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par Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Sa Sainteté le Calife a prononcé son sermon du 24 février 2012 à Feltham, dans l’ouest de Londres dans le cadre de l’ouverture de la plus grande mosquée ahmadie de la région. D’emblée le Calife cité les deux versets suivants tirés du Saint Coran :
وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلَا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا
« Et, en vérité, tous les lieux d’adoration appartiennent à Allāh ; n’invoquez donc personne en dehors d’Allāh. » (Le Saint Coran, chapitre 72, verset 19)
قُلْ أَمَرَ رَبِّي بِالْقِسْطِ وَأَقِيمُوا وُجُوهَكُمْ عِنْدَ كُلِّ مَسْجِدٍ وَادْعُوهُ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ كَمَا بَدَأَكُمْ تَعُودُونَ
« Dis : « Mon Seigneur a prescrit la justice. Et concentrez votre attention correctement à chaque heure et lieu d’adoration et invoquez-Le, étant sincères dans votre foi à Son égard. Tout comme Il vous a amenés à l’existence, de même retournerez-vous à Lui. » » (Le Saint Coran, chapitre 7, verset 30)
La communauté musulmane Ahmadiyya bâtit des mosquées pour mieux faire connaître l’Islam et s’efforce de présenter l’image véritable de la foi du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
Selon un Hadith rapporté par Hadrat Aisha (r.a), le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ordonne aux musulmans de bâtir des mosquées dans leurs quartiers et même dans leur maison. La mosquée de Feltham permettra aux ahmadis de la région de se réunir pour les prières et pour organiser des rencontres. La Jama’at à d’ores et déjà des centres dans la région mais une mosquée aura un autre impact. La semaine prochaine va se faire l’ouverture d’une autre mosquée dans la région de Hayes. Le bâtiment qui abrite la mosquée de Feltham était occupé par des bureaux. Et à Hayes c’est un centre communautaire qui a été converti en mosquée.
Les versets précédents affirment qu’une mosquée doit être consacrée uniquement à l’adoration de Dieu. Toute parole ayant trait à l’incroyance, au polythéisme ou aux affaires de ce bas monde y est proscrite. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a aussi interdit que l’on fasse des annonces concernant des objets perdus dans la mosquée. L’on peut néanmoins s’y réunir pour organiser la diffusion du
message de l’Islam et pour trouver des moyens pour rapprocher les hommes de Dieu.
Nos mosquées sont certes ouvertes à tous, croyants ou athées, mais elles sont consacrées uniquement à l’adoration de Dieu. Quand nous donnons la permission aux gens de foi différente pour venir y prier c’est pour qu’ils rendent culte à Dieu l’unique ; car le concept de l’existence de Dieu se trouve dans toutes les religions. L’idolâtrie et le polythéisme n’ont pas de place dans nos mosquées. « N’invoquez donc personne en dehors d’Allāh », comme l’affirme le verset précédent, voilà la condition à respecter.
Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a pour tâche de proclamer l’unicité de Dieu ; les mosquées sont un moyen pour atteindre ce but et pour répandre la vérité. Nous qui avons accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ainsi que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s), son serviteur parfait, notre seul objectif est d’adorer Dieu en toute sincérité, d’établir une relation vivante avec Lui et de répandre la lumière de la vérité partout dans le monde.
Obéissants aux injonctions du verset de la sourate Al-‘Araf nous annonçons que Dieu nous a prescrit la justice, le respect des droits des autres et d’éviter toute partialité. Seuls ceux qui ont le cœur pur et qui sont enclins vers le bien pourront répondre aux exigences de l’Ibadah. Sans quoi l’on ne pourra pas accomplir ses devoirs ni envers ses semblables ni envers Dieu.
C’est la Taqwa qui maintien la justice et qui fait que l’on se consacre entièrement à Dieu. Si les soucis quotidiens de l’adorateur détournent son attention lors de la prière, lorsqu’on lui fait un rappel il doit se tourner vers Dieu et se dévouer à Lui. Sinon ses ibadah et sa présence à la mosquée ne seront d’aucun avantage.
Dans un des versets précédents il est dit : « Tout comme Il vous a amenés à l’existence, de même retournerez-vous à Lui. » – ainsi l’homme doit se souvenir du fait qu’il aura des comptes à rendre pour ses actions, bonnes ou mauvaises, dans l’Au-delà.
L’épanouissement physique de l’homme est graduel et dans l’Au-delà son âme parcourra elle aussi plusieurs étapes. Et pour que ce développement spirituel se fasse dans les meilleures conditions il doit se soucier de ses actions ici-bas. Au moment de la prière il doit consacrer toute son attention vers Dieu et comprendre qu’il est face à Dieu c’est ainsi qu’il méritera les faveurs divines.
Le Messie Promis (a.s) nous explique que nous devons méditer sur les faveurs de Dieu et se souvenir de Lui en toute sincérité. Les ahmadis qui vivent en Occident ont la liberté de culte et Dieu leur a accordé d’innombrables faveurs. Lors de la Salat nous devons au mieux, voir Dieu, sinon sentir qu’Il est en train de nous voir. L’on doit se débarrasser de toute impureté et avoir en tête la Rububiyya et la grandeur de Dieu. Il faut aussi implorer Son pardon et se repentir ; la mosquée est le lieu le plus propice pour engendrer ces changements.
Le Messie Promis (a.s) déclare que l’ostentation, la vanité et l’arrogance sont en hausse et que les nobles qualités ont disparus. On place davantage sa confiance en les moyens matériels qu’en Dieu. Mais Il a décrété qu’Il va rétablir ces bonnes œuvres par l’entremise du Messie Promis (a.s).
Nous qui disons être ses suivants nous devons nous détourner de l’attrait de ce bas monde, rectifier nos actions et respecter l’engagement que nous avons pris avec le Messie Promis (a.s).
La révolution spirituelle augurée par le Messie Promis (a.s) a créé des centaines de milliers d’Ibadus Swalihine (serviteurs pieux) et quotidiennement des nouveaux venus viennent renforcer leurs rangs.
La majorité des ahmadis du Royaume-Uni sont les descendants de ceux qui avaient accepté le Messie Promis (a.s) en ayant compris le décret de Dieu. Ces derniers se sont acquittés de leurs devoirs envers Dieu et envers leurs semblables. Les nouvelles générations doivent leur emboiter le pas et maintenir une relation vivante avec Dieu. Sinon il n’y aura pas de signe distinctif entre les ahmadis et les autres. En apparence les autres musulmans aussi prient, jeûnent et lisent le Coran. Les ahmadis pourront se distinguer quand chacune de leurs actions sera consacrée à Dieu. Il ne suffit pas d’éviter les péchés et toute forme d’injustice : il faut mener un jihad contre ces fléaux. L’injustice, même envers l’ennemi, est condamnée par le Coran :
وَلَا يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآَنُ قَوْمٍ أَنْ صَدُّوكُمْ عَنِ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ أَنْ تَعْتَدُوا
وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّوَالتَّقْوَى وَلَا تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ
وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ
« …et ne laissez pas l’hostilité d’un peuple, en ce qu’il vous a empêchés d’entrer dans la Sainte Mosquée, vous inciter à transgresser. Et entraidez-vous dans la droiture et dans la piété, mais ne vous aidez pas mutuellement dans le péché et la transgression. Et craignez Allāh. Assurément, Allāh est sévère en punition. » (Le Saint Coran, chapitre 5, verset 3)
L’Islam a aujourd’hui mauvaise presse : on dit qu’il prône l’extrémisme, que c’est une religion de va-t-en-guerre et qu’il s’est imposé sur les autres fois par la force de l’épée. Le verset précédant répond amplement à ces critiques : les serviteurs de Dieu, ceux qui ont pour but Son plaisir, ne sont point injustes, même envers leurs ennemis. Un véritable croyant s’associe aux autres pour accomplir de bonnes œuvres et ne contribue à répandre le mal. Les Salat qui attisent la méchanceté et qui sont dénuées de taqwa ne sont qu’ostentation ; ces prières là n’ont aucune valeur aux yeux de Dieu.
