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La sourate Al-Fatiha est récitée au cours de chaque rakaat de la Salat. Selon les ahadith cette sourate porte plusieurs noms, l’un étant Surah-As-Salat. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) affirme aussi que Dieu a déclaré : « Jai divisé la sourate Fatiha entre Moi et mes serviteurs. » C’est-à-dire la première moitié de la sourate évoque les attributs de Dieu et la deuxième moitié des prières en faveur de ses serviteurs. Toute personne qui prie doit apprécier à sa juste valeur l’importance de ce chapitre. Elle doit méditer sur les attributs de Dieu afin d’en profiter.
Cette sourate est aussi liée avec la période du Messie Promis : elle évoque les faveurs qui seront accordées ainsi que l’égarement qui va sévir. Mais malheureusement les oulémas ont asservi si bien les musulmans que ces derniers ne sont plus aptes à user de leurs facultés. La grande majorité d’entre eux ne désire pas réfléchir à ce sujet. Mais il y a de ceux qui comprennent l’importance de l’avènement du Messie et du Mahdi et qui voient l’égarement vers lequel les invitent les mollahs. Ils ressentent une grande douleur en voyant le mal, le shirk, et l’égarement gagner du terrain.
Nous qui disons être les suivants du Messie Promis (a.s) nous devons accroître notre connaissance et profiter de ses commentaires dans lesquels il a évoqué plusieurs aspects de la sourate Al-Fatiha. Mais pour saisir la profondeur de ce sujet plusieurs lectures de ses commentaires sont requises.
Il déclare : « Alhamdo-lillahi – toutes les louanges appartiennent à l’Etre Suprême, le Seul digne d’adoration, Celui qui réuni en Lui tous les attributs parfaits et dont le nom est Allah. Dans l’idiome du Saint Coran, Allah est le nom de l’Etre Suprême, le Seul digne d’adoration, possédant tous les attributs parfaits, Celui qui ne souffre d’aucune imperfection, sans associé et source de toutes munificences. Dans Son livre saint, Dieu décrit Son nom comme « Allah », titre intrinsèque qui englobe tous les attributs et toutes les vertus des autres noms. Ce statut n’a été accordé à aucun autre nom. Le terme « Allah » comporte donc tous les attributs parfaits.
Alhamdo-lillahi, signifie notamment que toutes les louanges, connues ou inconnues, ayant trait avec la perfection personnelle ou avec les merveilles naturelles, appartiennent à Allah. Et ce privilège Lui est exclusif. Le Tout-puissant est digne de tous les éloges parfaits et authentiques que l’esprit d’un sage peut concevoir. Toutes excellences affirmées par la raison se trouvent en Allah. Aucun sage ne peut
présenter d’excellences dont Allah en soit dépourvu. Il est parfait sous tous les angles, Il est libre de toutes imperfections. Ces vérités distinguent la vraie religion de la fausse. » (Barahine-Ahmadiyya, volume 4, page 364-365, note de bas de page)
Il est impossible de connaître tous les attributs de Dieu. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) nous a enseigné une prière dans laquelle nous implorons Allah de nous accorder tout bien ou de nous protéger de tout mal par l’entremise des attributs divins qui nous sont connus ou inconnus.
Le Messie Promis (a.s) commente davantage sur le premier verset de la sourate Al-Fatiha en disant :
« Hamd est un éloge qui est offert en reconnaissance à l’action louable d’un être digne louanges : cela signifie aussi louanger Celui qui a accordé une faveur de son propre gré et selon son bon vouloir. La vraie hamd est l’apanage de Celui qui est la source de toute grâce et de toute lumière ; Il accorde des faveurs volontairement et non pas dans l’ignorance ou sous la contrainte. Le sens de Hamd se trouve uniquement en Allah, l’Omniscient, Celui qui voit tout. En effet, Il est le véritable Bienfaiteur et toute faveur, du début à la fin, émane de Lui. A Lui revient toute glorification, en ce monde et dans l’autre ; et tout éloge fait aux autres retourne à Lui » (Ijaz-Ul-Masih, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 74 à 75)
« Hamd est un éloge verbal qui est offert en l’honneur d’un Etre puissant et noble pour ses actes de bienfaisance. Une louange parfaite est la prérogative exclusive du Seigneur de la Majesté. Le but ultime de toute glorification, que ce soit dans une petite ou une grande mesure, est notre Seigneur, Celui qui guide les égarés et honore les humbles ; et Il est loué par tout ceux qui sont dignes d’éloges. » (Karamatus Sadiqin, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
De tout temps les suivants des prophètes ont été méprisés par leurs adversaires. Mais en fin de compte Dieu renverse la situation, et les pharaons et autres nobles de la Mecque, implore la clémence pour avoir la vie sauve. Aujourd’hui on méprise les membres de la djama’at Ahmadiyya ; on dit aussi que l’on va les anéantir. Mais Dieu est en train de manifester Sa puissance, et un jour ou l’autre ces infâmes vont disparaître.
Le Messie Promis (a.s) déclare : « Allah a ouvert Son livre avec hamd (glorification) et non pas avec shukr (gratitude) ou madh (compliment) parce que hamd renferme toutes les acceptions des deux termes précédents. Hamd est leur substitut par excellence car elle comprend, dans une plus grande mesure, les sens de la reforme, de la parure et de l’embellissement. Les idolâtres louaient leurs idoles à outrance, préférant utiliser hamd pour elles à la place de madh (compliments), croyant qu’elles étaient sources de toutes grâces, des êtres munificents. Leurs femmes en deuil énuméraient les actes vantards de leurs morts – et sur les champs de bataille et au cours des banquets – les glorifiant comme Allah seul, le Grand Donateur, le Protecteur, le Garant, devrait être loué.
[L’expression] Al-Hamdollilah désavoue ces derniers ainsi que tous les polythéistes, et conseille ceux qui font usage de leur discernement. En ces mots Allah reproche les idolâtres, les juifs, les chrétiens et tous ceux qui associent des partenaires à Lui, comme s’Il disait : « Pourquoi célébrez-vous ainsi les louanges de vos associés et pourquoi glorifiez-vous à outrance vos ancêtres ? Sont-ils vos pourvoyeurs, ceux qui vous soutiennent, vous et vos enfants ? Ou sont-ils compatissants envers vous ? Eloignent-ils vos malheurs et enlèvent-ils vos souffrances ? Préservent-ils tout bien que vous recevez ? Vous débarrassent-ils de la crasse de vos souffrances, vous guérissent-ils de vos maladies ? Ou sont-ils les maîtres du Jour du Jugement ? Non, c’est Allah qui fait montre de miséricorde envers vous en [vous] octroyant le bonheur dans une pleine mesure et en [vous] guidant et en exauçant [vos] prières et en vous délivrant de vos ennemis ; c’est Lui qui vous soutient. Il récompensera certainement ceux qui accomplissent de bonnes œuvres. » (Karamatus Sadiqin, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
« Ce chapitre commence par Alhamdulillah ce qui signifie que toute louange et toute glorification sont dus à l’Etre dont le nom est Allah. Le but est que l’adoration d’Allah, le Suprême, doit être caractérisé par la ferveur de l’âme et une forte inclination. Une attraction qui déborde d’amour ne peut être engendrée tant qu’il n’a pas été prouvé que la personne en question possède toutes les perfections, tant et si bien que le cœur le loue spontanément. Il est évident que l’éloge complet est inspiré par deux qualités, la perfection de la beauté et la perfection de la bienfaisance. Si un être combine ces deux excellences, le cœur lui voue fidélité et une dévotion fervente. Le Saint Coran vise à dévoiler ces deux excellences de l’Être suprême à ceux qui cherchent la vérité, afin que les hommes soit attirés vers cet Être incomparable et unique ; pour qu’ils L’adorent d’une dévotion fervente. Cette première sourate vise à montrer ce point subtil : le Dieu vers lequel invite le Coran possède ces excellences. (Ayyamus Sulh, p. 18, commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
Rabbul ‘Alamin est le premier présenté par la Sourat-Fatiha. Par l’entremise de Sa Rububiyya (Providence universelle), Dieu façonne une créature et le fait progresser jusqu’à la perfection. La deuxième excellence de Dieu est Sa Grâce générale ou
Rahmaniyya. Il accorde à Sa créature tout ce qui lui est nécessaire pour sa conservation et sa subsistance. Dieu est appelé Rahim parce qu’Il exauce les supplications et les bonnes œuvres des Ses créatures. Il les protège de calamités et récompense ses efforts. Il est aussi Maliki Yawmid Din, le Maitre au jour du Jugement et accordera Ses faveurs à la personne de Son choix.
