentats de Lahore, d’aucuns au Pakistan ont exprimé leur souci concernant ceux qui se relayent pour surveiller les bâtiments de la communauté. Ils disaient que certains considéraient ces devoirs comme un fardeau et d’autres s’ennuyaient. Par la suite Sa Sainteté a reçu de nombreuses lettres de la part des jeunes ahmadis dans lesquelles ils ont exprimé leur fidélité et ont renouvelé leur serment en disant qu’ils ne considéreront jamais le service à la communauté comme un fardeau. Dans leurs lettres les épouses, les sœurs et les mères ont exprimé leur joie de voir leurs proches partir servir la communauté après être rentrés du travail et le fait qu’elles ne sentent aucune crainte et qu’elles ont confiance en Dieu.

    Ceux qui s’acquittent de leurs devoirs envers la communauté doivent se consacrer au souvenir de Dieu, car c’est Lui notre seule force. Nos efforts sont insignifiants mais s’ils plaisent à Dieu, Il viendra certainement à notre aide. Lorsqu’on se cramponne à Dieu, c’est Lui qui s’occupera de l’ennemi.

    En commentant sur le verset 129 du chapitre 16 du Saint Coran, le Messie Promis (a.s) déclare que ceux qui suivent les voies de la Taqwa, se purifient et craignent Dieu seront sous Sa protection. Selon lui Dieu aime ceux dont la foi n’est pas ternie par les désirs de ce bas monde, par l’hypocrisie et la couardise ; Il désire une foi qui comporte tous les aspects de l’obéissance.

    L’obéissance comprend plusieurs degrés : elle est due à Dieu et à la Nizam-i-Jama’at. Un exemple des plus frappants est celui du premier Calife de la communauté Ahmadiyya, Hadrat Al-Hajj Maulvi Nour-ud-Dine. Un jour alors qu’il se trouvait dans sa clinique à Qadian il reçut un télégramme du Messie Promis (a.s), qui lui se trouvait à Delhi, lui demandant de venir immédiatement. Il quitta sur-le-champ sa clinique et prit le chemin de la gare sans bagages ni argent. Le train était en retard et un riche voyageur qui se trouvait là lui demanda d’ausculter un malade qui l’accompagnait. Le voyageur lui paya les frais de ses services et grâce auxquels Hadrat Al-Hajj Maulvi Nour-ud-Dine paya son billet de train. Arrivé à Delhi ont l’informa qu’il y avait méprise et que le Messie Promis (a.s) ne l’avait pas demandé de venir immédiatement ; c’était ce qu’avait cru comprendre celui qui avait rédigé le télégramme. Hadrat Al-Hajj Maulvi Nour-ud-Dine ne s’en est pas plaint car selon lui ses pensées et ses soucis ne valaient rien face à l’obéissance.

    Au sein de la Nizam-i-Jama’at l’obéissance est due envers tous les responsables du plus bas de l’échelle jusqu’au Calife. Ceci est en fait la continuation de l’obéissance envers Dieu et envers son Prophète (s.a.w). Celui-ci avait déclaré que celui qui obéi à son Emir lui obéit lui ; et celui qui a obéi au Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a obéi à Dieu. Toute organisation, les états compris, sont régis par des règles sans lesquelles régnera le chaos. Un état a le pouvoir de faire respecter sa loi ; au sein du système spirituel c’est la sincérité, la fidélité, et la quête du plaisir de Dieu qui sont les fondements de l’obéissance.

    L’obéissance a été évoquée dans un verset précédent celui dans lequel Dieu a promis le Califat :

     

    وَأَقْسَمُوا بِاللَّهِ جَهْدَ أَيْمَانِهِمْ لَئِنْ أَمَرْتَهُمْ لَيَخْرُجُنَّ قُلْ لَا تُقْسِمُوا طَاعَةٌ مَعْرُوفَةٌ إِنَّ اللَّهَ خَبِيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ

    « Et ils jurent par Allāh des serments les plus solennels que si tu le leur commandes, ils sortiront assurément. Dis : « Ne jurez pas ; la manière d’agir c’est l’obéissance en ce qui est juste. Assurément, Allāh est très conscient de ce que vous faites. » (Le Saint Coran, chapitre 24, verset 54). Le véritable croyant est celui qui ne se contente pas de faire des serments, sa devise est « nous entendons et nous obéissons ».

    Au sein de la communauté Ahmadiyya on jure d’obéir à toute décision « ma’ruf » (juste) que prendra le Calife. Tout ordre qui viendra de sa part sera en accord aux préceptes de la Sharia. Si un ahmadis a la ferme conviction que ce califat repose sur le prophétat (Al-Khilafah-Ala-Minhajun-Nubuwwah) il devra aussi avoir la certitude que ses décisions seront en accord aux préceptes de Dieu. La Nizam-i-Jama’at n’émettra pas non plus des directives contraires à la sharia ; si elle le fait par erreur ou pour quelque autre raison le Calife sera là pour remédier à la situation quand il en sera informé.

    Certaines personnes n’ont pas confiance en la Nizam-i-Jama’at pour des raisons personnelles et ainsi elles se privent de ces faveurs que Dieu a accordées après 1400 ans. Lorsqu’on présente des litiges dans la Qada - qui est l’instance de médiation au sein de la communauté - on consent à appliquer son verdict. Certaines personnes refusent d’approuver cette clause croyant que le verdict ne sera pas en leur faveur. Elles n’ont pas de bonnes intentions en se tournant vers la Qada et espèrent tout simplement gagner du temps avant de partir au tribunal. Mais si le jugement rendu là-bas n’est pas en leur faveur ils essaient de retourner vers la Qada qui refuse de prendre leur cas car elles n’ont pas prouvé leur confiance en la Jama’at. De telles personnes se privent ainsi des bénédictions qui sont liées à la Jama’at. Leur orgueil et leurs soupçons se transforment en barrière.

    S’adressant aux membres du bureau exécutif de la communauté, Sa Sainteté leur dit qu’ils seront considérés comme les dignes représentants du Calife lorsqu’ils feront preuve de justice tout en craignant Dieu. Si une personne commet une erreur en raison du comportement d’un membre du bureau exécutif, ce dernier sera lui aussi coupable, parce qu’il n’a pas respecté ses devoirs envers Dieu.

    Le Messie Promis (a.s) a aussi déclaré qu’il a à cœur non pas le nombre mais les qualités de ses suivants. Qu’Allah fasse que nous puissions honorer ses attentes.


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