Grâce à la construction de cette mosquée les ahmadis pourront dissiper les appréhensions qu’entretiennent les non-musulmans à propos de l’Islam. Mais l’hostilité des autres musulmans va certainement prendre de l’ampleur car leurs Oulémas ne cessent d’accuser les ahmadis d’avoir rejeté le fait que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est le sceau des Prophètes, une accusation infondée. D’entre tous les musulmans les ahmadis ont compris le mieux le statut véritable du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Nous devons aussi faire face à l’hostilité de certains dans la population locale, car d’aucuns n’aiment pas les étrangers, comme le prouve les propos [diffamatoires] peints les murs de la mosquée il y a quelques jours de cela.
Les prières en congrégation présente une image d’une communauté unie. Ainsi l’on doit mettre de côté toute aversion et faire épanouir l’amour mutuel. Le Messie Promis (a.s) nous conseille d’aider ceux qui sont faibles : il serait inacceptable que celui qui sait nager laisse noyer son frère. L’on doit soutenir ceux qui sont faibles dans leur foi, ainsi que ceux qui le sont physiquement et financièrement. Une Jama’at n’en serait plus une si l’on ne couvre pas les défauts des uns et des autres. Il a été dit aux compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) de ne pas tourmenter les nouveaux musulmans en raison de leurs défauts. Étant grand il est important de servir les petits et de traiter avec amour et affection des autres. La médisance et le mépris des pauvres sont à proscrire. L’unité au sein d’une communauté génère l’amour et celle-ci est accompagnée de bénédictions. La compassion, la sympathie et l’indulgence doivent prédominer ; l’on ne doit pas se mettre en colère pour des broutilles : ceci blessera les cœurs et engendrera le ressentiment.
Aujourd’hui alors que la course effrénée pour les choses matérielles bat son plein, les ahmadis, quant à eux, doivent se rapprocher de Dieu et transmettre aux autres le vrai message de l’Islam. Par la grâce de Dieu quotidiennement des musulmans et des non-musulmans ne cessent de se joindre l’Ahmadiyya.
Sa Sainteté le Calife a cité l’exemple d’un Uzbek de 68 ans qui a embrassé l’Ahmadiyya en 2008 alors qu’il éprouvait auparavant une haine farouche à l’égard du Messie Promis (a.s). Lui qui était naguère victime d’innovations ressent maintenant un grand amour pour le Messie Promis (a.s) et dit avoir connu l’Islam véritable en l’Ahmadiyya. Prions pour que la prophétie du Messie Promis (a.s) puisse se réaliser et que ses suivants soient aussi nombreux dans les états de l’ex-URSS comme des grains de sable. Dans la plupart de ces pays nous n’avons pas le droit de bâtir des mosquées ou de prêcher ouvertement notre message. Mais Dieu a exaucé les prières du Messie Promis (a.s) et les gens sont en train d’accepter son message.
En dépit de la liberté de culte qu’accorde la loi au Royaume-Uni, les habitants d’une région ont le droit d’interdire la construction d’un bâtiment s’ils le désirent. Ainsi la commune de Feltham avait annulé le permis de construire de la mosquée après l’avoir accordé mais Dieu a exaucé les prières des ahmadis et l’affaire a été jugée en leur faveur au tribunal. Ainsi les ahmadis doivent prouver leur reconnaissance envers le tribunal et envers Dieu et s’acquitter de leur devoir envers Celui-ci.
Dans un hadith cité par Hadrat Abu Huraira (r.a), il est dit que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a déclaré que les anges supplient Dieu en ces termes pour toute personne en prière: « O Allah pardonne-lui, aie pitié de lui. » Qu’Allah fasse que nous soyons de ceux qui attirent le pardon et la miséricorde de Dieu.
L’achat du bâtiment qui abrite la mosquée ainsi que les travaux ont coûté 900 000 livres sterling. La Jama’at de Hounslow a contribué la majeure partie de cette somme. En tout 600 membres ont participé financièrement et six personnes ont offert à elles seules 280 000 livres sterling. Qu’Allah bénisse tous ceux qui ont fait ces grands sacrifices.
A Hyderabad, en Inde, des musulmans veulent s’emparer de notre mosquée. Puisqu’ils sont en majorité les autorités penchent en leur faveur. Qu’Allah nous protège de leur méchanceté.
Publié par aghilest à 22:05:28 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Le Muslih Maw'ud - le Réformateur PromisLa religion vivante est celle en laquelle on voit la manifestation de la puissance divine. A cet effet lIslam ne se contente pas de simples déclarations ; il présente Dieu comme un Etre Vivant, qui exauce les prières, qui parle à la personne de Son choix, et qui manifeste Son pouvoir.
Les prophéties du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) quant à lavènement du Messie Promis (a.s.) se sont réalisées. Et les ahmadis affirment que tous les attributs de Dieu sont actifs aujourdhui comme ils lont été depuis léternité.
Dieu annonce que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est le Khataman Nabiyyine : il est la voie qui mène à Lui et le truchement de Ses faveurs. Quant au Messie Promis (a.s), il a été envoyé pour parachever la diffusion du message de lIslam et pour augurer sa renaissance.