Le Messie Promis (a.s) explique davantage : « Le terme ‘Alamin indique que Dieu est le Créateur de toute chose, et dans les cieux et sur Terre ; tous ceux qui sont guidés ou égarés font aussi partie de ces ‘Alamin. Des fois, l’Alam (royaume) de l’égarement, de la mécréance, de la perversion, et de l’injustice s’épanouit jusqu’à ce que la terre déborde d’injustice et de tyrannie et que les gens abandonnent les voies d’Allah, le Seigneur de la Majesté. Ils ne saisissent plus la réalité derrière la relation entre Dieu et Ses serviteurs et ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers leur Pourvoyeur. Cette période ressemble à une nuit noire et la foi se retrouve écrasée sous ce désastre.
Puis Allah amène un autre ‘Alam (royaume) et cette terre est remplacée par une autre et un nouveau décret descend du ciel et les hommes sont accordés des cœurs pour discerner et des langues éloquentes pour rendre grâce à Allah pour Ses bienfaits. Puis ils se font humbles devant Dieu à l’instar des routes très fréquentées ; ils courent vers Lui avec crainte et espoir, les yeux baissés avec modestie, les visages tournés vers Celui qui [pourvoit à leurs] besoins, faisant preuve d’une détermination indéfectible dans leur soumission. [L’avènement de] ces personnes est nécessaire quand l’égarement atteint son paroxysme et quand les hommes se transforment en bêtes sauvages suite aux changements [évoqués plus haut]. C’est là que la grâce divine et Sa compassion éternelle décrète qu’au ciel naisse celui qui devrait dissiper les ténèbres et de démolir les édifices construits par Satan. Ainsi un imam vient de la part du Dieu Miséricordieux pour contrer les armées de Satan.
Cette bataille entre les forces du Dieu Gracieux et celles de Satan n’est perçue que par ceux qui sont doués de perspicacité. En fin de compte le mensonge est garroté et le mirage de ses preuves est effacé. Cet Imam domine toujours l’ennemi et apporte son soutien constant à ceux qui sont guidés. Il soulève haut la bannière de la direction, il relance la période et les réunions où [l’on célèbre] la piété, jusqu’à ce que les gens comprennent qu’il a emprisonné les chefs la mécréance, qu’il les a enchainés, et qu’il a subjugué le mensonge. Il a détruit les édifices de l’innovation, a démoli leurs dômes et a consolidé la Kalimah de la Foi, et a renforcé son organisation et l’empire des cieux et il a scellé toute brèche. » (Ijazul Masih p. 135-136 – commentaire sur le Saint Coran du Messie Promis (a.s), vol. 1, p. 76 à 77)
« Il y a encore une autre indication dans le mot hamd : Allah, le Glorifié dit : « Mes serviteurs, reconnaissez Moi par Mes attributs et par Mes excellences. Je ne souffre d’aucun défaut. Non, les éloges qui Me sont dues dépassent de loin les louanges les plus grandioses rendues par ceux qui Me louent. Vous ne trouverez pas dans les cieux ou sur terre tout attribut digne de louange que Je ne possède pas. » (Karamatus Sadiqin - Commentaire du Saint Coran par le Messie Promis (a.s), vol 1, pages 77 à 78).
Qu’Allah fasse que nous puissions saisir tous les sens des attributs de Dieu et suivre ses préceptes.
A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Mme Fateh Begum Sahiba, épouse de feu Mawlana Ahmad Khan Naseem. Elle était aussi la mère de Maulana Naseem Mahdi, missionnaire aux Etats-Unis.
Le Calife a aussi dirigé la prière funéraire de Mme Hakim Bibi Sahiba, épouse de feu Mawlvi Ghulam Rasool. C’était une femme d’une grande piété, qui faisait montre d’une grande dignité en dépit de grandes difficultés financières. Elle a vécu avec son époux à Rasul Nagar pendant 28 ans. Lors des troubles de 1974 elle a fait preuve d’une grande bravoure en montant la garde tout seul devant le centre de la djama’at. Elle était la mère de M. Mubarak Ahmad Zafar, Additionnal Wakil Ul Mal et de Mubashar Ahmad Zafar. Qu’Allah exalte le statut des défuntes.
Publié par aghilest à 23:09:59 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Au début de son sermon du 3 février 2012 Sa Sainteté le Calife a présenté le verset suivant : « En vérité, Allah est avec ceux qui sont justes et ceux qui font le bien. » (Le Saint Coran, chapitre 16, verset 129). Le Messie Promis (a.s) déclare que le Saint Coran met davantage l’accent sur la Taqwa [la droiture] que sur tout autre commandement. (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 342)
La Taqwa est la condition essentielle pour se rapprocher de Dieu, comme l’affirme la première moitié du verset ci-dessus. Il y a deux types de personnes en ce monde : ceux qui marchent les voies de la Taqwa tout en accomplissant de bonnes œuvres afin de se rapprocher de Dieu et ceux qui certes font le bien, mais qui ne sont pas conscients du fait que Dieu les voit. Parmi ces derniers il y a ceux qui croient en l’existence de Dieu, mais qui négligent la quête de Son plaisir. Ce groupe comprend aussi ceux qui nient tout bonnement l’existence de Dieu.
Dieu déclare qu’Il est avec les muttaqui ; mais pourtant Sa Rububiyyah – providence universelle – subvient aux besoins de tout le monde, y compris ceux qui ne respectent pas les exigences de la Taqwa. Et les athées et les justes profitent dans la même mesure de Ses dons à l’instar du soleil, de l’air.
Après avoir fourni les mêmes efforts intellectuels, l’athée et le juste profitent tout deux des fruits du progrès, des inventions, de l’avancement de la science. Les agriculteurs, croyants ou pas, récoltent tous les fruits de leur labeur. Néanmoins, si les attributs divins de la Rububiyyah et de la Rahmaniyyah (miséricorde universelle) cessaient d’agir, la vie serait impossible pour l’athée. Certes Dieu a défini les voies de la vertu et du mal, mais dans de nombreux domaines, Il donne dans une mesure égale à ceux qui choisiront n’importe laquelle de ces deux voies.