Le Messie Promis (a.s) affirme à propos du Dieu Vivant : « Notre âme et chaque fibre de notre être se prosternent devant le Dieu Tout-puissant et Parfait ; qui de Ses mains a créé chaque âme et chaque particule de la création incluant toutes ses facultés. Lunivers ne peut exister sans Son soutien. Sa science embrasse tout, rien néchappe à Son contrôle. Nous invoquons aussi dinnombrables bénédictions,
miséricorde et paix sur la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) (paix et bénédictions dAllah soient sur Lui) lélu de Dieu, qui nous a fait découvrir le Dieu vivant et qui nous a donné la preuve de Son existence à travers Sa parole. Il sest manifesté à nous par des signes extraordinaires et nous a montré Son visage resplendissant de puissance. Nous avons trouvé le messager qui nous a fait voir Dieu ; et nous avons trouvé lUnique Dieu qui a crée toute chose à travers Sa puissance inégalable. O combien majestueux est cette puissance sans laquelle rien ne peut exister ! Notre Dieu possède des grâces infinies, une puissance incommensurable, une beauté et une bienveillance inégalable. Il ny a de Dieu à part Lui. » (Naseem-e-Dawat - Qadian Ziaul Islam Press 1903 - Ruhani Khazain Vol.19 pg. 363)
Évoquant le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), le Messie Promis (a.s) déclare : « Quand nous examinons en toute équité et sans parti pris la vie des prophètes du passé, nous découvrons quun seul qui se démarque de tous les autres prophètes. Il était le plus valeureux de tous, le Prophète vivant, le plus aimé par Dieu. Cétait le chef des prophètes, la fierté des messagers, la couronne de tous les envoyés, dont le nom est Muhammad le Choisi, et Ahmad le Désigné, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui. En marchant sous son ombre pendant dix jours lon reçoit la lumière que lon naurait pu acquérir auparavant, même après mille ans [de durs labeurs]. » (Siraj Munir, Ruhani Khazain, vol. 12, p. 82)
Invitant le monde à lIslam le Messie Promis (a.s) dit : « À tous ceux qui peuplent la Terre ! Ô vous les âmes qui résident en Orient comme en Occident ! Je vous invite de tout cur vers lIslam, car sur Terre aujourdhui cest la seule vraie religion. Le Vrai Dieu est Celui que nous présente le Saint Coran. Le prophète qui vivra spirituellement pour toute léternité et qui se trouve sur le trône de la gloire et de la pureté est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Sa vie spirituelle et sa gloire immaculée prouvent, quen le suivant et quen laimant, lon converse avec lEsprit Saint et Dieu ; et que lon reçoit les faveurs des signes divins. » (Tiryaq-ul-Qulub, Ruhani Khazain, vol. 15, p. 141)
Le Messie Promis (a.s) a terrassé les adversaires de lIslam avec des preuves et aussi par des signes de la part de Dieu. Il a fait les prophéties concernant des faits qui ne pouvaient être connus que par Dieu, Celui qui détient les clefs de linvisible. Il ressentait un très grand chagrin quant à la situation de lIslam et essayait de ramener à la raison ceux qui vilipendaient le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ses écrits et les récits de ses compagnons évoquent ses prières pour que Dieu montre des signes. Loin de lui lintention de sen vanter ; il voulait tout simplement prouver la prééminence de lIslam et celui du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
En janvier 1886, à la suite dune révélation divine, Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) se rendit à Houshiarpour, [une petite ville du Pendjab] pour une retraite spirituelle et pour implorer Dieu de lui accorder un signe afin de prouver la véridicité de lIslam. Au cours de cette période, Dieu lui révéla quIl lui accordera un fils illustre qui possédera de nombreuses qualités. Cette prophétie se réalisa en janvier 1889.
Le Messie Promis (a.s) dit : « Dieu le Miséricordieux, le Noble, lExalté, le Tout-Puissant, ma révélé les paroles suivantes : « Suite à tes supplications, Je te confère un signe de Ma Miséricorde. Jai entendu tes invocations et Jai gracieusement exaucé tes prières ; de même Jai béni ton voyage (de Hoshiarpur et de Ludhiana).
Un signe de pouvoir, de miséricorde, de Ma proximité test accordé. Je toctroie un signe de Grâce et de faveur ainsi que la clef du succès et du triomphe. La paix soit sur toi, ô Vainqueur.
Ainsi parle Dieu afin que ceux qui désirent la vie soient enlevés des serres de la mort ; afin que ceux qui sont enfouis dans leurs tombes puissent en sortir ; afin que la suprématie de lIslam et la noblesse de la parole divine soient évidentes à tout un chacun ; afin que la vérité vienne accompagnée de toutes Ses bénédictions et afin que le mensonge et ses abominations disparaissaient ; et afin que les hommes comprennent que Je suis le Puissant, que Je fais ce que Je veux ; afin quils aient la certitude que Je suis avec toi. Afin aussi que ceux qui ne croient pas en Dieu et qui rejettent Sa religion, Son livre et Son Saint Messager Muhammad (saw) Le Choisi, soient confrontés à un signe évident et afin que la voie des coupables soient manifeste.
Réjouis-toi, car un fils beau et pur te sera accordé. Tu recevras un jeune, brillant, qui sera de ta semence et de ta progéniture. Un beau garçon pur sera ton invité. Son nom est Emmanuel et Bashir. Il a été investi dun esprit saint et sera immaculé. Il est la lumière dAllah. Béni soit celui qui vient du Ciel ! La grâce laccompagnera. Grandeur, éminence et richesses seront siens. Il viendra au monde et guérira nombre de leurs maux par ses pouvoirs messianiques et par lEsprit Saint. Il est la Parole dAllah, car la miséricorde divine et lhonneur divin lont investi de la Parole Majestueuse.
Il sera doué dune grande intelligence et dune grande compréhension. Il sera humble et sera pétri de connaissances séculières et spirituelles. Il transformera trois en quatre (le sens de cette phrase nest pas clair). Cest un lundi, un lundi béni.
Fils, délice du cur, de haut rang, noble. Une manifestation du Premier et du Dernier, une manifestation du Vrai et du Très-Haut, comme si Dieu est descendu du Ciel. Sa venue sera bénie à lultime degré et sera la manifestation de la majesté divine. Une lumière va poindre bientôt, une lumière imprégnée par Dieu du parfum de Sa grâce.
Nous déverserons sur lui Notre esprit et il sera sous la protection de lombre de Dieu. Son prestige prendra rapidement de lampleur et grâce à lui ceux qui ont été asservis retrouveront la liberté. Sa renommée se répandra jusquau bout de la terre et les peuples seront bénis par son entremise. Il sera ensuite exalté à son rang spirituel au Ciel. Ceci a été décrété. »

En 1944 Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.), le deuxième calife de la Jamaat Ahmadiyya, et fils du Messie Promis (a.s), annonça que Dieu lui avait révélé que cette prédiction sest réalisée en sa personne. Cest dans ce cadre que tous les 20 février la Jamaat organise la journée du Muslih Mawud (Réformateur Promis).
Daucuns pensent que lon devrait aussi célébrer les anniversaires des autres Califes. Mais ce nest là quun stratagème de leur part, car ils veulent tout simplement justifier leurs célébrations danniversaires. Le 20 février nest pas la date de la naissance du deuxième Calife, cest celle de lannonce de cette prophétie.
Le Messie Promis (a.s) avait dit à maintes reprises que ce signe sest réalisé en la personne de Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.). Au cours de la période sétalant entre 1886 et 1888, il annonça à plusieurs reprises la naissance prochaine de ce fils promis, en disant quil portera le nom de Mahmud. Son premier fils, né après cette annonce décéda et ses adversaires jubilèrent. Le Messie Promis (a.s) répliqua que la prophétie évoque aussi des fils qui mourront jeunes. Et dans son ouvrage Haqaqitul Wahi il dit que la prophétie sapplique à Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad, né le 12 janvier 1889.
Le califat de Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.) dura 52 ans, une période qui prouve amplement laccomplissement de cette prédiction. Dieu lavait doué dun grand savoir, tant concernant les choses temporelles que spirituelles. Son plus ardent désir était de faire connaître le statut du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et celui de lIslam au monde.
Le Messie Promis (a.s) décéda en 1908 et certains parmi les ahmadis dirent que sa mort était prématurée. En entendant ces propos Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.) se mit au chevet de la dépouille de son père et supplia Dieu, lui promettant de continuer seul, sil le faut, la mission du Messie Promis (a.s). Il avait alors 19 ans et cette détermination laccompagna sa vie durant.Messie Promis (a.s).
Lengagement quil avait pris ne le fit pas fléchir dun cran en dépit des vagues dopposition qui déferlèrent contre lui tout au long de son califat. Tout complot et tout maléfice de ses ennemis se retournèrent contre eux et à chaque instant Dieu lui accorda du succès.
Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.)recommande aux membres de sa djamaat de faire naitre en leur personne cet esprit de service à la foi. Ils ont la responsabilité de servir la religion et de parachever la mission du Messie Promis (a.s). Il disait que notre but était détablir un Islamistan, une terre de lIslam, sur laquelle nous devons réunir tous les musulmans et faire reconnaître lhonneur qui revient au Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Notre vraie joie, dit-il, cest de réunir tous les pays musulmans et de rétablir la gloire dantan de lIslam. Il nous faut établir la souveraineté de Dieu et celle de Son Prophète(s.a.w.) et établir la justice, la paix et accorder à chacun les droits qui lui reviennent. Là où la Russie et les Etats-Unis ont failli, la Mecque et Médine réussiront. Certains diront que ce sont-là des paroles insensées, mais les grands changements ont été apportés par ceux que lon disait frappés de folie.
A cet effet les ahmadis doivent faire preuve dune grande volonté, se réformer et établir une relation ferme avec Dieu. Dieu avait fait comprendre au Messie Promis (a.s) que sa mission perdurera par lentremise de son fils promis et grâce au califat qui lui succèdera. Celui-ci sera accompagné daides puissants, qui vont faire avancer la mission du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).
Tout ahmadi doit jouer son rôle et renforcer davantage lorganisation remarquable mis en place par Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad (r.a.). Aujourdhui par la grâce de Dieu cette Nizam existe dans le monde entier. Ainsi les ahmadis ne doivent pas rester les bras croisés tant quils nont pas atteint cet objectif et nont pas insufflé cette ardeur en les nouvelles générations. Tout ahmadi citoyen dun pays musulman doit faire des efforts pour établir cet Islamistan (terre de lIslam). Si les musulmans ne nous écoutent pas en raison de leur animosité, nous pouvons toujours prier pour eux, ajoute le Calife.
Les pays musulmans sont désunis : lon est en train de commettre des atrocités en Syrie et en Libye au nom du sectarisme et en raison des dissensions tribales. Si cela perdure et que lunité ne règne pas, tôt ou tard certains de ces états musulmans seront réduits à lesclavage. Les musulmans doivent mettre de côté leurs intérêts personnels et nationaux, leurs différences sectaires afin de faire flotter tout haut le drapeau de lIslam.
Les ahmadis doivent jouer leur rôle de réformateurs et compléter la mission du Messie Promis : celui de réunir le monde sous la bannière du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Cela est dautant plus important car ces troubles ne cessent de prendre de lampleur et les grandes puissances sont en train de convoiter les ressources des pays musulmans. Prions quAllah accorde la vision nécessaire aux leaders musulmans et que les oulémas fassent preuve de droiture au lieu dattiser le conflit entre le peuple et les dirigeants.
Après la prière Jumuah, Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire de Sheikh Musawwar Ahmad, un jeune ahmadis de 25 ans, atteint de dystrophie musculaire, décédé le 14 février dernier au Royaume-Uni. En dépit de son handicap il occupait plusieurs postes de responsabilité au sein de la djamaat de sa région. Il avait complété ses études et travaillait dans une banque comme assistant du vice-président. Il était dune grande piété et avait une relation sincère envers le Califat. Sa Sainteté le Calife a requis des prières pour les parents du défunt et pour son frère qui est atteint de la même maladie.
Publié par aghilest à 23:56:40 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
La sourate Al-Fatiha est récitée au cours de chaque rakaat de la Salat. Selon les ahadith cette sourate porte plusieurs noms, l’un étant Surah-As-Salat. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) affirme aussi que Dieu a déclaré : « Jai divisé la sourate Fatiha entre Moi et mes serviteurs. » C’est-à-dire la première moitié de la sourate évoque les attributs de Dieu et la deuxième moitié des prières en faveur de ses serviteurs. Toute personne qui prie doit apprécier à sa juste valeur l’importance de ce chapitre. Elle doit méditer sur les attributs de Dieu afin d’en profiter.
Cette sourate est aussi liée avec la période du Messie Promis : elle évoque les faveurs qui seront accordées ainsi que l’égarement qui va sévir. Mais malheureusement les oulémas ont asservi si bien les musulmans que ces derniers ne sont plus aptes à user de leurs facultés. La grande majorité d’entre eux ne désire pas réfléchir à ce sujet. Mais il y a de ceux qui comprennent l’importance de l’avènement du Messie et du Mahdi et qui voient l’égarement vers lequel les invitent les mollahs. Ils ressentent une grande douleur en voyant le mal, le shirk, et l’égarement gagner du terrain.
Nous qui disons être les suivants du Messie Promis (a.s) nous devons accroître notre connaissance et profiter de ses commentaires dans lesquels il a évoqué plusieurs aspects de la sourate Al-Fatiha. Mais pour saisir la profondeur de ce sujet plusieurs lectures de ses commentaires sont requises.
Il déclare : « Alhamdo-lillahi – toutes les louanges appartiennent à l’Etre Suprême, le Seul digne d’adoration, Celui qui réuni en Lui tous les attributs parfaits et dont le nom est Allah. Dans l’idiome du Saint Coran, Allah est le nom de l’Etre Suprême, le Seul digne d’adoration, possédant tous les attributs parfaits, Celui qui ne souffre d’aucune imperfection, sans associé et source de toutes munificences. Dans Son livre saint, Dieu décrit Son nom comme « Allah », titre intrinsèque qui englobe tous les attributs et toutes les vertus des autres noms. Ce statut n’a été accordé à aucun autre nom. Le terme « Allah » comporte donc tous les attributs parfaits.
Alhamdo-lillahi, signifie notamment que toutes les louanges, connues ou inconnues, ayant trait avec la perfection personnelle ou avec les merveilles naturelles, appartiennent à Allah. Et ce privilège Lui est exclusif. Le Tout-puissant est digne de tous les éloges parfaits et authentiques que l’esprit d’un sage peut concevoir. Toutes excellences affirmées par la raison se trouvent en Allah. Aucun sage ne peut
présenter d’excellences dont Allah en soit dépourvu. Il est parfait sous tous les angles, Il est libre de toutes imperfections. Ces vérités distinguent la vraie religion de la fausse. » (Barahine-Ahmadiyya, volume 4, page 364-365, note de bas de page)
Il est impossible de connaître tous les attributs de Dieu. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) nous a enseigné une prière dans laquelle nous implorons Allah de nous accorder tout bien ou de nous protéger de tout mal par l’entremise des attributs divins qui nous sont connus ou inconnus.
Le Messie Promis (a.s) commente davantage sur le premier verset de la sourate Al-Fatiha en disant :
« Hamd est un éloge qui est offert en reconnaissance à l’action louable d’un être digne louanges : cela signifie aussi louanger Celui qui a accordé une faveur de son propre gré et selon son bon vouloir. La vraie hamd est l’apanage de Celui qui est la source de toute grâce et de toute lumière ; Il accorde des faveurs volontairement et non pas dans l’ignorance ou sous la contrainte. Le sens de Hamd se trouve uniquement en Allah, l’Omniscient, Celui qui voit tout. En effet, Il est le véritable Bienfaiteur et toute faveur, du début à la fin, émane de Lui. A Lui revient toute glorification, en ce monde et dans l’autre ; et tout éloge fait aux autres retourne à Lui » (Ijaz-Ul-Masih, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 74 à 75)
« Hamd est un éloge verbal qui est offert en l’honneur d’un Etre puissant et noble pour ses actes de bienfaisance. Une louange parfaite est la prérogative exclusive du Seigneur de la Majesté. Le but ultime de toute glorification, que ce soit dans une petite ou une grande mesure, est notre Seigneur, Celui qui guide les égarés et honore les humbles ; et Il est loué par tout ceux qui sont dignes d’éloges. » (Karamatus Sadiqin, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
De tout temps les suivants des prophètes ont été méprisés par leurs adversaires. Mais en fin de compte Dieu renverse la situation, et les pharaons et autres nobles de la Mecque, implore la clémence pour avoir la vie sauve. Aujourd’hui on méprise les membres de la djama’at Ahmadiyya ; on dit aussi que l’on va les anéantir. Mais Dieu est en train de manifester Sa puissance, et un jour ou l’autre ces infâmes vont disparaître.