Mais parfois, en des circonstances similaires, afin de manifester Sa puissance, Dieu accorde au juste plus qu’aux autres. Le deuxième Calife (a.s.) de la djama’at Ahmadiyya avait confié la gestion des terres agricoles du Sind [le Pakistan] à Maulwi Qudrat Ullah Sanori, un compagnon du Messie Promis (a.s). Lors d’une visite du
Calife, Maulwi Qudrat Ullah l’informa de ce qu’il prévoyait comme récolte. Certains dans l’entourage du Calife jugeaient son estimation surélevée. Maulwi Qudrat Ullah de répondre qu’il était sûr quant au rendement car il avait offert des prières nawafil dans les quatre coins du terrain et il était certain de l’exaucement de ses prières. En effet, le rendement était à la mesure de ses attentes. Parfois, dans un même climat et en dépit d’intrants agricoles similaires, Dieu prouve Son existence au muttaqui en exauçant ses prières et en lui accordant une ample récolte. En sus de ce monde matériel, il existe un univers spirituel pour celui qui croit en Dieu et dont la foi en Lui est parfaite ; les avantages et les délices de ce monde spirituel sont inconnus des gens de ce monde.
Ceux qui parcourent le chemin de la Taqwa ont des pensées sublimes, ils croient en l’invisible, en la vie après la mort et en la réalisation des promesses de Dieu. Quand ils supplient Dieu leurs prières sont exaucées. De nombreux ahmadis ont une expérience personnelle avec le divin : Dieu les informe des faits les concernant par des rêves ou des visions.
Le Messie Promis (a.s.) a décrit un muttaqui comme quelqu’un qui évite tous les péchés, petits et grands, qui progresse dans la vertu et les excellences morales et qui a une relation sincère avec Dieu. Etre sincère envers Dieu signifie s’acquitter de ses devoirs quant à l’Ibadah et faire de son mieux pour respecter Ses injonctions. La prochaine étape évoquée dans le verset est d’être de ceux qui font le bien. Un muhsin est celui qui confère un bienfait à autrui sans aucun effort de la part de ce dernier. Celui qui excelle dans son travail et dont chaque action est conforme à la situation donnée est aussi considéré comme un muhsin.
Il en est de ces muhsinine [pluriel de muhsin] qui sont toujours prêts à aider les autres, sans faire de distinction entre race ou religion. Par la grâce de Dieu, de nombreux ahmadis se trouvent dans cette catégorie et ils ne se vantent pas de leurs accomplissements.
Nos jeunes ingénieurs, médecins et autres professionnels vont en Afrique pour offrir leurs services. Ils fournissent de l’eau potable et l’électricité aux défavorisés, construisent des écoles et des hôpitaux. Ces médecins et enseignants travaillent en Afrique là où il n’y a ni eau potable ni électricité pour plusieurs années et ce en toute abnégation, sans aucune convoitise. De même, lorsque des catastrophes naturelles frappent, nos médecins et autres bénévoles sont là pour aider les sinistrés. Ils le font simplement pour plaire à Dieu. D’autres aussi sont prêts à aider, mais Dieu n’est pas leur objectif.
Nos jeunes ingénieurs ont mis sur pied un village modèle au Burkina Faso où ils ont fourni de l’électricité, des pompes à eau et des voies éclairées. Les habitants ont un centre communautaire qui répond à leurs besoins. Les bénévoles ont aussi installé un système d’irrigation pour leurs projets agricoles. Les photos qu’ils ramènent témoignent de la joie des populations locales. Pour un enfant qui doit transporter de l’eau sur plusieurs kilomètres avoir de l’eau potable devant chez soi est une bénédiction. Ces bénévoles n’attendent aucune récompense ; quand ils rencontrent le Calife ils lui remercient pour leur avoir accordé l’occasion de servir.
Ces villages modèles seront mis sur pied dans différents pays et la Majlis Ansarullah des Etats-Unis et du Royaume-Uni vont les financer. Humanity First a également contribué à cet égard et la [Jama’at] de l’Allemagne y participera également. Les jeunes bénévoles rapportent que souvent Dieu manifeste Sa puissance en enlevant leurs difficultés de manière imperceptible. De tels incidents ravivent leur foi en Dieu.
Un muhsin est celui qui bénéficie de sa connaissance spirituel et de son savoir-faire et en qui en fait profiter les autres. Son progrès spirituel et moral lui ouvre de nouvelles perspectives et le rapproche de Dieu ; il acquiert une plus grande compréhension des attributs divins et progresse dans la Taqwa. C’est un cercle qui tourne autour des vertus, et qui mène vers les sommités de la Taqwa et de la proximité avec Dieu.
Souvent des non musulmans, parmi lesquels d’importantes personnalités, soulèvent des objections au sujet de l’Islam, et cela par pure ignorance. Le Calife leur explique que les gens de ce monde réclament à cor et à cri des droits qu’ils définissent de leur propre chef. Dans cette lutte, ces derniers ainsi que ceux qui sont au pouvoir foulent des pieds la justice et la Taqwa, attisant ainsi la violence. L’Islam nous enseigne par contre d’accorder aux autres les droits qui leur reviennent avant qu’ils ne les réclament. Au contraire il faut être parmi les muhsinine et offrir à autrui plus que ce qu’il mérite. La paix régnera dans les pays musulmans si on appliquait ce principe.

Les ahadith rapportent que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a enjoint au musulman de fournir la même nourriture qu’il consomme à son serviteur et de le vêtir des mêmes vêtements qu’il porte. Si on suit ce conseil il n’y aurait plus de famine dans le monde : l’on ne verrait plus ces images d’enfants affamés ou de mères incapables d’allaiter leurs nourrissons. Au lieu de spolier les biens d’autrui l’on doit au contraire lui accorder ses dus, affiner ses qualités et faire en sorte qu’il puisse se tenir sur ses pieds.
Si les dirigeants musulmans se souciaient plus de leurs peuples que de leurs comptes en banque il n’aurait pas autant de pauvreté ni de détresse. Malheureusement ceci est la norme
dans les pays dits musulmans et les autres en profitent.
Nombre de ceux à qui le Calife explique cela en sont d’accord mais lorsqu’ils retournent dans leurs réunions les intérêts nationaux reviennent sur la table. Il est tout à fait légitime d’œuvrer en faveur de son pays mais pour cela il n’est point essentiel de spolier les ressources d’autres nations. C’est tout simplement de l’égoïsme et cela n’aura d’autre effet que d’engendrer la violence.
Il incombe à tout ahmadi de faire preuve de Taqwa, d’être un muhsin et de se rapprocher de Dieu. C’est là qu’ils pourront dans leur cercle respectif protéger la société des troubles. Ils doivent adopter les attributs divins conformément à leurs aptitudes et respecter les droits de Dieu. Et ainsi les faveurs matérielles leur seront asservies et ces dernières auront pour eux une importance secondaire. En accomplissant toute action ils doivent avoir en ligne de mire le plaisir de Dieu. Ceci a été évoqué dans le verset suivant :
بَلَى مَنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لِلَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ فَلَهُ أَجْرُهُ عِنْدَ رَبِّهِ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
« En vérité, quiconque se soumet complètement à Allāh et dont la conduite est excellente aura sa récompense auprès de son Seigneur. Ils ne seront ni dans la crainte, ni ne seront-ils affligés. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 113)
Lorsque l’être de Dieu devient l’objectif principal du croyant ses soucis disparaissent complètement et il consacre toute son attention à servir l’humanité. Ce sont là les signes d’un vrai muttaqui.