Le Messie Promis (a.s) déclare : « Allah a ouvert Son livre avec hamd (glorification) et non pas avec shukr (gratitude) ou madh (compliment) parce que hamd renferme toutes les acceptions des deux termes précédents. Hamd est leur substitut par excellence car elle comprend, dans une plus grande mesure, les sens de la reforme, de la parure et de l’embellissement. Les idolâtres louaient leurs idoles à outrance, préférant utiliser hamd pour elles à la place de madh (compliments), croyant qu’elles étaient sources de toutes grâces, des êtres munificents. Leurs femmes en deuil énuméraient les actes vantards de leurs morts – et sur les champs de bataille et au cours des banquets – les glorifiant comme Allah seul, le Grand Donateur, le Protecteur, le Garant, devrait être loué.
[L’expression] Al-Hamdollilah désavoue ces derniers ainsi que tous les polythéistes, et conseille ceux qui font usage de leur discernement. En ces mots Allah reproche les idolâtres, les juifs, les chrétiens et tous ceux qui associent des partenaires à Lui, comme s’Il disait : « Pourquoi célébrez-vous ainsi les louanges de vos associés et pourquoi glorifiez-vous à outrance vos ancêtres ? Sont-ils vos pourvoyeurs, ceux qui vous soutiennent, vous et vos enfants ? Ou sont-ils compatissants envers vous ? Eloignent-ils vos malheurs et enlèvent-ils vos souffrances ? Préservent-ils tout bien que vous recevez ? Vous débarrassent-ils de la crasse de vos souffrances, vous guérissent-ils de vos maladies ? Ou sont-ils les maîtres du Jour du Jugement ? Non, c’est Allah qui fait montre de miséricorde envers vous en [vous] octroyant le bonheur dans une pleine mesure et en [vous] guidant et en exauçant [vos] prières et en vous délivrant de vos ennemis ; c’est Lui qui vous soutient. Il récompensera certainement ceux qui accomplissent de bonnes œuvres. » (Karamatus Sadiqin, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
« Ce chapitre commence par Alhamdulillah ce qui signifie que toute louange et toute glorification sont dus à l’Etre dont le nom est Allah. Le but est que l’adoration d’Allah, le Suprême, doit être caractérisé par la ferveur de l’âme et une forte inclination. Une attraction qui déborde d’amour ne peut être engendrée tant qu’il n’a pas été prouvé que la personne en question possède toutes les perfections, tant et si bien que le cœur le loue spontanément. Il est évident que l’éloge complet est inspiré par deux qualités, la perfection de la beauté et la perfection de la bienfaisance. Si un être combine ces deux excellences, le cœur lui voue fidélité et une dévotion fervente. Le Saint Coran vise à dévoiler ces deux excellences de l’Être suprême à ceux qui cherchent la vérité, afin que les hommes soit attirés vers cet Être incomparable et unique ; pour qu’ils L’adorent d’une dévotion fervente. Cette première sourate vise à montrer ce point subtil : le Dieu vers lequel invite le Coran possède ces excellences. (Ayyamus Sulh, p. 18, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
Rabbul ‘Alamin est le premier présenté par la Sourat-Fatiha. Par l’entremise de Sa Rububiyya (Providence universelle), Dieu façonne une créature et le fait progresser jusqu’à la perfection. La deuxième excellence de Dieu est Sa Grâce générale ou
Rahmaniyya. Il accorde à Sa créature tout ce qui lui est nécessaire pour sa conservation et sa subsistance. Dieu est appelé Rahim parce qu’Il exauce les supplications et les bonnes œuvres des Ses créatures. Il les protège de calamités et récompense ses efforts. Il est aussi Maliki Yawmid Din, le Maitre au jour du Jugement et accordera Ses faveurs à la personne de Son choix.
Le Messie Promis (a.s) explique davantage : « Le terme ‘Alamin indique que Dieu est le Créateur de toute chose, et dans les cieux et sur Terre ; tous ceux qui sont guidés ou égarés font aussi partie de ces ‘Alamin. Des fois, l’Alam (royaume) de l’égarement, de la mécréance, de la perversion, et de l’injustice s’épanouit jusqu’à ce que la terre déborde d’injustice et de tyrannie et que les gens abandonnent les voies d’Allah, le Seigneur de la Majesté. Ils ne saisissent plus la réalité derrière la relation entre Dieu et Ses serviteurs et ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers leur Pourvoyeur. Cette période ressemble à une nuit noire et la foi se retrouve écrasée sous ce désastre.
Puis Allah amène un autre ‘Alam (royaume) et cette terre est remplacée par une autre et un nouveau décret descend du ciel et les hommes sont accordés des cœurs pour discerner et des langues éloquentes pour rendre grâce à Allah pour Ses bienfaits. Puis ils se font humbles devant Dieu à l’instar des routes très fréquentées ; ils courent vers Lui avec crainte et espoir, les yeux baissés avec modestie, les visages tournés vers Celui qui [pourvoit à leurs] besoins, faisant preuve d’une détermination indéfectible dans leur soumission. [L’avènement de] ces personnes est nécessaire quand l’égarement atteint son paroxysme et quand les hommes se transforment en bêtes sauvages suite aux changements [évoqués plus haut]. C’est là que la grâce divine et Sa compassion éternelle décrète qu’au ciel naisse celui qui devrait dissiper les ténèbres et de démolir les édifices construits par Satan. Ainsi un imam vient de la part du Dieu Miséricordieux pour contrer les armées de Satan.
Cette bataille entre les forces du Dieu Gracieux et celles de Satan n’est perçue que par ceux qui sont doués de perspicacité. En fin de compte le mensonge est garroté et le mirage de ses preuves est effacé. Cet Imam domine toujours l’ennemi et apporte son soutien constant à ceux qui sont guidés. Il soulève haut la bannière de la direction, il relance la période et les réunions où [l’on célèbre] la piété, jusqu’à ce que les gens comprennent qu’il a emprisonné les chefs la mécréance, qu’il les a enchainés, et qu’il a subjugué le mensonge. Il a détruit les édifices de l’innovation, a démoli leurs dômes et a consolidé la Kalimah de la Foi, et a renforcé son organisation et l’empire des cieux et il a scellé toute brèche. » (Ijazul Masih p. 135-136 – commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
« Il y a encore une autre indication dans le mot hamd : Allah, le Glorifié dit : « Mes serviteurs, reconnaissez Moi par Mes attributs et par Mes excellences. Je ne souffre d’aucun défaut. Non, les éloges qui Me sont dues dépassent de loin les louanges les plus grandioses rendues par ceux qui Me louent. Vous ne trouverez pas dans les cieux ou sur terre tout attribut digne de louange que Je ne possède pas. » (Karamatus Sadiqin - Commentaire du Saint Coran par le Messie Promis (a.s), vol 1, pages 77 à 78).