Selon le Messie Promis (a.s), pour être considéré comme un muttaqui après avoir évité les grands péchés comme l’adultère, le vol, l’escroquerie, l’ostentation et l’orgueil l’on doit exceller en matière de moralité, traiter les autres avec gentillesse et aménité et faire preuve de fidélité envers Dieu. Ceux qui ne possèdent qu’une de ces qualités ne sont pas considérés comme des muttaqui à part entière. Par contre, Dieu devient les yeux, les oreilles, les pieds et les mains du muttaqui. Et Il combat ceux qui osent s’attaquer à Son protégé. Ceux qui ont Allah pour Wali [Ami/Protecteur] n’ont aucun souci à se faire.
Un avenir incertain génère beaucoup d’angoisse. Les demandeurs d’asiles [en Europe] vivent dans une tourmente permanente ; les hommes d’affaires sont inquiets à propos de leur business, et les étudiants à propos de leurs examens. Plus grande sera la perte plus grande sera la tristesse. D’aucuns perdent leur équilibre mental, d’autres font des infarctus pour se retrouver alités à vie, certains en décèdent.
Les justes ne se soucient pas de ce monde ; leur seule appréhension c’est la colère de Dieu. Matin et soir ils ne pensent qu’à plaire à leur Bien-aimé. Le souvenir de Dieu est leur réconfort ; Il enlève leurs chagrins du passé et dissipe leurs craintes à venir. Le souci du muttaqui c’est de s’acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers Ses créatures. Voilà la différence entre le chagrin d’un homme de foi et celui d’un homme de ce monde.
Le Messie Promis (paix soit sur lui) a écrit : « …la vrai Taqwa et l’ignorance ne vont pas de pair. La Taqwa est accompagnée d’une lumière, comme Dieu le Glorieux, l’affirme :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا إِنْ تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ (الأنفال)
وَيَجْعَلْ لَكُمْ نُورًا تَمْشُونَ بِهِ (الحديد)
C’est-à-dire, ô vous qui croyez si vous persévérez dans la Taqwa et que vous adoptiez la crainte de Dieu, Il vous distinguera des autres en vous octroyant une lumière qui éclairera vos œuvres, vos paroles, vos aptitudes, vos sens ainsi que les voies que vous allez suivre. (Adapté de A’ina-e-Kamalat-e-Islam, Ruhani Khaza’in, vol. 5, p. 177-178)
Qu’Allah fasse que nous puissions atteindre ce niveau afin de mériter les faveurs divines. Que nous soyons à l’abri de ceux qui nous souhaitent du mal et que leurs complots retournent contre eux.
A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le martyre de M. Muhammad Amer Sahib du Baloutchistan, [Pakistan]. Il a été assassiné le 1e décembre dernier ; la djama’at n’existe pas dans la région et la nouvelle est parvenu avec du retard. Il était le seul ahmadi de sa famille et appartenait auparavant à une organisation extrémiste pakistanaise. Il est probable que les membres de ladite organisation n’aient pas digéré le fait qu’il soit ahmadi. Il avait embrassé l’Ahmadiyya en 1994 et laisse derrière lui une veuve et deux enfants en bas âge. Le Calife a prié pour que Dieu lui accorde une place dans Son Paradis et pour qu’Il accorde patience et persévérance aux membres de la famille endeuillée.
Publié par aghilest à 21:05:32 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un Hadith le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) enjoint aux croyants d’évoquer les bonnes qualités et non pas les défauts des disparus, car ces derniers ne sont plus de ce monde. Mentionner leurs excellences encouragera les autres à accomplir de bonnes œuvres et l’on sera enclin à prier le pardon de leurs âmes.
Tout le monde possède des qualités ainsi que des défauts ; ainsi est fait la nature de l’homme. Des fois il est plus enclin vers le bien et d’autres fois ses faiblesses prennent le dessus. Mais il en est de ces personnes dont les vertus brillent à tel point que leurs faiblesses disparaissent complètement. Chanceux sont ceux dont les bonnes œuvres sont évoquées par tout le monde ; et selon un autre hadith du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ceux-là mérite le paradis.
M. Ravil Bukharaev, qui est décédé le 24 janvier dernier, n’était pas d’origine pakistanaise ou indienne, n’était pas ahmadi de naissance, ni n’avait-il vécu sous l’influence de l’Ahmadiyya depuis sa tendre enfance. Mais il avait dépassé de très loin les autres. Son érudition, sa sincérité, son abnégation, sa relation avec le Calife, son humilité, et son désir de transmettre le message du Messie Promis (a.s) dans le
monde russophone ont fait de lui une étoile brillante. Grâce à lui de nombreuses personnes ont découvert le droit chemin. Et quand la prophétie du Messie Promis (a.s) se réalisera et que les ahmadis seront aussi nombreux en Russie que des grains de sable, l’histoire se souviendra des services rendus par M. Ravil Bukharaev.
Celui-ci a commencé à servir la communauté alors qu’il n’était pas encore ahmadi. Il avait traduit plusieurs ouvrages de la communauté Ahmadiyya avant de se convertir. Il a ensuite travaillé pour la service russe de la BBC. Et par la suite il a dédié sa vie pour la cause de la communauté. Son seul désir était de servir la djama’at jusqu’à son dernier souffle. Le jour de son décès il s’apprêtait à venir pour une réunion à la MTA quand une crise cardiaque a pris sa vie. Il avait 61 ans et a laissé derrière lui son épouse.
Vers la fin des années 80 il était venu à Londres pour faire des recherches sur le peuple tatar. Alors qu’il se trouvait dans la maison de son hôtesse un jour cette dernière lui a demandé de parler avec quelqu’un au téléphone. Il ignorait tout de son interlocuteur ; mais ce dernier lui a dit qu’il voulait lui faire visiter une mosquée et s’il était d’accord de l’accompagner le lendemain. Et c’est ainsi que M. Ravil a visité la mosquée Fadl de Londres ; c’était son premier contact avec l’Ahmadiyya et la première chose qui lui a touché était la devise « amour pour tous, haine pour personne ». Après plusieurs réunions avec le quatrième Calife il a finalement embrassé l’Ahmadiyya.
M. Ravil Bukharaev rapporte qu’ayant vécu sous l’influence de l’athéisme jusqu’en 1989 il ignorait tout de l’Islam. Dans son Tatarstan natal il leur était interdit de prononcer le nom de l’Islam même dans leur langue maternelle. Mais l’esprit de l’Islam vivait toujours en eux ; et tous les Tatars prononçaient la Basmallah avant d’entreprendre quelque chose. La culture tatare a plus de 1000 ans et a toujours été sous l’influence de l’Islam. En 1989 [avec le chute du communisme] la situation s’est améliorée dans les républiques de l’ex-URSS. Et M. Ravil Bukharaev s’est intéressé davantage à l’Islam. Il avait compris que pour mériter une foi sincère, seule l’intelligence ne suffisait pas et que la foi doit venir de Dieu. Et c’est en l’Ahmadiyya qu’il a trouvé tout ce dont il cherchait.
En 1993 feu le quatrième Calife a fait mention de la conversion de M. Ravil Bukharaev ainsi que du progrès de la communauté en Hongrie. Il a affirmé que ceux qui ont vécu dans le bloc de l’ex-URSS ont été sous l’influence de l’athéisme pendant plus de 70 ans et qu’il n’est pas facile pour eux d’embrasser l’Ahmadiyya. Néanmoins la conscience de l’Islam est toujours vivante dans ces nombreuses nations qui appartiennent au monde musulman. Des signes miraculeux sont requis pour apporter ces révolutions spirituelles qui feront comprendre à ces nations l’existence de Dieu.

M. Ravil Bukharaev était un véritable ambassadeur de l’Ahmadiyya. Il jouissait d’une grande estime dans les cercles littéraires russophones. Il était un très bon poète, un grand écrivain, un journaliste ainsi qu’un traducteur. Et il profitait de chaque occasion pour prêcher le message de l’Islam et
de l’Ahmadiyya ; chose qu’il a faite à une grande échelle, une tâche qui aurait pris plusieurs années à nos Missionnaires et Moallimine. Il participait dans des rencontres littéraires à Moscou ; et d’une manière ou d’une autre il arrivait à offrir des ouvrages de la communauté à ceux présents.
Ceux qui ont travaillé avec lui ont évoqué son dévouement à transmettre le message de l’Ahmadiyya. Depuis deux ans il enregistrait la traduction du sermon du Calife en langue russe, et ne se reposait pas tant qu’il n’y avait pas complété cette tâche avant la fin du week-end. Il essayait de faire venir un plus grand nombre d’invités russophones à la Jalsa Salana du Royaume-Uni, car selon lui leur présence ainsi que leur rencontre avec le Calife sont plus bénéfique que toute une année d’efforts à leur faire comprendre le message de l’Ahmadiyya.
M. Ravil a travaillé sur la révision de la traduction du Saint Coran en langue russe. Il faisait de son mieux pour que la traduction soit conforme avec le texte original et passait des heures pour vérifier un seul verset. Trois éditions de cette version du Saint Coran ont été publiées ; et c’est une aumône perpétuelle de la part de M. Ravil.
Il avait reçu plusieurs prix littéraires dans son pays natal et en Russie. Le directeur du service russe de la BBC lui a rendu hommage et a évoqué ses grandes qualités et sa connaissance de l’Islam lors d’une émission d’une demi-heure.
Le défunt était très obéissant envers le Calife. Selon ses proches il ne perdait jamais son temps et complétait chaque tâche rapidement. Lorsqu’il travaillait il ne se souciait pas des heures du repas ou de la fatigue. Son seul souci était de transmettre le message de la communauté en Russie et dans les républiques de l’ex-URSS. M. Ravil disait que c’est un péché que de tergiverser sur une décision prise par le Calife. Dans ce domaine il est un modèle pour les anciens ainsi que pour les nouveaux ahmadis.
À la fin de son sermon Sa Sainteté a évoqué le martyre de Sahibzada Mahmood Shafi Sahib du Pakistan. Il était un descendant de feu Sahibzada Abdul Latif Shahid, le martyre de Kaboul. Le 23 janvier dernier deux individus à moto lui ont tiré dessus alors qu’il marchait dans la rue. Tous les membres de la famille du défunt appartiennent à la communauté Lahori ; et celui-ci avait embrassé l’Ahmadiyya huit ans auparavant.
Il est à noter que le 17 janvier dernier les adversaires de la communauté Ahmadiyya avaient organisé une manifestation anti-ahmadi dans la région. La situation des ahmadis du Pakistan est en train de s’empirer ; mais dans les lettres que le Calife reçoit de la part des hommes, des femmes et des enfants ces derniers le rassurent qu’ils sont prêts pour le sacrifice ultime et lui demandent de prier pour eux en ce sens. Le martyre de plus de 80 ahmadis à Lahore et bien d’autres vont-ils nous pousser au désespoir ? Quelques semaines de cela une jeune femme ahmadie a aussi payé de sa vie en raison de sa foi ; elle a laissé derrière elle des enfants en bas âge. On doit beaucoup prier pour qu’Allah accorde sa protection aux ahmadis du Pakistan et pour qu’il attrape les coupables.
Sa Sainteté le Calife a aussi évoqué le décès de Mokarram Mirza Nasir Ahmad de Lahore et celui de Mme Rabia Begum, qui était Sadr Lajna des provinces indiennes de l’Asam et du Bengale.
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L’acquisition de la Taqwa : le devoir du croyant - sermon du 20 01 2012
Dans son sermon du 20 janvier 2012 Sa Sainteté le Calife s’est appesanti davantage sur la réforme que doit entreprendre le croyant et le fait qu’il doit se rapprocher de son Créateur. Le Calife a cité les versets 115 et 116 du chapitre 3 du Saint Coran :
يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآَخِرِ وَيَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَيُسَارِعُونَ فِي الْخَيْرَاتِ وَأُولَئِكَ مِنَ الصَّالِحِينَ - وَمَا يَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ
يُكْفَرُوهُ وَاللَّهُ عَلِيمٌ بِالْمُتَّقِينَ
« Ils croient en Allāh et au Jour Dernier ; ils enjoignent le bien et interdisent le mal et s’empressent à qui mieux mieux à faire de bonnes œuvres. Ceux-là sont du nombre des justes. Et quelque bien qu’ils fassent, il ne leur en sera pas dénié, et Allāh connaît très bien ceux qui se préservent du mal. » (Le Saint Coran, chapitre 3, versets 115-116)
Dans ces versets Dieu décrit l’état des croyants et les actions qui le feront mériter le succès et le salut. Dieu connaît le visible et l’invisible ainsi que l’intention derrière chaque action : si celle-ci est motivée par la Taqwa l’intéressé sera certainement récompensé. De par Sa grâce Dieu a envoyé le Messie Promis (a.s), le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), à une époque où règnent les ténèbres et nous a offert l’occasion de l’accepter.
Prodiguant quelques conseils à sa djama’at, le Messie Promis (a.s) dit : « Tout comme il est essentiel de contrôler sa langue pour ne pas exprimer des propos contraires au plaisir d’Allah, de même il sied d’en faire usage afin de dire la vérité. « Enjoindre le bien et interdire le mal » est le privilège des croyants. Mais préalablement il est essentiel pour l’intéressé de démontrer par la pratique qu’il possède en effet cette force. Il est vital que sa condition soit convaincante avant qu’il ne puisse influencer les autres. Ainsi n’empêchez pas la langue d’enjoindre le bien et d’interdire le mal. Néanmoins il est important d’apprécier les exigences de la situation et les propos doivent être indulgents. De même, c’est un grand péché que de dire quelque chose contre la Taqwa (la droiture). » (Malfuzat, vol. 1, p. 424)
En tant qu’ahmadis nos responsabilités sont encore plus lourdes. Chacune de nos paroles et de nos actions doit engendrer le bien sinon notre allégeance au Messie Promis (a.s) ne sera d’aucune utilité. Au contraire il se peut que nous attirions la colère de Dieu.
Notre foi doit nous distinguer des autres dans tous les domaines. Sa connaissance religieuse, avoir une responsabilité au sein de la communauté, les services rendus par ses aïeux ne vont pas absoudre un ahmadi s’il ne respecte pas les préceptes de Dieu. Prêter allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) ne signifie guère que l’on méritera automatiquement les récompenses qui reviennent aux vrais ahmadis.
Aux yeux de Dieu ceux qui Lui sont chers ne sont pas ceux qui portent de beaux vêtements ou qui sont riches. Il aime ceux qui donnent la préférence à la foi sur tout le reste.
Le Messie Promis (a.s) dit : « Allah aime les justes. Ayez tous au cœur la grandeur d’Allah l’Exalté, tout en Le craignant. Sachez que tous sont les serviteurs de Dieu. Ne soyez pas cruels ni sévères à l’égard de quiconque. Ne méprisez personne. S’il y a une personne dans la communauté qui est immonde, elle corrompra le reste. Si vous êtes enclin à la colère, analysez votre cœur pour en connaître la raison, car c’est là
une situation très périlleuse. » (Malfuzat, vol. 1, p. 9)
Le Messie Promis (a.s) dit : « La crainte de Dieu, c’est de voir jusqu’à quel point ses actes et ses paroles sont en conformité. Si l’on constate qu’il y a discordance entre les deux l’intéressé va s’attirer le courroux de Dieu. Le cœur impur n’a aucune valeur aux yeux de Dieu, ô combien même sont purs les propos - au contraire ces paroles vont attiser la colère divine. Les membres de la communauté doivent réaliser qu’ils sont venus vers moi afin que je puisse semer en eux cette graine qui se transformera en arbre porteur de fruits. Chacun doit faire son analyse de conscience pour voir l’état de son for intérieur.