Qu’Allah fasse que nous puissions saisir tous les sens des attributs de Dieu et suivre ses préceptes.
A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Mme Fateh Begum Sahiba, épouse de feu Mawlana Ahmad Khan Naseem. Elle était aussi la mère de Maulana Naseem Mahdi, missionnaire aux Etats-Unis.
Le Calife a aussi dirigé la prière funéraire de Mme Hakim Bibi Sahiba, épouse de feu Mawlvi Ghulam Rasool. C’était une femme d’une grande piété, qui faisait montre d’une grande dignité en dépit de grandes difficultés financières. Elle a vécu avec son époux à Rasul Nagar pendant 28 ans. Lors des troubles de 1974 elle a fait preuve d’une grande bravoure en montant la garde tout seul devant le centre de la djama’at. Elle était la mère de M. Mubarak Ahmad Zafar, Additionnal Wakil Ul Mal et de Mubashar Ahmad Zafar. Qu’Allah exalte le statut des défuntes.
Publié par aghilest à 23:09:59 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Au début de son sermon du 3 février 2012 Sa Sainteté le Calife a présenté le verset suivant : « En vérité, Allah est avec ceux qui sont justes et ceux qui font le bien. » (Le Saint Coran, chapitre 16, verset 129). Le Messie Promis (a.s) déclare que le Saint Coran met davantage l’accent sur la Taqwa [la droiture] que sur tout autre commandement. (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 342)
La Taqwa est la condition essentielle pour se rapprocher de Dieu, comme l’affirme la première moitié du verset ci-dessus. Il y a deux types de personnes en ce monde : ceux qui marchent les voies de la Taqwa tout en accomplissant de bonnes œuvres afin de se rapprocher de Dieu et ceux qui certes font le bien, mais qui ne sont pas conscients du fait que Dieu les voit. Parmi ces derniers il y a ceux qui croient en l’existence de Dieu, mais qui négligent la quête de Son plaisir. Ce groupe comprend aussi ceux qui nient tout bonnement l’existence de Dieu.
Dieu déclare qu’Il est avec les muttaqui ; mais pourtant Sa Rububiyyah – providence universelle – subvient aux besoins de tout le monde, y compris ceux qui ne respectent pas les exigences de la Taqwa. Et les athées et les justes profitent dans la même mesure de Ses dons à l’instar du soleil, de l’air.
Après avoir fourni les mêmes efforts intellectuels, l’athée et le juste profitent tout deux des fruits du progrès, des inventions, de l’avancement de la science. Les agriculteurs, croyants ou pas, récoltent tous les fruits de leur labeur. Néanmoins, si les attributs divins de la Rububiyyah et de la Rahmaniyyah (miséricorde universelle) cessaient d’agir, la vie serait impossible pour l’athée. Certes Dieu a défini les voies de la vertu et du mal, mais dans de nombreux domaines, Il donne dans une mesure égale à ceux qui choisiront n’importe laquelle de ces deux voies.
Mais parfois, en des circonstances similaires, afin de manifester Sa puissance, Dieu accorde au juste plus qu’aux autres. Le deuxième Calife (a.s.) de la djama’at Ahmadiyya avait confié la gestion des terres agricoles du Sind [le Pakistan] à Maulwi Qudrat Ullah Sanori, un compagnon du Messie Promis (a.s). Lors d’une visite du
Calife, Maulwi Qudrat Ullah l’informa de ce qu’il prévoyait comme récolte. Certains dans l’entourage du Calife jugeaient son estimation surélevée. Maulwi Qudrat Ullah de répondre qu’il était sûr quant au rendement car il avait offert des prières nawafil dans les quatre coins du terrain et il était certain de l’exaucement de ses prières. En effet, le rendement était à la mesure de ses attentes. Parfois, dans un même climat et en dépit d’intrants agricoles similaires, Dieu prouve Son existence au muttaqui en exauçant ses prières et en lui accordant une ample récolte. En sus de ce monde matériel, il existe un univers spirituel pour celui qui croit en Dieu et dont la foi en Lui est parfaite ; les avantages et les délices de ce monde spirituel sont inconnus des gens de ce monde.
Ceux qui parcourent le chemin de la Taqwa ont des pensées sublimes, ils croient en l’invisible, en la vie après la mort et en la réalisation des promesses de Dieu. Quand ils supplient Dieu leurs prières sont exaucées. De nombreux ahmadis ont une expérience personnelle avec le divin : Dieu les informe des faits les concernant par des rêves ou des visions.
Le Messie Promis (a.s.) a décrit un muttaqui comme quelqu’un qui évite tous les péchés, petits et grands, qui progresse dans la vertu et les excellences morales et qui a une relation sincère avec Dieu. Etre sincère envers Dieu signifie s’acquitter de ses devoirs quant à l’Ibadah et faire de son mieux pour respecter Ses injonctions. La prochaine étape évoquée dans le verset est d’être de ceux qui font le bien. Un muhsin est celui qui confère un bienfait à autrui sans aucun effort de la part de ce dernier. Celui qui excelle dans son travail et dont chaque action est conforme à la situation donnée est aussi considéré comme un muhsin.
Il en est de ces muhsinine [pluriel de muhsin] qui sont toujours prêts à aider les autres, sans faire de distinction entre race ou religion. Par la grâce de Dieu, de nombreux ahmadis se trouvent dans cette catégorie et ils ne se vantent pas de leurs accomplissements.
Nos jeunes ingénieurs, médecins et autres professionnels vont en Afrique pour offrir leurs services. Ils fournissent de l’eau potable et l’électricité aux défavorisés, construisent des écoles et des hôpitaux. Ces médecins et enseignants travaillent en Afrique là où il n’y a ni eau potable ni électricité pour plusieurs années et ce en toute abnégation, sans aucune convoitise. De même, lorsque des catastrophes naturelles frappent, nos médecins et autres bénévoles sont là pour aider les sinistrés. Ils le font simplement pour plaire à Dieu. D’autres aussi sont prêts à aider, mais Dieu n’est pas leur objectif.
Nos jeunes ingénieurs ont mis sur pied un village modèle au Burkina Faso où ils ont fourni de l’électricité, des pompes à eau et des voies éclairées. Les habitants ont un centre communautaire qui répond à leurs besoins. Les bénévoles ont aussi installé un système d’irrigation pour leurs projets agricoles. Les photos qu’ils ramènent témoignent de la joie des populations locales. Pour un enfant qui doit transporter de l’eau sur plusieurs kilomètres avoir de l’eau potable devant chez soi est une bénédiction. Ces bénévoles n’attendent aucune récompense ; quand ils rencontrent le Calife ils lui remercient pour leur avoir accordé l’occasion de servir.
Ces villages modèles seront mis sur pied dans différents pays et la Majlis Ansarullah des Etats-Unis et du Royaume-Uni vont les financer. Humanity First a également contribué à cet égard et la [Jama’at] de l’Allemagne y participera également. Les jeunes bénévoles rapportent que souvent Dieu manifeste Sa puissance en enlevant leurs difficultés de manière imperceptible. De tels incidents ravivent leur foi en Dieu.