Si, à Dieu ne plaise, [les membres] de notre communauté ont quelque chose sur la langue et autre chose dans le cœur, leur fin ne sera pas bonne. Quand Dieu constate que le cœur d’une communauté est vide et qu’elle se contente de faire des déclarations, Lui qui est indépendant, ne s’en soucie guère. [Dieu] avait promis la victoire à Badr et les signes du triomphe étaient évidents, néanmoins le Saint Prophète Muhammad (s.a.w), secoué de sanglots, ne cessait d’implorer Dieu. « Pourquoi cette détresse puisqu’on a reçu la promesse de la victoire ? », a demandé Hadrat Abu Bakr. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) a répondu : « Dieu est Indépendant ». C’est-à-dire cette promesse dépend peut-être de certaines conditions sous-jacentes. » (Malfuzat, vol. 1, p. 11)
Expliquant l’importance de la Taqwa le Messie Promis (a.s) affirme :
« Il est très important pour les ahl-e-taqwa (les personnes pieuses) de passer leur vie dans l’humilité et la soumission. Ceci est une branche de Taqwa par laquelle nous pouvons nous débarrasser de la colère injustifiée. Le dernier stade, qui s’avère être le plus crucial pour les gens pieux et honnêtes, est d’éviter la colère. L’arrogance et la vanité proviennent de la colère ; et, inversement, la colère est quelques fois une conséquence de l’arrogance et de la vanité. La colère est engendrée lorsque l’homme donne préséance à son nafs (moi) sur celui de l’autre.» (Rapport Jalsah Salanah, 1897, p.49)
Le Messie Promis (a.s) ajoute qu’il ne désire pas que les membres de sa communauté se considèrent inférieurs ou supérieurs les uns par rapport aux autres. Seul Dieu connaît qui est grand et qui est petit. Certains traitent avec grand respect d’importantes personnalités. Mais grand est celui qui écoute en toute humilité les paroles de l’humble et qui accorde de l’importance à ses propos et qui ne blesse pas ses sentiments. Dieu affirme à ce sujet :
وَلَا تَلْمِزُوا أَنْفُسَكُمْ وَلَا تَنَابَزُوا بِالْأَلْقَابِ بِئْسَ الِاسْمُ الْفُسُوقُ بَعْدَ الْإِيمَانِ وَمَنْ لَمْ يَتُبْ فَأُولَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ
« Et ne vous diffamez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas entre vous des sobriquets par sarcasme. C’est en effet très vilain de se faire une mauvaise réputation après avoir professé la croyance ; et ceux qui ne se repentent pas sont du nombre des injustes. » (Le Saint Coran, chapitre 49, verset 12)
Evoquant l’importance de la connaissance le Messie Promis (a.s) déclare :
« C’est en se tournant vers Dieu que l’on obtient le vrai discernement et l’intelligence véritable. C’est pour cette raison qu’il est dit que l’on doit craindre la perspicacité du croyant car il voit grâce à la lumière de Dieu. Mais sans Taqwa l’on ne pourra acquérir cette intelligence éclairée. Si vous désirez le succès usez donc de votre intelligence, réfléchissez ! À maintes reprises le Coran vous enjoint de réfléchir. Méditez et réfléchissez sur le Coran. Et soyez vertueux. Quand vous aurez le cœur pur et que vous userez de votre perspicacité et que vous marcherez sur les voies de la Taqwa c’est là que votre cœur s’exclamera :
رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلًا سُبْحَانَكَ فَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
« Notre Seigneur, Tu n’as pas créé cela en vain : Tu es Saint ; protège-nous donc contre le châtiment du Feu. » (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 192)

C’est là que vous comprendrez que toute cette création n’est pas vaine mais qu’elle prouve la divinité du véritable Créateur. » (Malfuzat, vol. 1, p. 66 à 67)
Le Messie Promis (a.s) déclare : « Soyez purs, usez de votre intelligence et suivez la direction de la parole de Dieu si vous désirez la prospérité en ce monde et conquérir les cœurs des autres. Améliorez votre état personnel et démontrer aux autres vos excellentes valeurs morales ; et c’est là que vous rencontrerez le succès. […] Si vous désirez influencer les cœurs créez en vous cette force pratique. Car sans les actions, les paroles et la force physique ne seront d’aucune utilité. Ils sont légion ceux qui se contentent de faire de vaines déclarations. Ils sont nombreux à
se dire mollahs ou oulémas et qui sur leurs chaires se posent en représentants du Prophète et ses héritiers. Dans leurs discours ils interdisent l’arrogance, l’orgueil et l’immoralité alors qu’ils en sont eux-mêmes coupables. Pour comprendre cela demandez-vous si leurs conseils ont de l’influence sur vos cœurs. » (Malfuzat, vol. I, p. 67)
Le Messie Promis (a.s) dit : « Selon moi ceux des mollahs qui s’opposent à l’enseignement des sciences modernes sont dans l’erreur. Ils agissent ainsi afin de cacher leurs égarements et leurs faiblesses. Ils croient dur comme fer que les recherches dans le domaine de la science sèment le doute concernant l’Islam et détournent [les gens] de cette religion. Selon leur décret l’intelligence et la science sont aux antipodes de l’Islam. Ne pouvant démontrer les fourvoiements de la philosophie, ils interdisent l’étude des nouvelles sciences pour cacher leurs faiblesses. Leurs âmes tremblent face à la philosophie et ils se prosternent devant les nouvelles découvertes.
Ils ne possèdent pas la véritable philosophie, celle qu’engendre la révélation divine, une philosophie dont regorge le Saint Coran. Celle-ci n’est accordée qu’à ceux qui se jettent à la porte de Dieu en toute humilité ; ceux dont le cœur et l’esprit se sont débarrassés de la puanteur des pensées orgueilleuses ; des personnes qui confessent leurs faiblesses tout en reconnaissant la vraie divinité. Afin de servir la foi et d’annoncer la parole de Dieu il est primordial aujourd’hui d’acquérir ces nouvelles connaissances et cela au prix de grands efforts. Mais j’en ai fait une autre expérience et j’annonce ceci à titre d’avertissement : ceux qui se consacrent entièrement à acquérir cette connaissance, qui en sont si absorbés qu’ils ne profitent pas de la compagnie des hommes de Dieu et ne sont pas éclairés de la lumière divine, ceux-là s’égarent et s’éloignent de l’Islam. Au lieu d’asservir ce savoir nouveau à l’Islam ils font le contraire. Et dans leur orgueil ils se posent en serviteurs de la foi et du peuple. Mais seul pourra servir la foi celui qui possède en lui la lumière céleste. » (Malfuzat, volume 1, pages 68 - 69)
Sa Sainteté le Calife de commenter qu’il encourage fortement les étudiants ahmadis à faire de la recherche. Par ce biais ils pourront prêcher le message du bien et accroître leur connaissance.
Le Messie Promis (a.s) déclare : « …préparez vous afin que l’ennemi ne viole pas les frontières pour ainsi nuire à l’Islam. Comme je l’ai affirmé dans le passé si vous voulez souhaiter servir l’Islam générez en vous la Taqwa et soyez purs ; c’est ainsi que vous entrerez dans la forteresse imprenable d’Allah. Et c’est là que vous aurez le privilège et le droit de le servir. Voyez un peu la faiblesse extérieure des musulmans. Les autres nations les regardent avec un haine et mépris. Ce sera votre fin si vous faiblissez de l’intérieur et si votre volonté diminue. Purifiez-vous de telle sorte que la puissance sacrée vous infiltre. Et soyez forts et puissants à l’instar de ces chevaux qui défendent les frontières. La grâce de Dieu accompagne toujours les Muttaqui et les justes. Vos mœurs et votre comportement ne doivent pas ternir l’image de l’Islam. Les corrompus et les musulmans non pratiquants l’ont défiguré. Il en est de ces musulmans qui consomment de l’alcool et qui vomissent sur la voie publique, qui tombent dans les égouts : ils sont tabassés par la police, ils sont la risée des chrétiens et des hindous. Par leurs actes ils ne ridiculisent pas que leurs personnes, ils nuissent aussi à l’Islam.» (Malfuzat, vol. 1, p. 77 - 78)
« Pour l’homme, la Tawbah (repentance) n’est point superflu ou inutile ; et son effet ne se fera pas sentir uniquement au jour de la Résurrection. La repentance sert à embellir la vie de l’homme ici-bas et dans l’au-delà. Le Saint Coran fait mention de la prière :
رَبَّنَا آَتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآَخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
O notre Seigneur accorde nous le confort et l’aisance ici-bas et dans l’au-delà et protège nous du châtiment du feu. « Rabbana » est une indication subtile de la repentance ; cela signifie que l’on doit répudier tout faux dieux et se consacrer à l’Unique Rab. La formule « Rabbana » (Notre Seigneur !) ne peut sortir du cœur de l’homme que s’il est plongé dans une profonde affliction. « Rab » (Seigneur) signifie celui qui fait progresser graduellement jusqu’à la perfection, Celui qui pourvoit aux besoins [des autres]. L’homme fabrique de toutes pièces de nombreux « Rab ». S’il a confiance totale en ses ruses et en ses subterfuges, ceux-là se transformeront en son Rab. S’il fait étalage de son érudition ou de sa force, ceux-là seront ses Rab. Si sa beauté ou ses richesses le poussent à être orgueilleux, ceux-là seront ses Rab.
Il y a donc milles et un artifices qui ne l’abandonnent point ; et tant qu’il ne s’en détourne pas et tant qu’il ne courbe pas l’échine devant Dieu l’Unique et le Véritable Rab et tant qu’il ne prononce pas la formule « Rabana » le cœur emplie de détresse et la voix tremblante d’émotion, il ne reconnaîtra point le Vrai Rab. En grand désarroi, il devra se présenter le cœur contrit devant Son Seigneur, avouant ses péchés et s’adressant à Lui avec ces paroles : « Rabbana » ; c’est-à-dire, c’est Toi l’Unique et le Vrai Rab, mais je me suis fourvoyé et j’ai erré ici et là. De ce fait, j’ai abandonné tous ces dieux fallacieux, et en toute sincérité je proclame ta « Rububiyya » et je me présente à Ton seuil.
Sans une telle démarche l’on ne pourra faire de Dieu son « Rab ». Tant que l’homme vénèrera ses faux dieux, il n’aura pas reconnu le vrai Rab. Certains ont fait du mensonge leur Rab et leur survie dépend de leur larcin. D’autres ont pris pour Rab le vol et l’escroquerie et en ont fait leur métier et leur gagne-pain. Le voleur qui a à sa disposition tout son attirail, l’obscurité de la nuit et l’inattention des gardiens, fera certainement du vol sa seule profession. Ses armes sont pour lui ses dieux. Ceux qui ont confiance aveugle en leurs subterfuges n’ont point besoin d’implorer Dieu. Celui qui prie est celui qui se trouve sans issue, celui qui ne peut frapper qu’à une seule porte, celle de Dieu. La prière « Rabanna atena… » est une formule réservée uniquement à ces personnes qui ont comme Rab Dieu seul ; elles savent que tout autres dieux ne sont que mirages devant leur Unique Rab. » (Tafseer ul Qur’an du Messie Promis (a.s.), volume 1, pages 696 – 697)
Le feu évoqué ici ne concerne pas que l’Au-delà. La peur, les calamités, la famine, la maladie, l’échec, l’humiliation, les déboires familiaux sont autant de feux qui consument l’homme ici même sur terre. Le croyant doit implorer la protection de Dieu afin de s’en protéger.
Après la prière du vendredi Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire des personnes suivantes : M. Sheikh Muhammad Naeem, M. Asim Kamal and M. Irfan Ahmad.
Publié par aghilest à 22:07:54 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
Le sermon du 13 janvier 2012 de Sa Sainteté le Calife avait pour thème l’istighfār. D’emblée le Calife a cité les versets suivants, tirés de la Sourate Houd :
أَلَّا تَعْبُدُوا إِلَّا اللَّهَ إِنَّنِي لَكُمْ مِنْهُ نَذِيرٌ وَبَشِيرٌ - وَأَنِ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُوا إِلَيْهِ يُمَتِّعْكُمْ مَتَاعًا حَسَنًا إِلَى أَجَلٍ مُسَمًّى وَيُؤْتِ كُلَّ ذِي فَضْلٍ فَضْلَهُ وَإِنْ تَوَلَّوْا فَإِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ كَبِيرٍ
« Il enseigne que vous ne devez adorer rien d’autre qu’Allāh. En vérité, je suis pour vous un Avertisseur et un Porteur de la bonne nouvelle de Sa part – Et que vous devez demander pardon à votre Seigneur, puis vous tourner vers Lui avec repentir. Il vous accordera une excellente provision jusqu’à un terme fixé. Et Il accordera Sa grâce à toute personne de mérite. Et si vous vous détournez, alors assurément je crains pour vous le châtiment d’un jour colossal. » (Le Saint Coran, chapitre 11 verset 3 à 4)
Force est de constater que chaque coin du monde est aujourd’hui en proie à des agitations ; c'est là la conséquence du fait que l'homme a oublié le but même de sa création, à savoir l’ibādah (l'adoration de Dieu) et le fait qu’il doit se rapprocher de Dieu. L’ibādah ne se limite pas aux cinq prières quotidiennes : c’est une manière de vivre, le fait d’accorder la priorité à Dieu en toute chose, de prendre pour exemple le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et de se conformer aux attributs de Dieu. C’est aussi s'acquitter de ses devoirs envers Dieu et envers Ses créatures.