Un muhsin est celui qui bénéficie de sa connaissance spirituel et de son savoir-faire et en qui en fait profiter les autres. Son progrès spirituel et moral lui ouvre de nouvelles perspectives et le rapproche de Dieu ; il acquiert une plus grande compréhension des attributs divins et progresse dans la Taqwa. C’est un cercle qui tourne autour des vertus, et qui mène vers les sommités de la Taqwa et de la proximité avec Dieu.
Souvent des non musulmans, parmi lesquels d’importantes personnalités, soulèvent des objections au sujet de l’Islam, et cela par pure ignorance. Le Calife leur explique que les gens de ce monde réclament à cor et à cri des droits qu’ils définissent de leur propre chef. Dans cette lutte, ces derniers ainsi que ceux qui sont au pouvoir foulent des pieds la justice et la Taqwa, attisant ainsi la violence. L’Islam nous enseigne par contre d’accorder aux autres les droits qui leur reviennent avant qu’ils ne les réclament. Au contraire il faut être parmi les muhsinine et offrir à autrui plus que ce qu’il mérite. La paix régnera dans les pays musulmans si on appliquait ce principe.

Les ahadith rapportent que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a enjoint au musulman de fournir la même nourriture qu’il consomme à son serviteur et de le vêtir des mêmes vêtements qu’il porte. Si on suit ce conseil il n’y aurait plus de famine dans le monde : l’on ne verrait plus ces images d’enfants affamés ou de mères incapables d’allaiter leurs nourrissons. Au lieu de spolier les biens d’autrui l’on doit au contraire lui accorder ses dus, affiner ses qualités et faire en sorte qu’il puisse se tenir sur ses pieds.
Si les dirigeants musulmans se souciaient plus de leurs peuples que de leurs comptes en banque il n’aurait pas autant de pauvreté ni de détresse. Malheureusement ceci est la norme
dans les pays dits musulmans et les autres en profitent.
Nombre de ceux à qui le Calife explique cela en sont d’accord mais lorsqu’ils retournent dans leurs réunions les intérêts nationaux reviennent sur la table. Il est tout à fait légitime d’œuvrer en faveur de son pays mais pour cela il n’est point essentiel de spolier les ressources d’autres nations. C’est tout simplement de l’égoïsme et cela n’aura d’autre effet que d’engendrer la violence.
Il incombe à tout ahmadi de faire preuve de Taqwa, d’être un muhsin et de se rapprocher de Dieu. C’est là qu’ils pourront dans leur cercle respectif protéger la société des troubles. Ils doivent adopter les attributs divins conformément à leurs aptitudes et respecter les droits de Dieu. Et ainsi les faveurs matérielles leur seront asservies et ces dernières auront pour eux une importance secondaire. En accomplissant toute action ils doivent avoir en ligne de mire le plaisir de Dieu. Ceci a été évoqué dans le verset suivant :
بَلَى مَنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لِلَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ فَلَهُ أَجْرُهُ عِنْدَ رَبِّهِ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
« En vérité, quiconque se soumet complètement à Allāh et dont la conduite est excellente aura sa récompense auprès de son Seigneur. Ils ne seront ni dans la crainte, ni ne seront-ils affligés. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 113)
Lorsque l’être de Dieu devient l’objectif principal du croyant ses soucis disparaissent complètement et il consacre toute son attention à servir l’humanité. Ce sont là les signes d’un vrai muttaqui.
Selon le Messie Promis (a.s), pour être considéré comme un muttaqui après avoir évité les grands péchés comme l’adultère, le vol, l’escroquerie, l’ostentation et l’orgueil l’on doit exceller en matière de moralité, traiter les autres avec gentillesse et aménité et faire preuve de fidélité envers Dieu. Ceux qui ne possèdent qu’une de ces qualités ne sont pas considérés comme des muttaqui à part entière. Par contre, Dieu devient les yeux, les oreilles, les pieds et les mains du muttaqui. Et Il combat ceux qui osent s’attaquer à Son protégé. Ceux qui ont Allah pour Wali [Ami/Protecteur] n’ont aucun souci à se faire.
Un avenir incertain génère beaucoup d’angoisse. Les demandeurs d’asiles [en Europe] vivent dans une tourmente permanente ; les hommes d’affaires sont inquiets à propos de leur business, et les étudiants à propos de leurs examens. Plus grande sera la perte plus grande sera la tristesse. D’aucuns perdent leur équilibre mental, d’autres font des infarctus pour se retrouver alités à vie, certains en décèdent.
Les justes ne se soucient pas de ce monde ; leur seule appréhension c’est la colère de Dieu. Matin et soir ils ne pensent qu’à plaire à leur Bien-aimé. Le souvenir de Dieu est leur réconfort ; Il enlève leurs chagrins du passé et dissipe leurs craintes à venir. Le souci du muttaqui c’est de s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers Ses créatures. Voilà la différence entre le chagrin d’un homme de foi et celui d’un homme de ce monde.
Le Messie Promis (paix soit sur lui) a écrit : « …la vrai Taqwa et l’ignorance ne vont pas de pair. La Taqwa est accompagnée d’une lumière, comme Dieu le Glorieux, l’affirme :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا إِنْ تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ (الأنفال)
وَيَجْعَلْ لَكُمْ نُورًا تَمْشُونَ بِهِ (الحديد)
C’est-à-dire, ô vous qui croyez si vous persévérez dans la Taqwa et que vous adoptiez la crainte de Dieu, Il vous distinguera des autres en vous octroyant une lumière qui éclairera vos œuvres, vos paroles, vos aptitudes, vos sens ainsi que les voies que vous allez suivre. (Adapté de A’ina-e-Kamalat-e-Islam, Ruhani Khaza’in, vol. 5, p. 177-178)
Qu’Allah fasse que nous puissions atteindre ce niveau afin de mériter les faveurs divines. Que nous soyons à l’abri de ceux qui nous souhaitent du mal et que leurs complots retournent contre eux.
A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le martyre de M. Muhammad Amer Sahib du Baloutchistan, [Pakistan]. Il a été assassiné le 1e décembre dernier ; la djama’at n’existe pas dans la région et la nouvelle est parvenu avec du retard. Il était le seul ahmadi de sa famille et appartenait auparavant à une organisation extrémiste pakistanaise. Il est probable que les membres de ladite organisation n’aient pas digéré le fait qu’il soit ahmadi. Il avait embrassé l’Ahmadiyya en 1994 et laisse derrière lui une veuve et deux enfants en bas âge. Le Calife a prié pour que Dieu lui accorde une place dans Son Paradis et pour qu’Il accorde patience et persévérance aux membres de la famille endeuillée.
Publié par aghilest à 21:05:32 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un Hadith le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) enjoint aux croyants d’évoquer les bonnes qualités et non pas les défauts des disparus, car ces derniers ne sont plus de ce monde. Mentionner leurs excellences encouragera les autres à accomplir de bonnes œuvres et l’on sera enclin à prier le pardon de leurs âmes.
Tout le monde possède des qualités ainsi que des défauts ; ainsi est fait la nature de l’homme. Des fois il est plus enclin vers le bien et d’autres fois ses faiblesses prennent le dessus. Mais il en est de ces personnes dont les vertus brillent à tel point que leurs faiblesses disparaissent complètement. Chanceux sont ceux dont les bonnes œuvres sont évoquées par tout le monde ; et selon un autre hadith du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ceux-là mérite le paradis.