Expliquant ce sujet le Messie Promis (a.s) déclare : « N’adorer personne d’autre qu’Allah est le résumé de toutes les injonctions coraniques. L'objectif premier de la création de l'homme est l’ibādah. Ceci a été énoncé en ces termes :
وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ
« Et Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Le Saint Coran, chapitre 51, verset 57). L’ibādah signifie que l’homme doit se débarrasser de toute perversion et aplanir le champ de son coeur à l'instar du jardinier qui prépare sa terre [avant de l’ensemencer] ou à l'instar du khôl qu'on réduit en poussière avant de l’appliquer aux yeux. Quand le champ du cœur sera débarrassé de tout caillou et de toute aspérité et quand il sera immaculé [pour qu'on y voit] que l'âme c'est là que l'on atteindra [le stade de] l’ibādah. Si l’on astique à fond un miroir l'on y verra son visage. Et si l’on cultive une terre l'on récoltera tout type de fruits. L'homme a été créé pour l’ibādah. S'il purifie son cœur de toute perversion, de toute aspérité, et tout cailloux il y verra Dieu. » (Tafsir du Messie Promis, commentaires sur le verset 51 du chapitre 57 - volume 7, page 385)
Nombre de gens ne participent
pas directement dans ces troubles, mais vivant sous l'influence du mal ils en sont les partenaires : inconsciemment ils lèsent les droits des autres et soutiennent l’injustice. Un exemple est le traitement réservé aux ahmadis dans certains pays et au Pakistan en particulier. Ils sont nombreux ceux qui ignorent tout de l’Ahmadiyya mais qui en raison de la loi en vigueur au Pakistan tiennent des propos injurieux à l'égard du Messie Promis (a.s.). Ces personnes ne rendent pas culte à Dieu mais aux gens de ce monde. Quand on combine la foi et les choses de ce monde le vice s'installe et on lèse à la fois les droits de Dieu et ceux des hommes.
L'histoire de la religion démontre que Dieu envoi Ses avertisseurs quand la perversion gangrène la foi. Par l’entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) Il a enseigné aux hommes les principes de l’ibādah. Il était l'homme parfait et les attributs de Dieu s'étaient manifestés en sa personne à la perfection. De surcroît, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) est le modèle parfait, le truchement par lequel l'on pourra atteindre Dieu. Les prières de ce prophète, voire chacune de ses actions, était un moyen pour lui de rendre culte à Dieu.
Certes la foi a été parachevée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ; et l'on pourra ni ajouter ni retirer quoi que ce soit de la shariah (loi divine) et du Coran. Mais par l'entremise du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) Dieu annonce aussi que la corruption affectera les musulmans et qu’ils vont s'écarter des principes fondamentaux de la foi.
Quand ce marasme spirituel a atteint son apogée Dieu a envoyé le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) qui a rétabli la foi perdue et qui a présenté de nouveau les principes de l’ibādah. Il a accompli tout cela parce qu'il s'était asservi à son maître, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Mais malheureusement la majorité des musulmans n'ont pas compris cette vérité et se sont éloignés de lui. Ainsi chaque groupe parmi les musulmans préconise ses propres formules et ce qui ne fait qu’accroître la confusion. Et par se faire ils déshonorent le nom de l'Islam. Le ministère du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) durera jusqu'à la fin des temps ; ainsi il sera un avertisseur et un porteur de bonnes nouvelles pour toute époque.
Le Messie Promis (a.s) présente en ces termes le moyen pour se rapprocher de Dieu : « …Il est certes vrai que sans âme pure l'on ne pourra pas parvenir à la destination de ce voyage. Pour l'accomplissement de ce but, Dieu a envoyé le modèle parfait en la personne du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), et enverra par la suite ses vrais représentants. Celui qui n'est pas l'enfant d'un jardinier enlèvera les plantes utiles au moment du désherbage. De même, personne ne pourra accomplir cette culture spirituelle sans s’être asservi à l'homme parfait, quelqu'un qui a parcouru les étapes de l'ensemencement, de l'arrosage, du désherbage. Le croyant a besoin d'un guide parfait. Sans précepteur, celui qui croit rendre culte à Dieu ressemblera à l’enfant assis dans un champ en train de déraciner des plantes utiles s’imaginant qu'il est en train de faire du désherbage. Ne croyez pas que l’ibādah viendra tout seul. Tant que le prophète ne l'enseigne pas l'on ne pourra pas se consacrer entièrement à Dieu et l'on ne pourra pas non plus Le reconnaître parfaitement. Mais comment accomplir une tâche aussi ardue ? La solution réside dans l’istighfār. » (Malfuzat, édition en 10 volumes, volume 2, page 67)
L’istighfār a été évoqué ainsi dans le verset précité : « … Et que vous devez demander pardon à votre Seigneur, puis vous tourner vers Lui avec repentir. Il vous accordera une excellente provision jusqu’à un terme fixé. Et Il accordera Sa grâce à toute personne de mérite. » (Le Saint Coran, chapitre 11, verset 4).
Ce verset annonce que nous devons implorer le pardon de Dieu ainsi que Son soutien et Lui demander de débarrasser notre cœur de toute crasse. Le croyant doit être constant dans la pratique de l’istighfār, implorant Dieu de le protéger des sentiments qui Lui déplaisent. L’istighfār ne signifie pas répéter quelques paroles ; il doit être accompagné d’une réforme complète.

Le Messie Promis (a.s) ajoute à ce sujet : « Souvenez-vous, aux musulmans il a été accordé deux choses – l’une pour obtenir la force et l’autre pour la démonstration pratique de ce qui a été obtenu. L’istighfār a pour but d’obtenir de la force. Il est aussi surnommé ‘la recherche de l’aide’. Les soufis ont dit que tout comme la force et la puissance physiques sont renforcées par l’exercice physique, de même l’istighfār est un exercice spirituel. A travers lui, l’âme obtient la force et le cœur acquiert la constance. Celui qui désire obtenir la force doit faire l’istighfār.
Ghafara littéralement signifie couvrir ou réprimer. Avec l’istighfār, l’homme essaie de réprimer et de couvrir ces émotions qui le retiennent loin de Dieu.
Ainsi, la seule signification d’istighfār est que les éléments empoisonnés qui pourraient bien détruire l’homme pourraient être maîtrisés, et que l’on doit mettre en pratique les commandements de Dieu en évitant tous les obstacles.
Souvenez-vous qu’Allah a créé deux types d’instincts en l’homme. Le premier est l’instinct empoisonné, incité par Satan. Le second est l’instinct correctif. Lorsqu’une personne est arrogante et considère qu’elle a de la valeur et ne cherche pas l’aide de cette fontaine curative, l’instinct empoisonné prend le dessus. Or, lorsqu’elle se considère indigne et insignifiante et ressent le besoin de l’aide Divine, Allah crée une fontaine pour elle qui fait couler son âme. C’est cela la signification du terme istighfār, notamment de trouver la force pour maîtriser l’instinct empoisonné. (Malfuzat, nouvelle édition vol. 1, p. 348-349) - (Malfuzat, édition en 10 volumes, volume 2, pages 67 à 68)
Une fois une personne a demandé des prières au sujet de sa dette et le Messie Promis (a.s) lui a conseillé d’implorer le pardon de Dieu abondamment. L’istighfār est un moyen pour éviter les malheurs et pour progresser. Quelqu’un d’autre a demandé au Messie Promis (a.s) de prier pour lui pour qu’il ait des enfants : « Soit régulier dans l’istighfār, » lui a conseillé le Messie Promis (a.s), « il efface le péché et Allah l'Exalté t’accordera par [cette méthode] des enfants. »
Le Messie Promis (a.s) préconise l’istighfār comme un moyen de se protéger contre les faiblesses. Il libère l’homme du châtiment à l’instar d’une rançon que paie le prisonnier pour obtenir sa libérté.
Aujourd'hui, les mauvaises actions des gens de ce monde ont créé des remous. Nous devons beaucoup prier pour que Dieu protège l’humanité de ces agitations. L’istighfār aide à la réalisation des objectifs de l'adoration de Dieu, renforce le lien avec Son envoyé, protége l'homme de Son mécontentement, et comble ses besoins personnels. Afin d’en profiter réellement, l’istighfār doit être une pratique constante.
Publié par aghilest à 21:52:13 dans Sermon du Vendredi | Commentaires (0) | Permaliens
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