M. Ravil Bukharaev, qui est décédé le 24 janvier dernier, n’était pas d’origine pakistanaise ou indienne, n’était pas ahmadi de naissance, ni n’avait-il vécu sous l’influence de l’Ahmadiyya depuis sa tendre enfance. Mais il avait dépassé de très loin les autres. Son érudition, sa sincérité, son abnégation, sa relation avec le Calife, son humilité, et son désir de transmettre le message du Messie Promis (a.s) dans le
monde russophone ont fait de lui une étoile brillante. Grâce à lui de nombreuses personnes ont découvert le droit chemin. Et quand la prophétie du Messie Promis (a.s) se réalisera et que les ahmadis seront aussi nombreux en Russie que des grains de sable, l’histoire se souviendra des services rendus par M. Ravil Bukharaev.
Celui-ci a commencé à servir la communauté alors qu’il n’était pas encore ahmadi. Il avait traduit plusieurs ouvrages de la communauté Ahmadiyya avant de se convertir. Il a ensuite travaillé pour la service russe de la BBC. Et par la suite il a dédié sa vie pour la cause de la communauté. Son seul désir était de servir la djama’at jusqu’à son dernier souffle. Le jour de son décès il s’apprêtait à venir pour une réunion à la MTA quand une crise cardiaque a pris sa vie. Il avait 61 ans et a laissé derrière lui son épouse.
Vers la fin des années 80 il était venu à Londres pour faire des recherches sur le peuple tatar. Alors qu’il se trouvait dans la maison de son hôtesse un jour cette dernière lui a demandé de parler avec quelqu’un au téléphone. Il ignorait tout de son interlocuteur ; mais ce dernier lui a dit qu’il voulait lui faire visiter une mosquée et s’il était d’accord de l’accompagner le lendemain. Et c’est ainsi que M. Ravil a visité la mosquée Fadl de Londres ; c’était son premier contact avec l’Ahmadiyya et la première chose qui lui a touché était la devise « amour pour tous, haine pour personne ». Après plusieurs réunions avec le quatrième Calife il a finalement embrassé l’Ahmadiyya.
M. Ravil Bukharaev rapporte qu’ayant vécu sous l’influence de l’athéisme jusqu’en 1989 il ignorait tout de l’Islam. Dans son Tatarstan natal il leur était interdit de prononcer le nom de l’Islam même dans leur langue maternelle. Mais l’esprit de l’Islam vivait toujours en eux ; et tous les Tatars prononçaient la Basmallah avant d’entreprendre quelque chose. La culture tatare a plus de 1000 ans et a toujours été sous l’influence de l’Islam. En 1989 [avec le chute du communisme] la situation s’est améliorée dans les républiques de l’ex-URSS. Et M. Ravil Bukharaev s’est intéressé davantage à l’Islam. Il avait compris que pour mériter une foi sincère, seule l’intelligence ne suffisait pas et que la foi doit venir de Dieu. Et c’est en l’Ahmadiyya qu’il a trouvé tout ce dont il cherchait.
En 1993 feu le quatrième Calife a fait mention de la conversion de M. Ravil Bukharaev ainsi que du progrès de la communauté en Hongrie. Il a affirmé que ceux qui ont vécu dans le bloc de l’ex-URSS ont été sous l’influence de l’athéisme pendant plus de 70 ans et qu’il n’est pas facile pour eux d’embrasser l’Ahmadiyya. Néanmoins la conscience de l’Islam est toujours vivante dans ces nombreuses nations qui appartiennent au monde musulman. Des signes miraculeux sont requis pour apporter ces révolutions spirituelles qui feront comprendre à ces nations l’existence de Dieu.

M. Ravil Bukharaev était un véritable ambassadeur de l’Ahmadiyya. Il jouissait d’une grande estime dans les cercles littéraires russophones. Il était un très bon poète, un grand écrivain, un journaliste ainsi qu’un traducteur. Et il profitait de chaque occasion pour prêcher le message de l’Islam et
de l’Ahmadiyya ; chose qu’il a faite à une grande échelle, une tâche qui aurait pris plusieurs années à nos Missionnaires et Moallimine. Il participait dans des rencontres littéraires à Moscou ; et d’une manière ou d’une autre il arrivait à offrir des ouvrages de la communauté à ceux présents.
Ceux qui ont travaillé avec lui ont évoqué son dévouement à transmettre le message de l’Ahmadiyya. Depuis deux ans il enregistrait la traduction du sermon du Calife en langue russe, et ne se reposait pas tant qu’il n’y avait pas complété cette tâche avant la fin du week-end. Il essayait de faire venir un plus grand nombre d’invités russophones à la Jalsa Salana du Royaume-Uni, car selon lui leur présence ainsi que leur rencontre avec le Calife sont plus bénéfique que toute une année d’efforts à leur faire comprendre le message de l’Ahmadiyya.
M. Ravil a travaillé sur la révision de la traduction du Saint Coran en langue russe. Il faisait de son mieux pour que la traduction soit conforme avec le texte original et passait des heures pour vérifier un seul verset. Trois éditions de cette version du Saint Coran ont été publiées ; et c’est une aumône perpétuelle de la part de M. Ravil.
Il avait reçu plusieurs prix littéraires dans son pays natal et en Russie. Le directeur du service russe de la BBC lui a rendu hommage et a évoqué ses grandes qualités et sa connaissance de l’Islam lors d’une émission d’une demi-heure.
Le défunt était très obéissant envers le Calife. Selon ses proches il ne perdait jamais son temps et complétait chaque tâche rapidement. Lorsqu’il travaillait il ne se souciait pas des heures du repas ou de la fatigue. Son seul souci était de transmettre le message de la communauté en Russie et dans les républiques de l’ex-URSS. M. Ravil disait que c’est un péché que de tergiverser sur une décision prise par le Calife. Dans ce domaine il est un modèle pour les anciens ainsi que pour les nouveaux ahmadis.
À la fin de son sermon Sa Sainteté a évoqué le martyre de Sahibzada Mahmood Shafi Sahib du Pakistan. Il était un descendant de feu Sahibzada Abdul Latif Shahid, le martyre de Kaboul. Le 23 janvier dernier deux individus à moto lui ont tiré dessus alors qu’il marchait dans la rue. Tous les membres de la famille du défunt appartiennent à la communauté Lahori ; et celui-ci avait embrassé l’Ahmadiyya huit ans auparavant.
Il est à noter que le 17 janvier dernier les adversaires de la communauté Ahmadiyya avaient organisé une manifestation anti-ahmadi dans la région. La situation des ahmadis du Pakistan est en train de s’empirer ; mais dans les lettres que le Calife reçoit de la part des hommes, des femmes et des enfants ces derniers le rassurent qu’ils sont prêts pour le sacrifice ultime et lui demandent de prier pour eux en ce sens. Le martyre de plus de 80 ahmadis à Lahore et bien d’autres vont-ils nous pousser au désespoir ? Quelques semaines de cela une jeune femme ahmadie a aussi payé de sa vie en raison de sa foi ; elle a laissé derrière elle des enfants en bas âge. On doit beaucoup prier pour qu’Allah accorde sa protection aux ahmadis du Pakistan et pour qu’il attrape les coupables.
Sa Sainteté le Calife a aussi évoqué le décès de Mokarram Mirza Nasir Ahmad de Lahore et celui de Mme Rabia Begum, qui était Sadr Lajna des provinces indiennes de l’Asam et du Bengale.
Publié par aghilest à 22:21:03 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
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